jeudi 27 février 2014

Les trésors photographiques en ligne du musée Basque et de l'histoire de Bayonne

 

 La photothèque du musée Basque

1860-1930


Images du Labourd (Lapurdi) 82 pages,1640 photos
Soule (Zuberoa) 23 pages ,441 photos

Le Pays Basque d'Espagne (Hegoalde)

Images de Navarre (Nafarroa)  5 pages,90 photos
Images de Guipúzcoa (Gipuzkoa) 19 pages,363 photos
Images de Biscaye (Bizkaia) 3 pages,43 photos

Bayonne (Baiona)

Numéro d'inventaire : PH.sn.2347

Bayonne (Baiona) en image 26 pages,501 photos 

dont plusieurs photos d'octobre 1914 de la Compagnie tchèque "Nazdar" _page 23_
Photo N°447; Première section de la Compagnie tchèque "Nazdar" du 2ème Régiment de marche de la Légion étrangère à Bayonne avant le départ pour le front en octobre 1914 avec le Commandant de la compagnie, le Capitaine Sallé


Le musée Basque et de l'histoire de Bayonne

Musée Basque



 D'autres fonds photographiques

Médiathèque de Bayonne ,premier étage,10.000 photographies

Archives Départementales des Pyrénées Atlantiques AD 64 
Fonds iconographiques en accès libre,uniquement sous forme numérique sur un ordinateur dédié en salle de lecture des AD 64 à Pau et Bayonne
Sommaire des fonds puis développer Fonds iconographiques
Tirages photographiques (format supérieur à 24x30 cm) .567 pièces
Tirages photographiques (format inférieur à 24x30 cm) 2083 pièces
Fonds Bauby ,52 pièces
Fonds Dubarat ,43 pièces
Cartes postales,22000 cartes postales
Lithographies (format supérieur à 24x30 cm),911 pièces
Fonds Montagne,7821 pièces
Lithographies (format inférieur à 24x30 cm),594 pièces
Fonds Decompte,381 pièces
Fonds Caussade,612 pièces

Photos tirages papier:
 

mercredi 26 février 2014

Les travailleurs de la chaussure de Hasparren... et le sens de leur histoire

Dessin:Etxebeltz






































Ce livre signé  Dominique Cornu,"Prêtre,fils et petit-fils d'ouvrier,Basque de Hasparren" est en consultation à la bibliothèque historique  des Archives Départementales AD 64, Pôle de Bayonne et du Pays Basque,sous la cote BIB UMB508.
"Puisées dans les archives communales,dans des documents privés,dans les témoignages directs des anciens,la découverte est riche et mérite lecture attentive et réflexion profonde:
- A Hasparren,en 1906,"plus de 3000 ouvriers y sont constamment occupés par l'industrie très prospère de la cordonnerie "
- Avec les années se formaient de véritables dynasties de fabricants de chaussures.C'étaient les familles....."
- L'organisation des "petites épiceries" patronales dans la plupart des ateliers...
- La devise "travailler-servir"
- La composition sociologique des Conseils municipaux pratiquement constante avec,quelle que soit la période historique considérée,le même type d'intervention modérée et de positions prudentes.
- La nature et l'exercice du pouvoir local _des pouvoirs locaux_sorte de pouvoirs tripartites officieux mais efficace:Conseil municipal,Eglise-Ecole libre,Employeurs de la chaussure....
Etc....sont décrits et commentés avec précisions et sources."
Présentation,page 6

"(...)Il est important de s'apercevoir que l’ancêtre de la cordonnerie semble avoir été la tannerie.
A Hasparren,il y avait des chênes et ceux-ci servaient à faire le tanin et les peaux tannées allaient à l'extérieur.Il s'agissait évidemment d'entreprises primitives au possible et dont les maitres maniaient aussi bien la charrue que les peaux.Cette tannerie a donné une aisance et un renom à plusieurs maisons de Hasparren.
Puis, dans le courant du XIXe ,beaucoup de ces tanneurs,mi-paysans,mi-artisans se mirent également à fabriquer des souliers ,à la main bien entendu.Ils ouvrirent dans leurs fermes ancestrales de petits ateliers où ils travaillent avec les leurs:on travaillait avec des neveux des ou un voisin.Puis dans le courant de ce siècle,des "maitres-cordonniers" réunissent deux ou trois apprentis autour d'eux et envoient de l'ouvrage à domicile,dans quelques maisons de la campagne.Au début du XXe siècle encore,l'industrie garde une forme très familiale.Cela est une caractéristique de toute la France "en 1906 la moitié de la main d’œuvre industrielle travaille dans des établissements occupant de 1 à 5 ouvriers.A Hasparren en 1906,"plus de 3000 ouvriers y sont constamment occupés par l'industrie très prospère de la cordonnerie.Le travail à domicile est très dur et n'est pas beaucoup payé.Il faut travailler toute la journée en se faisant aider par la mère et les enfants qui rapportent l'ouvrage à l'atelier.Les fabriques de chaussures de ce type se multiplient,prennent une certaine extension à la suite de mariages et d'arrangements de familles qui avaient permis des groupements d'entreprises.
Au début du XXe,l'électricité permet un essor de cette industrie:"Des machines furent installées.Avec les années,se formaient de véritables dynasties de fabricants de chaussures.C'étaient les familles Amespil,Hiriart-Urruty,Landeretche,Daguerre"
Les Hiriart-Urruty sont les premiers à utiliser la vapeur;ils faisaient marcher les machines au charbon.A la suite de l'introduction des machines,on commença à diviser le travail:ce ne sera plus la meme personne qui fera le soulier dans son entier.(...)
Vers 1910,quelques ouvriers travaillent dans les manufactures sur des machines ,d'autres viennent chercher du travail,ils font chez eux telle opération bien précise et ramènent leur ouvrage à l'atelier:"on voyait des hommes dans la rue ,avec un paquet sur le dos,quelquefois,on utilisait un ane pour rapporter l'ouvrage.
Juste avant la guerre de 14-18,Sauveur Amespil commença à bâtir une usine."La première guerre mondiale fut un élément décisif dans l'industrialisation de Hasparren:au lendemain de la victoire ,on voit des constructions importantes"
Page 14

Hasparren " ville morte " le 10 mai 1967

Dans les années 1965-1967,le nombre de travailleurs employés sur place tomba à 500 (...)
Alors,on décida de faire une opération "Hasparren:ville morte" et d'aller manifester à Bayonne,déposer une motion à la sous-préfecture.Les organisateurs de cette journée furent le Conseil municipal,le Conseiller général,le Syndicat d'initiative,l'Association des familles,le patronat,la C.F.D.T.,le Syndicat agricole.Le clergé participa à cette manifestation et les commerçants locaux fermèrent leurs boutiques:ce fut "la grande unité!".
Deux mille personnes se rassemblèrent devant la mairie de Hasparren puis tout le monde se rendit en voitures à Bayonne,manifester dans les rues et déposer une motion à la sous-préfecture:"La population de Hasparren rassemblée en ce 10 mai 1967 constate la grave crise qui sévit dans l'industrie de la chaussure de notre ville,crise qui s'est traduite par la fermeture de quatre entreprises en sis mois,laissant sans emploi environ 500 personnes,soit environ la moitié du personnel travaillant dans la chaussure;constate qu'à ce jour,une seule entreprise occupant 80 personnes a procuré un emploi à ces chomeurs,que les chefs d'entreprises encore en fonctionnement ,déclarent que l'état de leurs carnets de commandes est loin d'etre satisfaisant.
Face à cette situation,l'ensemble de la population de Hasparren se déclare solidaire pour rechercher les mesures nécéssaires à la solution de cette crise et réclame des Pouvoirs Publics,une aide urgente et efficace dans ce sens.""
Page 71.

Hasparren: liste des abonnés au téléphone arrêtée le 7 mars 1966



Les travailleurs de la chaussure de Hasparren ...et le sens de leur histoire
Auteur:Dominique Cornu
Collection Oldar
Elkar Baiona
Livre non daté,
107 pages, bibliographie,les références des sources sont indiquées en bas de page.
















Pour en savoir davantage

 Sur l'émigration des Basques d'Hasparren en Amérique du Sud Bayonne IUT documentaire "Paroles de Basque,mémoire d'immigrations " 
 
Articles Wikipédia:

samedi 22 février 2014

En remontant l'escalier du passé avec les élèves du collège de Bidache







































Texte intégral d'une brochure non datée, achetée auprès d'un bouquiniste.

Les maires de Bidache de 1793 à nos jours

A nos lecteurs

Cette brochure est le résultat d'un travail collectif des filles et garçons de notre collège.

Chacun a participé selon ses possibilités à la rédaction,à l'illustration,à la composition ou au tirage.

Tous nos renseignements ont été tirés des archives municipales de Bidache.

Nous avons entrepris ce travail avec de faibles moyens financiers et matériels afin d'occuper utilement nos élèves pendant les heures de travail manuel et dans l'espoir que les Bidachots et amis de Bidache aimeraient remonter avec nous l'escalier du passé.

Les deux francs,prix de notre brochure,nous permettront de moderniser notre équipement et de vous présenter des opuscules à l'impression plus soignée.
Sont actuellement en préparation:
-Bidache,ville indépendante et les Gramont
-Marchés,foires et fêtes
-L'enseignement à Bidache
-L'église de Bidache

Nous ne doutons pas que vous jugerez avec indulgence le travail de nos élèves_vos enfants_et que vous nous permettrez de conclure en empruntant sa devise au Chevalier de Béla:
Lehen hala
Orai hola
Gero ez jakin nola

J.G

A
Monsieur Vincent Pochelu
Maire de Bidache
Respectueux hommage
Les élèves du collège

Liste des maires

Révolution.
Antoine Duclercq
Henry Laplante ou Delaplante
Jean Savalette ou Sanglar
Jean Verno
Louis Despoueits

Consulat, Premier Empire.
Marin Samanos
Louis Despoueits
Jean Lauserail ou Lauseraille
Pierre Guiroy

Restauration et Monarchie de Juillet.
François Dabbadie
Antonin Dirrassen
Bernard Lapébie

Second Empire.
Lucien Dieudonné Picot 1855-1860
Jean Jacques Zéphirin Lapébie 1860-1869
Nicolas Philippe Vionnois 1869-1878

Epoque contemporaine.
Prosper Durruthy 1878-1884
Louis Larroquette 1884-1888
Pierre Jacques Bédora 1888-1892
Joseph Mendiondo 1892-1935
Arnaud Pochelu 1935-1945
Ernest Couture 1945-1947
Arnaud Pochelu 1947-1955
Vincent Pochelu 1955

La première municipalité

 - Élue le 20 mai 1790 -

Maire:Antoine Duclercq,notaire.
Procureur:Jean Savalette.
(Jean-Bertrand Sanglar) notaire.

Officiers municipaux.
Jean Baraii
Jean-Pierre Bidau
Vincent Garatin
Pierre Guiroy
Pierre Pétrissans

Notables.
Arnaud Bautèze
Joseph Bautèze
Jean Bedora
François Bérard chanoine
Louis Perret avocat
......Pétrissans
Jean Léon Sallenave chanoine
Martin Samanos médecin
Antoine Péant
Secrétaire-greffier
Arnaud Forgues

Antoine Duclercq

1790-1792

Notaire à Bayonne,il résidera à Bidache à partir de 1774.
Il sera élu maire par l'assemblée des citoyens actifs réunis en l'église Saint-Jacques ,le 20 mai 1790.
Sitôt élu il prête serment à la première Constitution écrite de notre pays _ celle de 1790_
"Je jure de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution du Royaume,d’être fidèle à la Nation,à la Loi et au Roi et de remplir avec zèle et impartialité les fonctions de mon office."
Nous connaissons son signalement;"Taille de 5 pieds,4 pouces,visage rond,cheveux châtains,yeux fendus,sourcils et barbe noire et grisailles,nez aquilin,bouche moyenne,menton rond."

Il décèdera à Bidache,maison de Barthe,en ville,le 22 ventôse An VI (1798),à l'âge de 78 ans.

Henry Laplante

1792-1793

Élu le 13 décembre 1792,il sera destitué pour incivisme en mai 1793 par le Directoire du district de Saint-Palais.

Pourtant,Henry Laplante,ancien juge à la Cour Souveraine de la Principauté de Bidache,s'était rallié au nouveau régime.

Le jour de son élection il a prêté serment à un régime qui,le 10 aout 1792 ne reconnait plus en fait,le Roi.

En voici les termes"Je jure de maintenir de tout mon pouvoir la liberté et l'égalité ou de mourir en les défendant et de bien et fidèlement remplir les fonctions de mon office"

Que s'est il passé?

La municipalité de Bidache a reçu une lettre de celle de Bardos,elle même avisée par celle de Cambo et lui annonçait que 20.000 soldats espagnols ont franchi la frontière à Sare.

Réunie à la mairie,la municipalité ,refuse de faire sonner l'alarme,et de faire partir sur le champ les gardes nationaux.

Quelles raisons sont invoquées?

"On ne saurait où envoyer les gardes nationaux et les fusils sont non seulement en mauvais état mais encore nous n'avons ici ni poudre ni balles......et il est dans tous les cas plus prudent d'en informer de suite les citoyens administrateurs du Directoire de Saint-Palais."

Une délégation composée des citoyens Despoueits,officier municipal,Péant,procureur de la commune et Perret juge de paix partit sur le champ pour Saint-Palais.
"Le résultat de cette députation a été l'arrestation du citoyen maire le lendemain dans son lit à quatre heures du matin sans considérer ses infirmités et son âge de 78 ans."

Le citoyen Laplante sera détenu à la maison d'arrêt de Saint-Palais pendant huit jours.

Il sera remis en liberté sur ordre du représentant du peuple des départements des Basses-Pyrénées,Hautes-Pyrénées et Landes.A son retour le citoyen maire réunira la Municipalité et le Conseil général de la commune et déclarera "qu'il vient d'essuyer un événement sensible et humiliant par l'effet sans doute d'un ennemi public et de la communauté dans laquelle il jette le trouble par le rapport des faits au moyen desquels il surprend la religion du Directoire de Saint-Palais...qu'il ne peut plus longtemps supporter l'humiliation qui l'accable et pour n’être plus exposé à de pareils événements il prie l'assemblée d'accepter sa démission."

Démissionnaire et révoqué Henry Laplante devra se présenter chaque jour à la mairie pour y faire sa déclaration de présence.H.Laplante ou Delaplante décèdera,en ville,le 12 octobre 1806.

Jean-Bertrand Sanglar

(dit Jean Savalette)

1793-1794

Procureur de la Commune dans la municipalité Duclercq,il remplace provisoirement Laplante,avant d’être confirmé dans ses fonctions de maire.
Nous n'avons retrouvé à son sujet que la déclaration suivante faite en l'An III,
"En Assemblée du Corps Municipal le citoyen Maire a dit que dans sa jeunesse ses parents lui firent prendre le nom de Savalette qui est celui de la maison natale et comme la loi du 6 fructidor porte qu'aucun citoyen ne pourra porter de nom ni de prénom autre que ceux exprimés dans son acte de naissance il déclare que son véritable nom de naissance est Jean Bertrand Sanglar."

A partir du jour de cette déclaration ,le nom de Sanglar remplace celui de Savalette sur les divers registres officiels.

Jean Verno

1795


Nommé  le 30 ventôse An III,il démissionnera le 23 germinal An III.Il ne sera donc maire que pendant 23 jours.

L’arrêté du Directoire de Mont-Bidouze (Saint-Palais)du 23 germinal An III nous donne les raisons de cette brusque démission.

Oui,la pétition du Citoyen Verno de la Commune de Bidache où il expose que se trouvant atteint de surdité,ayant la vue très courte et habitant continuellement à la campagne il se trouve dans l'impossibilité de remplir les fonctions de maire qui viennent de lui être confiées.

Le Directoire du District,oui l'agent national considérant que le bien du service exige que par rapport à la situation de la commune de Bidache,le Maire....jouisse des facultés physiques que nécessitent soit le service de l'hospice militaire,soit les autres fonctions de la municipalité;arrêté que le Citoyen Verno sera remplacé par le Citoyen Despoeits;charge le Citoyen Perret commissaire à ces fins nommé de l'installer et de recevoir son serment.

Jean Verno était né le 14 décembre 1740 à Bayonne.Son père était maître-perruquier.

Il vécut un grand nombre d'années en Espagne à Cadix,où il exerçait la profession de négociant.

Il fut expulsé au commencement des hostilités franco-espagnoles,en vertu d'une cédule de Charles IV.

Il débarqua à Marseille ,le 25 avril 1793.Nous avons retrouvé son itinéraire.Le 3 mai il est à Aix;le 6 à Nîmes;le 8 à Montpellier;le 9 à Pézénas;le 10 à Béziers et à Narbonne;le 11 à Carcassonne;le 14 à Toulouse;le 17 à Auch;le 19 à Pau.

Il séjourne à Bayonne jusqu'au 11 juillet ,à Bordeaux jusqu'au 2 octobre pour se fixer définitivement à Bidache le 11 pluviôse.

Il est évident que Charles IV d'Espagne ne pouvait tolérer dans son royaume celui qui deviendra Président de la Société populaire régénérée de Bidache et adressera des discours patriotiques aux Bidachots.
Nous avons retrouvé son signalement.
"Taille:5 pieds,2 pouces.Cheveux et sourcils châtains,yeux bleus,nez ordinaire,bouche moyenne,menton rond,front grand et large,visage ovale,corps effilé."

Jean décédera le 13 janvier 1806,maison Baron,section des Bordes.

Martin Samanos

1800-1802

Le préfet des Basses-Pyrénées nomme,le 27 floréal An 8 (1800),Martin Samanos,docteur en médecine,maire de Bidache.

Il le restera jusqu'au 6 Brumaire An 10 (1802).Démissionnaires il sera à cette date remplacé par Louis Despouets.

Le serment qu'il prêtera est bref:"Je promets fidélité à la Constitution de l'An VIII."Martin Samanos a déjà participé à la vie municipale de Bidache.En 1790,il est notable dans la municipalité Duclercq.
Le gouvernement de la République ayant installé un hôpital militaire au château de Bidache,Martin Samanos sera l'un des codirecteurs;l'autre étant Rocher -Lorière,officier de santé.Un extrait d'une délibération du Conseil Municipal en date du 7 aout 1791,que nous transcrivons ,nous apprend comment la médecine était dispensée à Bidache.
"Le Citoyen Samanos,docteur en médecine,qui est abonné par la commune depuis quelque temps est sollicité de se retirer à Bayonne,pour y exercer sa profession et qu'il est disposé à y déférer pour deux raisons..
La première ,que son abonnement de 500 livres par est insuffisant attendu la cherté des denrées;

La deuxième qu'il se pourrait que l'on vint par la suite à le remercier pour mettre à sa place un autre sujet par l'effet de la brigue et de la cabale."

Pour apaiser les inquiétudes du Docteur Samanos,le Conseil Municipal décide "une augmentation de 100 livres par an, indépendamment de ses visites qui seront réglées 3 sols en ville et 6 sols à la campagne."
Le 24 ventôse de l'An II de la République française une et indivisible la municipalité est invitée par le citoyen Caillavet agent national de Mont-Bidouze,à choisir et à nommer un agent pour l'exploitation du salpêtre.
Voici sa décision.
"La municipalité considérant que l'homme le plus propre soit par ses connaissances,soit par son désir de servir la chose publique est le citoyen Samanos,médecin,qui par son état ,doit connaitre la chimie et par conséquent le plus propre à Nive-Franche (St Jean Pied de Port),le nomme pour agent aux fins de se rendre à Nive-Franche pour y apprendre à lessiver les terres salpêtrées et à faire évaporer les lessives."

Martin Nicolas Samanos était né à Bayonne le 10 septembre 1767,d'un père médecin,originaire d'Urt.Il eut comme parrain de baptême son oncle paternel Martin Samanos prêtre et docteur en théologie.
Il s'était marié avec Catherine Eléonore Duclercq,fille du premier maire.
Il mourut le 22 mars 1828 à Bayonne en la maison n°12 sise rue Argenterie.
Conformément à son désir il sera inhumé à Bidache.

Jean Lauserail

1807-1809

Nommé le 6 juin 1807 par le préfet des Basses-Pyrénées,il sera installé le 16 juin après serment prêté en mains du sieur Despoueits,maire démissionnaire.

La gendarmerie impériale ayant quitté le canton de Bidache ,celui-ci devient le théâtre des délits les plus graves.

Le 10 janvier 1808,le maire est attaqué par deux individus.

Le rédacteur des registres municipaux intitulera,un peu hâtivement "tentative d'assassinat",ce qui se réduira à quelques cailloux lancés,évidemment avec une certaine vivacité.

Mais,laissons lui la parole car son écrit ne manque pas de pittoresque.

"Ayant été souper chez Monsieur Miremont,Curé,et se retirant vers les 9 heures dans l'intention de se convaincre si après la retraite les cabarets étaient tranquilles et passant entre le cimetière et les maisons de Fenouil et Espremont,ruelle entre deux,ayant dépassé ce point,il entendit quelqu'un dans cette ruelle,en sabots,courant vers lui et aussitôt ,un coup de pierre lui fut lancé,mais qu'il n'en fut pas atteint s'étant tourné du coté où il avait entendu courir.Il distingua à la clarté de la lune à une distance d'environ dix pas,son agresseur,lequel lui en lança deux autres si rapidement et avec tant de force que l'une l'atteignit sur la tête qui fut ensanglantée et lui enleva son chapeau, que l'autre succédant comme un éclair porta sur la poitrine,qu'alors s'apercevant que le but de l'assassin étant de le priver de la vie,il crut afin de la garantir devoir crier à l'assassin.Les cris répétés de toute sa force,éloignèrent de lui ce féroce meurtrier,aussitôt des voisins se présentèrent et il se réfugia chez Monsieur Péant,notaire impérial d'où il fut conduit chez Monsieur Lorière,officier de santé."
Jean Lauserail renoncera vite après à gouverner les Bidachots.

Pour en davantage:
CharnéGroupe composé de chercheurs bénévoles qui mettent gratuitement et en libre accès les données généalogiques.La seule réserve étant de ne pas publier sur internet sans vérification des données,afin d'éviter la propagation d'une erreur de lecture ou de saisie.

L'offre pédagogique des archives départementales des Pyrénées-Atlantiques

Les archives de la commune de Bidache consultables au Pôle de Bayonne et du Pays Basque
AD 64 sont antérieures à 1790:


jeudi 20 février 2014

L'histoire en partage à Bayonne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bayonne commémore 14-18

La Société des Sciences, Lettres et Arts de Bayonne organise  un cycle de conférences à la Maison des Associations. Les premières auront lieu les 5 mars et 2 avril.
Le 5 mars à 16h : « Les Catholiques en France, Italie, Espagne et Belgique pendant la Grande Guerre : entre patriotisme et neutralité », Marc Agostino, professeur émérite Université Bordeaux Montaigne.
Le 2 avril à 16h « Déserteurs et réfractaires basques pendant la Grande Guerre », Jean-Paul Jourdan, professeur émérite et Président Université Bordeaux Montaigne.

Exposition place Montaut à Bayonne 




L'exposition « Ernest Fort (1868-1938) : l’histoire de la Grande Guerre à travers le regard d’un Bayonnais » est installée place Montaut.
Témoin privilégié des événements qui rythment la vie bayonnaise pendant la Grande Guerre, Ernest Fort livre, dans un manuscrit resté inédit à ce jour, un récit plein de vie illustré de dessins originaux. Ils sont présentés en partie sur les façades de la place Montaut, en partenariat avec les Éditions KOEGUI qui publient en 2014 l’ouvrage en deux tomes d’Ernest Fort, « Bayonne pendant la guerre 1914-1918».
 Editions KOEGUI


































 Lien vers la page Actualité  Bayonne commémore 14-18
Les autres événements programmés dans l'année (fichier Word)  Voir le dossier de presse.

Les illustrations de ce billet sont extraites des reproductions des dessins d'Ernest Fort exposées à la vue du public sur les façades vitrées d'un local de la ville de Bayonne place Montaut.


 


























A propos d'Ernest Fort, le blog Retours vers les Basses-Pyrénées lui  à consacré un article sur une autre période historique  Gardes d'honneur du voyage impérial en 1808

Sur l'histoire d'Hendaye:l'association Oroitza

Oroitza est un cercle de recherches sur l'histoire d'Hendaye.Le mieux pour en parler, est de parcourir le  site internet de l'association Oroitza
Voici un extrait du sommaire thématique qui témoigne du foisonnement et de la qualité des travaux.


Hôpital marin

Hendaye 1931
 
Les photographies d'amateurs comme outils de recherche de la vérité historique

Eté 36 : témoignages


Histoire du monument aux morts

Accès aux fiches des héros hendayais de la Grande Guerre

Les quartiers d'Hendaye

Les bateliers

Les péripéties de Roland Garros.
 
Aragorry, Ondaraitz, Sokoburu : la Plage
 
Hendaye 1813


Un programme de recherches sur l'histoire d'Hendaye ouvert aux amateurs

La recherche historique partagée .

En parcourant les thèmes d'études spécifiques, je relève le Chemin de fer,la douane.Je pense au  recensement de 1906 d''Hendaye disponible au Pôle de Bayonne et du Pays Basque AD 64, qui indique la profession "employé au midi" pour un emploi à la Compagnie des Chemins de fer du Midi ,la date et le lieu de naissance de chaque personne recensée.

Une exceptionnelle collection partagée de cartes postales anciennes d'Hendaye


Les cartes postales sont disponibles en bonne définition numérique, sur demande, au service communication de la ville d'Hendaye.Les modalités pratiques sont expliquées sur la page du site de la Ville d'Hendaye  


mercredi 19 février 2014

Le centre de séjour surveillé de Bayonne "Villa Julia,boulevard Jean d'Amou".

A partir de février 1941,des hommes ont transité dans  le centre de séjour surveillé de Bayonne "villa Julia,boulevard Jean d'Amou". Voici les premiers résultats des recherches incomplètes à ce jour.

Le décret du 18 novembre 1939 

"Les individus dangereux pour la défense nationale ou pour la sécurité publique peuvent, sur décision du préfet, être éloignés par l'autorité militaire des lieux où ils résident, et, en cas de nécessité, être astreints à résider dans un centre désigné par décision du ministre de la défense nationale et de la guerre et du ministre de l'intérieur. "

Source: 18 novembre 1939. Décret relatif aux mesures à prendre à l'égard des individus dangereux, pour la défense nationale ou la sécurité publique,
Criminocorpus [En ligne] publiée le 20 mars 2013, consultée le 19 fév. 2014.
URL : https://criminocorpus.org/sources/16723/
Sur ce décret,lire  également sur le blog de Jacky Tronel, l'article "Une circulaire du ministre de l'Intérieur définit les modalités d'application du décret-loi du 18 novembre 1939" Lien vers l'article

 Aout 1939  
"André Moine ,sécrétoire du rayon communiste des Basses-Pyrénées,Landes et Hautes-Pyrénées ,est un individu extrêmement dangereux.
Instigateur de grèves et de mouvements séditieux,propagandiste acharné et intelligent,Moine a été arrête à Oloron (B.P.) à la veille de la déclaration de la guerre pour provocation de militaires à la désobéissance et distribution de tracts de provenance étrangère.
Après avoir purgé six mois de prison,à la Maison d’Arrêt de Pau,il a été astreint à résider obligatoirement à Saint-Palais,puis interné administrativement en exécution du décret du 18 novembre 1939."
Précisons le lieu d'internement administratif d'André Moine en novembre 1940:le camp de Chibron dans le Var.

Source:Archives Départementales des Landes-AD 40-283W art 80 Commissariat spécial de Bayonne N°498.28 novembre 1940.


20 juin 1940
Les allemands ne sont pas encore arrivés au Pays Basque.Georges  M. industriel à Bayonne est arrêté et interné dans un centre de séjour surveillé.Cet internement a été décidé en vertu du décret du 18 novembre 1939.Gabriel Lafaye,député de la Gironde intervient par une lettre datée du 5 aout 1940 auprès du préfet des Basses-Pyrénées,Angelo Chiappe."J'appelle votre bienveillante attention sur Monsieur Georges Mxxxxx.,qui était imprimeur à Bayonne ,et qui pour des menées communiste a été au Camp de Gurs.Or,l’intéressé n'a appartenu à aucun parti politique.(...)
Source:Archives Départementales des Landes-AD 40-283W art 80


Pour en savoir davantage :
Wikipédia, biographie de Gabriel Lafaye
Wikipédia, biographie d'Angelo Chiappe
Le site internet des Archives Départementales des Pyrénées-Atlantiques propose deux dossiers pédagogiques :
Les Basses-Pyrénées de la Guerre civile d'Espagne à la Libération
Le camp de Gurs



12 février 1941
En exécution d'un arrêté du Préfet des Landes , deux gendarmes conduisent un employé SNCF du dépôt de Bayonne,demeurant au Boucau au Centre de séjour surveillé de Bayonne "Villa Julia,Boulevard Jean d'Amou"l’arrêté du Préfet des Landes s'appuie sur  le décret du 18 novembre 1939.

Source:Archives Départementales des Landes-AD 40-283W art 80.PV de gendarmerie.Compagnie des Landes.Section de Bayonne.Brigade de Boucau .12 02 1941.8 heures.

Quelques repères chronologiques


Le 3 septembre 1939 la France et la Grande-Bretagne déclarent la guerre à l'Allemagne.
          26 septembre 1939, décret de dissolution du Parti communiste français.
          18 novembre 1939, décret relatif aux mesures à prendre à l’égard des individus dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique

10 mai 1940 offensive allemande,fin de la  « drôle de guerre »
17 juin 1940, Pétain , Chef du gouvernement ,appelle depuis Bordeaux à la fin des combats
22 juin 1940 signature de l’armistice franco-allemand

27 juin 1940, les allemands arrivent au Pays Basque






































Cartographie Les Basses-Pyrénées,occupation,libération,1940-1944 (AD 64 Dossier pédagogique )

10 juillet 1940, l’ Assemblée vote les pleins pouvoirs  à Pétain
3 octobre 1940, le gouvernement de Vichy promulgue une loi sur le statut des juifs
23 octobre 1940, entrevue Hitler Franco en gare d’Hendaye

Les allemands occupent la prison à Bayonne
A Bayonne, les allemands occupent la prison départementale dite "Villa Chagrin", boulevard Alsace Lorraine.Le sous-préfet de Bayonne adresse une lettre datée du 4 octobre 1940 lettre à Monsieur le préfet des Landes (timbre à date du cabinet du préfet 7 octobre 1940)
J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint un rapport de M. l'Architecte départemental ,relatif à une demande de crédit pour l'installation et l'aménagement de la Maison d'Arrêt qui ont du être prévus dans une partie du bâtiment du Chateau-Neuf à la suite de l'occupation de la Villa Chagrin par l'autorité allemande.(...) 
Source: Archives Départementales des Landes.AD 40 .RS art 309.3 Supplément à la série R

Le Surveillant Chef de la Maison d'Arrêt de Bayonne s'adresse à Monsieur le Sous-Préfet de Bayonne,
Bayonne le 17 octobre 1940.
Après exécution des travaux les plus urgents nécessités par l'installation de la nouvelle prison du Château-Neuf  ,j'ai l'honneur de soumettre à Monsieur le Sous-Préfet les transformations restant à effectuer, dans l'intérêt même du service.
J'ai conservé mon logement à l'ancienne prison mais son éloignement (2kilomètres) est une cause de difficultés à résoudre par l'installation d'un logement dans le nouvel établissement. Ces difficultés s'aggravent du fait que ma femme exerce les fonctions de surveillante du quartier des femmes et qu'il lui faut, de pair s'occuper de son ménage. Ainsi la surveillance des détenues est défectueuse et la fouille des rentrantes, la distribution des vivres, les parloirs, le service de la lingerie et de la buanderie ,et en particulier la préparation des transférées pour Dax qui ont lieu à 6h15 du matin, s'effectuent difficilement.
A l'urgence de l'installation du logement du Surveillant-Chef , s'ajoute de l'entreprise de travaux nouveaux pour permettre l'isolement de certains détenus et particulièrement la catégorie des jeunes.
En signalant la nécessité et l'urgence de ces travaux à Monsieur le Sous-Préfet, j'ai l'honneur de solliciter son approbation pour mise à exécution, sans retards.
Veuillez agréer Monsieur le Sous-Préfet l'expression de mes sentiments respectueux et dévoués.
Source: Archives Départementales des Landes.AD 40 .RS art 309.3 Supplément à la série R

Une lettre de réclamation du restaurateur bayonnais fournissant les repas aux détenus de la Maison d’Arrêt de Bayonne livre de nombreux détails:
"Depuis le 15 février dernier , j'assure la nourriture des détenus à la Maison d'Arrêt de Bayonne (annexe du Chateau-Neuf-section allemande). A cette époque le prix de la journée
avait été fixée à 18 francs. ce prix ne correspondant plus au cout de la vie actuelle, j'ai adressé trois lettres recommandées à M. le Préfet des Landes afin d'obtenir une augmentation .Je n'ai jamais eu de réponse.
Vos services étant maintenant chargés de régler tous les frais occasionnés par les détenus des autorités d'occupation ,j'ai donc l'honneur de vous réitérer la demande que j'ai faite à M. le Préfet des Landes tendant à relever le prix de la journée d'une somme de 6 francs à compter du 1 er aout dernier.
A l'appui de ma requête, je vous signale qu'à Biarritz, le prix de la journée est fixé depuis le début à 24 francs, sans boisson et qu'à Mont-de -Marsan , il est de 26 francs, sans café. A Dax le prix de la journée serait d'après mes renseignements, de 24 francs également.(...)
Source: Archives Départementales des Landes 40 R S art 204 Supplément à la série R.Octobre 1941.

La Maison d’Arrêt de Bayonne était avant guerre une petite structure;,environ de 20 à 30 détenus hommes,de 1 à détenues femmes.Voir le registre en ligne (lacunaire) Services de nuit et rondes  Attention,ne pas se fier à l'intitulé imprimé du registre.
(e-Archives AD64 .Établissements pénitentiaires Prison de Bayonne Police Intérieure ).
Par ailleurs les registres du vaguemestre (1913-1949) comportent quelques traces nominatives...
Les registres non mis en ligne ne sont pas communicables en salle de lecture des AD64 en raison des délais de communication ,entre 75 et 100 ans selon les cas .


Le couple  Julia
Le nom de la Villa découle du couple Julia:
Jeanne Marie Victoire Julia ,
née à Marseille, Bouches du Rhône le 19 octobre 1882,fille de Jules Victor Julia et de Félicie Rose Marie Thérèse Virginie Antoinette Joséphine SUZAN,
décédée à Bayonne le 24 février 1955 ,veuve de Henri Abdon Pierre Julia
Sources:
Archives Départementales des Bouches du Rhône Marseille Registre des naissances N°8 .1882 
Vue 36/83
Etat civil de Bayonne.Registre des décès 1955.Acte N°80

Henri Abdon Pierre Julia 
né à Arles-sur -Tech (Pyrénées-Orientales) le 10 septembre 1879 , fils de Henri Julia et de Cécile 
Muchart,
Epoux de Jeanne Marie Victoire Julia
Décédé à Bayonne le 4 février 1948
Sources
Archives des Pyrénées des Pyrénées-Orientales AD 66 
Arles-sur-Tech NMD 1873-1882 Document 9 NUM 2E155 Vue 269/388 ,marié le 06/02/1906 à Marseille
Collection des registres du recrutement militaire numérisés 1899 N° Matricule 1782 Vue 365/572
(Armateur, juin 1909, 8 rue de l’Évêché....)
Etat civil de Bayonne.Registre des décès 1948.Acte N°44
 
La Villa Julia
La gendarmerie était alors à quelques mètres de la villa Julia .Dans cette partie du boulevard Jean d'Amou, plusieurs villas  appartenant à des juifs,avaient été réquisitionnées  pour loger des officiers ,des soldats allemands et abriter un chantier de jeunesse (Témoignage oral de Madame Michèle M).


La date de démarrage du centre de séjour surveillé de Bayonne
Dans une lettre datée du 6 mars 1941,le Préfet des Landes indique"J'ai donné toutes instructions utiles à M.le Sous-Préfet de Bayonne,pour que,dans le cas où mon arrêté s'avèrerait inexécutable ,l’intéressé soit conduit au centre d'internement de Bayonne,récemment crée."
Source:Archives Départementales des Landes-AD 40-283W art 80 .
Les archives trouvées à ce jour, mentionnent les  premiers internements au centre de séjour surveillé de Bayonne ,Villa Julia,boulevard Jean d'Amou" le 12 février 1941.

Le 10 février 1941 ,le Préfet des Landes indique au Sous-Préfet de Bayonne :"Comme suite à ma communication de ce jour,j'ai l'honneur de vous informer que le total des individus dont j'ai décidé l'internement dans le centre de séjour surveillé de Bayonne,s'élève à 21,
soit 3 résidant à Bayonne,
8 résidant au Boucau,
7 résidant à Tarnos,
3 résidant à St-Martin-de-Seignanx
(...)
J'ai chargé M.le Commissaire de Police Administrative de procéder à l'interrogatoire de tous les intéressés lorsqu'ils seront rassemblés au centre de Bayonne."
Source:Archives Départementales des Landes-AD 40-283W art 80 .

Remarques relatives à la première liste d'internés:
Les archives de cette période sont en cours de classement aux Archives Départementales des Landes à Mont-de-Marsan.Je n'ai pas examiné l'ensemble des fonds.

La plus grande prudence s'impose vis à vis de ces archives parcellaires.Ainsi,plusieurs arrêtés  préfectoraux roneotypés comportent une date erronée  de décret relatif aux mesures à prendre à l'égard des individus dangereux, pour la défense nationale ou la sécurité publique.Le 18 septembre 1939 est mentionné au lieu du 18 novembre.

J'indique seulement les premières lettres du patronyme des internés dont les noms  n'ont pas été rendus publics ;livres,articles,notices,noms de rues.En revanche,je répondrai à toute demande de renseignement (philippe.durut@gmail.com).

Restera à compléter les dates de sortie des internés,les prolongements donnés aux internements;assignation à résidence, prison. ...et les arrivées à  la villa Julia après juin 1942.



De prochains articles seront  consacrés à des extraits de rapports et  lettres relatifs à des internés,aux   parcours de Lanusse Henri de St Jean-de-Luz,et  de réfugiés espagnols....

Pour en savoir davantage:

Le blog de Jacky Tronel dédié à l'histoire pénitentiaire et Justice militaire,
Un centre de séjour surveillé oublié:la villa Julia à Bayonne

Les Landes dans la Seconde Guerre mondiale (1939-1945) Histoire sociale des Landes

Livres:





































Ce livre comporte des témoignages,de nombreuses photographies,une bibliographie.
Regards sur la seconde guerre mondiale en Pays Basque.Mixel Esteban
Elkar Histoire.elkarlanean.com
ISBN 978-84-9783-549-7

Aide-Mémoire des années sombres.Jean Crouzet
Atlantica.Biarritz.2006 Atlantica Editions
ISBN.2-84394-819-3


Remerciements:
Mme Michèle M.qui m'a généreusement donné des renseignements sur cette portion du boulevard Jean d'Amou,quartier Saint-Esprit

Mme Félicie CERVERA-MARZAL,
Mme Sylvie REBIERE_POUYADE,
Mr Georges DALMEYDA ,
Collectif Mémoire Camp Beyris
Les personnels du Pôle de Bayonne et du Pays Basque AD 64,de la Médiathèque de Bayonne,de l'Etat Civil de Bayonne,des Archives Départementales des Landes à Mont-de-Marsan.