mardi 27 décembre 2016

Contre la grêle

Contre la grêle

Agriculteurs Béarnais et Basques !....



Si vos récoltes sont fréquemment endommagées par la grêle,vous savez qu'il est de votre intérêt de les assurer,
          Mais à qui s'adresser?
1° Si vous voulez que l'argent de la terre reste à la terre.
2° Si vous voulez que vos cotisations ne servent pas:
                      a) à payer les administrateurs et à rémunérer les importants capitaux des Sociétés      anonymes,
                      b) à payer les administrateurs et à couvrir les frais généraux considérables des Sociétés mutuelles à vaste circonscription
                      c) à donner aux agents régionaux de fortes commissions,
                      d) à payer des droits de timbre et d'enregistrement aujourd'hui très élevés.

3° Si vous voulez que la gestion de vos assurances soit confiée à des gens connus de vous,nommés par vous,dont vous pouvez à tout instant surveiller la manière de faire et connaître les comptabilités.
4° Si vous voulez constituer dans votre département un patrimoine professionnel qui demeurera votre propriété,et permettra un jour de diminuer le taux de vos cotisations.
5° Si vous pensez que vous avez avantage à moraliser l'assurance ,en ne permettant pas à ceux qui vous la donnent de l'exploiter commercialement à leur seul profit.
6° Si vous voulez pour un prix réduit toutes garanties de payement des sinistres.

Adhérez directement ,sans l'entremise d'aucune caisse Locale,sans l'intermédiaire d'aucun Agent à la 

CAISSE D ASSURANCE MUTUELLE AGRICOLE DES BASSES-PYRÉNÉES
CONTRE LA GRÊLE ,7,rue Notre-Dame,Pau
qui,régie par les lois du 21 mars 1884 et du 4 juillet 1900,vous fera bénéficier de tous ces avantages.
Gérée et administrée gratuitement ,elle permet de dégrever les polices des droits de timbre et d'enregistrement.Réassurée à la plus importante Mutuelle de France dont le fonds de réserve atteint près de 8 millions de francs,elle offre le maximum de sécurité.

N.B._Pour éviter toute confusion avec d'autres organisations,prière de remarquer que c'est,dans notre département,la seule institution mutuelle d'assurance contre la grêle dont le nom commence par Caisse.

M.PIGELET,imp.,31,rue Saint-Georges,Paris._3955 (a) 4-23



CONTRE LA GRÊLE

Renseignements
On nous demande de toutes parts s'il est nécessaire ,pour avoir la garantie de la Caisse d'assurance mutuelle agricole des Basses-Pyrénées contre la Grêle,de fonder des Caisses locales?
Non,pas de Caisses communales,parce que rien n'est plus fortuit qu'une chute de grêle,rien n'est plus inégal dans ses ravages.
Pas de Caisses communales,parce que celles-ci seraient réduites à l'impuissance par l'agglomération des risques sur un territoire trop limité.
Pas de Caisses communales,parce que les raisons qui militent en faveur de la circonscription restreinte pour l'assurance contre l'Incendie ou la Mortalité du Bétail,perdent toute leur valeur en ce qui concerne la Grêle.
L'assurance mutuelle contre la Grêle exige,dès le premier degré,la répartition des risques sur une vaste étendue territoriale.

Les adhésions sont reçues,7,rue Notre-Dame,à Pau (rez-de-chaussée,première porte à gauche)

CONVOCATION

Nous prions instamment les agriculteurs désireux d'adhérer à la Caisse d'Assurance Mutuelle Agricole des Basses-Pyrénées,contre la Grêle,de bien vouloir assister à l'Assemblée Générale qui se réunira à Pau,dans une des salles de la Halle:
Le Lundi matin 7 mai 1923,à 10heures30,
à l'effet d'approuver les statuts et d'élire le Conseil d'Administration de la Caisse.

Samuel  DE LESTAPIS
Président de la C.R.Bétail
Administrateur de la C.R.Incendie de l'Union des Pyrénées et des Landes.

M.PIGELET,imp.,31,rue Saint-Georges,Paris._3955 (b) 4-23

Source:
Arragon Gilbert bouquiniste, 10 Rue Sainte-Catherine, (Quartier Saint-Esprit )
64100 Bayonne
gilbert.arragon(at)hotmail.fr

A propos de Samuel Marie Henry Paul Firmin de Lestapis

Archives départementales de Seine-Maritime
Rouen 1898/08/20-1898/09/30 Cote 4E 13887

Archives départementales de l'Ain
Neuville-les-Dames Mariages 1886 Cote FRAD001_EC LOT 67863
Acte de mariage en ligne de ses parents N°5 Vue /16


 Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La Documentation française)


"Né le 27 août 1898 à Rouen (Seine-inférieure).

Député des Basses-Pyrénées de 1935 à 1942.

Bien que né en Normandie, Samuel de Lestapis était issu d'une ancienne famille béarnaise qui a fourni de nombreux officiers à l'armée française, dont deux généraux, et il était lui-même fils d'un officier de carrière.

Après son enfance passée dans les monts du Béarn, il alla faire ses études secondaires à Bayonne où il contracta, à l'âge de quinze ans, la poliomyélite. Malgré de longs traitements et des essais douloureux de rééducation des jambes, il demeura à demi-paralysé des membres inférieurs.

Malgré son infirmité, il suit des cours d'agronomie et d'enseignement rural et entre dans les services de la Société des agriculteurs de France où il franchira tous les échelons pour en devenir finalement directeur général.

Partageant sa vie entre Paris et son domaine rural de Lagor (Basses-Pyrénées), il devint conseiller du commerce extérieur, membre du conseil européen de la mutualité et membre de la chambre d'agriculture.

Mais c'est à Pau surtout qu'il anime et dirige les organisations agricoles locales: les syndicats des agriculteurs des Basses-Pyrénées dont il est président en 1925, la caisse régionale de secours mutuel agricole, la caisse mutuelle d'allocations agricoles des Basses-Pyrénées, la coopérative du blé du bassin de l'Adour. Pour centraliser toutes ces créations, il fit bâtir à Pau, selon ses plans, la « Maison du paysan» avec des bureaux, des magasins, un entrepôt et un laboratoire de recherche.

Ses succès sur le plan agricole lui valurent d'être élu conseiller général du canton de Lagor, sans concurrent et pratiquement à l'unanimité. En 1935, l'élection de Champetier de Ribes au Sénat rendit vacant le siège de député de la 1re circonscription de Pau et Samuel de Lestapis se présenta à l'élection partielle du 17 mars contre Labes, radical-socialiste.

Au premier tour il obtint 6.572 voix contre 5.484 à Labes, 913 à Achiary et 344 à Aguinalin, sur 13.510 votants et 19.794 inscrits. Cette victoire fut confirmée au second tour où Lestapis fut élu par 7.365 voix contre 7.117 à Labes sur 14.524 votants.

Inscrit au groupe de l'alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants, siégeant à la droite de l'hémicycle, il fit partie des commissions du commerce et de l'industrie et des douanes, il déposa plusieurs propositions de loi pour encourager la culture du maïs, pour assurer le marquage et la réglementation de la vente des œufs, pour autoriser l'attribution intégrale de certains domaines ruraux à un seul héritier, pour modifier les taux des taxes sur le chiffre d'affaires portant sur des produits agricoles, textes qui reflétaient sa compétence et ses tendances en matière agricole.

Lors de la discussion du budget de l'Agriculture de 1936, il intervint sur l'organisation des marchés du blé et du maïs, l'aide aux éleveurs en montagne et les facilités à accorder pour les exportations agricoles, ainsi que sur le statut et les conditions de travail des apprentis agricoles.

Un an plus tard, Samuel de Lestapis se présenta aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936. Candidat de l'alliance démocratique il obtenait au premier tour 8.546 voix sur 17.632 voix, grâce à la division de la gauche, devant Labes (radical-socialiste) qui recueillait 5.901 voix, Chaze (S.F.I.O.) 1.913 voix et Lembeye (communiste) 841 voix. Le retrait de ces deux derniers candidats au second tour ne modifiait pas le classement, Lestapis obtenant 9.094 voix contre 8.692 à Labes.

Il fut membre des commissions de l'assurance et prévoyance sociale et de l'hygiène en 1936, de l'enseignement et des beaux-arts en 1937, de l'administration générale, communale et départementale en 1939.

Au moment de la discussion du budget de l'année 1939, en décembre 1938, il critiqua la politique financière du gouvernement, demanda le développement des productions agricoles coloniales complémentaires de la métropole, déplora la fraude fiscale et la détresse de la propriété bâtie, condamna le cumul des rémunérations publiques et souhaita plus de crédits pour l'équipement rural.

Peu après, il intervint sur le projet de loi portant statut du métayage. Sincèrement patriote et guidé par les traditions familiales, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940."



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