jeudi 29 décembre 2016

A propos d'une désertion signalée en janvier 1916

17 mai 1918
A Monsieur le Président du Tribunal civil de 1 ere instance de St-Palais.

La dame Marguerite Ibar ménagère époux du sieur Bernard Gaillardon cultivateur demeurant la dite dame à Ordiarp.
Ayant pour avoué Me Diriart
A l'honneur de vous exposer

Que son mari Bernard Gaillardon mobilisé le trois aout mil neuf cent quatorze a déserté en janvier 1916,que depuis cette époque il n'a donné aucune nouvelle et que même le bruit que le bateau qui l'emportait en Amérique avait été torpillé pendant la traversée.
Que depuis sa disparition l'exposante a en a recueillir la succession de son frère Dominique Ibar décédé à San Francisco (Californie ) le premier juin mil neuf cent dix sept.
Que par suite de l'absence présumée de son mari elle est dans l'impossibilité d'obtenir l'autorisation maritale pour recueillir cette succession.
Que dans ces conditions elle se voit obligée de s'adresser à justice pour l'obtenir et pour pouvoir donner toutes procurations à ces fins.

A l'appui de la présente requête l'exposante produit un acte de notoriété dressé par Me Dihigo notaire à Mauléon le trente avril mil neuf cent dix huit constatant que le sieur Bernard Gaillardon a déserté en janvier 1916 et que depuis lors il n'a donné aucune nouvelle
Par ces motifs l'exposante conclut à ce qu'il vous plaise Mr le Président
Vu les faits ci-dessus rapportés et l'acte de notoriété à l'appui.
Ordonner la communication de la présente requête à Mr le Procureur de la République et commettre un de messieurs les juges pour,sur son rapport et après les conclusions du Ministère Public si voir l'exposante autorisée par le Tribunal à accepter purement et simplement succession de feu Dominique Ibar son frère,à procéder à toutes les opérations nécessaires par l'ouverture de la succession dont s'agit et ester en justice tant en demandant qu'en défendant,sur toutes les demandes qui y seront relatives,notamment sur celles au compte liquidation et partager de la dite succession.
A cet effet donner tous pouvoirs et généralement faire le nécessaire pour arriver à recueillir la dite succession.
Présenté à St-Palais le 11 mai 1918
L'avoué de l'exposante

Document original consultable en salle de lecture du Pôle de Bayonne et du Pays Basque (AD 64)
Justice
Tribunal de 1ere Instance de St-Palais
Greffe civil
Jugements
Jugements sur requêtes
1918-1919 Cote 3 U 5/349 


Sur le site internet des Archives départementales 
des Pyrénées-Atlantiques
La fiche matricule de Dominique IBAR ,frère de Marguerite, 

La fiche matricule de Bernard GAILLARDON,époux de Marguerite IBAR 
2 Vues
Vue N°1  Lettre du 26 janvier 1953 de la Direction de la Gendarmerie et de la Justice Militaire
à Monsieur le Directeur de l'Enregistrement des Domaines et du Timbre 
Direction de Pau 
4,rue d'Orléans

L'acte de naissance de Marguerite IBAR
Ordiarp 1627-1892    5M1424-1 FRAD064006_5MI424_1_1263.jpg Vue 1263/1340

L'acte de naissance de Bernard GAILLARDON 

Ordiarp 1627-1892    5M1424-1 FRAD064006_5MI424_1_1215.jpg Vue 1215/1340

mardi 27 décembre 2016

Contre la grêle

Contre la grêle

Agriculteurs Béarnais et Basques !....



Si vos récoltes sont fréquemment endommagées par la grêle,vous savez qu'il est de votre intérêt de les assurer,
          Mais à qui s'adresser?
1° Si vous voulez que l'argent de la terre reste à la terre.
2° Si vous voulez que vos cotisations ne servent pas:
                      a) à payer les administrateurs et à rémunérer les importants capitaux des Sociétés      anonymes,
                      b) à payer les administrateurs et à couvrir les frais généraux considérables des Sociétés mutuelles à vaste circonscription
                      c) à donner aux agents régionaux de fortes commissions,
                      d) à payer des droits de timbre et d'enregistrement aujourd'hui très élevés.

3° Si vous voulez que la gestion de vos assurances soit confiée à des gens connus de vous,nommés par vous,dont vous pouvez à tout instant surveiller la manière de faire et connaître les comptabilités.
4° Si vous voulez constituer dans votre département un patrimoine professionnel qui demeurera votre propriété,et permettra un jour de diminuer le taux de vos cotisations.
5° Si vous pensez que vous avez avantage à moraliser l'assurance ,en ne permettant pas à ceux qui vous la donnent de l'exploiter commercialement à leur seul profit.
6° Si vous voulez pour un prix réduit toutes garanties de payement des sinistres.

Adhérez directement ,sans l'entremise d'aucune caisse Locale,sans l'intermédiaire d'aucun Agent à la 

CAISSE D ASSURANCE MUTUELLE AGRICOLE DES BASSES-PYRÉNÉES
CONTRE LA GRÊLE ,7,rue Notre-Dame,Pau
qui,régie par les lois du 21 mars 1884 et du 4 juillet 1900,vous fera bénéficier de tous ces avantages.
Gérée et administrée gratuitement ,elle permet de dégrever les polices des droits de timbre et d'enregistrement.Réassurée à la plus importante Mutuelle de France dont le fonds de réserve atteint près de 8 millions de francs,elle offre le maximum de sécurité.

N.B._Pour éviter toute confusion avec d'autres organisations,prière de remarquer que c'est,dans notre département,la seule institution mutuelle d'assurance contre la grêle dont le nom commence par Caisse.

M.PIGELET,imp.,31,rue Saint-Georges,Paris._3955 (a) 4-23



CONTRE LA GRÊLE

Renseignements
On nous demande de toutes parts s'il est nécessaire ,pour avoir la garantie de la Caisse d'assurance mutuelle agricole des Basses-Pyrénées contre la Grêle,de fonder des Caisses locales?
Non,pas de Caisses communales,parce que rien n'est plus fortuit qu'une chute de grêle,rien n'est plus inégal dans ses ravages.
Pas de Caisses communales,parce que celles-ci seraient réduites à l'impuissance par l'agglomération des risques sur un territoire trop limité.
Pas de Caisses communales,parce que les raisons qui militent en faveur de la circonscription restreinte pour l'assurance contre l'Incendie ou la Mortalité du Bétail,perdent toute leur valeur en ce qui concerne la Grêle.
L'assurance mutuelle contre la Grêle exige,dès le premier degré,la répartition des risques sur une vaste étendue territoriale.

Les adhésions sont reçues,7,rue Notre-Dame,à Pau (rez-de-chaussée,première porte à gauche)

CONVOCATION

Nous prions instamment les agriculteurs désireux d'adhérer à la Caisse d'Assurance Mutuelle Agricole des Basses-Pyrénées,contre la Grêle,de bien vouloir assister à l'Assemblée Générale qui se réunira à Pau,dans une des salles de la Halle:
Le Lundi matin 7 mai 1923,à 10heures30,
à l'effet d'approuver les statuts et d'élire le Conseil d'Administration de la Caisse.

Samuel  DE LESTAPIS
Président de la C.R.Bétail
Administrateur de la C.R.Incendie de l'Union des Pyrénées et des Landes.

M.PIGELET,imp.,31,rue Saint-Georges,Paris._3955 (b) 4-23

Source:
Arragon Gilbert bouquiniste, 10 Rue Sainte-Catherine, (Quartier Saint-Esprit )
64100 Bayonne
gilbert.arragon(at)hotmail.fr

A propos de Samuel Marie Henry Paul Firmin de Lestapis

Archives départementales de Seine-Maritime
Rouen 1898/08/20-1898/09/30 Cote 4E 13887

Archives départementales de l'Ain
Neuville-les-Dames Mariages 1886 Cote FRAD001_EC LOT 67863
Acte de mariage en ligne de ses parents N°5 Vue /16


 Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La Documentation française)


"Né le 27 août 1898 à Rouen (Seine-inférieure).

Député des Basses-Pyrénées de 1935 à 1942.

Bien que né en Normandie, Samuel de Lestapis était issu d'une ancienne famille béarnaise qui a fourni de nombreux officiers à l'armée française, dont deux généraux, et il était lui-même fils d'un officier de carrière.

Après son enfance passée dans les monts du Béarn, il alla faire ses études secondaires à Bayonne où il contracta, à l'âge de quinze ans, la poliomyélite. Malgré de longs traitements et des essais douloureux de rééducation des jambes, il demeura à demi-paralysé des membres inférieurs.

Malgré son infirmité, il suit des cours d'agronomie et d'enseignement rural et entre dans les services de la Société des agriculteurs de France où il franchira tous les échelons pour en devenir finalement directeur général.

Partageant sa vie entre Paris et son domaine rural de Lagor (Basses-Pyrénées), il devint conseiller du commerce extérieur, membre du conseil européen de la mutualité et membre de la chambre d'agriculture.

Mais c'est à Pau surtout qu'il anime et dirige les organisations agricoles locales: les syndicats des agriculteurs des Basses-Pyrénées dont il est président en 1925, la caisse régionale de secours mutuel agricole, la caisse mutuelle d'allocations agricoles des Basses-Pyrénées, la coopérative du blé du bassin de l'Adour. Pour centraliser toutes ces créations, il fit bâtir à Pau, selon ses plans, la « Maison du paysan» avec des bureaux, des magasins, un entrepôt et un laboratoire de recherche.

Ses succès sur le plan agricole lui valurent d'être élu conseiller général du canton de Lagor, sans concurrent et pratiquement à l'unanimité. En 1935, l'élection de Champetier de Ribes au Sénat rendit vacant le siège de député de la 1re circonscription de Pau et Samuel de Lestapis se présenta à l'élection partielle du 17 mars contre Labes, radical-socialiste.

Au premier tour il obtint 6.572 voix contre 5.484 à Labes, 913 à Achiary et 344 à Aguinalin, sur 13.510 votants et 19.794 inscrits. Cette victoire fut confirmée au second tour où Lestapis fut élu par 7.365 voix contre 7.117 à Labes sur 14.524 votants.

Inscrit au groupe de l'alliance des républicains de gauche et des radicaux indépendants, siégeant à la droite de l'hémicycle, il fit partie des commissions du commerce et de l'industrie et des douanes, il déposa plusieurs propositions de loi pour encourager la culture du maïs, pour assurer le marquage et la réglementation de la vente des œufs, pour autoriser l'attribution intégrale de certains domaines ruraux à un seul héritier, pour modifier les taux des taxes sur le chiffre d'affaires portant sur des produits agricoles, textes qui reflétaient sa compétence et ses tendances en matière agricole.

Lors de la discussion du budget de l'Agriculture de 1936, il intervint sur l'organisation des marchés du blé et du maïs, l'aide aux éleveurs en montagne et les facilités à accorder pour les exportations agricoles, ainsi que sur le statut et les conditions de travail des apprentis agricoles.

Un an plus tard, Samuel de Lestapis se présenta aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936. Candidat de l'alliance démocratique il obtenait au premier tour 8.546 voix sur 17.632 voix, grâce à la division de la gauche, devant Labes (radical-socialiste) qui recueillait 5.901 voix, Chaze (S.F.I.O.) 1.913 voix et Lembeye (communiste) 841 voix. Le retrait de ces deux derniers candidats au second tour ne modifiait pas le classement, Lestapis obtenant 9.094 voix contre 8.692 à Labes.

Il fut membre des commissions de l'assurance et prévoyance sociale et de l'hygiène en 1936, de l'enseignement et des beaux-arts en 1937, de l'administration générale, communale et départementale en 1939.

Au moment de la discussion du budget de l'année 1939, en décembre 1938, il critiqua la politique financière du gouvernement, demanda le développement des productions agricoles coloniales complémentaires de la métropole, déplora la fraude fiscale et la détresse de la propriété bâtie, condamna le cumul des rémunérations publiques et souhaita plus de crédits pour l'équipement rural.

Peu après, il intervint sur le projet de loi portant statut du métayage. Sincèrement patriote et guidé par les traditions familiales, il vota les pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940."


lundi 26 décembre 2016

En souvenir du vaisseau "TITANIC"

En souvenir du vaisseau "TITANIC" et des vaillants qui ont péri le 15 avril 1912
PLUS PRES DE TOI MON DIEU!
(NEAREST MY GOD TO THEE !)
Hymne exécuté à bord ,la nuit, au moment du naufrage
PAROLES  (Françaises et Anglaises) et MUSIQUE AUTHENTIQUES 
Bayonne_Collection particulière
Tampon:
Pianos,musique,instruments
D.ONCINS
28,rue des Carmes
Dax




samedi 24 décembre 2016

Souvenir d'Armendarits (Basses-Pyrénées)

364 ARMENDARITS (B.P.) Le château,intérieur de l'église,la place le fronton et l'église,attelage basque

Verso de la carte postale
EDITIONS VAN EYK-ROULEAU
23,rue Jules-Verne -Bègles (Gironde)
Reproduction interdite-Véritable photographie


Voir la notice communale sur le site internet cassini.ehess.fr 

dont le nombre d'habitants.

mardi 13 décembre 2016

Pierre-Louis Tourasse

Pierre-Louis Tourasse

Paris 17 aout 1816-Pau 15 novembre 1882

Collection particulière

Tous les Palois connaissent,pour l'avoir emprunté un jour ou l'autre,le boulevard Tourasse;beaucoup d'entre eux,lecteurs de la Bibliothèque municipale,fréquentent plus ou moins assidument la salle Tourasse.Rares sont pourtant ceux qui pourraient ,dire quel fut l'homme ainsi distingué,qui fut Pierre-Louis TOURASSE.
Né à Paris en 1816,il y fit d'assez brillantes études,puis semble avoir mené une vie de jeune rentier agrémentée de voyages,en Italie notamment.Après la mort de sa mère en 1868,n'ayant plus d'attaches à Paris _il avait perdu son père depuis longtemps_il quitte la capitale ,d'abord pour Bordeaux puis,à partir de 1870 _pour Pau.
C'est dans la capitale du Béarn qu'il va commencer sa "vie publique". Ayant hérité d'une belle fortune,sachant faire fructifier son bien en le plaçant habilement,il va,dès son arrivée dans la ville d'Henri IV,acheter une belle propriété d'une vingtaine d'hectares sur laquelle,après avoir fait construire une grande villa,il va créer une véritable pépinière,l'horticulture étant chez lui une véritable passion.Les expériences qu'il fera,sur les arbres de semis en particulier,lui vaudront la considération des spécialistes et de nombreuses récompenses.
Son désir de faire progresser les procédés horticoles se doublait d'une volonté de faire progresser les idées républicaines.Sa fortune,encore une fois,va lui permettre de se lancer dans une série d'entreprises non seulement locales mais encore nationales.Républicain convaincu ,il va se mettre au service des hommes qui croient ,ou veulent croire,que la république démocratique est le Progrès.Pour TOURASSE,comme pour les républicains de son temps,imbibés de voltairiasme et d'idées distillées par les sociétés occultes,l'ennemi c'est le cléricalisme,c'est l’Église catholique,apostolique et romaine.Le "petit père COMBES" n'est pas loin!
L'action de Pierre-Louis Tourasse va consister à alimenter les caisses des divers comités électoraux républicains de Navarre et de France,non sans chercher d'abord à savoir si la couleur républicaine des candidats est de bonne qualité.Du sud au nord,de l'ouest à l'est,l'argent de Tourasse va être employé à préparer et,si possible,à gagner les élections.
Mais Pierre-Louis TOURASSE a compris très vite qu'il n'était pas suffisant de gagner des élections et que,pour faire œuvre durable,pour républicaniser une France encore profondément monarchiste et bonapartiste,c'est à dire catholique,il fallait gagner des électeurs.C'est à quoi il va s'évertuer en développant des œuvres sociales en apparence philanthropiques ou en abonnant les 40.000 instituteurs de France à la "Gazette du village",journal qui camoufle ses orientations politiques sous un feuillage agricole.Ainsi TOURASSE devant les attaques de ceux qui ont compris son jeu,se défendra en alléguant qu'horticulteur il veut faire connaitre une revue dont la lecture fera peut-être naitre des vocations agricoles:seuls des gens mal intentionnés peuvent lui attribuer des arrières-pensées!
Pierre-Louis TOURASSE poursuivra ses activités jusqu'à sa mort qui survient brutalement le 15 novembre 1882.Sa santé n'avait jamais été très bonne,son estomac le faisant souffrir depuis longtemps,mais la rapidité avec laquelle la dernière crise l'emporta a surpris tous ses amis.Lui seul semblait redouter une telle issue,qui avait pris la précaution de faire de son collaborateur Albert PICHE son légataire universel,à charge pour ce dernier d'achever les œuvres philanthropiques entreprises;ce qui fut fait très scrupuleusement.
Une souscription ,ouverte à la mort du fondateur de sociétés de secours mutuels,de bibliothèques et musées cantonaux et de caisses d'épargne scolaires,permit d'orner sa tombe d'un monument dû au sculpteur ALEXANDRE,chargé de rappeler aux Palois ce qu'ils devaient à TOURASSE.
La France républicaine reconnaissante n'avait pas attendu la mort d'un si bon propagandiste pour lui décerner en 1880,pour services exceptionnels ,la légion d'honneur.


Pour aller plus loin

Base de données Léonore (Légion d'honneur) _Archives Nationales_LH/2617/68;
Acte de naissance reconstitué Vue 17/29 


Collection particulière

Acte de décès _earchives.le64.fr _Pau _Collection départementale_Décès 1873-1882
Acte N°613 Vue 971/985
FRAD064012_5MI445-24_0296.jpg

Sur le site internet de la Bibliothèque nationale de France (Gallica)
Lettre de M. Tourasse aux maires et conseillers municipaux des Basses-Pyrénées relativement à la création de bibliothèques cantonales  

En salle de lecture du site de Pau des Archives départementales

Archives privées
Sous-série 1 J
Papiers Tourasse et Piche (1844-1896)
Cote 1 J 89I, Inventaire en ligne sur le site internet earchives.le64.fr

Collection particulière

lundi 12 décembre 2016

dimanche 11 décembre 2016

Associations syndicales à l'ouverture de rues

Ministère de l'Intérieur
Direction de l’Administration départementale et communale
3 e Bureau

Basses-Pyrénées
Bayonne
Association syndicale
Demande du Maire

Paris le 12 aout 1912

Le Ministre de l'Intérieur à Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées



M.le maire de Bayonne me demande de lui adresser un exemplaire des statuts-type des associations syndicales à constituer en exécution de la loi du 21 juin 1865-22 décembre 1888 pour la création à l’ouverture de rues et de lui indiquer les noms et les adresses de quelques associations de cette nature.
Je vous prie de lui faire connaitre qu'il n'existe pas de statuts-type;parmi les associations existantes on peut citer celles de Choisy-le-Roi (mise en état de viabilité des rues Dubois,Godet,des Gondoles et Pasteur )d'Alfortville (mise en état de viabilité de la rue des Violettes)de Quend (création de voies sur la plage de Fort-Matron) ,de Champigny-sur-Marne (travaux aux avenues Charles,Lucie,et du Rond-Point),diverses associations à Aulnay sous Bois.
J'ajoute que la constitution d'associations de ce genre est très rare dans les villes importantes.
Pour le Ministre de l'Intérieur
Le Conseiller d’État.Directeur


Pour aller plus loin


jeudi 8 décembre 2016

Les nouveaux trois ans !

Les nouveaux trois ans!
Lettre d'un soldat libérable à sa vieille mère 
Paroles de Francis Izenic
Collection particulière


PREMIER COUPLET

Je t'écris le cœur rempli d'émoi
Au sujet de la nouvelle loi
Qui va me retenir à l'armée
Une autre année
Bien loin de toi
Tu vas encore passer pauvre mère
Des longs jours de tristess' de misère,
J'sais bien qu'tu n'te plaindras pas
D'peur d'fair'd'la peine à ton gars
Mais t'auras le cœur bien gros là-bas

Refrain
Car je n'suis plus de la classe
Ce rêve aujourd'hui s'efface,
Il va falloir rester encor'douz'mois
La plus à plaindre hélas ce sera toi
Je n'suis pas un'mauvais tête
J'aim' mon pays,j'suis honnête,
Mais un an d'plus c'est dur au régiment
Quand les vieux sont sans argent

Air de la "Souris Noire"
DEUXIÈME COUPLET

Quand j't'ai quitté pour fair' mes deux ans
Ton chagrin fut grand chère maman
Depuis peu j'étais alors sans père,
Autre misère
J'avais vingt ans,
Je dus partir garder la frontière.
Mais nous avions tous deux l’âme fière
Et quand vint l'heur'des adieux
Tu me dis:mon bon p'tit fieu
Dans deux ans nous s'rons enfin heureux

Refrain
Hélas c'est une mal'chance
Maintenant plus d'espérance
Que de jeun'gens attendus au pays
Dans les chambré' garderont les fusils
Pour les cités ouvrières
Combien d'nous quittent la terre
C'est à présent qu'ell'va manquer de bras
S'il nous faut rester soldats

TROISIÈME COUPLET

J'étais si heureux de revenir
Et pour toujours de pouvoir m'unir
A ma Jeanne ma chère fiancée
Ma douce aimée
Qu'avant de partir
J'avais choisi pour être ma femme
Et que t'aimais de toute ton âme,
Pour ell'quel chagrin aussi
Nous qui nous étions promis
D’être tous trois bientôt réunis

Refrain

Oui c'est un grand sacrifice
De rester fair'l'exercice
Quand on s'croyait si près d'etre libéré
Et qu'approchait l'grand jour d'la liberté
Quand donc les homm's s'ront-ils frères
Et ne s'f'ront-ils plus la guerre
Peut-etr' bientot,seul'ment en attendant
Il va falloir fair'trois ans


Pour aller plus loin


 

mercredi 7 décembre 2016

Quand la poste fonctionnait .....

Un pli déposé à Arras le 21 octobre 2016.
Distribué à Bayonne Saint-Esprit le 2 décembre 2016.
945 km en 42 jours.
Sans un mot d'excuse de la direction de La Poste.
Une petite brochure dénichée auprès du bouquiniste Arragon 10 Rue Sainte-Catherine, 64100 Bayonne détaille les activités des Postes, Télégraphes et Téléphones en 1935......


































samedi 3 décembre 2016

Le site de Pau des AD 64 désormais accessible aux fauteuils roulants

Quarante cinq ans après l'inauguration du bâtiment,les  fauteuils roulants peuvent enfin accéder à la salle de recherches du site de Pau des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques.

Coté université,plan incliné conduisant vers la porte d'entrée du site de Pau des AD 64


Aperçu de l'entrée des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques  à Pau



L'ouverture du rideau métallique,c'est fini !




Le palier est une caisse de résonance .Les bureaux sont exposés aux bruits des conversations.....


La banque coté des vestiaires


Maquette de la "Bastille" exposée en permanence sur le site de Pau des AD 64


A l'issue des travaux,la plaque des archivistes départementaux n'a pas été remise en place



Montant de l'ensemble des travaux:737.000€

jeudi 1 décembre 2016

Service militaire;surdité réelle ou simulée ?

Le Sous-Préfet de Bayonne écrit au maire de la commune de Bardos, Basses-Pyrénées.


Objet:très-urgent

Bayonne,le 31 mars 1874 


Monsieur le Maire

Le dénommé Darricau Pierre Hillon de la classe de 1873 a demandé à être exempté du service militaire pour surdité.
Cette infirmité n'étant qu'apparente peut être facilement simulée,il importe donc de procéder à des investigations scrupuleuses afin d’être éclairé complètement à cet égard.
Je vous prie de procéder à une enquête minutieuse  dans laquelle devront être entendus non seulement les personnes présentées par l’intéressé mais encore les parents des jeunes appartenant à la classe de 1873,et les jeunes gens eux-memes.
Vous voudrez bien me transmettre le résultat  plus promptement possible.
Recevez,Monsieur le Maire,l'assurance de ma considération très distinguée.
Le Sous-Préfet


Document original consultable en salle de lecture du Pôle de Bayonne et du Pays Basque (AD64)

39 avenue Duvergier de Hauranne 64100 Bayonne
Cote:E Dépot Bardos 1 H Art 10