20 janvier 2021

Ligne à haute tension entre les Forges d'Abel et Laruns,les forges d'Abel et Bayonne

 Ministère des travaux publics

 (…) Vu la loi du 12 août 1919 tendant à faciliter l'exécution des travaux publics après la guerre ;

Vu la convention en date du 15 décembre 1923 par laquelle le préfet des Basses-Pyrénées à concédé à la société des forces Motrice de la vallée d'Aspe dont le siège social est à Paris, 16, rue de la Pépinière, la construction et l'exploitation des lignes de transport d'énergie électrique à haute tension entre les Forges d'Abel et Laruns,les forges d'Abel et Bayonne, dans le département des Basses-Pyrénées ;

Vu le cahier des charges annexé à ladite convention ;

Vu la demande de la société susvisée en date du 29 novembre 1922 tentant obtenir la déclaration d'utilité publique de l'entreprise ;

Vu la demande de la société précitée en date du 24 novembre 1923  tendant à obtenir la déclaration d'urgence des travaux d'exécution des lignes en question ;

Vu les pièces de l’enquête d'utilité publique ouverte en exécution des articles 11 et 12 de la loi du 15 juin 1906 et dans les formes déterminées par le règlement d'administration publique du 24 avril 1923 ;

Vu le rapport du service du contrôle des distributions d'énergie électrique du département des Basses-Pyrénées en date du 13 août 1923 ;

Vu l'avis du préfet du département des Basses-Pyrénées en date du 13 août 1923 ;

Vu le rapport du service des forces hydrauliques du Sud-Ouest, chargé de centraliser l'instruction de l'affaire, en date du 8 octobre 1923 ;

Vu l'avis du ministre de l'Agriculture, en date du 10 janvier 1924 ;

Vu le décret du 20 janvier 1920 qui a chargé le ministre des travaux publics des services de l'administration des P.T.T. ensemble le décret du 15 janvier 1922 qui a maintenu ces services dans ses attributions ;

La section des travaux publics de l'agriculture, du commerce, de l'industrie, des postes et des télégraphes, du travail et de la prévoyance sociale du Conseil d'État entendue ;

Décrète :

Art.1er._Est  approuvée la convention passée le 15 décembre 1923 entre le préfet des Basses-Pyrénées, agissant au nom de l'État et M.Valatelli,directeur général représentant la Société des forces motrices de la vallée d'Aspe, pour la concession des lignes de transport d'énergie électrique à 60.000 volts entre Les Forges d'Abel et Laruns,les Forges d'Abel et Bayonne, conformément aux dispositions du cahier des charges annexé à cette convention.

Ladite convention ainsi que le cahier des charges et le plan des lignes resteront annexés au présent décret.

Art.2._Est déclarée d'utilité publique la concession accordée en vertu de l'article précédent et comportant l'établissement des lignes susmentionnées.La présente déclaration d'utilité publique sera considérée comme nulle et non avenue,si les expropriations nécessaires pour l'exécution desdites lignes ne sont pas effectuées dans le délai de trois ans ans à compter de la date d'approbation des projets définitifs.

Art.3_Sont déclarés urgents les travaux de la ligne susvisée.

Art.4_Le ministre des travaux publics et le ministre de l’intérieur sont chargés,chacun en ce qui le concerne,de l’exécution du présent décret,qui sera publié au Journal officiel et inséré au Bulletin des lois.

Fait à Paris,le 6 mars 1924.

A.MILLERAND.

 

Par le Président de la République :

Le ministre des travaux publics,

YVES LE TROCQUER.

 

Le ministre de l’intérieur,

MAURICE MAUNOURY  

 

Source : Journal officiel de la République française. Lois et décrets 11 mars 1924

A partir de la page 2387

Pour aller plus loin 

Dossier en ligne Légion d'Honneur de Gino Antonio Valatelli
Dossier : 19800035/663/76264

Voir page 8/16 

"Résistance
Formation de groupements F.T.P.dans les chantiers de sa société.
le 27/7/44 est intervenu au moment où des otages allaient être fusillés _a réussi à les faire libérer."


Persée:
Gino Valatelli et la réussite d'un entrepreneur (1924-1965)
article de Pierre Jambard
Annales de Normandie Année 2001
Fait partie d'un numéro thématique : L'émigration–immigration italienne et les métiers du bâtiment en France et en Normandie : Actes de colloque de Caen (24-26 novembre 2000)

L'utilisation industrielle de la vallée d'Aspe (Pyrénées occidentales) 

Par R.Plandé

15 janvier 2021

Les maires du département des Basses-Pyrénées sollicités dans la reconstitution de l’état civil de Paris antérieur à 1860

Les deux collections d'état civil de Paris;la communale et celle greffe,ont brûlé en mai 1871,lors des derniers jours de la Commune .
Entre 1872 et 1897,l’état civil de Paris antérieur à 1860 a été partiellement reconstitué.Pour ce faire,les maires des départements ,dont celui des Basses-Pyrénées ont été sollicités. 


 

Pau,le 18 juin 1872

Le Préfet  à MM. les Sous-Préfets et Maires du département.

Messieurs,

L'article 11 de la loi du 15 février 1872  sur la reconstitution des Actes de l’État civil de la ville de Paris dispose qu'il sera donné récépissé aux administrations et établissements publics des pièces qu'ils auront déposées et que ces récépissés seront,sur une demande spéciale de leur part, échangés contre une expédition sur papier libre faisant même foi que la copie authentique.

Ce travail de reconstitution doit porter sur tous les actes de naissance, de reconnaissance d'enfants naturels, de mariage, de divorce, ou de décès antérieurs où postérieurs à la loi de 1792, jusqu'au 31décembre 1859, et pour la mairie du 12e arrondissement (Reuilly) jusqu'au 25 mai 1871.

Par sa circulaire du 12 de ce mois,M.le Ministre de l'Intérieur, après m’avoir rappelé ces dispositions, ajoute ce qui suit :

« Je vous prie, en conséquence,de vouloir bien faire dépouiller tous les dossiers de personnel ou autre existant, soit dans les bureaux, soit dans les archives de votre Préfecture ,et d'en extraire les actes mentionnés plus haut.Le même dépouillement devra être fait dans les Sous-Préfectures de votre département et dans les archives de tous les établissements publics relevant de votre autorité.

Tous les actes trouvés seront, par vos soins,transmis au dépôt institué par la loi du 12 février.Il est essentiel que vous indiquiez spécialement, dans les bordereaux d'envoi ceux dont vous désirez recevoir une copie. »

Je vous prie,Messieurs, de vouloir bien satisfaire, chacun en ce qui vous concerne, à ces prescriptions et de les faire appliquer dans les établissement public dénommés dans la loi et qui existeraient dans vos résidences respectives.

Recevez ,Messieurs,l'assurance de ma considération très distinguée.

Pour le préfet par délégation
Le Secrétaire Général,
V.LESPY.


Source :
République Française
Préfecture des Basses-Pyrénées
Recueil des Actes Administratifs
Année 1872 

Pour aller plus loin 

 
Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Mormons)

08 janvier 2021

22 octobre 1939, mort du soldat réserviste Marticoréna Hilaire, près du tunnel Saint-Esprit

La France a déclaré la guerre à l'Allemagne Nazie début septembre 1939.Du fait de problèmes d'audition,le soldat réserviste Hilaire Marticoréna originaire d'Urepel,a été affecté à Bayonne.Dans la nuit du 21 au 22 octobre,il avait pour mission de surveiller la voie ferrée située,avant l'entrée du tunnel Saint-Esprit conduisant à la gare de Bayonne.

L'accident mortel présenté par La Gazette de Biarritz 

Lundi 23 octobre 1939

Un mobilisé tué en service commandé sur la voie ferrée de Hendaye à Bayonne

Aux premiers jours de la mobilisation il avait quitté son petit village basque d’Urepel avec quelques-uns de ses camarades pour répondre à l'appel de la Patrie.Sans forfanterie, mais aussi sans faiblesse, il avait abandonné son foyer, sa femme, ses enfants et réconforté par le prêtre qui avait tenu à l’accompagner un bout de chemin en lui prodiguant des paroles d'espoir il était enfin parti sans retourner la tête…

Où allait-il ?Il n'en savait rien.Qu’importe il obéirait aux ordres.

Et c'est en se livrant à ces multiples réflexions que connaissent bien tous ceux qui vécurent ces heures,qu’il  accomplit son voyage jusqu'au chef-lieu où il devait apprendre ce que les chefs  attendaient de lui.

Le hasard ou plutôt les besoins du moment firent  que loin de partir au front, il fut affecté à une unité qui se trouve encore aujourd'hui à Bayonne.Il accepta le sort qui lui était réservé et, malgré tout se félicita des circonstances différant pour lui le contact des dangers appréhendés.

Mais pour être à l'arrière, on n'est cependant pas dispensé de servir ce que, hélas ! trop de critiques bénévoles pensent parfois même s’oublient  à dire.En dehors des exercices,des marches , des tirs, des corvées, ceux qui restent ont des obligations dont certaines correspondent à de très graves intérêts touchant la défense nationale comme par exemple la garde des ouvrages d'art et des voies et communications et c'est au cours d'une de ses obligations sans relief mais cependant indispensables, que notre mobilisé basque trouva la mort !...

Commandé pour surveiller contre toute tentative criminelle, les abords du tunnel qui commence au  quartier Jean d'Amou pour prendre fin aux approches de la gare de Bayonne, le malheureux a été écrasé hier, un peu avant après minuit, par un train venant de Hendaye…

Mort modeste peut être, à laquelle le brave garçon eut sans doute préféré, s'il en avait eu le choix, l'autre là-bas, en première ligne, mais mort quand même au service de la patrie !

Aussi nous plaît-il de confondre dans un même sentiment de reconnaissance émane ce brave enfant du petit village basque d’Urepel avec les vaillants combattants qui sont déjà tombés où qui tomberont demain face à l'ennemi, pour que la France survive.

Par sa fin tragique autant qu'un imprévue, il a comme eux bien mérité de la patrie.

Rapport et enquête d'accident

AD 64 Bayonne 3 U 1 Article 42 Tribunal de Première instance de Bayonne

Bayonne,le 23 octobre 1939

Commissariat spécial de Bayonne 

Monsieur le Commissaire Divisionnaire Hendaye

J'ai l'honneur de vous rendre compte qu'un accident mortel s'est produit le 22 octobre courant, vers 0h25, sur la ligne de BORDEAUX à HENDAYE, à la sortie du souterrain de Saint-Esprit.

A cet endroit, étaient de garde les soldats MARTICORENA Hilaire, et GABARRUS  Pierre .A un certain moment,Marticoréna ,sentant le froid, a quitté la guérite pour faire un peu d'exercice sur la voie, mais presque aussitôt,Gabarrus, ayant aperçu le train qui venait d’Hendaye, le signala à son collègue en lui disant en basque « Attention le train ». N’ayant pas obtenu de réponse , le convoi passé, Gabarrus appela de nouveau mais en vain, son camarade.Il se mit alors à sa recherche et il le trouva, à une vingtaine de mètres environ de la guérite, allongé entre les rails, la face contre terre, ne donnant plus signe de vie, son fusil, broyé non loin de lui.

Les services de la gare, alertés, ont fait transporter aussitôt Marticoréna à l'hôpital militaire où le décès a été constaté.

D’après les dires de Gabarrus ,son  camarade de faction était dans un état normal, mais en raison de l'obscurité, il n'a pu se rendre compte des causes exactes de l'accident dont il a été victime (chute ou surprise).

Conformément aux instructions du Parquet,la gendarmerie de Bayonne à procédé à l’ enquête judiciaire.

Le soldat réserviste Marticoréna ,Hilaire,était né le 25 janvier 1905 à Urepel (Basses-P).

Il appartenait au recrutement de Pau  et portait le Numéro Matricule 946.Il était marié et père de trois enfants âgés respectivement de6,5,et 2 ans.

N°9.664

Vu et transmis à :

1° Monsieur le SOUS-PRÉFET de Bayonne,pour information.

2°Monsieur le Procureur de la République à Bayonne.

Hendaye le 24 octobre 1939

 

GENDARMERIE NATIONALE

Renseignements sur la mort accidentelle du soldat MARTICORENA ,Hilaire du 183 e Rgt régional.

Ce jourd hui vingt deux octobre mil neuf cent trente neuf à dix heures

Nous,soussigné LASSAUQUE,Martial

Gendarme à pied à la résidence de Bayonne des Basses-Pyrénées revêtu de notre uniforme et conformément aux ordres de nos chefs

de service à notre caserne, avons été informés téléphoniquement qu’un accident mortel s'était produit dans la nuit sur la voie ferrée et qu'un militaire avait été tué par un train.

Nous nous sommes immédiatement rendu à la gare de Bayonne, où le Capitaine VERGNOL,faisant fonction de commissaire militaire, nous a fait la déclaration suivante :

« Dans la nuit du 21 au 22 courant, j'ai été prévenue par un cycliste qu'un accident mortel était survenu à un garde voie ,que le nécessaire avait été fait pour le conduire à l'hôpital.

Ce matin à la première heure, accompagné du Capitaine cdt la 14e Cie  du 182e R.R compagnie à laquelle appartenait la victime et de M.l'Ingénieur de la voie, nous sommes transportés sur les lieux de l'accident.Nous avons recherché l'endroit où avait été heurté la victime.

A notre avis cet homme qui devait faire les cent pas pour se réchauffer à proximité de sa guérite, a été frappé dans le dos par là motrice du train venant de Hendaye et arrivant en gare de Bayonne en 0h27.

Les traces de sang indiquent bien que l'homme a été touché à environ 20 mètres de sa guérite, porteur de son arme que nous avons trouvée brisée en plusieurs morceaux.

Après avoir entendu son camarade de garde, le soldat GABARRU,Pierre,il résulterait bien que la victime se serait trouvée sur la voie au moment même de l'arrivée du train et son impression a été telle que l'accident paraissait inévitable, si bien que dès le passage du train il a bondi à la recherche de son camarade qu'il a découvert étendu entre les 2 rails la face contre terre.

Il a cru devoir le retirer en dehors de la voie, d'abord pour se rendre compte de l'état de sa  blessure et éviter qu'un deuxième train ne le happe à nouveau.

Il est venu aussitôt prévenir le poste voisin à la sortie du tunnel côté Bayonne, lequel a détaché un homme pour alerter le poste de la gare.

Le chef de poste à fait prévenir le chef de poste des gardes voie rue Neuve, qui a immédiatement prévenu une ambulance pour transporter le corps à l'hôpital militaire.

Des renseignements recueillis, il résulte qu'il y a bien eu accident et que cet accident a eu lieu en service commandé.

De tout ce qui ci-dessus, j'en ai dressé un rapport, qui a été envoyé à la Place dans la matinée.

Lecture faîte  persiste et signe.

 

Nous nous sommes rendus sur les lieux et avons constaté ce qui suit :

A 6 mètres de la sortie sud-est du tunnel Saint-Esprit se trouve une guérite, placée du côté de la voie descendante.

A 17 mètres plus loin, on remarque en dehors de la voie, une tâche de sang qui a rougi les herbes.Le fusil brisé en plusieurs morceaux se trouve près de cette tâche.

Trois mètres plus loin à l'intérieur de la voie et près du rail gauche, on remarque sur une traverse une épaisse tâche de sang de la grandeur d'une assiette à dessert.Ce sang est coagulé.

Enfin à 23 mètres de cette tâche on remarque sur une pierre du ballast à l'intérieur de la voie et près du rail droit, une touffe de cheveux adhérente à un caillou.

Entre ses cheveux et la dernière tâche de sang,une traverse et quelques pierres ont été arrosées de sang, qui semble avoir jailli .

Des débris de la monture du fusil sont parsemés à l'intérieur de la voie et quelques morceaux sont même attachés aux tires- fonds des traverses.

De ces constatations il résulte que le soldat Marticoréna se trouvait à 35 mettre de la guérite et à l'intérieur de la voie lorsqu'il a été tamponné.

L'accident s'est donc produit à la sortie Sud-Est du tunnel Saint-Esprit à Bayonne.La voie décrit à cet endroit une légère courbe qui atténue la longueur de la visibilité.En outre, le côté Sud Ouest de la voie est boisé ce qui rend très obscure la sortie du tunnel.

Poursuivant notre enquête, nous avons entendu le soldat GABARRUS ,Pierre, 29 ans de la 14e Compagnie du 182e Régiment Régional qui nous a déclaré :

Hier soir 21 octobre 1939, j'ai pris la garde à la sortie Sud-Est du tunnel Saint-Esprit en Compagnie du soldat Marticoréna.

Nous avions passé une partie de notre faction dans la guérite en parlant de notre situation.

Pour se réchauffer, vers 0h15 ou 0h20 Marticoréna est sorti pour se promener.

Quelques minutes à peine s'étant écoulées, lorsque mon attention a été attirée par le bruit d'un train venant de la direction d’Hendaye.J’ai aussitôt appelé Marticoréna mais le train était déjà à sa hauteur .

Une fois que le convoi a été passé, je me mis à la recherche de mon camarade et je l'ai découvert allongé au milieu de la voie la face contre terre.

Je l'ai immédiatement relevé et déposé sur le côté de la voie et j'ai alors constaté qu'il était mort .

Son fusil brisé en plusieurs morceaux était également au milieu de la voie.

Je me suis alors rendu au près de la sentinelle située à l'autre extrémité du tunnel afin de faire prévenir le chef de poste.Je suis ensuite revenu au près du corps de Marticoréna.

Au moment du choc, je n'ai pas entendu crier mon camarade je n'ai pas non plus entendu siffler le train.

Quelques instants après les employés de la compagnie sont arrivés avec des lanternes et un brancard et ils ont emporté le corps à la gare.

Mon camarade Marticoréna est décédé victime d'un accident car il était dur d'oreille.

Il n'a nullement voulu mourir volontairement ,il était gai et nous avions passé la soirée à raconter des histoires.

Lectures faite persiste et signe.

 

M.TUCOO ,Pierre, 43 ans, sergent à la 14e compagnie du 182e régiment Régional déclare :

"La garde du côté Sud-Est du tunnel Saint-Esprit était assurée la nuit dernière de 23h30 à 2h par la sentinelle double composée du soldat Marticoréna  et du soldat Gabarrus.

Ces deux hommes ont quitté le cantonnement vers 23h25 pour se rendre à leur poste.

Dans la nuit une des sentinelles est venue me prévenir qu'un accident était arrivé à Marticoréna.

Je me suis immédiatement rendu à la gare pour prendre des nouvelles et lorsque j'ai appris que Marticoréna était mort, j'en ai rendu compte au lieutenant Lelibon.

Un médecin prévenu par la compagnie de chemin de fer est venu et il a constaté le décès,il a  lui  même prévenu l'ambulance qui a transporté le cadavre à l'hôpital militaire.

Le soldat Marticoréna était sérieux et ponctuel dans son service.Il était sous mes ordres depuis 24 jours seulement.Il avait été classé service auxiliaire pour surdité néanmoins il était resté dans l'affectation de garde-voie."

Lecture faites persiste et signe  

   

De l’enquête à laquelle nous nous sommes livrés ,il résulte que le soldat Marticoréna  est mort accidentellement.

Le train était conduit par le conducteur électricien VIDAU du dépôt de Bordeaux, le convoi était tracté par le locomoteur numéro 4187.

Le conducteur du train ayant regagné son dépôt, n'a pu être entendu, mais d'après les déclarations verbales des employés de la compagnie présents à l'arrivée du train tamponneur, le conducteur ne se serait aperçu de rien.

La famille du décédé a été prévenue par les soins du commandant de la 14e compagnie du 182e R.R. Identité :Marticoréna ,Hilaire, né le 25 janvier 1905 à Urepel (B.P.)  fils de Justo et Garnieta,Josépha,a marié ,trois enfants.

Nous joignons au procès-verbal un croquis de l'état des lieux ainsi qu'un bulletin de décès.

Trois expéditions

1ère à M.le Procureur de la République

2ème à M.le Commandant d'Armes

3ème  aux archives

 

L'an  mil neuf cent trente neuf le 30 octobre

Nous Dubois,Léopold Inspecteur de police spéciale en résidence à Bordeaux

(…)Mandons et entendons comme suit M.Videau , Jean, 42 ans, conducteur électricien du dépôt de Bordeaux demeurant dans cette ville  (…)qui déclare :

« Le 22 courant je conduisais , en effet le train N° 190 ,partant d’Hendaye à 23h25 et arrivant à Bayonne à 0h28.

Lorsque je suis passé au lieu-dit « Le Tunnel Saint-Esprit » près  Bayonne, et étant donné la courbe que décrit la voie à cet endroit, mon convoi ne roulait qu'à une vitesse de 30 kilomètres à l’heure environ, mais malgré cela, je n'ai aperçu personne devant le locomoteur et n'ai ressenti non plus aucun choc faisant présumer que j'avais heurté quelqu'un.

Arrivé à Bayonne, quelques minutes plus tard ,l'arrêt prescrit étant de 18 minutes, je suis descendu du locomoteur et l’ai visité tout le tour conformément aux règlements, mais là encore je n'ai remarqué rien d'anormal et d'autant plus, que je n'avais pas eu connaissance de l'accident dont vous me parlez.

Ce n'est qu’à mon arrivée en gare de Dax que le Chef de service m'a appris qu’en cours de route j'avais tué un soldat qui montait la garde près du tunnel Saint-Esprit à Bayonne.

J'ai alors fait observer à ce Chef de service que je n'avais rien vu ni entendu au cours du trajet Hendaye-Bayonne.

J'ai néanmoins examiné à nouveau mon locomoteur très minutieusement avec l'aide du visiteur habituel, mais je n'ai relevé aucune trace d'accident où d'accrochage quelconque.

Je ne peux donc fournir aucun renseignement sur les circonstances de l'accident mortel dont a été victime le soldat Marticoréna .

J'ajoute que ce jour-là, j'étais assisté de M.Brousteau Chef de train du dépôt de Bordeaux, comme aide conducteur.

Je précise en outre qu’à mon approche du tunnel « Saint-Esprit » et  avant le passage à niveau situé à 100 mètres plus loin,j’ai actionné comme je le fais habituellement,le sifflet de mon locomoteur,ces endroits étant les plus dangereux de la ligne Hendaye-Bordeaux."

Lecture faite persiste et signe avec nous. 

 

Autres militaires victimes d'accidents mortels  

7 aout 1940

Pont de fer de la Nive

Hier matin vers 7h30 alors que deux trains se croisaient sur le pont de fer traversant la Nive un militaire allemand a été heurté par le convoi se dirigeant sur Bayonne ; la mort a été instantanée.

On croit que la victime voulant se garer du train allant vers Hendaye,n'aperçut pas celui ci venant en sens inverse.

La Gazette jeudi 8 août 1940

 

Acte de décès  N°523 Richard Schneider

Le sept août mil neuf cent quarante

sept heures trente cinq minutes est décédé quartier Saint Léon, Pont du chemin de fer de la Nive, Richard Schneider soldat né à Trachenberg-in-Schlesien (Allemagne) le vingt six mai mil neuf cent douze

Dressé le sept août mil neuf cent quarante

onze heures  sur la déclaration de Véronique Mendilahatxou, femme Lasausa,trente ans,ménagère, domiciliée en cette commune, qui lecture faite à signé avec nous Émile Weiller, chevalier de la Légion d'Honneur,Adjoint au Maire de Bayonne, Officier de l'Etat-Civil par délégation  

Source:Etat civil de Bayonne registre des décès 1940

 

  20 octobre 1944

Pont de fer Adour

http://archives.le64.fr

Découvrir les archives/Document du mois_Janvier 2021 _Luc Corlouër

Le décès du résistant Roger Schaeffer