mardi 5 novembre 2019

Banquet du groupement des Basques Béarnais et Gascons

Banquet du 3 mars 1956 

Restaurant "La Palmeraie"

Menu

Garbure de la vallée d'Ossau

Foie gras de Saubusse

Jambon de Bayonne

Salmis de palombes"Biriatou"

Cèpes à la bordelaise

Flageolets Forges de l'Adour

Agneau de Lescun

Salade des Gaves

Glace Superbagnères


Vins de Bordeaux

Vins de Jurançon

Café

Armagnac

Izarra

Trouvaille de Gilbert Arragon bouquiniste rue Ste Catherine 64100 Bayonne

 Pour aller plus loin 

BNF Presse locale ancienne

L'Union pyrénéenne organe des originaires basques, béarnais & ["puis" et] gascons résidant à Paris (...)

Fondateurs :
De Paul,
Léon Bonnat,
Ch. Petut,
Maurice Champetier de Ribes,
Paul Reclus
Albert Navarre 


Où trouver cette collection plus ou moins lacunaire ?

 

vendredi 1 novembre 2019

In Situ revue des patrimoines publie un appel à contributions sur le patrimoine de la justice


In Situ Revue des patrimoines publie un appel à contributions 

sur le patrimoine de la justice


Sources:
In Situ Appel en cours Le patrimoine de la justice.
Appel relayé sur le site internet Criminocorpus - Marc Renneville · 25 octobre 2019

(...)
Les fermetures massives de tribunaux ont affecté les ensembles immobiliers, dispersé le mobilier de qualité et les collections, ainsi que les bibliothèques et les archives. Les reconversions ont très souvent contribué à la disparition d’éléments de décors et d’aménagements intérieurs. De récentes mises aux normes, pour l’accessibilité et la sécurité, ont également fait peser des risques de dénaturations d’espaces et d’aménagements anciens. Un certain nombre de protections au titre des monuments historiques ont permis d’accompagner ces changements et certaines transformations, avec l’ajout d’éléments contemporains, apparaissent comme une nouvelle étape de l’histoire de la Justice en France et de l’évolution de ses pratiques.
Ce numéro de la revue In Situ vise également à interroger, dans chaque axe développé ci-dessous, les frontières du patrimoine judiciaire. Frontières géographiques qui pourront être questionnées à partir des fonctions ou des formes des bâtiments, pour y relever des signes d’acculturation. Frontières conceptuelles à partir d’objets limites tels que les scellés judiciaires, pièces à conviction, instruments de police scientifique…
Pourront être abordés les thèmes suivants :

Le patrimoine architectural

Outre un bilan de la recherche actuelle, cette thématique permettra de s’interroger sur la reconnaissance patrimoniale de l’architecture de la Justice et sa préservation. L’enjeu sera celui de dresser un corpus de lieux à travers le temps et la géographie : fourches patibulaires ; parlements ; palais de justice ; tribunaux ; prisons / bagnes portuaires, bagnes coloniaux, …
Des exemples d’édifices ou d’ensembles d’édifices permettront d’aborder la question des réutilisations révolutionnaires, des programmes du xixe siècle, jusqu’aux cités judiciaires du xxe siècle.
Les projets de restauration/rénovation et les créations récentes pourront également être présentés et commentés au regard de la préservation du patrimoine et des nouveaux besoins de la Justice. De même, la question des reconversions et des requalifications pourra être abordée.
Il sera enfin possible de s’interroger sur les lieux de crimes protégés (résistants torturés, fusillés) et par extension la notion de « dark tourism » et des « prisons Grévin » (Bodmin Jail, Alcatraz…).

Décors et mobilier de la justice

La Justice a de tout temps fait appel à des objets ou des décors pour asseoir son pouvoir. Outre les objets médiévaux liés à ce domaine, ainsi que certains décors encore en place, il sera possible d’évoquer les grands ensembles peints et sculptés du xixe siècle, la politique de dépôts de l’État dans les lieux de la Justice, ainsi que le 1 % artistique qui concerne les réalisations du xxe siècle.
Aux côtés des décors, ce seront les objets « du quotidien » de la Justice qui pourront être étudiés (urnes, fauteuils, barre des témoins, costumes…) ; de même, les questions des crucifix retirés en 1905 et la présence de telle ou telle allégorie pourront être développées, ainsi que les protections au titre des monuments historiques d’objets mobiliers ou le sort des bibliothèques lors de déménagements/travaux.

Archives de la justice

Les archives de la justice sont à la fois des objets du patrimoine judiciaire et des instruments pour connaître la justice du passé. On accueillera ici des études sur des fonds particulièrement représentatifs et sur les problématiques liées à leur conservation et à leur valorisation : archives anciennes ; fonds spécialisés ; la couverture de certains procès (restriction en huis clos ou ouverture au public, dessins d’audience, enregistrement audio-visuel) ; les fonds photographiques ; les scellés judiciaires, les dessins d’audience et les instruments existants ou en cours de constitution.

Images de la justice et des justiciables

La représentation de la Justice à travers le temps est un vaste corpus qui pourra être analysé et questionné : enluminures, peintures, sculptures, estampes et caricatures, …
Outre les représentations artistiques, il sera intéressant d’aborder celles du xxe siècle, avec la photographie et la vidéo, autour des cartes postales du premier tiers du siècle, mettant en scène les lieux de la justice ; le dessin de presse et la presse populaire illustrée ; les études savantes (anthropologie criminelle, criminologie) et leurs liens avec la photographie judiciaire ; les émissions télévisées ; la justice au cinéma dans les films classiques.

Propositions de contribution

Les articles attendus doivent contenir une part inédite de recherche, d’hypothèse ou de mise à jour ; ils ne peuvent reprendre la totalité d’un article déjà paru.
Si vous souhaitez contribuer à ce numéro, nous vous remercions d’envoyer avant le 30 novembre 2019 votre proposition, accompagnée d’un résumé de 1 500 signes maximum et d’un court CV, par voie postale :
In Situ. Revue des patrimoines / Ministère de la Culture / Direction générale des Patrimoines – Département du pilotage de la recherche et de la politique scientifique 6, rue des Pyramides 75001 Paris
À l’attention de Françoise Cosler
Ministère de la Culture
Direction générale des Patrimoines
Revue In Situ
6, rue des Pyramides

75001 Paris
ou par courriel : francoise.cosler@culture.gouv.fr.
Envoyer une copie de votre proposition à : michael.vottero[at]culture.gouv.fr et marc.renneville[at]cnrs.fr.
Les textes eux-mêmes seront attendus au 31 janvier 2020, pour une mise en ligne autour de septembre 2020. La taille des articles sera comprise entre 15 000 et 35 000 signes.
Les recommandations aux auteurs concernant le nombre de pages ou d’images, les droits de l’iconographie, l’insertion de notes et de liens, etc., sont consultables sur le site de la revue https://journals.openedition.org/insitu/401

 
Façade de l'ancien tribunal de Bayonne 

samedi 26 octobre 2019

Compléments et sources à "Ithorrots,Vichy....Buenos-Aires"

L'hebdomadaire Mediabask a publié le 17 octobre dernier, à la rubrique opinion-courrier des lecteurs, un texte qui a pour titre Ithorrots, Vichy… Buenos-Aires.
Il s'agit du résumé d'une enquête à laquelle j'ai participé .Au départ,une rumeur locale rapportait que pendant la Seconde Guerre mondiale,Bertrand Laurent d'Abbadie d'Ithorots, s'était engagé  dans la Milice française.Vrai ou faux,les recherches aux archives départementales des Pyrénées-Atlantiques d'un milicien sous le nom de d'Abbadie n'ont apporté aucune réponse.Le ouï-dire est  resté longuement en l'état.Puis,un extrait d'un livre paru à la fin septembre 2017 a relancé la curiosité sur le parcours combattant de ce jeune homme d'Ithorrots. 
Le format courrier des lecteurs  ne se prête pas à la longueur des explications et aux mentions des sources consultées.À l'inverse,toutes choses possibles dans le cadre d'un blog.

Le livre qui a ranimé les recherches sur 

Bertrand Laurent d'Abbadie  

À la Libération, le colonel Paul Paillole, responsable du contre-espionnage français, centralise une liste des personnes soupçonnées d'avoir collaboré avec l'occupant allemand.

Extrait du livre de Dominique Lormier "Les 100 000 collabos"Cherche Midi éditeur

Ce Bertrand Laurent d’Abadie - avec un b - rendu visible par Dominique Lormier, correspondrait-il à Bertrand Laurent d’Abbadie - avec deux b - né le 6 décembre 1923 à Ithorrots (64). S’agit-il d’une erreur de plume dans la transcription du patronyme ou de deux individus totalement différents ?
Pas la moindre trace d'un éventuel milicien sous le nom de d'Abbadie au Pays Basque, dans le Béarn ou dans les départements limitrophes.

La généalogie en aide à la recherche

Lorsqu'on ne trouve pas directement des renseignements sur le passé d'un individu,une méthode d'investigation consiste à s’intéresser à l'entourage familial.Les actes d'état civil accessibles depuis les communes et ou les Archives départementales, livrent des indices  aux recherches.
Les parents de Bertrand, Laurent Jacques d’Abbadie  et Germaine Marie Rose Isabelle Botet de Lacaze se sont mariés le 29 novembre 1920 à la Labastide-Castel-Amouroux dans l’arrondissement de Marmande (47). Le mariage civil a été célébré par Henri Botet de Lacaze, châtelain, maire de cette petite commune et oncle de la mariée.Sous le gouvernement du Maréchal Pétain,il sera  Chef local du Service d'ordre légionnaire (SOL) ,chef de Cohorte milicienne.puis délégué régional de la Milice pour la zone sud.

   Vol de la  Milice dans un garage de la gendarmerie         

Dans la nuit du 7 au 8 juin 1943, Botet de Lacaze , commande un groupe de miliciens dans le vol de onze side-cars et de quatre motos rangées dans un garage de la brigade motorisée de gendarmerie de Grignols (Gironde). Rapidement, la gendarmerie parvient à établir sa responsabilité dans ce coup de main. Un inspecteur des Renseignements Généraux souligne dans un bulletin de renseignements daté du 17 juin :

« Ce vol effectué en bande probablement armée, la nuit, avec effraction, d’un matériel appartenant à l’État par des membres d’un organisme officiel commence à être connu dans la région où il fait une très mauvaise impression dans tous les milieux.
Les gens d’ordre, des Nationaux sensés, réprouvent énergiquement ces méthodes qui accroissent le désarroi des esprits en participant à l’anarchie où le pays semble déjà glisser. Ils disent que la plupart des Miliciens sont des gens tarés cherchant à créer un État dans l’État et ne valant guère mieux que les communistes ».

Le plaidoyer de Joseph Darnand secrétaire général de la Milice Française

Côté jardin, Botet de Lacaze est révoqué de ses fonctions de conseiller départemental de Lot-et-Garonne et de maire  de Labastide-Castel-Amouroux .

Côté cour, Joseph Darnand secrétaire général de la Milice Française adresse un courrier  au préfet du Lot-et-Garonne  :
« Vous demandez, Monsieur le Préfet , que je prenne des sanctions contre mon Camarade. Les apparences sont trop contre lui pour que je ne vous donne pas satisfaction et je vous informe que Henri BOTET DE LACAZE , Chef de Cohorte de Castel Jaloux est déchu de son grade et ramené à la simple condition de Franc-Garde.
Si je cède ainsi à l’insistance que vous avez mise à obtenir une sanction contre l’un des nôtres, je me permets cependant d’attirer votre attention sur le passé de la famille BOTET DE LACAZE dans votre département. Les BOTET DE LACAZE ont été appelés, de père en fils, par la voix publique à diriger les destinées politiques de leur commune et de leur canton. Ils sont estimés et aimés de leurs concitoyens. Je voudrais aujourd’hui que pour une faute bénigne ne dépassant en aucun cas le cadre de son activité milicienne, mon camarade Henri BOTET DE LACAZE ne soit pas déchu de la confiance publique accordée depuis plusieurs générations à sa famille. Je sais que diverses interventions, émanant d’autres organisations que la nôtre, sont venues peser sur votre décision. Mais la sanction prise contre DE LACAZE dans le cadre de la Milice est, à mon avis, suffisante pour calmer les inquiétudes qui ont pu être soulevées et exploitées dans votre département. »
[2]

La sanction sera de courte durée. À la fin février 1944 Henri Botet de Lacaze est nommé délégué général de la Milice pour la zone sud. Il s’installe à Vichy et assure la liaison entre le secrétaire général Francis Bout De l'An et les chefs régionaux ou départementaux de la Milice.

Fuyant l'avancée des troupes alliées en France, il restera en exil à Sigmaringen jusqu'à son départ pour Milan le 22 avril 1945. Sa trace se perd en Italie.


Henri Botet de Lacaze et deux de ses enfants condamnés à mort par contumace

Un arrêt du 16 octobre 1945 de la Cour de Justice séant à Riom, condamne à mort par contumace,à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens pour crime d’intelligence avec l’ennemi, Henri Botet de Lacaze.

Deux de ses fils, Jean et Maxime, qu’il a enrôlés dans la Milice et qui auraient par la suite combattu au sein de la Waffen SS « Charlemagne » ,sont également condamnés à la peine de mort et à la confiscation de tous leurs biens présents et futurs pour crime d’intelligence avec l’ennemi par deux arrêts de contumace de la Cour de Justice d’Agen en date du 18 septembre 1946.


La fuite vers l’Argentine

Henri Botet de Lacaze, son épouse et leurs enfants, parviennent à s’enfuir d’une Europe dévastée par la guerre. Ils voyageront à bord du Cabo de Buena Esperanza_au départ de Bilbao ?_sous les identités suivantes:

Botet de Lacaze de Menou Geliot Hubert Joseph,ville de naissance G.Gérona,âgé de 13 ans

Botet de Lacaze de Menou Léon,Fernand,François, ville de naissance Toulouse, âgé de 58 ans

De Lacaze de Menou Geliot,Diane Françoise,ville de naissance ,L Gérona âgée de 19 ans

De Lacaze de Menou Geliot Elisabeth,Bernadette ,ville de naissance L.Gérona âgée de 10 ans

De Lacaze de Menou Geliot Fernand Maxime,ville de naissance  L.Gérona âgé de 22 ans

De Lacaze de Menou Geliot Henriette ,Odile,ville de naissance  LGérona  âgée de 17 ans

De Lacaze de Menou Geliot Jean Baptiste Ferdinand ,ville de naissance L.Gerona âgé de 25 ans

De Lacaze de Menou Geliot Marguerite Marie ,ville de naissance  L.Gerona âgée de  24 ans

Ils débarqueront  à Buenos Aires le 2 octobre 1946

Henri Botet de Lacaze  décède le 2 septembre 1956. La justice française ordonne la cessation des recherches en 1973 seulement, en apprenant son décès.


Et Bertrand Laurent d’Abbadie ?


L’appartenance à la Milice Française étant susceptible de constituer un motif de poursuites, nous nous sommes tournés vers le Dépôt Central des Archives de la Justice Militaire (DCAJM) situé dans le département de l’Indre. Une procédure a été effectivement instruite par le Tribunal militaire de Bordeaux à l’encontre d'un Bertrand d’Abbadie né le 6/12/1923 à Ithorrots.

La grand-mère du jeune Bertrand Laurent d'Abbadie, Jessie d’Abbadie, née Tessié de La Motte, âgée de 81 ans, déclare dans le cadre de l'instruction : son fils Laurent Jacques a été mobilisé en qualité de capitaine et fait prisonnier en juin 1940, il est resté en captivité en Allemagne jusqu’à son rapatriement au mois de juillet 1941 comme père de famille nombreuse, cinq enfants, Bertrand, Jean, Maiten, Evelyne, Raymond. 

Il résulte de l’enquête :

  • Du mois d’octobre 1940 au mois de juillet 1941 son petit-fils, Bertrand Laurent, est étudiant à Toulouse, au Caousou, école de l’Immaculée conception tenue par les pères jésuites, pour préparer la 2ème partie du baccalauréat-mathématiques.
  • Du mois d’octobre 1941 au mois d’octobre 1942, et du mois d’octobre 1942 au 21 janvier 1943 (une date chère aux royalistes, mort de Louis XVI), il est interne au lycée (Pierre de Fermat ?) de Toulouse et suit les cours préparatoires au Concours d’admission à l’École Spéciale Militaire de Saint Cyr. L’Armée et l’École de Saint Cyr sont dissoutes en février 1943, le 5 février 1943 l’étudiant prend deux inscriptions à la Faculté de droit de Toulouse, mais ne suit les cours que durant quelques mois.

  • Toujours selon sa grand-mère, dès 1942, Bertrand Laurent est rarement au domicile familial et  manifeste le désir d’intégrer une formation pro-allemande. La mésentente éclate entre le père et le fils à propos des idées politiques de ce dernier. Peut-être influencé par son oncle maternel, Henri Botet de Lacaze, il passe outre les ordres de son père qui lui interdit catégoriquement de s’engager dans des groupements qui venaient de se former et recrutaient des jeunes, souvent des mineurs, pour des formations militaires et il fait un stage de deux ou trois mois dans les Chantiers de jeunesse.
  • Cette même année la famille d’Abbadie vient habiter à Toulouse au n°  6 de la rue Darquie et quitte ce domicile un mois avant la Libération. Il semble que durant son séjour à Toulouse il ne se soit livré à aucune activité répréhensible ou s’il l’a fait, cela a été à l’insu de ses maîtres et condisciples, ne portant pas de tenue de milicien. Toutefois il y est signalé comme Franc-Garde, branche armée de la Milice

  • En 1943 il rejoint l’École des cadres de la Milice à Uriage (Isère). Cette École avait été voulue par le maréchal Pétain pour la formation d’une élite destinée au redressement de la Nation, en particulier pour la formation des meneurs des Chantiers de la jeunesse. À l’origine l’École est marquée par la fidélité au Maréchal, mais à partir du 11 février 1943 elle passe sous les ordres de Joseph Darnand et de la Milice. Le comte Pierre Louis de la Ney du Vair (1907-1945) royaliste, ami de Charles Maurras, antiparlementariste, nationaliste et violemment anticommuniste devient directeur de l’École. Le nom de d’Abbadie figure dans les listes en possession de du Vair." Le nom de ce milicien _d'Abbadie_ n’a éveillé aucun souvenir dans l’esprit des habitants des diverses localités savoyardes où la Milice a cantonné » 

Il résulte encore de l’instruction:

  • Qu’il n’a pas été poursuivi par la Cour de Justice de Toulouse et aucune enquête n’a été effectuée sur son compte par les différents services de police de Toulouse.

  • Qu’un d’Abbadie Bertrand figure dans un fichier de police régional comme chef de dizaine sous les ordres de Jacques Delile, Chef de Cohorte Régional à Agen.

Le 1er juin 1948 selon le jugement du Tribunal militaire de Bordeaux, Bertrand Laurent d’Abbadie est effectivement reconnu membre de la Milice en Lot-et-Garonne, inculpé d’infraction à la sûreté extérieure de l’État (infraction prévue par les articles 75 et suivants du Code pénal), mais il n’a pu être établi qu’il ait exercé une activité quelconque dans cette formation, l’inculpé n’est donc passible que de la peine d’indignité nationale.
Curieusement (carence des tribunaux de cette époque ?), l’instruction judiciaire n’a pas établi l’existence d’une proximité familiale entre Bertrand d’Abbadie, milicien dans le Lot-et-Garonne, et Henri Botet de Lacaze, délégué général de la Milice pour la zone sud. Les recherches effectuées dans le cadre de l’enquête n’ont pas mis en évidence l’éventuelle participation de Bertrand d’Abbadie à des activités violentes dans le Lot-et-Garonne et en Rhône-Alpes.

          

Du brouillard de la fin de la guerre à l’Argentine


Dans l’Encyclopédie de l'Ordre Nouveau – Hors série – Français sous l’uniforme allemand, Partie 2, Sous-officiers & Hommes du rang de la Waffen-SS, juin 2019, Grégory Bouysse publie une brève notice biographique consacrée à Bertrand Laurent d’Abbadie, né à Ithorots le 6 décembre 1923, chef de dizaine dans la Franc-Garde permanente du Lot-et-Garonne, versé à la Waffen-SS en novembre 1944, passé par la SS-Panzergrenadierschule de Kienschlag (second Führerbewerber – Lehrgang du 5 février au 14 avril 1945), avec, sans doute, un grade de sous-officier, Waffen – Unterscharführer der SS,(...).
 
ISBN 978-0-244-49450-6_Gregory Bouysse _Auto édition Lulu.com



Quelle a été la suite du  parcours de Bertrand Laurent d'Abbadie  entre la fin des combats et son installation en Argentine ? S’est il caché en France, en Italie ou en Espagne , en attendant des jours meilleurs ? Qui l’a aidé ? Questions sans réponse à ce jour.Il y a là un vaste terrain à défricher pour les chercheurs en histoire.

A propos de l’enquête

Les résultats de cette enquête sont les fruits d'un travail d'équipe.Du Pays Basque à l'Allemagne,et au-delà de l'Europe,chacun à apporté sa pierre à l'édifice.Merci à toutes et à tous.


Sources

État civil d'Ithorrots (64) et de Labastide-Castel-Amouroux (47)

Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
Site de Pau
Archives de l'épuration:internement ,justice .

Contributions de Jean-Pierre Koscielnak professeur d'histoire -géographie à Agen (47)
Vichy en Aquitaine _Les Éditions de l'Atelier
La Milice au service de l'ordre nouveau:l'expérience lot-et-garonnaise par Jean-Pierre Koscielnak

Eté 1944
La libération du Lot-et-Garonne et de la Gironde rattachée_Éditions Privat
Henri Botet de Lacaze ou la République honnie par Jean-Pierre Koscielnak

Collaboration et épuration en Lot-et-Garonne 1940-1945 
Editions d'Albret  maison d'édition des amis du vieux Nérac

Editions d'Albret

Archives départementales Lot-et-Garonne (AD 47)
Attention 2 sites des AD 47 à Agen
Archives départementales Centre des archives contemporaines .
Pascal De Toffoli des AD 47,que je remercie,a suggéré la consultation de plusieurs fonds dont

1 W Article 377
1 W Article 385
1 W 443,444,445

1738 W Article 62
1738 W Article 74
1769  W Article 767 et 768
1738 W Article 87
1738 W Article 90
1825 W Article 99
1825 Article 578 Château de Ferron,fonctionnement,1944.


List of passengers of the ship CABO DE BUENA ESPERANZA to Argentina Arrived to Buenos Aires on Oct 02, 1946


Dépôt Central d’Archives de la Justice Militaire (DCAJM)
54 rue de la Guignière
BP 214
36300 LE BLANC
Courriel : dcajm.cmi.fct@intradef.gouv.fr

Gregory Bouysse
Ouvrage papier
Encyclopédie de l'Ordre Nouveau - Hors-série - Français sous l'uniforme Allemand Partie II : Sous-officiers & hommes du rang de la Waffen-SS
Gregory Bouysse _Auto édition Lulu.com

Site internet 
Encyclopédie de l'Ordre Nouveau 

L'auteur ,Grégory Bouysse, reste disponible et prêt à aider d'éventuels chercheurs,amateurs et descendants à l'adresse de messagerie suivante:encyclo-collaboration@hotmail.com