L’histoire du camp du Polo Beyris est une et indivisible.
(1939-1947)
Intéressé par l’histoire contemporaine de la région, je réagis à une pétition en ligne intitulée « Respect aux 6000 Internés au Frontstalag 222 à Bayonne 1940-44 ». La demande porte sur un projet centré sur les prisonniers coloniaux de l’armée française ; stèle et deux pupitres informatifs (plan du camp, liste des morts, leur provenance …)..
L’initiative serait estimable si elle ne s'appuyait pas sur des exclusions.Que cela plaise ou non, les réfugiés espagnols, les coloniaux français et britanniques, les femmes et les hommes coupables ou innocents de faits de collaboration, les prisonniers de guerre allemands, sont unis par un lien ;le Polo-Beyris. Rappeler l’existence de ces deux dernières catégories de captifs, ne constitue en aucun cas un quelconque hommage, ni de nier la réalité des méfaits commis. Ils ne peuvent pas non plus servir de prétexte à exclure de la mémoire du quartier, les réfugiés espagnols , dont plusieurs enfants sont décédés à Bayonne. L’histoire du camp du Polo-Beyris est une et indivisible. Il faut accorder des explications à tous ou les refuser à tous. L’accorder à quelques-uns en la refusant à d’autres, ce serait constituer une discrimination,