31 octobre 2017

Où interner dans l'arrondissement de Bayonne les prisonniers de guerre allemands?


Bayonne le 22 juin 1916
Rapport du Capitaine Dedieu commandant l'arrondissement de Bayonne sur le résultat des recherches de bâtiments et autres immeubles pour prisonniers de guerre.

18 e Région
Gendarmerie Nationale
18 e Légion
Compagnie des Basses-Pyrénées
Arrondissement de Bayonne
N°1205

Les recherches effectuées dans l'arrondissement en vue de la découverte d'immeubles pouvant servir d'abris provisoires pour prisonniers de guerre,ont donné les résultats suivants

Place de Bayonne

Les arènes:situées à 1 kilomètre nord-ouest de la ville,dans un quartier assez populaire,solidement construites.Peuvent contenir 5 à 600 hommes.Nombreux réduits sous les gradins pour servir de lieu de couchage,mais le sol n'est pas cimenté.Il y a des locaux pour le détachement de garde et l'eau potable en abondance.Surveillance facile.

Ancien séminaire.Situé au quartier St Léon.Vaste bâtiment de 4 étages et mansardes au dessus,aux dépendances en grand nombre,eau potable en abondance,ayant contenu de 15 à 1800 hommes de troupe au début de la mobilisation.Peut contenir aisément 1500 hommes.Surveillance facile.

Arsenal maritime:situé route du Boucau,rive droite de l'Adour.Vaste bâtiment appartenant à l’État,actuellement à vide mais est à la disposition de l'intendance qui en possède les clefs.Peut contenir 5 à 600 hommes.

Le grand Mogginkel: très vaste bâtiment situé aux allées Marines,rive gauche de l'Adour mesurant 70 m de longueur sur 16 m de largeur,servant d’entrepôt de marchandises,actuellement à vide,appartenant à Mme veuve Larran,de Peyrehorade,sol cimenté.En plus 2 grandes écuries séparées de cette immeuble par une ruelle,l'une mesurant 28m sur 11 et l'autre 16m sur 12,toutes les 2 sur terre,également inoccupées.Eau potable à proximité.On peut loger dans l'ensemble 6 à 700 hommes.

Trinquet de St André:propriété particulière,mesurant 29 m sur 9 ,sol sur terre,représentant un grand hangar couvert et clôturé par des murs de 4 m de hauteur et 3 mètres de treillage au dessus.Peut contenir environ 100 hommes.

Trinquet moderne:quartier Lachepaillet,propriété particulière,mème forme et mêmes dimensions que le précédent immeuble.Peut contenir environ 100 hommes.Pour y accéder,il faut traverser le couloir de l'habitation du propriétaire,inconvénient qui n'existe pas pour le précédent local.

Chai de M.Dolhats:quartier Mousserolles,mesurant 25 m sur 15,sol sur terre,grenier de mêmes dimensions au dessus.Peut contenir  100 hommes environ en occupant le bas et le haut.

Château Bourbaki:quartier St Étienne,à 2 K de la ville,sur un coteau dominant l'Adour.Appartenant à M.Off,rentier à Paris.Maison de campagne comprenant entre-sol,rez-de-chaussée et 2 étages ,non occupée et non meublée (1 cuisine et 23 chambres). Pourrait servir à loger des officiers.Eau potable à 70 mètres.Exigerait une grande surveillance pour empêcher les évasions.

Cottage St Hubert:quartier St Étienne,à 2 K de la ville,en bordure d'un chemin vicinal.Appartient à Mr Bernal,huissier à Bayonne.Maison de campagne non habitée ni meublée,à rez-de-chaussée,1 er et 2 e étage,15 pièces.Fontaine à 150 mètres.Pourrait servir à loger des officiers,au besoin 50 hommes.Un verger entoure la maison.Évasions faciles.

Commune d'Urcuit

10° Maison Hiriart:grande maison de campagne appartenant à Mme Veuve Hiriart de Bayonne Beyries.Située à 1 km.500 de la halte d'Urcuit.Comprend sous-sol,rez-de-chaussée,1 er et 2 e étage,10 pièces,1 vaste grenier de 18 mètres sur 5 et l'autre de 4m50 sur 4.Immeuble en très bon état,isolé,non habité et non meublé,ne pouvant être occupé que par des officiers.Eau fournie par une pompe qui ne fonctionne pas actuellement.Évasions faciles.

Commune d'Hasparren

11° Trinquet Gascoina:propriété particulière,située au bourg même.Veste salle dallée et entièrement clôturée,pouvant contenir 100 hommes environ,facile à garder.Eau à proximité.

12° Trinquet Courtelarre:propriété particulière,située au bourg.Mêmes dispositions et même contenance que le précédent immeuble.

13° Moulin Saliondoa:propriété particulière située à 1 kilomètre du bourg,comprenant une maison d'habitation et 2 vastes locaux ayant servi de tannerie,en bordure d'un chemin vicinal,le tout non habité pouvant contenir 100 hommes.Eau à proximité.Évasions faciles.

Communes de Biarritz et d'Anglet

14° Magasin Rolland:à usage de garde meubles actuellement libre,situé avenue de la Liberté à Biarritz,impasse Rolland,appartenant à M.Rolland.Il mesure 3 m sur 18,sol bitumé .Se trouve en sous-sol du garage Levavasseur et peut contenir aisément 150 hommes.Surveillance facile à exercer.

15° Refuge d'Anglet:Formation sanitaire de convalescence,n'ayant reçu aucun malade depuis novembre 1915.Comprend 2 corps de bâtiments distants de 60 à 70 mètres,mais situés dans le même enclos.Les deux immeubles contiennent un total de 300 lits.En cas de nécessité on peut y loger aisément 5 à 600 hommes.La surveillance devrait être rigoureuse,les moyens de fuite étant faciles,car les murs de l'enclos n'ont que 1m80 de hauteur.Cette propriété appartient aux religieuses du refuge commune d'Anglet.

16° Le lazaret de Blancpignon:situé sur le territoire d'Anglet,à 4 K nord ouest de Bayonne,en bordure de l'Adour,rive gauche.Vaste immeuble de forme rectangulaire clôturè sur les 4 faces par un mur de 2m50 de hauteur.Appartient au département et loué actuellement à M.Cazaubpn,marchand de chevaux.Il a pour l'instant une centaine de mules appartenant à des maquignons espagnols.Il existe des locaux pour installations de cuisines,bureaux et pour loger 2 ou 3 officiers s'il y a lieu.L'enclos mesure un hectare environ et peut contenir 1000 à 1200 avec installation de tentes ou baraquements.Il y a un puits abondant avec pompe,mais l'eau est plus ou moins potable.Surveillance facile bien que l'immeuble soit entouré d'une foret de pins:poste de 5 douaniers

17° Champ de tir de Monbrun:vaste terrain rectangulaire de 250 mètres sur 150 mètres situé sur le territoire d'Anglet,clôturé par du fil de fer ronce.Contient des baraquements qui ont logé 400 hommes au début de la mobilisation,avec un supplément d'abris sous la tente.On peut y cantonner un nombre considérable d'hommes sous la tente ou dans des baraquements à construire.Il y a de l'eau.

Commune de Bidache

18° Dépendances du Château de Bidache;comprenant un grand bâtiment à rez-de-chaussée,divisé en 3 parties,ayant servi d'écuries et de décharges.L'ensemble mesure 74 m de longueur sur 7 et pourrait contenir 300 hommes.
Le pavillon du château aménagé pour recevoir des blessés,n'a jamais été utilisé.Il comprend un rez-d-chaussée et 2 étages,ensemble 9 pièces.Pourrait recevoir des officiers.
Le tout bien clôturé,surveillance facile.Il y a de l'eau en abondance.
Cette propriété appartient à M.le duc de Guiche qui réside à Paris.

Commune d'Ustaritz

19° Ancienne fabrique de glace Moussempès:Vaste immeuble actuellement inoccupé situé derrière la mairie d'Ustarritz ,appartenant à Mme Moussempès,de Ciboure.Peut contenir aisément 150 hommes,surveillance difficile.

Commune d'Urt

20° Collège de Bellocq;très vaste immeuble occupé en partie par une institution religieuse situé à 8 K de la gare d'Urt.Il existe une grange très grande entièrement clôturée servant de local de récréation en cas de mauvais temps,qui peut contenir 100 hommes.Surveillance facile.Il y a des dépendances pour cuisine et pour loger un poste.Eau en abondance.

Communes d'Hendaye,Urrugne et Ascain

Il existe à Hendaye 3 bâtiments pouvant recevoir dans l'ensemble 250 hommes.
A Urrugne un bâtiment pour contenir 30 hommes.
A Ascain un autre immeuble pouvant contenir 40 hommes.
Le voisinage immédiat de la frontière ne permet pas d'utiliser ces locaux et pour cette raison je ne crois pas devoir les décrire.

Source:
Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
Site de Pau
1 M art 114 Administration générale du département

25 octobre 2017

Actes de décès de militaires allemands prisonniers de guerre à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port

Alain Idiart participe à des recherches sur des poilus du Pays Basque.En marge de ses investigations,il  m'a signalé l'existence de plusieurs actes de décès de soldats allemands à Saint-Jean-Pied-de-Port.Le registre consulté par Alain Idiart se trouve en salle de lecture du Pôle d'archives de Bayonne et du Pays Basque .Ce registre couvre les décès de Saint-Jean-Pied-de-Port de 1890 à 1923(Cote 4 E Art 485_9)
L'orthographe de plusieurs noms propres allemands est incertaine en raison des difficultés de déchiffrement de l'écriture de l'officier d'état civil

N°24
23 octobre 1914
Transcription d'un acte de décès d'un militaire allemand prisonnier de guerre à la citadelle
Procès verbal de déclaration de décès
Aujourd'hui vingt deux octobre mil neuf cent quatorze à la citadelle de St-Jean-Pied-de-Port devant nous Edgart Pricot de Sainte Marie,lieutenant officier comptable du Dépôt des prisonniers de guerre de Saint-Jean-Pied-de-Port (Basses-Pyrénées) sont comparus les sieurs Ahano Louis,âgé de trente sept ans et Nasse Henri,âgé de trente cinq ans,tous deux infirmiers de la 18 e Région,lesquels nous ont déclaré que le sieur Könnecker Bernhardt,soldat de nationalité allemande,du soixante treizième Régiment d'Infanterie compagnie numéro matricule cent trois,fils de Könnecker Juluiset de Arncke Frederica,domicilés à Stokou _?_(Hanovre) célibataire né le vingt quatre mars mil huit cent quatre vingt treize à Leinhausen (Hanovre) est décédé à St-Jean-Pied-de-Port le vingt deux octobre mil neuf cent quatorze à seize heures et demie par suite de blessures.
De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal qui a été signé par nous et les témoins après lecture faite
Signé:Henri Nasse,Louis Ahano et Edgard Pricot de Sainte Marie


N° 26
26 octobre 1914
Transcription d'un acte de décès d'un militaire allemand prisonnier de guerre à la citadelle
Procès verbal de déclaration de décès
Aujourd'hui vingt cinq octobre mil neuf cent quatorze à Saint-Jean-Pied-de-Port devant nous Edgard Pricot de Sainte-Marie,Lieutenant officier comptable du Dépôt des prisonniers de guerre  de St-Jean-Pied-de-Port sont comparus les sieurs Longarre Jean et Laffitte Maurice âgés de vingt huit ans et vingt trois ans tous deux infirmiers du 18 e Corps,lesquels nous ont déclaré que le sieur Foest Alfred caporal allemand du bataillon de chasseurs de la garde fils de Gustave Foest et de Elisabeth Gustanus né le 24 décembre 1894 à Friedebourg aux Guies (Silésie) est décédé à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port le vingt cinq octobre mil neuf cent quatorze à quinze heures de tuberculose aiguë.
De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal etc

N°28
3 novembre 1914
Transcription d'un acte de décès d'un militaire allemand prisonnier de guerre à la citadelle
Procès verbal de déclaration de décès
Aujourd'hui trois novembre à dix heures du matin à Saint-Jean-Pied-de-Port devant nous Edgard Pricot de Sainte Marie lieutenant officier comptable des prisonniers du Dépôt de Saint-Jean-Pied-de-Port sont comparus les sieurs Léon Cazenave,âgé de vingt ans et Jean Longarre âgé de vingt huit ans et Jean Longarre,âgé de vingt huit ans tous deux infirmiers de ce dépôt,lesquels nous ont déclaré que le sieur Arp Bernard soldat du 181 Régiment d'Infanterie allemand,du culte protestant ,fils de Christian Arp et de Marie Morgaustau ,né le 7 décembre mil huit cent quatre vingt onze à Leipzig (Allemagne) est décédé à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port le trois novembre mil neuf cent quatorze à sept heures du matin par suite de fièvre typhoïde
De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal etc

N°29
3 novembre 1914
Transcription d'un acte de décès d'un militaire allemand prisonnier de guerre à la citadelle
Procès verbal de déclaration de décès
Aujourd'hui quatre novembre mil neuf cent quatorze à dix heures du matin devant nous Edgard Pricot de Sainte Marie Lieutenant officier comptable du Dépôt des prisonniers de guerre ,sont comparus les sieurs Longarre Jean âgé de vingt huit ans et Cazenave Léon âgé de vingt ans tous deux infirmiers,lesquels nous ont déclaré que le nommé Kröhsmann Friedrich soldat allemand ,du culte protestant du 77 e Régiment d'Infanterie ,fils de Kröhsmann Friedrich et de Caroline Kamann,né le le dix huit septembre mil huit cent quatre vingt dix à Houcbostel,arrondissement de Celle (Hanovre) est décédé le trois novembre mil neuf cent quatorze à vingt heures par suite de fièvre typhoïde
De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal etc

N°30
7 novembre 1914
Transcription d'un acte de décès d'un militaire allemand prisonnier de guerre à la citadelle
Procès verbal de déclaration de décès
Aujourd'hui sept novembre mil neuf neuf cent quatorze à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port devant nous Edgard Pricot de Sainte Marie,lieutenant officier comptable du Dépôt des Prisonniers de guerre de Saint-Jean-Pied-de-Port sont comparus les sieurs Longarre Jean âgé de vingt huit ans et Cazenave Léon âgé de vingt ans,tous deux infirmiers,lesquels nous ont déclaré que le nommé Lorentz Richard soldat allemand du 129 e Régiment d'Infanterie ,du culte protestant,fils de Lorenz Hermann et de Anna Schmidt,né le vingt six septembre mil huit cent quatre vingt dix à Aune Erzgebirge est décédé à Saint-Jean-Pied-de-Port le sept novembre mil neuf cent quatorze à midi par suite de fièvre typhoïde.
De tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal etc

N°32
Le vingt novembre mil neuf cent quatorze,six heures du matin,Yanssen Georg,né à Sud Virtorbu Aurick en Preusen ,le trente novembre mil huit cent quatre vingt treize,soldat allemand du 84 e Régiment d'Infanterie,célibataire ,fils de Peter et de Wenekamp Grete,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le vingt novembre mil neuf cent quatorze ,neuf heures du matin,sur la déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°33
Le vingt novembre mil neuf cent quatorze,sept heures du matin,Lutz Walter,né à Witzhelden Solingen,le treize février mil huit cent quatre vingt neuf,soldat allemand du 16 e Régiment d'infanterie,célibataire,fils de August et de Schwartz Gertrude,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le vingt novembre mil neuf cent quatorze ,dix heures du matin,sur la déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°34
Le vingt six novembre mil neuf cent quatorze,deux heures du matin,Brüger Wilhem ,né à Dargun Mucklembourg Schwerin le trente un décembre mil huit cent quatre vingt onze,soldat du 89 e Régiment de la garde allemande,célibataire,fils de Adolf et de Caroline Arve ,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le vingt six novembre mil neuf cent quatorze ,neuf heures du matin,sur déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°35
Le quatre décembre mil neuf cent quatorze à cinq heures et demie du soir,Meyer Georg,né à Hambourg,le vingt neuf novembre mil huit cent quatre vingt douze,soldat du 2 e Régiment allemand de la garde,fils de Wilhelm et de Louise Rethsechült,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le cinq décembre mil neuf cent quatorze ,neuf heures du matin,sur déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°36
Le quinze décembre mil neuf cent quatorze à cinq heures du soir,Georg Rosseau,né à Altona près Hambourg (Allemagne) le dix huit mars mil huit quatre vingt neuf,caporal 86 Régiment d'Infanterie,3 e Bataillon 12 e compagnie,célibataire,fils de Rosseau Joannes et de Marie Petersen,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le seize décembre décembre mil neuf cent quatorze ,neuf heures du matin,sur déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°37
Le dix neuf décembre mil neuf cent quatorze,six heures du matin,Karl Meissner,né à Weindot  près Dresden (Allemagne) le vingt cinq octobre mil huit cent quatre vingt huit,soldat au 101 Régiment des Grenadiers Prussiens fils de Karl et de Amalia Olmingen domiciliés à Dresde Gotha est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le dix neuf décembre décembre mil neuf cent quatorze ,quatre heures du soir ,sur  déclaration de Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans et Léon Cazenave,infirmier,vingt ans,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé

N°1
Le huit janvier mil neuf cent quinze à sept heures du soir,Winckler Frédéric,né à Friésen,Saxe,le vingt huit octobre mil huit cent quatre vingt dix,caporal à la 6 e Compagnie du 2 e Bataillon du 18 e Régiment d'infanterie allemand,fils de Wilhelm et de Olga Wiedeman,domiciliés à Friesen,est décédé à la citadelle de cette ville.
Dressé le neuf janvier  mil neuf cent quinze  ,neuf heures du matin  ,sur la   déclaration de Charles Bertrand,trente trois ans,sergent,chef infirmier et Jean Longarre,infirmier,vingt huit ans ,les deux domiciliés en cette ville et voisins du défunt qui,lecture faite ont signé



Précision du blog Retours vers les Basses-Pyrénées

A la fin septembre 1914,il y avait 537 militaires allemands blessés ou malades à la citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port (AD 64 Pau 1 M Art 114)

20 octobre 2017

Administration des lignes télégraphiques dans le département des Basses-Pyrénées en 1876

Administration des lignes télégraphiques

dans le département des Basses-Pyrénées

pour l'an 1876 (Bissextile)


Service de l'inspection du département à Pau
Rue Gassies,68_actuelle rue Émile Guichenné_
M.Pety,Inspecteur
MM.Dubernard,contrôleur du service des bureaux municipaux et sémaphoriques
Bourgeac,commis attaché à l'inspection
Bégué,chef-surveillant,régisseur
Magasin de l'Inspection
Bégué,chef surveillant,garde magasin.
Foix,surveillant,adjoint.

Stations ouvertes à la correspondance privée
Station de Pau
Rue des Arts,n°24
M.Doux,chef de station de 1 ere classe
MM.Cuisinier,employé 2e classe.
Hayet,employé de 2 e classe 
de Villars,employé de 3 e classe
de Carné de Carnavalet,employé de 3 e classe
Baragnes,employé de 3 e classe
Gasc,employé 4 e classe
Cabailhé,employé 4 e classe
Scoquart;employé 4 e classe

MM.Darricades,surnuméraire
Bessès,surnuméraire
Claverie,surnuméraire
Dunezat,auxiliaire
Foix,auxiliaire
Gudin,auxiliaire
MM.Fauret,facteur 1 ere classe
Turonnet ,facteur 3 e classe
Mourère,facteur auxiliaire

Station de Bayonne
Place du Réduit,Allées Boufflers
M.Etenaud,directeur des transmissions de 2 e classe
MM.Latchère,employé 1 ere classe
Lavaurs,employé 2 e classe
Dubertrand,employé 4 e classe
Coste,employé 5 e classe
Dechamp,employé 5 e classe
Martin,employé 5 e classe
Forcest,auxiliaire
Bascou,auxiliaire

MM Pasquier,auxiliaire
Etenaud,auxiliaire
Latapy,auxiliaire
Haïtce,auxiliaire
Labeyrie,facteur 1 ere classe
Paquelin,facteur 3 e classe
Foucant,facteur auxiliaire

Station de la gare
MM.Lacrambe,employé 2 e classe,détaché à la gare
Compagnet,employé 4 e classe

Station de Biarrits
(Bureau de bains ouvert en général du 15 juin au 15 novembre)

Station d'Eaux-Bonnes
(Ouverte chaque année du 1 er juin au 1 er octobre)

Station d'Hendaye (à la gare)
MM.Ferran,employé 1 ere classe,chargé du bureau
Lazare,employé 5 e classe

Station d'Oloron (Service complet)
M.Bayce,employé 1 ere classe,chargé du bureau
M.Baillères,employé auxiliaire,suppléant.
Favoreu,facteur auxiliaire

Station d'Orthez (Service complet)
M.Serres,employé de 3 e classe,chargé du bureau
Mme Serres,employé auxiliaire,suppléante
Bualé,facteur auxiliaire

Station de Mauléon (Service limité)
Mme Heguilis née Marcilèse,employée auxiliaire,chargée du bureau
M.Heguilus,aide

Bureaux municipaux

Arudy
MM.Loustau Bernard,agent municipal,chargé du bureau
Loustau Pierre,agent municipal,suppléant

Arthez
M.Capra,agent municipal,chargé du bureau
Mme Capra,agent municipal,suppléante

Bedous
Mlle Vignau-Cousteret,receveuse des postes,chargée du bureau

Cambo
M.Hiriart,agent municipal,chargé du bureau
Mme Hiriart,agent municipal,suppléante

Eaux Bonnes
(Ouverte du 1 er Octobre de chaque année au 1 er Juin de l'année suivante comme bureau municipal)
M.Ort,agent municipal,chargé du bureau
Mme Ort,agent municipal,suppléante

Embouchure Adour
M.Puyo,agent municipal,chargé du bureau
Mme Puyo,agent municipal,suppléante

Hasparren
M.Ellissalde,agent municipal,chargé du bureau
M.Landalde,agent municipal,suppléant

Les Eaux-Chaudes.Laruns
(Ouverte chaque année aux Eaux-Chaudes,du 1 er juin au 30 septembre et à Laruns,pendant l'hiver,du 1 er octobre au 31 mai.
Melle Courtade,agent municipal,chargée des deux bureaux.

Labastide-Clairence
Mlle Gentieu-Bailan,receveuse des postes,chargée du bureau.

Lagor
Mme Laborde,agent municipal,chargée du bureau

Lembeye
M.Halet,agent municipal,chargé du bureau
Mme Halet,agent municipal,suppléante

Lescar
MlleLabarrère,receveuse des postes,chargée du bureau
M.Hourcade,suppléant

Monein
M.Sarrailh,agent municipal,chargé du bureau
Mme Sarrailh,agent municipal,suppléante

Morlàas
Mlle Vigneau,agent municipal,chargé du bureau

Navarrenx
M.Duballen,agent municipal,chargé du bureau
Mme Duballen,agent municipal,suppléante

Nay
Mme Rizan,receveuse des postes,chargée du bureau

Pontacq
M.Silhou,agent municipal chargé du bureau

Saint-Christau (Bureau de Bains)
(Bureau ouvert pendant la saison des Bains)
Mme Gamundi,agent municipal,chargée du bureau

Saint-Étienne-de-Baïgorry
Mlle Gorostis,agent municipal,chargée du bureau
M.Topet,suppléant

Saint-Jean-de-Luz
MM.Lameur,agent municipal,chargé du bureau
Manterola,agent municipal,suppléant

Saint-Jean-Pied-de-Port
MM.Tambourin,agent municipal,chargé du bureau
Ondar_x?_s,agent municipal,suppléante

Saint-Palais
M.Sabre,agent municipal,chargé du bureau
Mme Sabre,agent municipal,suppléante

Salies
MM.Morlanne-Rectou,agent municipal,chargé du bureau

Sauveterre
Mlle Duplaa Marthe,agent municipal,chargé du bureau
Mlle Duplaa (Marie),agent municipal,suppléante

Tardets
M.Pal,agent municipal,chargé du bureau
Mlle Palu,agent municipal,suppléante

Ustaritz
Mlle de Luppé,receveuse des postes,chargée du bureau

Bureaux municipaux des Landes placés sous le contrôle de l'Inspection des Basses-Pyrénées.

Amou
Mlles Darrigade Pauline,receveuse des postes,chargée du bureau
Darrigade Marguerite,suppléante

Peyrehorade
M.Supéry Olivier,agent municipal,chargé du bureau

Saint-Martin de-Seignanx
Mme Deleu,receveuse des postes,chargée du bureau
M.Deleu,suppléant

Bureaux de Gares
Pau,Assat,Le Boucau,Puyoo,Urt et Saint-Jean-de-Luz

Le service dans ces bureaux est fait par le chef de gare.
Les dépêches d'arrivée n'y sont remises gratuitement au destinataire que si elles sont adressées en gare.Si elles doivent être portées hors de l'enceinte de la gare elles le sont moyennant une taxe supplémentaire calculée à raison de 0.fr50c par kilomètre ou fraction de kilomètre et payable au départ par l'expéditeur

Bureaux Electro-sémaphoriques
Biarrits MM .Bilard,chef guetteur 2 e classe
Massé,guetteur de 1 ere classe

Socoa MM.Pardon,chef guetteur de 2 e classe
Dupouy,guetteur de 2 e classe

Les bureaux Electro-sémaphoriques acceptent les dépêches privées comme toutes les stations de l’État;ils font,en outre,le service de la correspondance privée avec les navires en mer

Entretien,constructions et surveillance des lignes
MM.Bégué,chef surveillant,régisseur à Pau
Foix surveillant à Pau
Coumes surveillant à Pau
Bruzau surveillant à Bayonne
Lahourcade surveillant à Bayonne
Barsacq surveillant à Oloron
Baringo surveillant auxiliaire à Urdos
La longueur totale des lignes télégraphiques dans le département des Basses-Pyrénées est actuellement de 610 kilomètres ,et la longueur des fils est de 1536 kilomètres.

Renseignements généraux sur le service des Télégraphes
Les bureaux à service complet ,sont ouverts tous les jours,y compris les fêtes et dimanches,du 1 er avril au 30 septembre,de 7 heures du matin à 9 heures du soir;
du 1 er octobre au 31 mars,de 8h du matin à 9h du soir.
Il n'y a pas de service de nuit pour la correspondance privée;mais les dépêches officielles sont reçues à toute heure,de jour ou de nuit,dans toutes les stations.
Les bureaux à service limité et secondaires sont ouverts,en toute saison,de 9h du matin à 7h du soir.
Les bureaux municipaux sont ouverts,en toute saison,de 9 heures du matin à midi et de 2 heures à 7 heures du soir,à l'exception des dimanches et jours fériés où ils ne sont ouverts que le matin de 8 heures 1/2 à 9heures 1/2 et le soir de 5 à 6 heures.
On reçoit toutes les dépêches à destination de la France,de l'Angleterre,de la Belgique,de la Hollande,de la Suisse de l'Italie et de toute l'Allemagne,de la Suède,de la Norwège,du Danemarck,des Provinces Danubiennes,de la Corse,de la Sardaigne,de l'Espagne,du Portugal,de la Russie,de l'Amérique,de l'Afrique et de l'Inde.
L’État n'est soumis à aucune responsabilité à raison des services de la correspondance privée par la voie télégraphique.(Loi du 29 novembre 1850)


Source:
Annuaire administratif,judiciaire et industriel du département des Basses-Pyrénées pour l'an 1876 (Bissextile)
Collection privée

17 octobre 2017

La Première Guerre mondiale entre Nivelle et Bidassoa

En librairie

La première Guerre Mondiale entre Nivelle et Bidassoa 

 Témoignages d'une époque

Association Jakintza 

Ahetze, Ainhoa, Arbonne, Ascain, Biriatou, Ciboure,Guethary,Hendaye,Sare,
Saint-Jean-de-Luz,Saint-Pée-sur-Nivelle,Urrugne 

260 pages 

Nombreuses illustrations

22€


Editeur:Artéaz_Pimientos
ISBN: 979-10-90257-18-4
Format:16,0 cm × 22,0 cm

Sommaire 
Préface de Guy Lalanne
La situation en Europe et les grandes dates de la guerre_Jacques Sales
Les unités des Basses-Pyrénées_Jacques Sales
Le 249e R.I._Louis Férin
Journaux de marche du 249e_Louis Férin
Le monument dit des Basques au Chemin des Dames _Guy Lalanne
A propos de quelques combattants basques
  • Le sous-lieutenant Kaempf _Louis Férin
  • Le capitaine Dantin _Louis Férin
  • Le lieutenant Pierre Récarte_Pierre Récarte
  • Jean Etcheverrigaray_Guy Lalanne-Mirentxu Le Maire
  • Le Docteur Heugas_Guy Lalanne-Ghislaine Louvigné
  • Le soldat Félix Oria_Guy Lalanne
  • Chiquito de Cambo_Guy Lalanne
  • Maurice Ravel_Etienne Rousseau-Plotto
  • Le docteur Spéraber _Guy Lalanne
  • Paul Gélos et les 3 manchots_Martine Marin-JEAN Pillorget
  • Gabriel Deluc_Etienne Rousseau-Plotto
  • Le général Brutinel _Guy Lalanne
  • Les frères d'Elbée_Guy Lalanne
  • Le soldat Joseph Ordoqui_Guy Lalanne
Les 12 monuments aux mort_Ch.Humbert,Jean-Pierre Ibarboure,Guy Lalanne
La bataille navale du Marne et du Verdun_J-PBendejacq et J.M.Sallaberry
Les hôpitaux militaires
  • Hendaye _Guy Lalanne,Tito Humbert,Axel Brucker
  • La famille Camino _Axel Brucker
  • L’hôpital militaire de Saint-Jean-d-Luz_Claude Louvigné
De l'affaire Bolo Pacha au préventorium d'Arbonne_Guy Lalanne
Jean Sougarret et ses cartes postales_Guy Lalanne
Morts pour la France des communes suivantes: Ahetze,Ainhoa,Arbonne,Ascain,Biriatou,Ciboure,Guethary,Hendaye,Sare,Saint-Jean-de-Luz,Saint-Pée-sur-Nivelle,Urrugne
Bibliographie
Remerciements
 

Source:Jean-Pierre Ibarboure

14 octobre 2017

Astrologie scientifique à Biarritz

 Astrologie scientifique
Minute
Le patronyme de l'"astrologue scientifique" et le numéro de la rue ont été volontairement masqués par l'auteur de ce blog

22 mai 1940
A Monsieur le PRÉFET des Basses-Pyrénées
PAU

Monsieur le Préfet

Nous avons l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 10 mai,nous communiquant pour avis,une demande présentée par M.Txxxxx Joseph,demeurant à Biarritz,XX rue Broquedis,en vue d’être autorisé à exercer,en consultation,sa profession d'astrologue scientifique.
Après examen,la Chambre estime,qu'elle n'a pas à connaitre de la profession dont il s'agit,mais elle se permet d'exprimer l'avis subsidiaire ci-après concernant l'exercice de la profession "d'astrologue scientifique".
Scientifique ou non scientifique,l'astrologie doit être considérée comme rentrant dans la catégorie des professions réprimées par le Code pénal,article 479,480,481,etc......Ils ont pour but de réprimer l'exploitation de la crédulité publique.Il n'y a aucune différence à faire entre l'astrologie qui se prétend scientifique et le devin qui tire les cartes ou consulte le marc de café.
La Chambre de Commerce estime que,dans les temps troubles comme ceux que nous traversons,il y a suffisamment d'autres exploitateurs _sic_de la crédulité du public,pour ne pas consacrer par une autorisation officielle une profession de cette nature.
Elle serait donc d'avis de répondre dans ce sens au demandeur et d'agir de même qu'il s'agisse d'un sujet français ou d'un sujet étranger.
Ci-joint,en retour,la lettre communiquée.
Veuillez agréer,Monsieur le Préfet,l'assurance de nos sentiments les plus distingués.

Trouvaille de Nathalie REBENA que je remercie vivement.
Nathalie est assistante qualifiée de conservation,Direction de la Jeunesse, de l’Éducation, de la Culture et des Sports.

Service départemental des archives 
Archives départementales,annexe de Bayonne,

39 Avenue Duvergier de Hauranne,
64100 Bayonne, France
Cote 2ETP2/51.



10 octobre 2017

Rapport sur les vaccinations de 1852 dans le département des Basses-Pyrénées


CONSEIL D 'HYGIÈNE PUBLIQUE ET DE SALUBRITÉ

Séance du 30 mai 1853

l'orthographe de l'époque a été respectée

Présents:
MM.le Baron d'Etigny, Secrétaire-général,remplissant par délégation les fonctions de Préfet;
Castetnau,Vice-Président;
Daran,Secrétaire;
Terrier,Puyoo,Mousis,Latapie et Azero

Rapport

Sur les Vaccinations des Basses-Pyrénées.

Messieurs,
Le service de la vaccine a  fonctionné, dans son ensemble, avec sa régularité accoutumée, durant l’année 1852, qui, du reste, n’a présenté qu’un chiffre restreint de petites-véroles. Les vaccinations pratiquées dans le département se sont élevées à 8836, tandis qu’en 1851 les états de MM. les Commissaires-Vaccinateurs n’en portaient que 7432. Il convient néanmoins d’expliquer que le premier relevé comprend un certain nombre d’opérations vaccinales faites en 1853, et qui seraient facilement compensées par le travail relatif à trois cantons non inscrits à la récapitulation générale, elles ont été produites par quelques Commissaires Vaccinateurs, jaloux de prouver que leur nomination de fraîche date, était déjà fructueuse. Pour obvier désormais à cette espèce d’empiètement d’un exercice sur l’autre, qui nuirait plutôt à la rigueur apparente des statistiques qu’au maintien bien plus intéressant de la santé publique, il conviendrait peut-être de convoquer les Conseils d’Hygiène, vers les premiers jours de janvier. MM. les Commissaires-Vaccinateurs ne pourraient alors présenter que les vaccinations afférentes à l’année qu’elles devraient réellement concerner. Quoiqu’il en soit, tout travail de leur parent qui se rapporterait par anticipation à l’exercice courant ,ne serait à l’avenir admis que pour mémoire.
A voir le chiffre habituel de nos opérations vaccinales, on serait, jusqu’à un certain point, disposé à croire qu’elles ont atteint les limites du possible ; mais, nous sommes encore loin de là.Il existe effectivement, soit dans nos villes, soit dans nos campagnes, de nombreuses lacunes que la pratique de la vaccine n’a pas comblées et par lesquelles le fléau de la variole pourrait, sans cesse, faire irruption.
Je saisirai, à ce sujet, l’occasion d’exprimer combien il importerait qu’on adoptât en France une mesure législative, qui rendit la vaccine obligatoire, comme un bill récent du Parlement l’a établi en Angleterre. Après tout, qui veut la fin, veut les moyens. En plaçant l’institution sanitaire qui nous occupe, sous la sanction d’une pénalité ou d’une action coercitive quelconque : 1° nul ne saurait plus se soustraire aux opérations vaccinales annuellement ordonnées ; 2° on soumettrait ces opérations au rassurant contrôle d’une rigoureuse révision, par laquelle on préviendrait la propagation si fréquente de la fausse vaccine ; 3° enfin, des vaccinations supplémentaires seraient pratiquées, si pourtant les faits acquis permettaient, un jour, d’assigner une date fondée à l’échéance prétendue de l’immunité garantie par une première inoculation. Mais on dissertera long-temps encore sur l’opportunité d’une seconde opération. L’idée d’une préservation temporaire que l'on admet plus volontiers en théorie qu’en pratique, se trouve réfutée par une simple observation que chacun de nous ne peut s’empêcher de faire et qui vaut les calculs  statistiques les plus exacts. Ne savons-nous pas à quel point sont rares les petites - vérole chez les individus qui n’ont été vaccinés qu’une fois ? Donc, les bénéfices d’une vaccine unique, qui constitue une espèce de substitution de cette éruption artificielle à la variole elle-même, suffisent à la généralité des sujets. À l’égard de ce qui ne seraient pas préservés, ne faut-il pas tenir compte des vaccine illégitimes et des idiosyncrasies  fortuitement réfractaires à toute modification normale de l’économie ? Voilà pourquoi, ne possédant aucun critérium positif, même dans l’aspect des cicatrices, de l’efficacité d’une opération vaccinale, il est prudent de la renouveler, surtout à l’approche d’une épidémie varioleuse et d’imiter en quelque sorte la nature qui condamne quelquefois l’espèce humaine à la récidive de la petite-vérole. La réussite des revaccinations n’atteste nullement une réceptivité variolique proportionnelle, puisqu’elles produisent, d’ordinaire, un chiffre bien plus grand que les atteintes de petite- vérole, sur les individus qui ont été vaccinés et même chez ceux qui n’ont jamais été opérés. L’aptitude de notre organisation à s’imprégner du virus vaccin est, comme je l’avançais en 1847, pour ainsi dire, indéfinie ; et il en est pareillement, sans doute, des divers germes contagieux. Qu’on ne s’étonne pas, alors, que des inoculations successives de la Syphilis ne soient pas mutuellement contrariées ou neutralisées et qu’elles n’aient pas fourni les résultats prônés d’avance ! On conçoit qu’au milieu des tergiversations des praticiens les plus habiles, à l’endroit des revaccinations, les gouvernements des différents pays, où la vaccine est le plus cultivé, se bornent à n’imposer qu’une opération. C’est là évidemment un motif de plus pour qu’on s’évertue à assurer aux populations la vraie vaccine, la seule qui conjure la petite-vérole d’une manière absolue, (suivant mes convictions du moins) sans limite de temps, comme aussi sans degrés palliatifs de préservation ; d’où je conclus que la varioloïde est antérieure à ce siècle.
Par l’intervention de la loi, dans la pratique des vaccinations, on atteindra définitivement le but désiré. Puissions-nous donc ne pas tarder à suivre le salutaire exemple que le gouvernement Anglais vient de donner et que nous avons déjà reçu en vain de divers États de l’Allemagne !
Le vœu que nous formulons aujourd’hui ne saurait être le moins du monde affaibli par les accusations d’un nouveau genre qui sont opiniâtrement dirigées contre l’immortelle découverte de Jenner. D’après ces accusations, les bienfaits de cette dernière se réduiraient à une cruelle et déplorable compensation, puisque les fièvres typhoïdes se substitueraient fatalement aux affections varioleuses. Je l’ai précédemment rappelé : M. Charles Dupin a victorieusement combattu les idées systématiques de M. H Carnot, avec les armes mêmes de la statistique, et M. Bousquet digne interprète de la science médicale, en ces circonstances, à opposé à l’étrange hypothèse en question, des argumens qui ont entraîné tous les esprits. Le paradoxe énoncé plus haut et conséquemment condamné en dernier ressort. Aussi n’avons-nous pas à nous en inquiéter, ni à chercher à convertir ceux qui, par hasard, regretteraient la petite- vérole. Notre attention est plutôt acquise au service public auquel nous sommes, si je ne puis parler ainsi, associés, et dont l’importance ne saurait se réduire à la place étroite qui lui est réservée d’habitude dans les colonnes du Budget départemental.
Parmi nos 41 Commissaires-Vaccinateurs 38 ans ont  fait preuve d’exactitude à remplir leurs devoirs. Une irrégularité concernant l’oubli de la signature des Maires du canton de Laruns, privera, cette année, M. le docteur Bayle de l’indemnité que, sans cela, il aurait obtenue. Je dois noter occasionnellement qu’aucune communication ne nous a été adressée par M.Darrecagaix, ni par M.Trongé. Il y aurait lieu de pourvoir à Bayonne au remplacement du premier ; quant au second qui a été nommé depuis peu à Lagor  il serait à propos de l’inviter à ne pas négliger de remettre en temps utile les états relatifs à l’exercice 1853.
Faut-il que je répète, chaque fois, au moment d’examiner les états de MM les Commissaires-Vaccinateurs, que des nombres identiques ne traduisent pas des difficultés semblables à surmonter, afin de les réaliser ? Comment ne pas concevoir, d’autre part, que la négligence des familles à répondre à l’appel officiel, qui leur est  adressé, ne saurait rendre moins méritoire la ponctualité avec laquelle MM. les Commissaires Vaccinateurs s’acquittent de leur tâche ? La plupart d’entr' eux ont évidemment droit aux mêmes éloges et il serait, en conséquence, convenable de leur accorder une indemnité conforme à l’égalité de leurs fonctions, au lieu de tarifier cette indemnité, en raison du nombre accidentel des vaccinations. On remarquera, avec regret, l’absence des délibérations qui regardent les Conseils d’hygiène d’Orthez et d’Oloron ; ils n’auront pas été sans doute mis en demeure de remplir la mission que des instructions ministérielles leur ont assignée et qui était confié aux anciens comités de vaccine.
Les conseils de Mauléon et de Bayonne ont été convoqués, suivant l’usage ; le premier à réclamer d’après un procès-verbal du 30 mars 1853 : « une rémunération proportionnée aux services rendus par MM les Commissaires-Vaccinateurs. »
De son côté, le Conseil d’hygiène de Bayonne a demandé, le 23 avril dernier, conformément à l’opinion émise par M. le Docteur Clérisse : « Que le cinquième des quatre mille francs. votés par le Conseil général soit partagé entre les Commissaires de l’arrondissement de Bayonne et que la somme allouée à chaque Commissaire-Vaccinateur soit relative au nombre des vaccinations qu’il aura faites. »
Les vœux ou réclamations qui précèdent ont déjà été appréciées par le conseil central d’hygiène. En ce qui a trait à la décision du Conseil de Bayonne, il semble qu’il suffirait d’objecter qu’une juste répartition de l’indemnité fixée par le Conseil général ne doit pas s’appliquer aux arrondissements, mais bien aux cantons ou section cantonales.
Je terminerai. point sans mentionner l’utile concours que les autorités civiles ecclésiastiques ne cessent de prêter au service, dans l’intérêt duquel nous sommes aujourd’hui réunis.



































Observations
(1) Il est urgent de nommer un Commissaire-Vaccinateur  à Garlin,, à la place de M. le Dr Boulin, qui est décédé, et qu’animait  un amour laborieux et désintéressé de sa profession. On ne saurait lui trouver un plus digne successeur que M. le Docteur Bacarisse.

(2) M. Cazaux, qui a mérité d’être cité dans un des derniers Rapports de l’Académie Impériale de médecine indique un nombre indéterminé de varioloïdes ; ces affections s’étaient déclarées à la commune de Ger. « En face de cette invasion j’ai, dit-il, revacciné  plus de 250 sujets. Les vaccinations ont dû avoir lieu à domicile. J’ai été ainsi forcé d’aller à la recherche des enfants est presque de violenter les parents. Deux varioleurs ont succombé. »
(3) M. Noguès qui a reçu en 1850 le flatteur encouragement d’une médaille d’argent, appartient à cette utile institution des officiers de santé que les populations rurales, principalement ,savent apprécier , malgré l’oiseau projet de loi qui avait été proposé dans le but de les supprimer.
(4)Le chiffre produit par M.Poeymiroo  serait bien plus satisfaisant s’il n’était en partie le résultat d'omissions relatives aux années précédentes.

 Observations
(1) 4 individus atteints de la petite vérole._2morts
(2) 8 petites-véroles._1 mort


Observations.
(1) 9 petits-véroles ou varioloïdes, ont été constatées dans le canton de Baygorry. Les vaccination étaient négligées depuis longtemps dans ce canton, par suite de l’âge avancé de l’ancien commissaire vaccinateur. Dans certaines communes, entr' autres Ossès et Bidarray on  voit figurer sur les tableaux de vaccinations des individus de 6,8 14, et même 16 ans.M.Dihursubéhère, commissaire vaccinateur  actuel est réellement digne de la mention que M. le Docteur Candellé  à faite de son zèle, devant le conseil d’hygiène de Mauléon.
(2) On pourra juger de la manière dont M. Etcheverry sait  comprendre ses devoirs, par l’extrait suivant : « J'avais signalé, l’an dernier, écrit-il, un père récalcitrant qui avait opiniâtrement refusé pour ses enfants le bienfait de la vaccine. Dans le but de vaincre sa répugnance, d’accord avec que l’intelligent instituteur, de la commune, j’ai fait mettre ceux-ci hors de l’école au moment de mes opérations vaccinales. Alors le pauvre père qui voulait que ses enfants fussent instruits avant tout est venu très humblement me demander de les vacciner. L’expédient auquel j'ai eu  recours et  que j’ai au reste trouvé dans les règlements des écoles primaires m'a également servi dans des circonstances analogues. »
M. Cazenave, n’ayant pas été encore reconnu en qualité de commissaire vaccinateur , ne peut être porté sur ce tableau que comme adjoint de M. Alcat, seul titulaire. L'administration  préoccupée de favoriser la propagation de la vaccine ne saurait nommer avec trop de réserve de nouveaux commissaires vaccinateurs en présence de l’indemnité déjà insuffisante, qui est destinée au service dont il s’agit.



 




























Source:
Empire Français
Département des Basses-Pyrénées
Recueil des actes administratifs
Année 1853
Pages 245 à 254
Collection personnelle

05 octobre 2017

Les tables décennales de Bayonne en ligne jusqu'en 1932 sur e-archives.le64.fr

Une petite mise en ligne sur le site internet e-archives.le64.fr qui facilitera les recherches généalogiques sur Bayonne.En effet, les tables décennales de la ville de Bayonne sont désormais consultables en ligne jusqu'en 1932:
En revanche,pas de changement en ce qui concerne la consultation des registres d'état civil de la ville de Bayonne postérieurs à 1902;  seulement consultables en salle de lecture du Pôle d’archives de Bayonne et du Pays basque 39 avenue Duvergier de Hauranne - 64100 Bayonne.Vous trouverez ci-dessous les cotes correspondantes.

 Naissances

- 1903-1904, 4 E 102/154
- 1905-1906, 4 E 102/155
- 1907-1907, 4E 102/156
- 1908-1908, 4 E 102/161
- 1909-1909, 4 E 102/162
- 1910-1910, 4 E 102/163
- 1911-1911, 4 E 102/164
- 1912-1912, 4 E 102/165
- 1913-1913, 4 E 102/166
- 1914-1914, 4 E 102/167
- 1915-1915, 4 E 102/168
- 1916-1916, 4 E 102/169
- 1917-1917, 4 E 102/170
- 1918-1918, 4 E 102/171
- 1919-1919, 4 E 102/172
- 1920-1920, 4 E 102/173
- 1921-1921, 4 E 102/174
- 1922-1922, 4 E 102/175
- 1923-1923, 4 E 102/176
- 1924-1924, 4 E 102/177
- 1925-1925, 4 E 102/178
- 1926-1926, 4 E 102/179
- 1927-1927, 4 E 102/180
- 1928-1928, 4 E 102/181
- 1929-1929, 4 E 102/182
- 1930-1930, 4 E 102/183
- 1931-1931, 4 E 102/184
- 1932-1932, 4 E 102/185
- 1933-1933, 4 E 102/186

Mariages

- 1903-1903, 4 E 102/187
- 1904-1905, 4 E 102/188
- 1906-1907, 4 E 102/189
- 1908-1908, 4 E 102/187
- 1909-1909, 4 E 102/188
- 1910-1910, 4 E 102/189
- 1911-1911, 4 E 102/190
- 1912-1912, 4 E 102/191
- 1913-1913, 4 E 102/192
- 1914-1914, 4 E 102/193
- 1915-1915, 4 E 102/194
- 1916-1916, 4 E 102/195
- 1917-1917, 4 E 102/196
- 1918-1918, 4 E 102/197
- 1919-1919, 4 E 102/198
- 1920-1920, 4 E 102/199
- 1921-1921, 4 E 102/200
- 1922-1922, 4 E 102/201
- 1923-1923, 4 E 102/202
- 1924-1924, 4 E 102/203
- 1925-1925, 4 E 102/204
- 1926-1926, 4 E 102/205
- 1927-1927, 4 E 102/206
- 1928-1928, 4 E 102/207
- 1929-1929, 4 E 102/208
- 1930-1930, 4 E 102/209
- 1931-1931, 4 E 102/210
- 1932-1932, 4 E 102/211
- 1933-1933, 4 E 102/212

Décès

- 1903-1905, 4 E 102/216
- 1906-1907, 4 E 102/160
- 1908-1908, 4 E 102/213
- 1909-1909, 4 E 102/214
- 1910-1910, 4 E 102/215
- 1911-1911, 4 E 102/216
- 1912-1912, 4 E 102/217
- 1913-1913, 4 E 102/218
- 1914-1914, 4 E 102/219
- 1915-1915, 4 E 102/220
- 1916-1916, 4 E 102/221
- 1917-1917, 4 E 102/222
- 1918-1918, 4 E 102/223
- 1919-1919, 4 E 102/224
- 1920-1920, 4 E 102/225
- 1921-1921, 4 E 102/226
- 1922-1922, 4 E 102/227
- 1923-1923, 4 E 102/228
- 1924-1924, 4 E 102/229
- 1925-1925, 4 E 102/230
- 1926-1926, 4 E 102/231
- 1927-1927, 4 E 102/232
- 1928-1928, 4 E 102/233
- 1929-1929, 4 E 102/234
- 1930-1930, 4 E 102/235
- 1931-1931, 4 E 102/236
- 1932-1932, 4 E 102/237
- 1933-1933, 4 E 102/238

01 octobre 2017

Prohibition des Montgolfières

Ascension aérostatique

Prohibition des Montgolfières

L'orthographe de l'époque a été respectée
Pau,le 21 octobre 1853

A Messieurs les Sous-Préfets et les Maires du département

MESSIEURS,

Depuis quelque temps les Journaux mentionnent fréquemment des incendies occasionnés par les Montgolfières.M.le Ministre de l'intérieur,en appelant mon attention sur les dangers de ces sortes d'aérostats me recommande de prohiber d'une manière absolue,dans mon département,l'usage des Montgolfières à réchaud suspendu au-dessus de l'orifice du ballon.Cette interdiction,déjà portée par l'ordonnance de police du 21 aout 1819 est suffisamment justifiée par les sinistres que je viens de rappeler.
Quant aux ascensions en ballons à gaz comprimé,autant il importe de ne point mettre obstacle aux expériences qui peuvent avoir pour résultat d'étendre le domaine légitime de la science,autant il est du devoir de l'administration  de soumettre les ascensions aérostatiques  à des mesures de précaution et de prudence,afin de concilier la sécurité des personnes et les intérêts sérieux de la science.
Aussi,vous ne tolérez aucune ascension aérostatique  dont feraient partie des femmes ou des mineurs,à moins que les individus  de cette catégorie n'exercent la profession d'aéronaute et n'accompagnent leur père ou leur mari.
Vous interdirez toute ascension où figureraient des animaux d'un poids considérable.
Vous prohiberez,en un mot,tout ce qui,sans nécessité,pourrait mettre en péril la vie des individus qui se livrent aux expériences aérostatiques.
Je sais qu'il faut faire une part raisonnable aux besoins de la science,et que l'art des aéronautes ,comme toutes les découvertes dont l'humanité se glorifie,ne peut se développer  et se perfectionner qu'au prix de certains périls que les hommes dévoués affrontent ou savent surmonter.Il ne s'agit donc pas de prohiber les nouveautés de ce genre qui peuvent amener un progrès sérieux ou faciliter la solution de certains problèmes.
Le devoir de l’administration consiste seulement à soumettre ces expériences à des conditions de sécurité et d'ordre propres à mettre obstacle aux tentatives et aux fantaisies déraisonnables et inutiles qui seraient susceptibles de donner lieu à de fâcheux évenemens.
Vous voudrez bien ,Monsieur,vous conformer ponctuellement aux dispositions qui précèdent.
Agréez,Monsieur le Maire,l'assurance de ma considération distinguée.

Le Préfet
A.FOURNIER.

Source: 
Empire Français
Département des Basses-Pyrénées
Recueil des actes administratifs
Année 1853
Pages 307/308
Collection personnelle