dimanche 31 août 2014

Un champion basque au feu

"Chaque jour nous parvient du théâtre de la guerre l'écho d'un acte de dévouement  de l’héroïsme accompli par nos champions sportifs avec un entrain joyeux  ils supportent la lourde besogne quotidienne de la guerre et,pour eux ,l'heure de la bataille est souvent l'heure du sacrifice suprême.Leur force généreuse,leur ardeur patriotique les poussent aux endroits dangereux  et les font solliciter les missions les plus périlleuses.Parfois,là tombent,nobles victimes d'un devoir sacré .Nous n'applaudirons plus aux exploits sportifs  des Bouin,des Lane,des Iguinitz,mais,pieusement nous irons nous agenouiller à l'ombre du mausolée que la Patrie élèvera à ses héros dont ils étaient la fleur.
Ces actes d’héroïsme couronnés par la plus belle belle des morts,les journaux prennent le soin pieux de les porter à la connaissance du public,mais ils sont nombreux autant qu'ignorés ceux qui,ayant eu une issue plus heureuse,n'en révèlent pas moins chez leurs auteurs  les mêmes qualités de vigueur,de dévouement,de sacrifice joyeux.
Les témoins admiratifs de l'un de ces actes heureux peuvent-ils le  relater ,l'offrir en hommage  à celui pour lequel ils ont frémi ,les donner en exemple à ceux qui luttent aujourd'hui pour la grandeur et la gloire de la Patrie.
Sur un plateau balayé par la mitraille,une compagnie résiste aux attaques désespérées  des allemands.Une section lutte séparée du reste  de la compagnie;sa position devient critique;il faut à faire connaitre au commandant de l'unité.Mais pour parvenir au capitaine,la route à suivre est un espace découvert sur lequel pleuvent les obus et la mitraille.Celui qui sera chargé de cette mission reviendra-t-il?Le chef de section hésite dans le choix qu'il doit faire,mais un homme se présente et dit "J'irai".
Les instructions données, l'homme d'un bond s'élance;la mitraille fait rage, mais lui, impassible, poursuit sa route sans dévier de la ligne qu'il s'est tracée.Par quelle miracle,par quelle merveille de sang-froid échappe-t-il aux dangers multiples sous ses pas!Il reparait enfin devant son chef ,à sa bouche tombent ces simples mots:"Ordre à capitaine tenir jusqu'au dernier". Puis il rentre dans le rang et recommence le coup de feu.
Le soir,le héros de cette aventure ne comprenait rien aux félicitations de ses camarades et à ses chefs.Il est vrai qu’être brave est naturel aux Basques.Quand ce basque est Chiquito de Cambo.roi de la pelote,faut -il s'étonner que la bravoure se change en héroïsme? "


Article publié par La Semaine de Bayonne
Chronique politique,religieuse,maritime,agricole et commerciale.
Samedi 31 octobre 1914
Collection Médiathèque de Bayonne.
Cote J 36 Année 1914

Article du blog associé:
6 septembre 2014 :Hommage militaire aux 18ème de Pau et 49ème de Bayonne
Janvier 1915:le troupier français est gai,brave et débrouillard

samedi 30 août 2014

6 septembre 2014 :Hommage militaire aux 18ème de Pau et 49ème de Bayonne

Les Armées organiseront une manifestation d’ampleur nationale, le 6 septembre prochain, à l’occasion de l’anniversaire de la bataille de la Marne.
Au-delà des rappels historiques, cette opération, baptisée : «100 VILLES –100 DRAPEAUX–100 HEROS», permettra de commémorer la mobilisation du pays sous les drapeaux à travers le symbole de la «Nation en armes».
Dans les Pyrénées-Atlantiques, deux cérémonies seront organisées ,l’une à Pau et l’autre à Bayonne.
Elles seront l’occasion de rendre hommage aux deux régiments d’active, chacun dans sa ville de garnison au début de la Grande Guerre, et à travers eux aux hommes qui composaient ces régiments, mais aussi à ceux appartenant aux formations de la réserve et de l’infanterie territoriale.
Pour cette raison, un héros issu de chacune des 2 formations sera mis à l’honneur.
Une plaque commémorative sera dévoilée à Pau et à Bayonne.


Programme de la cérémonie à Pau

Rassemblement des participants à 9h30.
La prise d’armes débutera place de Verdun à 09H45, autour du drapeau historique du 18e Régiment d’infanterie.
Une première cérémonie se déroulera au monument érigé à la gloire du «Brave 18e RI» .
La seconde cérémonie se tiendra devant la caserne Bernadotte. Les unités paloises actuelles, entourant le 5e RHC qui assurera la garde du drapeau, honoreront leurs anciens en inaugurant une plaque commémorative et en mettant à l’honneur le soldat Pierre Loustalet.
Le soldat de 2e classe Pierre Loustalet est né à Orthez le 16 avril 1892. Mobilisé le 2 août 1914, il est incorporé au 18e Régiment d’Infanterie de Pau. Début septembre, avec son régiment, il participe à la bataille de la Marne et tombe le 6 à Augers (77) lors d’une charge héroïque, à la baïonnette, que mènent les bataillons. Pierre Loustalet est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.
Accès à la fiche matricule de Pierre Loustalet 1R847 - AD 64

Programme de la cérémonie à Bayonne

Rassemblement des participants à 16h15 au monument aux morts de Bayonne.
A partir de 16h30,le 1er RPIMa fournira le drapeau et le détachement d’honneur, et sera accompagné d’une délégation de la Base navale de l’Adour.
Le héros mis à l’honneur sera le soldat de 2e classe Joseph Apesteguy, plus connu sous le nom de Chiquito de Cambo.
Le soldat de 2e classe Bernard, Joseph, Chiquito Apesteguy,
Champion du monde de pelote à 17 ans, et sans discontinuer jusqu’au début du conflit, Joseph Apesteguy, né à Cambo-Les-Bains le 20 mai 1881, effectue son service militaire de 1902 à 1905. Rappelé pour la Grande guerre, il rejoint le 49e RI le 12 août 1914. Dirigé vers le front avec un renfort de 1200 hommes expédiés de Bayonne, il arrive le 6 septembre 1914 et prend part aux combats de la bataille de la Marne. Passé ensuite au 249ème RI (régiment de réserve du 49ème), il combat au Chemin des Dames. Il est blessé à Oulches (Aisne) en 1915  Il combat également à Verdun en 1916 et sur le front italien après la dissolution du 249ème RI. En 1917, il est cité en ces termes: « Grenadier d ‘élite. Blessé en combattant le 24 mai 1915. A fait preuve d’une superbe intrépidité dans ses fonctions d’agent de liaison et s’est maintes fois offert pour ravitailler en plein jour ». En décembre 1917, la nouvelle de sa mort est diffusée dans la presse locale, mais à tord.
Parce qu’il s’était fait envoyer son chistera alors qu’il se trouvait sur le front du Chemin des Dames, le bruit courut, relayé par une revue nationale, que cet équipement sportif lui servait à lancer des grenades dans les tranchées ennemies. Une légende était née.
Accès à la fiche matricule  ( 3 vues) de Bernard, Joseph, Chiquito Apesteguy 1R720-AD 64 

Sources:
La lettre d'information du Centenaire 14-18 dans les Pyrénées-Atlantiques 
N° 64/15 du 26/08/2014 - Origine : Service départemental des Pyrénées-Atlantiques de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre
Site de l'ONAC

Merci à Claire

Registres de recrutement militaire CG 64-AD 64

 Sélection d'articles associés du blog

Les Basses-Pyrénées dans la Première guerre mondiale.  






 

dimanche 24 août 2014

Le registre d'écrou de la maison d'arrêt de Bayonne au commencement de la guerre en 1914.

En 1914, au commencement de la guerre, des femmes, des hommes qui demeuraient à  Bayonne, Biarritz, Anglet,Bidart, Hendaye... ont été inquiétés,amenés et détenus à la maison d’arrêt de Bayonne.Les uns,comparaitront devant un conseil de guerre à Bordeaux .D'autres seront transférés vers les camps de concentration à Lannemezan, Périgueux.
Les archives du tribunal de Bayonne sur cette période sont malheureusement lacunaires.En l'absence de renseignements sur une condamnation ou non,je ne mentionne pas le nom du prévenu .Une exception : Caussarieux Frédéric (16 août 1914 N°199) dont la fiche matricule est en ligne sur le site des AD 40.




4 Août 1914
N°188
Ce jourd'hui 4 août 1914 s'est présenté au greffe de la maison d’arrêt de Bayonne le sieur Jxxxxx Paul
porteur d'une pièce délivrée par Mr le juge d'instruction de Bayonne sous la date du 4 aout 1914 en vertu duquel  il m'a été fait la remise du nommé Jxxxxx Paul prévenu d'espionnage
Etc.
Homme,28 ans,célibataire, journaliste publiciste,
18 septembre 1914,transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre
Complément du blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/:L'acte de naissance en ligne du prévenu, mentionne:
qu'il était fils d'un notaire de Bayonne,
un mariage à Beauvais (Oise) le 11 juin 1921
un décès le 3 juin 1977 à Saint-Jean-de-Luz.
Source:e-Archives AD 64 état civil de Bayonne ,naissances.....

5 Août 1914
N°189
Pxxxxxxx  Mathilde ,
Femme,28 ans née à Valence (Espagne) demeurant à San Sébastian-Bayonne,mariée ,une fille
Prévenue d'espionnage.
18 septembre 1914,transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre

6 Aout 1914
N°193
Pxxxxxxx Lurain ,
Homme46 ans né à _illisible_demeurant à Baden-Baden-Bidart,célibataire

Prévenu d'espionnage
10 novembre 1914,par ordre de Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées,transfèrement pour le camp de concentration de Lannemezan

6 Août 1914
N°194
Pxxxxx Jeanne,
Femme,35 ans,née à Bruxelles ,demeurant à Paris -Béhobie,veuve,artiste lyrique
Prévenue d'espionnage 
10 aout 1914 ,mise en liberté par ordre de Mr le Procureur de la République


6 Août 1914
N°195
Kxxxxx Hermann,
Homme,38 ans , né en Allemagne,demeurant à Bruxelles-Bayonne,célibataire,artiste lyrique
Prévenu d'espionnage 
21 septembre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre

Caussarieu Frédéric

16 Août 1914
N°199
Caussarieu Frédéric ,
Homme,28 ans,né à Arengosse (Landes),demeurant à Hendaye,célibataire,employé à la Compagnie du Midi.
Prévenus de cris séditieux et excitation de militaires à la désobéissance
11 septembre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaitre devant le conseil de guerre
Complément du blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/ Décédé le 31 aout 1932 à Arengosse.
Condamné le 18 décembre 1912 par le Tribunal de Mont de Marsan pour délit d'outrage à la gendarmerie.
Pas de mention du conseil de guerre.
Source AD 40 Registres matricules (Mont de Marsan) 1906 168 W 38.Numéro de matricule 569
Vue 91/646

20 Août 1914
N°200
Bxxxx Pierre,
Homme,44 ans ,né au Luxembourg,demeurant à Anglet,marié deux enfants,chauffeur mécanicien

Infraction à expulsion et espionnage
3 octobre 1914,transféré à Pau comme appelant d'un jugement de 6 mois

19 septembre 1914
N°218
Mxxxxx Camille ,
Homme,50 ans,né en Gironde,demeurant à Biarritz,marié cinq enfants,rentier.
Colportage de fausses nouvelles
21 septembre 1914 ,transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre

21 septembre 1914
N°219
Wxxxxxxx Frédéric,
Homme,31 ans,né en Autriche,demeurant à Paris-Hendaye,célibataire,représentant de commerce

29 septembre 1914,transféré à Bazas pour être mis à disposition de l'autorité militaire.

21 septembre 1914:8 marins prévenus pour désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord

N°220
Cxxxx Eugène
Homme,18 ans,né à Alger ,demeurant à Bayonne,célibataire,marin
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre
Complément du blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/ Acte de naissance d'Eugène non trouvé sur le site ANOM Archives d'outre mer.


N°221
Bxxxxx Mustafa
Homme,25 ans,né à Alger,demeurant à Bayonne,veuf,marin
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre


N°222
Dxxx-Sxxx Ali
Homme,26 ans ,né à Dilis Alger,demeurant à Bayonne,célibataire,marin.
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre


N°223
Sxxxxx Augustin
Homme,17 ans né en Algérie, demeurant à Bayonne,célibataire,marin.
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre


N°224
Rxxxxxx Henri Louis
Homme,41 ans né à Morlaix,demeurant à Bayonne,marié,marin.
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre


N°225
Txxxxx Félix
Homme,36 ans né à Saint Mamé (?) demeurant à Bayonne,célibataire,marin
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre


N°226
Vxxxxx Jules Auguste Charles
Homme,19 ans né à Arzew Algérie ,demeurant à Bayonne,célibataire,marin
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre
Complément du blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/ L'acte de naissance sur le site ANOM Archives d'outre mer indique un premier mariage le 10 06 1916,un deuxième le 20 04 1921 et un décès à Alicante (Espagne) le 28 mai 1966.


N°227
Lxxxxx Richard (Ricard,Tomas)
Homme,18 ans né à Oran Algérie ,demeurant à Bayonne,célibataire,marin
Désobéissance avec injures et menaces avec complot contre l'autorité du capitaine et des officiers de bord.
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaitre devant le conseil de guerre
Complément du blog retours-vers-les-basses-pyrenees.fr/ L'acte de naissance sur le site ANOM Archives d'outre mer indique un mariage à Oran le 7 avril 1920




26 septembre 1914
N°228
Pxxxxx Louis André
Homme,21 ans né à St Laurent d'xxx,demeurant à Bayonne,célibataire,tailleur
Vol et désertion 
3 octobre 1914, transféré à Bordeaux pour comparaître devant le conseil de guerre

12 octobre 1914
N°237
Femme ,46 ans née en Bohème,demeurant à Paris -Bayonne,mariée ,sans profession

prévenue d'infraction à un arrêté d'expulsion ,mise en liberté le 13 octobre par le Procureur de la République
N°238
Femme,51 ans née à Prague,demeurant à Paris -Bayonne,divorcée,domestique
prévenue d'infraction à un arrêté d'expulsion ,mise en liberté le 13 octobre par le Procureur de la République
N°239
Homme,52 ans né à Prague, demeurant à Paris -Bayonne,marié, ingénieur
prévenu d'infraction à un arrêté d'expulsion ,mis en liberté le 13 octobre par le Procureur de la République

12 octobre 1914
N°240
Homme,37 ans né en Bohème,demeurant à Paris -Bayonne,célibataire,tailleur pour dame
prévenu d'infraction à un arrêté d'expulsion,transféré le 3 décembre au camp de concentration à Garaison (Lannemezan )
N°241
Homme,26 ans né en Bohème,demeurant à Paris -Bayonne,célibataire,tailleur
prévenu d'infraction à un arrêté d'expulsion,transféré le 3 décembre au camp de concentration à Garaison (Lannemezan )
N°242
Homme,34 ans né en Allemagne,demeurant à Paris-Bayonne,marié ingénieur
prévenu d'infraction à un arrêté d'expulsion,transféré le 3 décembre au camp de concentration  (Lannemezan ) .Ordre du Préfet des Basses-Pyrénées.

13 octobre 1914
N°243
Homme,32 ans ,demeurant à Paris-Bayonne,célibataire,fourreur.
prévenu d'infraction à un arrêté d'expulsion,transféré le 3 décembre au camp de concentration à Garaison (Lannemezan )

.... ordonnance de non lieu délivrée par le Procureur de la République et maintenue comme détenue administrative par le Sous-Préfet.

14 octobre 1914
N°244
Femme ,34 ans ,demeurant à Paris-Bayonne,célibataire,sans profession
prévenue d'infraction à un arrêté d'expulsion,22 octobre 1914 ,ordonnance de non lieu délivrée par Monsieur le Procureur de la République et maintenue comme détenue administrative par monsieur le Sous-Préfet. 
N°245
Femme,30 ans née à Budapest,demeurant à Paris-Bayonne,célibataire,sans profession
prévenue d'infraction à un arrêté d'expulsion,22 octobre 1914 ,ordonnance de non lieu délivrée par Monsieur le Procureur de la République et maintenue comme détenue administrative par monsieur le Sous-Préfet.  


15 octobre 1914
N°248
Homme,25 ans,né à San Sébastien,demeurant à San-Sébastian-Hendaye,célibataire,garçon d’hôtel
prévenu d'espionnage,26 novembre ordonnance de non lieu,arrêté d'expulsion de monsieur le ministre de l'intérieur du 30 octobre 1914

20 octobre 1914
N°252
Femme,34 ans,née en Allemagne,demeurant à San Sébastian-Hendaye,célibataire,institutrice
prévenue à un arrêté d'expulsion,15 novembre 1914,mutation légale.

25 octobre 1914
N°255
Homme,34 ans né à Nice,demeurant à Biarritz-Bayonne,marié,négociant
Espionnage,11 novembre 1914,ordre de mise en liberté ordonné par le Général commandant la 18 e région (Bordeaux) et transmis par Monsieur le Procureur de la République.

27 octobre 1914
N°257
Homme,24 ans né à Paris 19e,SDF-Bayonne,célibataire,mécanicien
Espionnage,10 novembre 1914,ordre de transfèrement pour Bordeaux délivré par Monsieur le Procureur de la République
N°258
Femme,28 ans né en Autriche,demeurant à Paris-Hendaye,célibataire,cuisinière
prévenue à un arrêté d'expulsion,23 novembre 1914,mutation légale.
N°259
Homme,61 ans né en France,SDF-Hendaye,marié,sans profession
Accaparement de denrées,8 novembre 1914 transféré à Bordeaux
N°260
Homme,60 ans né dans les Landes,demeurant à Hendaye,veuf,négociant.
prévenu de complicité d'accaparement de denrées,8 novembre 1914 transféré à Bordeaux


29 octobre 1914
N°261
Femme,37 ans,Biarritz,mariée,rentière
prévenue à un arrêté général d'expulsion ,3 décembre 1914 transférée au camp de concentration à Garaison
Mention complémentaire:objet d'une ordonnance de non lieu en date du 9 novembre 1914 et maintenue à disposition-Préfet des Basses-Pyrénées.
N°264
Homme,55 ans,né en Allemagne,Biarritz,marié,rentier
prévenu à un arrêté général d'expulsion ,3 décembre 1914 transféré au camp de concentration à Garaison
Mention complémentaire:objet d'une ordonnance de non lieu en date du 9 novembre 1914 et maintenu à disposition-Préfet des Basses-Pyrénées.

Biarritz:une fille soumise prévenue de complicité d'abandon d'effets militaire 

4 novembre 1914
N°268
Femme,26 ans,demeurant à Biarritz,mariée,fille soumise
prévenue de complicité d'abandon d'effets militaires,12 novembre 1914,ordre de Monsieur le Général à la 18e région pour être transférée à la prison militaire de Bordeaux
N°269
Homme,34 ans,SDF-Biarritz,célibataire,cordonnier
prévenu de complicité d'abandon d'effets militaires,12 novembre 1914,ordre de Monsieur le Général à la 18e région pour être transféré à la prison militaire de Bordeaux

Hendaye: prévenu de tentative d'accaparement et d'exportation d’œufs

6 novembre 1914
N°270
Homme,21 ans,demeurant à Hendaye,célibataire,marchand de volailles
Prévenu de tentative d'accaparement et d'exportation d’œufs,8 novembre 1914,transféré à Bordeaux.


15 novembre 1914
N°273
Homme,44 ans,né en Hongrie,demeurant à Biarritz,marié,rentier
Étranger suspect,6 décembre 1914 transféré au camp de concentration de Périgueux
N°274
Femme,43 ans,demeurant à Biarritz,mariée,rentière
Étrangère suspecte,6 décembre 1914 transférée au camp de concentration de Périgueux
N°275
Femme,19 ans née à Paris,demeurant à Biarritz
Étrangère suspecte,6 décembre 1914 transférée au camp de concentration de Périgueux

18 novembre 1914
N°280
Femme,67 ans née en Allemagne,demeurant à St-Pé-Hendaye,célibataire
Étrangère suspecte,3 décembre 1914 transférée au camp de concentration de Garaison


21 novembre 1914
N°282
Femme,42 ans,née en Allemagne,demeurant à Paris-Bayonne,célibataire,ménagère
Étrangère suspecte,28 novembre 1914,ordre de mise en liberté délivré par monsieur le Procureur de la République.

24 novembre 1914
N°285
Homme,25 ans né à Orléans,demeurant à Bayonne,célibataire
Insoumission,30 novembre 1914 transféré à Bordeaux.Escorté comme passager militaire  le 22 novembre  sous le numéro 236 du registre des passagers

26 novembre 1914
N°286
Homme,26 ans,Béhobie,célibataire,commissionnaire
Infraction à un arrêté d'expulsion,4 décembre 1914,peine _illisible_ 
N°287
Femme,22 ans née à Bucarest,demeurant à Paris -Bayonne,célibataire,artiste chorégraphique.
Étrangère suspecte,3 décembre 1914,ordonnance de non lieu.

1er décembre 1914
N°292
Homme,37 ans né au Danemark,célibataire,matelot
Faux certificats et usages de faux certificats,30 décembre 1914,mutation légale.
N°293
Femme,65 ans ,SDF-Bayonne,
Étrangère suspecte,3 décembre 1914 ordonnance de non lieu

4 décembre 1914
N°295
Homme,28 ans,SDF-Bayonne,célibataire,cultivateur
Vol _illisible_ aux régiments relatif à l'état de siège .Dernière page du registre des écrous 1914

6 décembre 1914
N°297
Homme,28 ans ,SDF Saint-Jean-de-Luz,célibataire
Vagabondage et infraction à arrêté d'expulsion.Dernière page du registre des écrous 1914

Pour en savoir davantage

Le registre d'écrou de la Maison d’arrêt de Bayonne couvrant  le commencement de la guerre en 1914 est consultable au Pôle de Bayonne et du Pays Basque AD 64,39 avenue Duvergier de Hauranne 64100 Bayonne.Cote:2 Y 1 art 71

Le site crimino corpus:

Aux éditions Economica:
373 pages,39€
ISBN : 978-2-7178-2788-0

Articles du blog :Passeports refusés à des parents d'insoumis 1915-1919 Première partie : accès direct aux portraits photographiques : Passeports refusés à des parents d'insoumis.1915-1920

jeudi 21 août 2014

Plaquette du SHD Pau

 Archives militaires à Pau -Service Historique de la Défense

Plaquette de présentation

Avant tout déplacement,renseignez-vous préalablement auprès du SHD Pau




Article associé
...à se repérer à travers différents sites d'archives militaires disséminés en France.Présentation photographique.



mercredi 20 août 2014

Compte-rendu des combats survenus à Gozée les 21,22 et 23 aout 1914

Compte-rendu des combats survenus à Gozée (Belgique) les 21,22 et 23 aout 1914
"Papiers" de l'abbé Durquet.
E Dépôt Bayonne 5 S art.3 -Pôle de Bayonne et du Pays Basque

Texte dactylographié, non signé, non daté, postérieur à 1921.Texte intégral
Réveil du passé
Journées des 21,22 et 23 août 1914
Il est des choses que nous n'avons pas le droit de laisser ensevelir dans le passé et que nous devons replacer par instants sous nos yeux pour en extraire des leçons ineffaçables.

A l'aide de renseignements dont l'exactitude ne saurait être mise en doute,nous possédons de précieuses indications ,des récits de témoins oculaires (et entre autre de l'adjudant CARESSE et de plusieurs sergents du 49e Régiment d'infanterie française) nous permettant de relier certains faits et de coordonner certains actes qui se sont passés ,à Gozée,pendant les journées des 21,22,et 23 août 1914.Depuis quelques jours,et entre les lignes des articles des journaux régionaux,nous avions fini par nous rendre compte que les Allemands,par une attaque inopinée de notre pays,dans la nuit du 3 août 1914,entamait la guerre mondiale.Les mauvais jours approchaient.Les évènements allaient se précipiter avec la rapidité des fleuves gonflés aux jours d'orage et bientôt ce serait l'invasion.
Dans la matinée du 21 août,une grave nouvelle vint bouleverser l'esprit de la population.Un coup de téléphone de Charleroi nous prévint que les Allemands,après avoir traversé Louvain,étaient entrés la veille,c'est à dire le 20,à Bruxelles;que là,leurs armées se scindant en deux tronçons,se dirigeaient en même temps sur Mons et Charleroi.
Et nous apprîmes aussi que les Alliées n'avaient même pas 100.000 hommes à jeter sur cette superbe tranchée,La Meuse,où on eût pu tenir des forces de l'Allemagne,en attendant des renforts.
Ce jour-là,21 août,vers 11 heures du matin,sur la chaussée de Thuillies à Gozée,le régiment d'infanterie N°49 ,commandé par le Major NICOLAS,échelonnait la file des fantassins surchargés de leurs objets d'équipement.
Déjà la colonne débouchait dans Gozée,alors que des cris d'enthousiasme partaient de tous cotés de la Place Communale où la foule s'était ruée pour saluer la France,tandis que,fatigué et ruisselant de sueurs,le visage des soldats s'éclairaient d'une joie.....Et tout de suite la distribution des boissons et des vivres de toutes sortes commençait.A cette heure,il n'y avait pas de miséreux au village.Tout le monde voulait donner.
Du reste,tous les carnets de route du 49e retrouvés sur nos campagnes,après le combat du 23 août,se font un devoir de constater avec reconnaissance,l'accueil admirable et touchant des populations belges à l'égard des soldats français.
Dès l'arrivée du dernier fantassin sur la place communale,un ordre avait vibré:le 1 er bataillon venait d'être détaché sur la route de Gozée à Thuin,tandis que les autres fractions du régiment avaient reçu pour consigne d'aménager les positions de la Couronne à la Ferme de Baudribut et du hameau de Bout-la-Haut.
Le même jour,le 18e était parvenu à Marbaix-la-Tour et le 34e avait atteint Thuin.
Pour s'opposer à la marche des Allemands,ces trois régiments avaient organisé leurs positions comme ci-après:
           A Ham-sur-Heure le 1 er bataillon à Beignée
le 18e  A Marbeix            le 2e bataillon au Chateau de la Pasture
           A Gozée               le 3e bataillon à la ferme de Zone

le 49e à Gozée le 1er bataillon ,au Clicotia
                        le 2e bataillon à la ferme de Baudribut
                        le 3e bataillon à la Couronne

A Thuin,le 34e avait également organisé la défense de cette ville et la résistance était couverte par le 10 e Régiment de Hussards assisté de l'escadron divisionnaire vers Leernes,Fontaine l'Eveque,Anderlues et Buvrinnes.A l'ouest,des éléments de la 5e brigade de Cavalerie Anglaise apparaissait à Binche et,dans ces mêmes parages,le général SORDET présidait de façon très étendue,au décrochage de son corps de cavalerie.
Le 28e avait pris position en oblique à droite par Fontaine-l'Eveque-Leernes et jusqu'à la Sambre et,dans l'après-midi du 22 août, le 2e Bataillon de ce Régiment était aux prises avec l'ennemi,dans les dépendances de la ferme de l'Espinette.
Tandis qu'une colonne allemande descendait de Trazegnies vers Monceau (Hameau) une batterie et 2 bataillons des Régiments Allemands N°15 apparaissait à Goutroux et commençait l'attaque à la lisière du bois du Han.
Après avoir paré et riposté,le 28e français qui n'avait pas d'artillerie pour répondre aux obus allemands,se retire vers l'orée du bois de Leernes et,le soir,se replie sur Thuin.Cet engagement lui avait coûté 250 tués,dont 1 commandant et 9 officiers.
Quant aux avant-postes du 34e français,ils séjournèrent le 22,jusqu'au crépuscule,sur la ligne Hourpes,les Bonniers,Trou des Loups.A leur droite,les escadrons du 10e Hussard essaimèrent de l'Abbaye d'Aulne à Marchiennes avec soutien de deux compagnies du 49e:la 12e à Landelies,la 11e à Montigny-le-Tilleul.Diverses rencontres eurent lieu,dont la plus plus importante aux ponts de Marchiennes;leur défense était confiée:
1°) à la 12e brigade de la 4e Compagnie du 119e:le gros au Charbonnage de Forte-Taille;les postes aux ponts de la Vielle Rue et du chemin de fer de l'Etat-Belge;
2°) au 1er escadron du 10e Hussards;une section de mitrailleuses tient la barricade du pont de la rue Neuve.
Le 22,de 8h45 à 10h30,les Hanovriens (Régiment 19 et une batterie)peinent devant ces obstacles;ils parviennent finalement à le tourner par le pont du chemin de fer et par celui des laminoirs reliant les aciéries aux hauts fourneaux Goffart de Monceau.Force est à l'escadron du 10e Hussards de détaler vers la cote de Montigny-le-Tilleul,recule vers Gozée,puis bivouaque à Thuillies,où le Général Jouannic garde en réserve le 12e Régiment (1er et 3 e Bataillons ) pour aménager une position de soutien entre Thuillies et Ragnies.La 4 e compagnie du 119e,décomprimée marque un temps d'arrêt sur la hauteur (Est) de la Gare de St.Martin (Briqueterie Letroye) et ne rompt que prise d'enfilade par une fraction parvenue de Hameau aux Carrières du bois du Han;touche Montigny-le-Tilleul;organise une résistance à la lisière du bois Croquet,mais renonce à ouvrir le feu sur la colonne allemande poussant devant elle un troupeau de civils;retraite sur Bomerée par le Bois Picard.
A Montigny-le-Tilleul,la 11e Compagnie du 49e s'apprêtait à recevoir l'ennemi.Le Capitaine LAMBERT préférera,lui aussi ,se replier plutôt que de massacrer des civils servant de plastron aux Allemands.Des hauteurs qui couronnent Landelies (rive droite de la Sambre) elle assiste ,vers 15h30,à la scène finale du combat de Leernes;elle cherche même à intervenir,par des salves,sans autre résultat que d'attirer sur elle quelques rafales de mitrailleuses;repli sur Gozée vers 18 heures.
Les Allemands se retranchèrent pendant la nuit à Montigny.Le lendemain devait s'engager le violent combat de Gozée.

Le dimanche 23 août,vers quatre heures,une blancheur ouvrit le ciel et fit les ténèbres.L'aube était là.....Puis l'aurore déchirant ses voiles roses fit tout-à_coup place au soleil qui se leva dans un ciel immaculé et radieux.
C'est à Gozée que,ce jour-là,le 49e R.I. cueillera ses premiers lauriers.Un choc de la colonne allemande provenant de Montigny-le-Tilleul à travers le Bois du Prince se prononce vers 9 heures.
De ce coté du bois se trouvaient 3000 hommes du 18 e d'infanterie et 1.000 hommes du 3e bataillon du 49e ainsi qu'une Compagnie du génie et deux batteries du 24e d'Artillerie.Ils soutinrent héroïquement l'attaque d'une division d'infanterie avec artillerie et cavalerie.
Après avoir été arrosé par un tir des mieux réglé,intensifié à 11 heures,le 3e bataillon du 49e subit vers midi,un si fort choc qu'il doit reculer.Les allemands débouchent,en masses serrées,des routes de Charleroi et de Marchiennes,dans nos champs de blé et d'avoine:c'étaient les régiments 55 et 77 allemands qui commençaient l'attaque de Gozée.
Vers midi,les Français reculent lentement vers Gozée,couvrant leur retraite d'un feu d'artillerie si terrible et si précis que les Allemands reculent à leur tour devant une pluie d'obus.
Profitant de ce mouvement de recul,les Français reprennent pied et ordre est donné au Commandant NICOLAS de ramener ses compagnies à l'attaque.
Une colonne double:la 12e (BURGALAT),ayant derrière elle un peloton de la 11e (Lieutenant DERNAT) entrera dans Gozée,mais (ce qui hélàs ! n'était que trop à prévoir) ne ressortira pas de la fournaise;à gauche,l'autre peloton de la 11e compagnie (Capitaine LAMBERT);la 10e compagnie (Capitaine COURNET);un peloton de la 9e compagnie (sergent-major CASTAING) objectivent la briqueterie;chemin faisant,les 6e et 8e compagnies (Capitaine MELIANDE et GLOR) ainsi qu'un peleton du génie cortègent l'attaque.
Vers 13h 1/2 ,Gozée est de nouveau aux Français.
Les Allemands ne tardent pas à réagir sous la menace d'une poussée des compagnies ROZE des ORDONS (1ere) et CLOR (8e) qui tentent de récupérer les positions du matin.Les compagnies BOURON  et DIBAR (3e et 7e) avec la section de mitrailleuses CARRERE,se maintiennent encore dans les tranchées,mais les rangs ravagés (Commandant NICOLAS,Capitaines CLOR,LAMBERT,BURGULAT ,tués;Lieutenant DORNAT,Capitaine ALBERT du génie,bléssés) s'abiment en d'infructueux efforts .....et la défense court risque d'être tournée à droite du coté de Marbaix.
Vers 18 heures,Gozée était de rechef perdu.
A 18h30,ordre général de retraite.Le groupe de la Briqueterie (près de la Jonquière) dénouant la rude étreinte,se replie sous la conduite du Capitaine COURNET,sur la 5e Compagnie (Capitaine BERGER-ANDREU).
Le Capitaine LABAT (7e Compagnie) constitue le dernier échelon de couverture .-Retraite sur Thuillies.
Au 18e,la plus lourde charge pèse sur les 5e,6e et 8e compagnies,à la lisière Nord du parc du Château de la Pasture,qui ne sera évacué que sur l'intervention du Général de Brigade (15h30) Retraite par échelons sur la ferme de Fleurenchamps,pénible,notamment pour la 8e compagnie (Capitaine de GAUPIAC blessé). La résistance du 2e Bataillon sous un feu concentré d'artillerie,d'infanterie et de mitrailleuse,avait été des plus résolues,mais aussi fort onéreuse;ses pertes montaient à environ 300 tués,blessés ou disparus:les lieutenants CECILE et DUFFAU tués,le Lieutenant MOTAIS,blessé.
La 7e compagnie (Capitaine MALIRE) alors que le 3e bataillon du 49e abandonnait Goée,avait été postée par le Commandant du 2e Bataillon (Capitaine CHALLE) en surveillance sur la cote 183.
Plus tard,le Général de Brigade prescrira au Chef de bataillon COSTEDOUT  de faire participer deux de ses compagnies:9e,Capitaine OLIVARI et 11e,Capitaine JEANNOT,au retour offensif du 49e;elles n'arrivent pas à temps pour intervenir et s'immobilisent:;la 9e sur la face Sud de Gozéé,la 11e à droite (vers Marbaix ).L'ordre de retraite leur fut transmis à 15 heures;démarrage difficultueux,néanmoins effectué en bon ordre par échelons successifs et sous la protection de la 10e compagnie dressée à la ferme de Fleurenchamps (17h30).-
Le 1er Bataillon,Commandant PRAVAZ,stationne jusque 13h30 à Beignée.Le Général TRINITE-SCHILLEMANS lui fera prendre position d'abord au cimetière de Ham-sur-Heure,puis à la Ferme de Fleurenchamps,non loin de l'Artillerie Divisionnaire,à laquelle la 12e compagnie sert de section.-De ce coté,lente infiltration de l'ennemi qui ne talonne pas et n'explore la ferme que vers 18h30.
Le régiment se retire sans gêne de la Ferme de Fleurenchamps (19 heures)^pour aller cantonner à Ossogne (20 heures).

Les pertes ont été sensibles de part et d'autres;574 allemands et 474 Français (18e,28e et 49e).Elles ne sont pas loin d'atteindre,pour nos alliés,le chiffre de celles du régiment utilisé,en mai 1916,pendant la bataille de Verdun (secteur de Douamont).
En outre ,les Allemands firent 150 prisonniers à Gozée et brulèrent 36 de nos demeures.
En comptant 3 blessés pour un tué,le combat de Gozée-Marbaix-Monceau-sur-Sambre aurait fait 4192 victimes dont:1048 tués et 3144 blessés.-
Les soldats tués ont été déposés,religieusement,en terre par les Allemands,les prisonniers français et les Gozéens restés au village.Après cette lugubre besogne,on compta les tertres;il y en avait 46,dont un contenant 150 cadavre et un autre 102.Les autres ne renfermaient que de un à 15 cadavres.
En 1915,des pourparlers s'engagèrent entre l'Autorité Allemande et la Commune de Goée qui céda u emplacement d'un hectare,pour réunir soldats Français et Allemands,tués le 23 aout 1914.
Le transfert des corps,commencé le 10 novembre 1915,était terminé le 25 janvier 1916,dans le nouveau cimetière militaire dit "de la pépinière".
Mais en 1922,le Gouvernement Français fit exhumer les corps des 474 soldats français qui furent transférés au cimetière de la Belle-Motte à Aiseau,à coté de leurs collègues tués dans la région de Charleroi et de la Basse-Sambre. 



Complément du Blog Retours vers les Basses-Pyrénées

Liste (non exhaustive) des militaires du 49e tués ou disparus 

le 23 août 1914  à Gozée

Extraits de "Historique du 49e Régiment d'Infanterie pendant la guerre 1914-1918"
Imprimerie Berger-Levrault
Nancy-Paris-Strasbourg
8 août 1919
Ce document ne figure pas dans les fonds des AD 64

Chef de bataillon

Nicolas (Roger-Marie-Joseph)

Capitaines

Burgalat (Henri-Jean)
Clor (Georges)
Lambert (Maurice-Louis)

Lieutenants

Carrère (Alphonse-Lucien)

Adjudant

Lafourcade (Jean-Emile)

Sergents

Seygos (Jean)
Courtiau (Pierre-Girard)
Dubos (Gérard-René )
Fayard (Paulin)
Haban (André-William)
Rambeau (Jean-Robert)

Caporaux

Biran (Pierre-Marcel)
Cazenave (Joseph-Fabien)
Chassin (Jean-Marie)
Eyriaud (Pierre)
Hou (Louis-Robert)
Maestre (Joseph)
Maleplate (Jean-Marie)
Lapègue (Mathieu-Marie)
Laclabère (Emile-André)
Ressayne (Firmin -Alfred)
Saint-Martin (Gabriel)
Vigneau (Dominique-Raymond)

Soldats de 1 ere classe

Bezineau (Jacques-Fernand)
Mathieu (Léopold)
Serrate (Cyriaque)
Sorreguiéta (Jean)

Soldats de 2 e classe

Amestoy (Jean)
Arnoult (René)
Bertrand (René-Léon)
Berc (Pierre)
Brethes (Pierre)
Bourriaud (Sylvère-Gabriel)
Campet (Jean)
Caubet (Jean)
Cazaux (Henri)
Comets (Antoine)
Dabrin (Pierre)
Darengosse (Jean)
Desbials (Jean-Baptiste)
Dubern (Gabriel)
Filloles (Jean )
Fleuranseau (Yvan)
Guimberteau (Richard-Joseph)
Harispe (Jean-Marie)
Jean (Henri)
Labadie (Pierre)
Labat (Arnaud)
Lacoste (Jean)
Laffitte (Jean)
Lajus (Bernard)
Lalanne (Albert)
Laluque (Lucien)
Lamarche (Blaise)
Lamazou (Félix)
Lamic (Jean-Fernand)
Lamanette (Pierre-Albert)
Lansalot (Jean)
Lapeyre (Jean)
Lapios (Jean)
Lasserre (Joseph)
Lauçada (Henri-Dominique)
Laussauguette (Elisée)
Lavaud (Pierre)
Lavielle (Jean-Joseph)
Lissalde (Jean-André)
Loubère (Clément)
Mange (Célestin)
Mesnard (Gontrand)
Mivielle (Pierre)
Mongis (André)
Paris (Bertrand)
Pomarede (Justin)
Poublan (Hubert)
Poudenx (André-Alexandre)
Ragues (Guillaume)
Réquédor (Jacques)
Roquebert (Pierre)
Sallamart (Jean)
Septz (Pierre)
Souharrat (Dominique)
Tauzin (René)
Vergez (Jean)


Liste des militaires du 49e disparus

Sergent

Guimberteau (Albert-Pierre)

Caporaux

Bodin (Jean)
Charlavoine (Jean-Roger)
Cursol (Pierre)
Dupuch (Jean)
Labat (Armand)
Lartigue (Bernard)
Rouzière (Aloise)

Soldats de 2 e classe

Adoue (Jules)
Argain (Charles)
Aubinat (Emile-Jean)
Boudinault (Raymond)
Baudouin (Pierre-Abel)
Baziet (Pierre)
Boucau (Bernard)
Brout (Jean-Elie)
Campet (Martin)
Cabassus (François)
Cazeaux (Jean-Pierre)
Cassiaux (Numas-Paul)
Casteignau (Michel)
Caussègue (Justin)
Caze-Gouronon (Pierre)
Cazemayor (Martin)
Darricarrère (J-B)
Dolhare (Maerin)
Doussang (Bertrand)
Dubarbier (Joseph)
Dubroca (Pierre)
Dulucq (Vincent)
Dumas (Jean-Elie)
Dupin (Pierre)
Duprat (Jean-Léon)
Elies (Jean-Georges)
Forgue (Jean-Pierre)
Fradet (Jean-Louis)
Gendre (Dominique)
Haurat (Pierre-Paul)
Hibarbide (Nicolas)
Hidondo (Pierre)
Labat (Armand-Jean)
Labatue (Fernand-Firmin)
Labarrère (Pierre-Alfred)
Lacoste (Fernand)
Lacoste (Jean)
Kafaurie (J-B)
Lafitte (Charles)
Lagarde (Jean)
Lagunegrand (Bernard)
Lahary (François)
Lahore (Jean-Remi)
Lalanne (Georges)
Lamolie (Joseph)
Lannes (Pierre)
Laporte (Pierre)
Larregain (François)
Larrieu (Raymond)
Larronde (Léon)
Lavigne (Laurent)
Malartie (Jean)
Marsan (Fernand)
Marty (Jean-Edmond)
Mirassou-Minville
Morin (Adonis)
Pariès (Noel)
Pascalin (Henri)
Pefau (Emile)
Périssère-Millet
Petreau (Noel)
Saint-Germain (Jean)
Sarthes (Jules)
Soubarret (Dominique)
Tauzia (Jean)
Vignolles (Jean)

En librairie L'affaire oubliée de Charleroi ,Gozée aout 1914

Philippe Wille 

14X20.5
244 Pages, 90 photos,20€ 
ISBN 978-2-930582-17-7

Articles associés du Blog:

Octobre 1928:lettre de l'abbé Durquet à Monsieur l'instituteur retraité
Le monument des basques ou mémorial de la 36e Division d'Infanterie
Rechercher la transcription d'un acte de décès d'un poilu
Archives du 49 eme Régiment d'Infanterie de Bayonne-1914-1972
Les registres matricules des Basses-Pyrénées sont en ligne 

lundi 18 août 2014

1917: des Alsaciens-Lorrains du dépôt de Lourdes à Bayonne


Emploi de main d’œuvre militaire pour éxécution de travaux de voirie (notamment Alsaciens-Lorrains) 1916-1917
Ville de Bayonne

Extrait des registres des délibérations du conseil municipal
Séance du 4 mai 1917
Le Conseil Municipal réuni sur convocation du 30 avril 1917
Présents:MMJ.Garat,Maire,Président,Lacombe,Legrand,Duran,Rouffet,Pariès,Favier,Bouteille,Ordoquy,Dupéré.
Excusés:MM.Dolhats,Croste,Etchepare,Elissalde et Desquerre
Mobilisés:MM.Frois,Dubos,Simonet,Pennes,Pauty,Berrogain,Weiller,Molia,Piet.

M.le Maire dit:
Messieurs,

Par suite de pénurie de la main d’œuvre civile le Service de la Voirie a été obligé de faire appel au concours des Alsaciens-Lorrains et à la main d’œuvre militaire pour divers travaux de voirie reconnus indispensables pour la propreté de la Ville.
Ces hommes sont payés au tarif fixé par les règlements mais comme la composition du groupe que nous employons varie journellement,il est nécessaire que ces hommes soient réglés chaque jour par un régisseur responsable qui justifie ensuite l'emploi des fonds dans un délai de 15 jours,suivant les règles de la comptabilité publique.
J'ai en conséquence ,l'honneur de vous proposer de prendre la délibération suivante;
Le Conseil Municipal,
Considérant que par suite de l'état de guerre les travaux d'entretien ne peuvent plus,en raison du manque de personnel,être exécutés par les entrepreneurs et que la Ville de Bayonne se trouve dans la nécessité de faire appel pour les besoins urgents,à des corvées militaires;
Considérant qu'en raison de la composition variable de ces corvées,il importe que les hommes soient payés tous les jours et que ce paiement ne peut,dès lors être effectué que par un régisseur de dépenses;
délibère
1°)-il est institué une régie pour l’exécution et le paiement des travaux d'entretien de la voirie.
2°)-Monsieur l'Agent voyer de la voirie est nommé régisseur;
3°)-des avances qui ne pourront excéder 2.000 francs lui seront faites avec l'obligation d'en justifier l'emploi dans un délai de 15 jours,suivant les règles de la Comptabilité publique.
4°)-La présente délibération ne sera exécutoire qu'après approbation de M.le Préfet.

Le Conseil Municipal ouï le rapport qui précède délibère en adopter les conclusions
Signés au registre les membres présents

Pour aller plus loin

Les AD 64 ( Pôle de Bayonne et du Pays Basque ) ne disposent pas d'archives complémentaires susceptibles de fournir de plus amples renseignements sur les Alsaciens-Lorrains du dépôt de Lourdes.

Archives départementales des Hautes-Pyrénées AD 65

5 rue des Ursulines
BP 1343
65013 TARBES cedex 9
Téléphone : 05 62 56 78 65
Mail : archives@cg65.fr

1914-1918. Les Alsaciens-Lorrains du côté français. Site de l'Association Historique de Kalhausen

Mémorial d'Alsace-Moselle de Schirmeck fichier pdf 25 pages (1870-1950)


samedi 16 août 2014

Journal Sud-Ouest du jeudi 16 aout 1945

Sud-Ouest -16 août 1945-Édition des Basses-Pyrénées-Recto

L’arrêt motivé

Concernant l'activité de Pétain de 1934 à 1940 ,la cour retient les campagnes plébiscitaires menées autour de Pétain.En mars 1940,Pétain,annonçaient que les évènements obligeraient à l'appeler.
En juin 1940,Pétain adressait à l'Allemagne une demande d'armistice et empêchait par son message aux français la poursuite de la lutte.Il s'opposait au départ du gouvernement en Afrique.Après le 10 juillet,Pétain adaptait en France les régimes fascistes.
En octobre 1940,Pétain allait à Montoire et annonçait la collaboration.Les abandons se succédaient alors,économiques,et politiques.En 1941,une sorte de collaboration militaire s'instituait ,notamment en Syrie.Des avantages étaient donnés à l'Allemagne en Afrique du Nord.
Pétain instituait ensuite des cours spéciales pour juger les patriotes.Il encourageait la L.V.F.,recevait Doriot et le colonel Labonne de la L.V.F.
En avril 1943 ,Pétain rappelait Laval,qui déclarait ,d'accord avec lui:"Je souhaite la victoire de l'Allemagne".
En novembre 1942,Pétain donnait l'ordre aux troupes de résister aux Alliés en Afrique.Pétain est également responsable du sabordage de la flotte.
En 43,Pétain prenait dans son cabinet Philippe Henriot et aggravait la propagande contre les Alliés et les résistants.
Pétain n'a élevé aucune protestation contre les déportations.
Darnand devenait chef du maintien de l'ordre sur l'appel de Pétain.Presse,cinéma,radio invectivaient nos alliés sans réaction de Pétain.Il n'avait pas protesté contre l'invasion de la zone libre .Pétain a soutenu que sa politique avait pour but d'aider indirectement les Alliés.La cour rejette ce point de vue;cette politique a égaré des Français,qui ont cru aux messages et aux actes publiés de Pétain.
Celui-ci est responsable des actes accomplis sous son autorité.
Il n'est pas prouvé que Pétain ait comploté contre le régime avant 40,mais il a profité de son pouvoir pour l'abattre.

La condamnation

En conséquence,la cour condamne Pétain à la peine de mort,à l'indignité nationale ,à la confiscation de ses biens.En raison du grand âge de l'accusé ,la Haute Cour de justice demande que la sentence ne soit pas exécuté.

Sud-Ouest -16 août 1945-Édition des Basses-Pyrénées-Verso