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29 décembre 2025

Les retours des corps des poilus morts au front

Les retours des corps des poilus morts au front 

vus par la  Gazette de Biarritz-et du Pays Basque  

(extraits) 

Depuis le 19 novembre 1914, l’autorité militaire interdit le rapatriement des corps des poilus morts au front .Cette interdiction sera levée par l’article 106 de la loi de finances du 31 juillet 1920

« Les veuves, ascendants ou descendants des militaires ou marins morts pour la France ont droit à la restitution et au transfert aux frais de l’État des corps desdits militaires français ou marins.

Un décret, rendu sur la proposition du ministre de l’intérieur et du ministre des pensions, déterminera dans quelles conditions les transferts des corps seront effectués à partir du 1 er décembre 1920 »

   

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 3 mars 1921, p. 2/2

Biarritz

LE RETOUR DES CORPS DES BIARROTS MORTS POUR LA FRANCE.

A la Commission Générale du 28 février 1921, étaient présents : MM. Petit, maire ;Fitte et Laparra, adjoints ;Augey, Bastide, Berrogain, Boterel, Bourcier, Cazalis, Duplantier, Gastambide, Gerrard, Giraudel, Guilhou, Labat, Laborde, Laharry, Lalanne, Larrebat, Lassalle, Vernaudon.

M. Petit, maire, s’exprima ainsi :

« Messieurs, le Conseil municipal est réuni en commission générale pour arrêter la forme à adopter pour la cérémonie officielle qui doit marquer l’arrivée du premier convoi des corps des Enfants de Biarritz pour la France.

Cette réunion a pour but d’entendre les propositions à cet égard et tout d’abord celles de notre collègue Berrogain, qui m’a écrit à ce sujet. Je lui donne la parole. ».

M.Berrogain expose comme suit son projet :

« En signe de deuil et de reconnaissance, l’Administration municipale devrait, le jour de la manifestation, demander aux commerçants la fermeture de leurs magasins.

Puis les sociétés et la population se rendraient à la gare.

Là, un seul parmi les cercueils serait désigné au hasard par un enfant et ce cercueil considéré pendant quelques heures comme étant celui d’un soldat anonyme, serait conduit en un imposant cortège au pont de la Vierge pour être déposé sur la première pierre du monument. C’est alors que les représentants des divers cultes procèderaient chacun à une courte cérémonie religieuse.

Une semblable manifestation, faite à cet endroit, aurait pour but de rendre hommage, en une seule fois, à tous les morts que leurs corps soient déjà arrivés ou non.

M. le Maire est certes tout à fait d’accord avec M. Berrogain pour dire qu’une imposante manifestation est due à nos glorieux morts le jour où leur dépouille retourne au sol qui les a vu naître.

Mais il ajoute :De toutes les manifestations provoquées depuis la guerre par tant de glorieux sacrifices, il n’en est pas qui demande plus d’attention émue, plus de mesure et de tact dans la forme à adopter, que la cérémonie dont le programme reste à établir.

Tant que nos manifestations ont eu pour objet un témoignage public adressé à l’ensemble anonyme de nos héros, sans préoccupation individuelle, l’élan spontané de la population nous a tracé une voix facile à suivre, et nous croyons avoir fait ce qui était notre devoir de Français et de Biarrots.

Mais ici, nous nous trouvons devant la précieuse dépouille connue, identifiée, d’un mari, d’un père, d’un fils, qui, en tant que soldat, appartient à la France, mais qui n’en reste pas moins le mort toujours pleuré d’une famille à jamais éprouvée.

C’est pour ma part, messieurs, devant les sentiments intimes de ces familles que je m’incline tout d’abord et je suis d’avis que, quelles que soient les mesures sur lesquelles nous allons nous mettre d’accord, nous devons nous inspirer, surtout et avant tout de l’état d’esprit personnel de ceux dont nous devons respecter le deuil.

M. Feith prend ensuite la parole en ces termes :

On ne pourrait exprimer en termes plus parfaits la ligne de conduite à suivre en cette circonstance.

Les corps des soldats morts pour la France vont reposer pour jamais dans la terre natale.

Le Gouvernement a rempli son devoir en rapatriant ses morts glorieux, mais son but indiscutable a été de les remettre à leurs familles.

L’Administration municipale estime qu’il lui appartient d’être le trait d’union contre le Gouvernement et les familles.

De ces considérations se dégage très nettement la ligne de conduite à adopter par la Municipalité :

1° Une manifestation solennelle doit inaugurer l’arrivée des corps.

2° Ces derniers doivent être remis dès leur arrivée à leurs familles qui seules ont qualité pour prendre des mesures qui leur paraîtront convenables.

Pour traduire ce programme dans le domaine pratique, on pourrait, à la gare, établir une chapelle ardente dans laquelle seront reçus au fur et à mesure de leur arrivée les corps de nos enfants.

Un cortège, composé de la Municipalité, des Sociétés et de la population Biarrotte se rendra à la gare pour inaugurer cette chapelle dont la décoration sera soigneusement étudiée.

Une délégation, par roulement, de la Municipalité, sera créée et se tiendra toujours prête pour effectuer officiellement la remise des corps à leurs familles, ainsi que pour les accompagner à leur dernière demeure.

Une entente interviendra entre l’Administration municipale et le service des Pompes funèbres pour arrêter une décoration spéciale qui sera remise sans frais à la disposition des familles qui le désireront.

 Je crois que nous remplirons ainsi le double devoir qui nous incombe de rendre hommage à « nos Morts Glorieux , tout en respectant la Liberté des Familles. »

 M. le Maire demande si quelque conseiller à d’autres propositions à faire.

Après intervention de MM.Larrebat-Tudor, Moussempès, Giraudel, Guilhou, Bastide, M. le Maire met aux voix les deux propositions successives et finalement la proposition présentée par M. Fitte est adoptée, dans son ensemble ,à l’unanimité moins deux voix, le Conseil donnant à l’Administration municipale  les soins de régler les détails de la cérémonie.

  

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 6 mars 1921, p. 2/4

Bayonne

LE RETOUR DES MORTS GLORIEUX

La Mairie de Bayonne communiquait hier à midi la note suivante :

La Mairie est informée que les corps de nos concitoyens morts pour la Patrie vont être incessamment ramenés à Bayonne pour y être inhumés.

L’administration municipale aurait eu le désir de recevoir ces restes glorieux avec tout l’éclat que mérite le sublime sacrifice de nos soldats tombés au Champ d’Honneur, mais l’échelonnement des convois, l’incertitude de leur arrivée et de leur importance rend impossible l’organisation de toute manifestation publique.

En attendant le moment de commémorer ces Héros, le Maire de Bayonne adresse à leur mémoire un souvenir ému et respectueux et s’incline très bas devant la nouvelle douleur que vont ressentir les familles si durement éprouvés.

Deux membres du conseil municipal seront délégués, à tour de rôle, pour représenter la ville de Bayonne aux obsèques de ceux qui vont reposer pour jamais dans la terre natale.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 10 mars 1921, p. 2/2

BIARRITZ

Le retour des enfants de Biarritz morts pour la Patrie

C’est hier après-dîner qu’a eu lieu la cérémonie en l’honneur de l’arrivée à Biarritz du premier convoi des héros de notre ville, qui, exhumés du front, vont maintenant reposer pour jamais dans la terre natale.

Ce convoi comprenait les corps des soldats Lescamela,  Fouellis, Berria, Singher, Doyhenard et Jocou.

Depuis la veille, les six dépouilles mortelles de nos compatriotes étaient déjà arrivées à Biarritz. Déposées dans la chapelle mortuaire, elles avaient été gardées toute la nuit par les membres de l’U.N.C. qui, avec un enthousiasme spontané, s’étaient offerts pour assurer la veillée de ces soldats, hier encore leurs camarades de combat. Ils furent relayés par des mutilés et aussi par des conscrits de la classe 1921.La chapelle mortuaire avait été établie dans Biarritz. Déposées dans la chapelle mortuaire, une des salles de l’aile gauche du bâtiment. Le fond qui qui communique avec l’intérieur de la gare était complètement fermé.

Complètement tendue de noir, cette salle était ornée de fleurs et de drapeaux accrochés aux tentures. Des lanternes voilées placées au pied des cercueils et des faisceaux de fusils disposés un peu partout, complétaient la sobre décoration de ce dépositoire.

C’est dans ce cadre imposant que reposaient, alignés côte à côte, les six enfants de Biarritz, sur les cercueils desquels avaient été déposées des fleurs et des palmes.

L’extérieur de la chapelle était également décoré d’une façon aussi belle : sur la façade, tendue de noir, deux faisceaux de drapeaux tricolores, dont les bases portaient les armes de Biarritz, encadraient une magnifique couronne offerte par la Ville. Dominant le tout et en grandes lettres blanches, une simple inscription se détachait sur une bande rouge : »A tous les Enfants de Biarritz morts pour la Patrie ! ». Un canon avait été enfin amené et placé juste en face de la porte d’entrée.

Dès 2 heures et demie, la foule arrivait dans la cour de la gare, maintenue très discrètement à une certaine distance par un cordon d’agents de police. A partir de ce moment, commencèrent à défiler dans la chapelle les familles des poilus biarrots tombés au Champ d’Honneur. Toutes étaient reçues par M. Laborde, conseiller municipal.

Des personnalités officielles passèrent à leur tour devant ces cercueils en s’inclinant profondément. Et ce fut une chose profondément saisissante que ce simple défilé silencieux qui devait durer plus d’une heure.

Pendant ce temps, les différentes Sociétés se massaient dans la cour de la gare. On remarquait parmi ces dernières : les enfants des écoles laïques et des institutions libres, conduits par leurs maîtres ; des délégations des médaillés militaires ; l’Association des Anciens Combattants ; des Mutilés et Réformés ; les camarades de Combgt, groupés autour de leur président M. le colonel Renn ; des Brancardiers Volontaires ; des Dames de la Croix Rouge ; des membres du Biarritz-Olympique, etc, etc.

Parmi les personnalités présentes encore à la cérémonie :le Conseil municipal de Biarritz au grand complet, MM. Petit Maire, Fitte et Laparra, adjoints  en tète ;M. Fauconnier sous-préfet de Bayonne ;M.Moussempès conseiller général ;M.Duplantier  conseiller d’arrondissement  et un grand nombre d’officiers de Bayonne, parmi lesquels :le lieutenant -colonel Gaussot, commandant le 49 e régiment d’infanterie ;le lieutenant-colonel Rodes, les commandants Nicolas et Sommet, le capitaine d’état-major de Cahouët qui représentait le général Cabaud commandant la 36 me division d’infanterie, les capitaines Faisant, Miremont, Pommerrie, des lieutenants ;le corps consulaire au grand complet ;des membres du clergé de tous les cultes, en un mot tout ce que Biarritz comptait de personnalités politiques, civiles et religieuses.

Vers 4 heures, un « Garde à Vous ! » retentissait et M. Petit, maire de Biarritz, montant sur la petite tribune érigée à gauche de la chapelle mortuaire, prononça le discours suivant :

« Avant que vos familles aient reçu pour les confier au sol qui les gardera désormais, vos précieuses dépouilles, nous voulons, ô chers morts ici présents, saluer en vous avec vous, toutes les victimes glorieuses données par Biarritz pour le salut de la Patrie éternelle.

Voilà vos chers parents dont vous étiez toute la joie, l’espoir ou le soutien, les proches que vous avez tant aimés et dont la douleur, toujours, mais aujourd’hui surtout, nous émeut si profondément.

Voilà vos frères d’armes : ils vous ont vu tomber dans la splendeur du sacrifice et vous ont vengés en achevant votre magnifique victoire.

Voilà les petits, ceux que vous avez laissés à leur premier sourire et qui deviendront des hommes comme vous, parce qu’ils ont compris qu’ils vous devaient d’être dignes de vous.

Voilà vos amis qui connurent, loin de vous, l’angoisse des longues attentes, mais dont la pensée ne vivait qu’avec vous, car vous étiez leur préoccupation et leur fierté.

O morts qui êtes venus les premiers morts que nous attendons, et vous, morts pour toujours ensevelis dans la poussière sacrée des champs de carnage, aujourd’hui apaisés, à toute la prière fermente de cette foule ira avec la même inaltérable reconnaissance, car vous êtes par la souffrance et par la gloire, les fils de la même grande famille

Et vous, chers parents, qui portez le deuil, mais dont la noble résignation sait voiler la douleur, recevez   tous au nom de la ville de Biarritz, l’hommage de la plus profonde et respectueuse sympathie.

 On vit alors s’avancer dans la chapelle d’abord les familles des six soldats arrivés   la veille, puis celles de tous les autres biarrots morts pour la Patrie. Les cercueils furent sortis un à un et placés les cinq premiers dans un fourgon qui devait en conduire quatre directement au dépositoire du cimetière et le cinquième à l’Église Saint Martin ; le sixième, enfin, placé sur un corbillard qui le transporta pour la cérémonie religieuse à la paroisse Sainte-Eugénie.

Pendant tout le temps que dura la cérémonie, l’Harmonie des Enfants de Biarritz, groupée juste derrière la chapelle, fit entendre la marche funèbre de Chopin.

En organisant une manifestation aussi grandiose, la Municipalité de Biarritz avait voulu et M. le maire l’avait bien spécifié dans son discours _honorer non pas spécialement les corps des soldats arrivés la veille, mais en quelque sorte et d’une manière collective, tous ceux des 400 biarrots tombés face à l’ennemi.

Et pour que la cérémonie d’hier, eut bien cette signification, on avait eu la délicate pensée d’inviter les familles de tous ces morts à venir entourer celles des premières arrivés.

Notre Municipalité, dont le but était de rendre un hommage éclatant à nos compatriotes, y a réussi pleinement. Sur son invitation, tous les magasins de la ville sans exception, y compris les cafés, avaient fermé leurs portes, voulant ainsi s’associer à toutes les toutes les initiatives prises.

Ainsi, grâce à tous, sans exception, Biarritz peut aujourd’hui avoir la satisfaction d’avoir reçu ses morts par une cérémonie digne d’eux.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 23 mars 1921, p. 2/4

LE RETOUR DES GRANDS MORTS

Un nouveau convoi contenant les corps de soldats morts pour la France arrivera en gare de Bayonne jeudi 24 mars à 14h47.

Un seul wagon est destiné au département des Basses-Pyrénées pour les communes de :

Aïcirits

Arette

Bayonne

Domezain-Berraute

Escou

Jurançon

Labastide-Cézéracq

Lagor

Boucau

Lendresse

Livron

Aldudes

Pontacq

St-Palais

Salies de Béarn

Sault-de-Navailles

Sus

Tarsacq

La remise des corps aux délégués desdites communes ne donnera lieu à ce moment à aucune cérémonie

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 20 mai 1921, p. 2/2

Bayonne

LE RETOUR DE NOS MORTS

Comme nous l’avions annoncé un nouveau convoi de douze corps de militaires tombés au Champ d’Honneur, est arrivé en gare, hier après-midi. Les dépouilles de nos jeunes concitoyens, le sergent Firmin Béhère du 141 e régiment d’infanterie et le soldat Gabriel Fringuet, du 418e régiment d’infanterie étaient comprises dans ce convoi. Le corps du sergent Béhère a été déposé à la chapelle ardente des Cloitres. Les obsèques de ce brave seront célébrées samedi à 2 heures. La dépouille du soldat Fringuet a été dirigée sur le dépositoire du cimetière St-Léon, la date des obsèques n’étant pas encore définitivement fixée.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 19 juin 1921, p. 2/2

LE RETOUR DE NOS MORTS

Informations

La sous-préfecture de Bayonne nous communique la liste nominative des corps militaires compris dans le convoi partant de Creil le 16 juin 1921 et destinés au département des Basses-Pyrénées :

Canitot Jean (St-Palais)

Borde Henri (Nousty)

Sauveroche Marie-Léonce-Louis (Navarrenx)

Blanquin Paul-Jean (Lembeye)

Donnat Auguste et Chirramberro Bertrand (Ispoure)

Cazeuvres Louis (Gan) Doust-Bagne Jean (Coarraze)

Sautier Fernand-Henri (Boucau)

Gabardini Philibert-Charles et Lagunegrand Henri (Bayonne)

Elissalde Martin et Molères Jean-Pierre (Hendaye)

Casterot Henri-Célestin, Péré Félix-Dominique et Baron (Charles)

Lagune Jean-Marcel (Montory)

Telleria Jean-Baptiste (Halsou)

Caznave Jean (Guinarthe)

Sansane Jean-Bernard (Bourdettes)

Peyras-Loustalet Jean-Fernand (Pardies-Nay)

Sombrun Etienne-Marcel (Nay)

Coula -Brescou Jean-Donatien (Navailles-Angos)

Lacau Jean-Marie (Castétis)

Gracy Joseph (Ascain)

Darrigrand Jacques Jules (Salies-de-Béarn)

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 4 oct. 1921, p. 3/4

TRANSPORT DES CORPS DES MORTS POUR LA FRANCE

Aux frais des familles par voie ferrée

Le transport individuel par voie ferrées et aux frais des familles qui le demanderaient, des corps des militaires français inhumés dans la zone des opérations, pourra être effectuée sur les six grands réseaux de Compagnies de chemins de fer, à partir du 1 er octobre (plein tarif)

Toutefois, ces transports ne pouvant concerner que dix corps au maximum par jour, au départ de chacun des réseaux du Nord et de l’Est, toutes les demandes des familles seront centralisées au Service des Sépultures militaires, Ministère des Pensions,231 boulevard St-Germain, qui seul, après accord avec les officiers de secteur et la Cie de chemins de fer intéressée, fixera les jours où les exhumations et les mises sur wagon devront avoir lieu et en avisera les intéressés.

Afin de donner satisfaction dans la plus large mesure aux demandes des familles sans nuire à la régularité du service des chemins de fer, les demandes de transport individuel, par voie ferrée et à titre onéreux devront être adressées, par leur auteur au Service susvisé, au moins quinze jours avant la date d’exhumation désirée par la famille.

Les autorisations d’exhumation et de transport, complétées par l’indication du jour où les opérations devront avoir lieu, seront alors envoyées en temps utile aux familles, pour leur permettre de prendre leur disposition et de faire leur demande de wagon.

La famille devra adresser elle-même sa demande wagon à la gare expéditrice, c’est-à-dire à la gare qui dessert le lieu où se trouve inhumé le corps de son parent de manière qu’elle y parvienne quatre jours  au moins avant la date fixée par l’autorisation de transport et joindre à sa demande les autorisations délivrées par le Service de la Restitution.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 8 déc. 1921, p. 2/2

UN NOUVEAU CONVOI DE MILITAIRES MORTS AU FRONT

Au moment où arrivait hier en gare de Bayonne le convoi ramenant les restes de militaires de notre région glorieusement morts au front, on annonçait pour demain vendredi un nouveau train amenant les corps d’autres militaires morts pour la Patrie. En voici la liste :

Lespielle jean, Cazalis Louis, Deghez Jean, de Biarritz

Hervé Marcel, de Bayonne

Mendiboure Jean, d’Anglet

Dollet François, de Ciboure

Lascourrèges Lucien, de Coarraze

Hubert Camille d’Hendaye

Arnautou Barthélémy, de Jurançon

Herran Jean, de Lamayou

Dalis Jean,de Laruns

Cazalis-Claverie Victor, de Pau

Rouchon-Patercq Jean, de St-James

Bassale Arnault Paul, de Saint-Palais

De Casamajor Paul, de Sauveterre

Iriquin Bernardin, d’Ustaritz

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 4 janv. 1922, p. 2/4

BAYONNE

LE RETOUR DE NOS MORTS

Nouveau convoi

Un wagon contenant des cercueils de soldats morts au champ d’honneur et originaires des communes de Pau, Aldudes, Anglet, Bayonne, Biarritz, Bustince-Iribery, Goès, Guéthary, Gurs, Hendaye, Lahontan,Lasseube,Lasseubetat,Monein,Montaut,Navailles-Angos,Nay,Oloron-Ste-Marie, Sare, Sauveterre-de-Béarn, Vielleségure, arrivera en gare de Bayonne le 7 courant, à 13 h.25

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 5 janv. 1922, p. 2/2

INFORMATIONS

LE RETOUR DE NOS MORTS GLORIEUX

Voici la liste nominative des corps des militaires compris dans le convoi qui arrivera en gare de Bayonne samedi 7 janvier :

Lacroisade Joseph-Auguste, Pau

Saint-Guilhem Julien-Joseph, Pau

Tournier Raymond-Romain, Pau

Inda Armand, Aldudes

Dufourg Jean-Baptiste, Anglet

Deyris Jean-Pierre, Bayonne

Davagnier Louis, Bayonne

Peyroux Henri-Jean à Biarritz

Curutchet François, Bustince-Iriberry

Lacroix Pierre, Goès

Fagonde Louis, Guéthary

Ausimours Jean-Pierre, Gurs

Labaste Dominique-Eugène, Lahontan

Pale Jean-Baptiste, Lasseube

Becaas Albert, Lasseubetat

Betouret Léopold-Henri, Monein

Esquerre René, Montaut

Dijoux François-Joseph, Nay

Botté Bernard, Oloron-Sainte-Marie

Casabonne Jean-Léon, Oloron-Sainte-Marie

Mendiboure Charles, Sare

Pachebat Louis-Etienne, Sauveterre

Guyen Jean, Vielleségure

Hia-Balie Pierre, Navailles-Angos

Mouren François, Sauveterre

Coutaud Edmond-Jean-Baptiste, Pau

Molères Pierre, Hendaye

Gélos Raymond, Biarritz

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 7 janv. 1922, p. 2/2

BIARRITZ

LE RETOUR DE DEUX ENFANTS DE BIARRITZ MORTS POUR LA FRANCE

Lundi prochain 9 janvier, à 15 heures précises, les conseillers municipaux délégués par le maire de Biarritz remettront officiellement aux familles, à la gare de Biarritz-Ville, les corps des militaires ci-après :Gelos Raymond et Peyroux Henri-Jean.

Les corps seront transportés directement au cimetière où la réinhumation se fera  sitôt après.

Les amis, les membres des Sociétés des Combattants et tous ceux qui seraient désireux de témoigner leur sympathie aux familles éprouvées, se feront un devoir d’assister à cette cérémonie.

GUETHARY

NOS MORTS GLORIEUX. Demain dimanche, par le train de marchandises passant à Guéthary à 13h25, arrivera le corps du capitaine FAGONDE Louis, du 70 e bataillon de chasseurs alpins, croix de guerre, chevalier de la Légion d’honneur.

Le maire de Guéthary fait un pressant appel à ses administrés qui sauront venir en foule accompagner à sa dernière demeure cet enfant de Guéthary « mort pour la France ».

Le rendez-vous se fera à la gare à 13h.25. à l’arrivée du train.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 9 janv. 1922, p. 2/4

La Région

ANGLET

NOS MORTS GLORIEUX

Demain mardi 10 janvier aura lieu la réinhumation du corps ramené du front de notre regretté concitoyen Jean-Baptiste Dufourg, caporal au 240e régiment d’infanterie, mort pour la France le 6 décembre 1914 à Troyon.

Suivant le cérémonial adopté, des délégations de la municipalité, de la section des Mutilés, de l’Union des Combattants, assisteront au service funèbre. Réunion à l’église paroissiale à 9 heures précises.

BIARRITZ

LE RETOUR DE NOS MORTS

Ainsi que nous l’avons annoncé, cet après-midi à 3heures, a eu lieu à la gare de Biarritz Ville, l’émouvante réception des dépouilles glorieuses de deux enfants de Biarritz, morts au Champ d’Honneur.

 MM. Botterel et Giraudel, conseillers municipaux, ont remis officieusement, au nom de M. le Maire, les corps des deux héros, aux familles Gélos et Peyroux, à qui nous adressons l’expression de notre sympathie attristée.

Nous donnerons demain les détails de la réinhumation de Raymond Gélos et d’Henri Perroux, dont la cérémonie se déroule en présence d’une assistance considérable, à l’heure où nous écrivons sa ligne.

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 13 janv. 1922, p. 2/4

ALDUDES

LE RETOUR D’UN MORT GLORIEUX. Mardi a eu lieu la réinhumation de notre compatriote. Arnaud. Inda, mort pour la France, dont le corps a été ramené du Front.

Toutes les familles de la localité étaient représentées à ses obsèques qui furent, comme chaque fois, en pareil cas, une manifestation émouvante de reconnaissance et de regrets

 BIARRITZ

LE RETOUR DE NOS MORTS

Aujourd’hui, vendredi à 3heures de l’après-midi, avec le cérémonial coutumier, noblement simple et mouvant à la fois, a été reçue à la chapelle ardente de la gare, au nom de la ville, par les conseillers municipaux délégués du maire, et pieusement, remise à sa famille, la dépouille mortelle d’un enfant de Biarritz, Georges Bompar, mort pour la France .

Le cercueil enveloppé des couleurs nationales, précédé du clergé, de drapeau de sociétés militaires, suivi d’un nombreux cortège de parents et d’amis, a  été transportés au cimetière communal où le glorieux mort reposera désormais dans la terre natale pour la défense de laquelle il donna généreusement son sang.

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 9 févr. 1922, p. 2/4

LE RETOUR DE NOS MORTS. Aujourd’hui jeudi, à 3 heures de l’après-midi, à la chapelle ardente de la gare de Biarritz-Ville, au milieu d’une nombreuse assistance de parents et d’amis, d’une délégation du B.O., dont le glorieux mort a été un des champions, et des délégués des Sociétés d’anciens militaires accompagnant leurs drapeaux, MM. Les conseillers municipaux, Gabriel Moussempès et Guilhou, ont reçu, au nom de la Ville, et remis à sa famille la dépouille mortelle enveloppées des couleurs nationales et couverte de fleurs et de couronnes, du soldat Clément Duclos, mort pour la France.

Le cortège, précédé des drapeaux et du clergé de la paroisse Saint-Martin, est allé pieusement accompagner le défunt à sa dernière demeure, au cimetière communal, où il reposera désormais dans la terre natale pour la défense de laquelle il a donné son sang.

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 17 févr. 1922, p. 2/4

LE RETOUR DE NOS MORTS GLORIEUX

Liste nominative des corps de militaires compris dans le convoi arrivant en gare de Bayonne le 19 février 1922 :

Claverie Pierre, Pau

Bernusse Jean , Pau

Bernajuran Jean-Pierre, Anglet

Arrecgros Jean, Arthez-d’Asson

Latapie Pierre-Jean, Assat

Dejean Jean-René, Bayonne

Hirigoyen Henri, Bayonne

Daraspe Arnaud, Biarritz

Larran Michel ,Bidache

Lagrage Jean-Baptiste, Bizanos

Espelette Pierre, Boucau

Morère Eugène, Boucau

Dufau Pierre, Came

Letamendia Jean, Ciboure

Bordenave Jacques, Gelos

Muret Georges, Guéthary

Muret Maurice, Guéthary

Lafosse Antoine, Hendaye

Campagnolle Sylvain, Jurançon

Presle de Plessis Armand, Lurbe

Joanlong Gaston, Navailles-Angos

Hongras Gaspard-Justin Navarrenx

Chassain Marie, Nay

Bourret Adrien, Nay

Cassal Roger, Oloron

Mouchet Aimé, Salies

Lacrouts-Guire Jean, Simacourbe

Rechou Charles, Soumoulou

Ostarena Gentil, Saint-Jean-de-Luz

Bergeret Louis, Bielle

 

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 22 févr. 1922, p. 2/4

LE RETOUR DE NOS MORTS GLORIEUX

Liste nominative_ convoi du 24 février 1922

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 11 mars 1922, p. 2/4

LE RETOUR DE NOS MORTS GLORIEUX

Liste nominative convoi du 15 mars  1922

La Gazette de Biarritz-Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, 16 mars 1922, p. 2/4

FAITS DIVERS

LE RETOUR DES MORTS D ORIENT

Liste nomimative des militaires tués en Orient compris dans le wagon arrivant en gare de Bayonne le 18 courant à 14 h.28

Lions Armand (Artix)

Séméréna Pierre (Biarritz)

Birades Louis, Delest Charles (Bayonne)

Baradat Jean (Bordes)

Besseige Jean (St-Jean-de-Luz)

 

Source :


RETRONEWS le site de presse de la Bibliothèque nationale de France
https://www.retronews.fr/
Abonnement annuel, semestriel ou mensuel

 

Pour aller plus loin

 



Journal officiel de la République française. Lois et décrets (version papier numérisée) n° 0208 du 01/08/1920 - Texte en accès protégé
LOI portant fixation du budget général de l’exercice 1920
Titre III
Budgets annexes

Art.105_Les cimetières militaires crées ou à créer sur l’ancien front des armées, pour recevoir à titre perpétuel les cendres des soldats morts pour la France pendant la guerre 1914-1918, sont déclarés propriété nationale et seront gardés et entretenues aux  frais de la nation.

Art.106_es veuves, ascendants ou descendants des militaires ou marins morts pour la France ont droit à la restitution et au transfert aux frais de l’État des corps desdits militaires français ou marins.

Un décret, rendu sur la proposition du ministre de l’intérieur et du ministre des pensions ,déterminera dans quelles conditions les transferts des corps seront effectués à partir du 1 er décembre 1920

  

 Pôle d'Archives de Bayonne et du Pays Basque (AD 64)

Salle de lecture

  • Fonds de la commune de Bayonne, archives postérieures à 1790
    • Affaires militaires
      • Mesures d'exception et faits de guerre
        • Première guerre mondiale

Décès et sépultures des soldats 1914-1940

Avis de décès

E Dépôt Bayonne 4 H 12  Registre des avis de décès officiellement adressés à la mairie par l'autorité militaire.

E Dépôt Bayonne 4H 13 _1919_ Statistique des morts et disparus de la guerre, domicilié à Bayonne et répartis entre les différentes professions Liste des morts et disparus

E Dépôt Bayonne 4 H 14  Liste des morts et disparus de la guerre, domiciliés à Bayonne au moment de la mobilisation.

E Dépôt Bayonne 4 H 15_1920-1923_Transports de corps.

E Dépôt Bayonne 4H 16 _1920-1921_Inhumation des corps de soldats ramenés de la zone des armées.

E Dépôt Bayonne 4 H 20_1914-1919_Militaires inhumés ou réinhumés dans les cimetières communaux de Saint-Léon et Saint-Étienne Liste nominative et fiches individuelles.

E Dépôt Bayonne 4 H 21_1918-1938_Sépultures de militaires étrangers.

E Dépôt Bayonne 4 H 22 _1920-1933_Attribution de concessions gratuites perpétuelles. Demandes de réduction et d'exonération présentées par les familles de militaires morts à la guerre.

E Dépôt Bayonne 4 H 23_1921-1926_ Transport et de réinhumation des corps de militaires morts pour la France.Etat des frais

E Dépôt Bayonne 4 H 24 _1922_Exhumation de corps de militaires réclamés par les familles.

E dépôt Bayonne 4 H 25 _1919-1940_Entretien des sépultures 

E Dépôt Bayonne 4 H 26_1937_ Allemands décédés ou inhumés dans le cimetière Saint-Léon.État nominatif.

  

Ouvrage de référence

Le ballet des morts
État, armée, familles s’occuper des corps de la Grande Guerre

Béatrix Pau
La librairie Vuibert
janvier 2016
Préface de Pierre Lemaitre,prix Goncourt 2013
Postface de Jean-Charles Jauffret
ISBN :978-2-311-10006-8

 Sites internet

https://www.ahicf.com/post/1921-la-demobilisation-des-morts
Rails & Histoire
1921. La « démobilisation des morts »

https://le-souvenir-francais.fr/beatrix-pau-restitution-corps/
Béatrix PAU : La restitution des corps

 

Remerciements

A l’équipe du service affaires diverses de la mairie de Bayonne

Au Pole d’archives de Bayonne et du Pays basque

A Alain Idiart et Jean-Pierre Ibarboure,chercheurs sur le Pays Basque et la  Grande Guerre 

03 novembre 2025

Quelques liens avec Jean Guilbeau agent de l’Abwehr Biarritz (1943-1944)

Quelques liens avec Jean Guilbeau agent de l’Abwehr Biarritz  (1943-1944)

 Jean Guilbeau , est l’un de ces jeunes français installés sur la Côte basque, qui a volontairement rallié les nazis. Il a laissé des traces dans des archives de la cour de justice des Basses-Pyrénées conservées à Pau. Aujourd’hui, il est presque totalement absent dans les publications consacrées à l’histoire du département pendant l’occupation allemande.

Jean Guilbeau a été mis à mort le 2 juin 1953 à Mérignac. Rivarol , un hebdomadaire politique d’extrême droite,dans sa livraison du 26 juin 1953, l’a placé au même rang que des figures de la Collaboration fusillées :
« Et que reposent aussi en paix Pierre Laval, Paul Chack, Robert Brasillach, Bassompirre, Darnand, Lucien Dehan et Jean Guilbeau, parmi tant d’autres martyrs d’une juste cause pour que vive la France ! »
Il est nécessaire d’en lire un peu plus sur ses activités.

Jugé par le tribunal militaire de Bordeaux

Jean Guilbeau est condamné à mort pour la seconde fois.

Il y a deux ans, le tribunal militaire de Bordeaux jugeait les principaux responsables de la tragédie du Porteau, un château situé près de Poitiers, où peu avant la Libération plusieurs personnes avaient été torturées, assassinées et jetées dans un puits. Jean Guilbeau avait été condamné à mort, Pierre Beyrand aux travaux forcés à perpétuité.

Les deux condamnés ont comparu hier devant le même tribunal. Guilbeau avait à répondre cette fois-ci, de son appartenance aux services de l’Abwehr de Biarritz où il servit d’agent de liaison entre le lieutenant allemand Schroeder et une dizaine d’indicateurs. Le réseau d’espionnage avait comme tache de dépister et de dénoncer les organisations de résistance et les agents alliés.

(…)

Paris Presse 31 05 1952
RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque Nationale de France

 

L’inventaire 5W des Archives nationales


Les Archives nationales proposent un instrument de recherche intitulé Dossiers d'affaires jugées par contumace par les cours de justice, conservés dans le fonds du Tribunal permanent des forces armées de Paris et le fonds de la Cour de sûreté de l’État (5W)..

Les nom, prénom, date, lieu de naissance des femmes et des hommes mis en cause, ne sont pas directement accessibles sur internet. L’accès sécurisé à distance de la Salle de lecture virtuelle (SIV) des Archives nationales permet de consulter et télécharger des inventaires librement communicables mais non diffusables sur internet en raison de données à caractère personnel. Les explications sur ce service gratuit sont livrées sur le site internet des Archives Nationales /Salle de lecture virtuelle/Se connecter à l’accès sécurisé.

L’inventaire 5W qui totalise 187 pages au format pdf concerne plusieurs villes et départements. Les données nominatives contenues dans les cotes 5 W 27-5 W 31, dossier Cour de sûreté de l’État N°444 : agents français Abwehr III F (pages 102 à 114) recouvrent la Côte basque, le département des Landes et Bordeaux. Le tribunal ayant siégé à Pau est curieusement désigné « cour de justice des Pyrénées-Atlantiques » .Le département des Basses-Pyrénées a pris le nom de Pyrénées-Atlantiques le 16 octobre 1969.L’inventaire comporte également des inexactitudes de dates et de condamnations. Par exemple, Robert LESGOURGUES, figure bayonnaise du Parti Populaire Français, aurait bénéficié d’un classement sans suite. Sauf qu’en réalité, il a été condamné à mort par contumace le 31 octobre 1945 par la cour de justice siégeant à Pau pour trahison et intelligence avec l’ennemi. La plus grande prudence s’impose donc dans la lecture de l'inventaire.

Au-delà des inexactitudes, l’intérêt de cet instrument de recherche , est de présenter une liste d’individus accusés ,à tort ou à raison, d’engagement dans un service de renseignement allemand dirigé par Jean Guilbeau.

Le Journal officiel

L’obligation de non diffusion sur internet qui s’impose aux Archives nationales ne s’applique pas aux numéros numérisés du Le Journal officiel de la République française .En effet, des données nominatives concernant des condamnations à mort par contumace , et les confiscations de patrimoines pour fait de collaboration, sont en ligne.

 

La presse locale

Les numéros du Courrier de Bayonne des 19 et 24 octobre 1945

disponibles sur le site patrimoine de la médiathèque de Bayonne livrent quelques renseignements. On trouvera ci-après la transcription des deux articles.

 

Une sinistre bande de mouchards à la Cour de Justice

LE COURRIER

Vendredi 19 octobre 1945

Page 2

Source : Médiathèque de Bayonne site patrimoine_ La presse locale ancienne disponible en ligne

 

Les inculpés qui comparaissent aujourd’hui devant la cour de justice des Basses-Pyrénées, sont les suivants :

Michel de Borda, dit Le Sage 24 ans ;

Marie-Louise Bout épouse David, dite Liane de Charny,37 ans née à Terrasson (Dordogne), actrice artistique de cabaret à Biarritz ;

Pierre Chamouleau,44 ans, de Prayssas (Lot-et-Garonne) ;

Octavio Conde Cambrero dit Moreno,40 ans, né à Saragosse, demeurant à Biarritz ;

Paul Deyris , dit le Milicien,48 ans, cultivateur à Gamarde-les-Bains ;

Jean Genisson, dit Doret,31 ans, né à Buenos-Aires, agent d’assurance à Biarritz ;

Jean-Pierre Labréguerie , dit Pierre,24 ans, peintre en bâtiment, de Saint-Étienne, près Bayonne ;

Marius Laffitte, dit louid,54 ans de Biarritz, artiste lyrique ;

Odette Laurent , dite Anita ou Mlle Duval, ou la Carthacala ,24 ans danseuse de cabaret à Bayonne ;

Paul Lavie,49 ans, commis principal du contrôle économique à Dax ;

Jean-Baptiste Marcadieu dit Fred,20 ans, demeurant à Anglet ;

Noel Michelena ,30 ans agent d’assurance à Saint-Etienne,près de Bayonne ;

Aldo Murra,48 ans , né à Serrevalde (Italie) demeurant à Dax ;

Adrien Tastet,35 ans, de Gamarde -les-Bains, agriculteur.

Les accusés, ayant appartenu à l’organisation et qui n’ont pu être arrêtés, sont les suivants :

Sonia Alvès de Camargo, dite comtesse de Meden,25 ans, originaire de Paris et domicilié à Biarritz ;

Gérard Borda, dit Le Sage I ,27 ans, demeurant au Château de Bonnegarde (Landes)

Victor Maurice,35 ans, originaire de Bordeaux, domicilié à Biarritz, et son épouse ;

Renée Marthe Gasse, épouse Peyrefiche,33 ans, originaire de Rocroi (Ardennes) demeurant à Bordeaux ;

François Garrigues, dit Rivière,22 ans, domicilié à Bayonne ;

Jacques Lacouture,28 ans, de Paris, étudiant en droit, domicilié à Pouyanne (Landes)

Nicolia Monca, Joseph,37 ans, né à Sartène (Corse), domicilié à Bordeaux, connu dans la bande du F.R.A. comme le tueur ;

Jules Perron,47 ans de Bordeaux ;

Lucien Pujol,23 ans de Pessac ;

René Pujos dit le Petit,19 ans, domicilié à Biarritz ;

Jacques Riberoie,24 ans de Dax ;

François Schlinger ,40 ans, né à Sartène (Corse), domicilié à Bordeaux ;

Marcelle Auge dite Mme Lories ;

Renée Moreau de Garcia, sans état civil connu ;

Phomeain,42 ans, né à Vendurept (Danemark), libraire à Mont-de-Marsan

  

EN COURS DE JUSTICE

LES MOUCHARDS de la GESTAPO SAUVENT LEURS TÊTES

LE COURRIER

Mercredi 24 octobre 1945

Page une

Source : Médiathèque de Bayonne site patrimoine_ La presse locale ancienne disponible en ligne

LABEGUERIE, GENISSON, MICHELENA, TASTET sont condamnés aux travaux forcés à perpétuité

Hier dernière journée du procès, on entendit la défense de Labèguerie, Michélena, Genisson et Marcadieu, contre lesquels la peine de mort avait été requise.

Me Gaillard, de Bayonne, argue du service de Michelena dans la Résistance et s’attache à démolir l’accusation concluant à un complément d’information.

Me Soury, plaide la jeunesse de Marcadieu et le sabotage des missions dont il était chargé.

Me Granier essaie de minimiser l’activité de Genisson.

Me Grimaldi enfin, tente de sauver la tête de Labeguerie.

Après deux heures et demie de délibération, la Cour apporte le verdict suivant :

Les 10 contumax sont condamnés à mort.

Labéguerie, Michelena, Génisson et Tastet aux travaux forcés à perpétuité.

Marcadieu à 10 ans de travaux forcés ;de Borda à 5 ans.

Murra à 3 ans de prison ;Lavie, Deyris, Laffitte,à 2 ans ; Odette Laurent à 1 an.

Marie-Louise David est condamnée, à la dégradation nationale.

Condé-Cambero et Chamouleu sont acquittés

 

Amnisties

Les lois d’amnistie votées par le parlement ne remettent pas en cause la réalité des faits reprochés à des justiciables. En principe, il est interdit de rappeler une condamnation amnistiée.Notre époque est marquée par  la mise à disposition du public, d’archives numérisées, dont le Journal officiel de la République française.

 

Liste partielle 

AN 5W - Journal Officielle. 

1_Gérard ROQUES DE BORDA dit LESAGE I

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11624

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Roques de Borda (Gérard) ,âgé de vingt-sept ans, né en 1918 à la Guerche, arrondissement de Saint-Amand-Montrond (Cher),fils de Gaston et de Boucheron (Jeanne),ayant demeuré au château de Bonnegarde (Landes),actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité , à la confiscation de ses biens

Complément du blog
Gérard Albert Marie-Joseph ROQUES DE BORDA décédé le 4/10/2006 en Argentine .Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE. 

 2_Maurice, Robert FOURCADE

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11624

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Fourcade (Maurice),âgé de trente-cinq ans, fils de Louis et de Coculet (Louise),ayant demeuré à Biarritz, quartier Beau-Rivage ,a été déclaré et atteint et convaincu du crime de  trahison, atteinte à la sureté extérieure de l’Etat ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité, à la confiscation de ses biens .


Complément du blog
Décédé le 21/06/1991 Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes) .Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE. 

 

3_François, André GUARRIGUES, dit RIVIERE

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11623

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Guarrigues (François) dit Rivière, âgé de vingt-deux ans ,né le 26 novembre 1923,fils de Romeri (Clarisse),ayant demeuré à Bayonne, quartier Sainte-Croix, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de  trahison, et atteinte à la sureté extérieure de l’Etat ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation nationale à perpétuité et à la confiscation de ses biens

 

4_Guillaume, Paul Joseph YOUNG, dit le lardon

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11624

 Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Joung (Guillaume) ,dit Lardon, âgé de cinquante-trois-ans, né le 3 février 1892 à Bordeaux, ayant demeuré à Bordeaux,20 rue Dauphine, caviste, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteintes à la sûreté extérieure de l’État ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité , à la confiscation des biens


Complément du blog
Décédé au Mans (Sarthe) le 8 janvier 1967
Source : Archives Bordeaux Métropole_BORDEAUX 1 E 355 - Registre des actes de naissance de Bordeaux, section 1, 1892 _Acte N°169 Vue 30/308

5_Sonia, Paula ALVEZ DE CAMARGO épouse MEDEM, dite comtesse de MEDEM

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, la  nommée Alvarez de Camargo (Sonia) ,dite comtesse de Medan, née le 5 août 1920 à Paris, de nationalité brésilienne, fille de José et d’Alphonso Luisa, ayant demeuré à Biarritz, lieudit Le Phare, actuellement en fuite, a été déclarée et atteinte et convaincue d’espionnage commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamnée par contumace à la peine de mort et à la confiscation  des biens (…)


Complément du blog
Mariée le 26 mars 1941 avec Théodore de Medem à Biarritz.
Source :AD 75 16N 124, 8/7/1920 - 11/8/1920 Acte N°1309 Vue 28/31

  

6_Jules, André PERREAU

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Perreau (Jules-André) ,âgé de quarante-sept ans, né le 14 octobre 1898 à Bordeaux, ayant demeuré à Bordeaux, agent médical, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)

 

7_Nonce, Joseph NICOLAÏ

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Nicolai  (Nonce-Joseph)  âgé de trente-trois ,né le 8 janvier 1912 à Sartène (Corse) ,fils d’Antoine et de Bourelly (Marie) ,ayant demeuré à Bordeaux ,rue d’Arme, bar Le Trou dans le mur, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)

Complément du blog
Décédé le 12/9/1983 à Paris 20e . Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

 

8_Jean GUILBEAU, alias Maurice Béranger, dit monsieur Guy

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11623 

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Guilbeau (Guy) ,âgé de vingt-huit-ans fils de Dutheil de la Rochère (Suzanne),ayant demeuré à Biarritz, avenue des Chênes, maître d’hôtel été déclaré et atteint et convaincu du crime d’intelligences avec l’ennemi, trahison, atteintes à la sûreté extérieure de l’État ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation nationale à perpétuité et à la confiscation de ses biens

Complément du blog

Précisions généalogiques à propos de Jean Guilbeau ...  

9_Renée, Georgette, Catherine GASSE épouse PEYREFICHE

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,la nommée Gasse (Renée) ,épouse Peyrefiche, âgée de trente-trois ans, née le 5 avril 1912 à Rocroi, arrondissement de Mézières (Ardennes),fille de Maurice et de Lemaire (Georgette),ayant demeuré à Bordeaux,1,rue du Prado, mécanographe, a été déclarée et atteinte et convaincue du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamnée par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)


Complément du blog
Concubine de Jean Guilbeau
Décédée le 18/06/2003 à Le Relecq-Kerhuon (Finistère) Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

 

10_Émile, Pierre , Noël ROUBERTIE

Né le 31 décembre 1880 à Limoges (Haute-Vienne)
Procureur de la République nommé à Bayonne.le 22/01/1941.Il a été en relation avec les autorités allemandes et d’autre part avec Robert Jean Lesgourgues membre très actif du Parti Populaire Français à Bayonne.

Le dossier Roubertie  a été dépaysé à Agen .

Dossier de la Cour de justice de Lot-et-Garonne 
AD 47 -1738 W 81- Dossier N°837
publiés dans le blog Retours vers les Basses-Pyrénées
 
Précisions sur Bayonne sous Vichy et l’occupation : le détour par Agen _Contenu N°1 
 
Entre le procureur de la République et le Parti Populaire Français
 
Contenu N°2 
 
Bayonne:Mgr Vansteenberghe entre le 14 mars et 10 décembre 1943

Contenu N°3  

Témoignages en faveur de l'ancien procureur de la République à Bayonne (1941-1944)  

 
Correspondance entre Émile Roubertie  et André Besson dit "Besson-Rapp" du Service de police des Sociétés Secrètes
 
 
En fuite ,l’ancien chef du P.P.F de Bayonne, demande une aide financière au consul d’Allemagne à San-Sébastien

Contenu N°6 

Dessins de presse jugés obscènes par Marcel Ribeton,refus des autorités allemandes de censurer,
Bayonne 19 mai 1944 - 06 juin 1944
 

Contenu N°7 

Contribution à la connaissance d’André Gustave JEANNE-BOUILLAR dit Dédé le Basque  1917-1944

 

11_Lucien PUJOS , dit Luc

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11623 

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945, le nommé Pujos (Lucien) dit Luc, âgé de vingt-trois ans ,né le 25 août 1922 à Pessac (Gironde ),arrondissement de Bordeaux, fils de François et de Charlotte Bordenave, ayant demeuré à Biarritz, ex-tenancier du bar Tabarin, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime d’intelligences avec l’ennemi, trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation nationale à perpétuité et  le 15/à la confiscation de ses biens

Complément du blog
Pujos Lucien Jean-Louis décédé le 15/02/1978 à Colomiers (Haute-Garonne Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

 

12_René PUJOS

Journal officiel de la République française du 23 novembre 1947 page11623 Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 30 octobre 1945, le nommé Pujos (René) dit le Petit, âgé de dix-neuf ans, né le 31 décembre 1926 à Biarritz, fils de François et de Charlotte Bordenave, ayant demeuré à Biarritz, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime d’intelligences avec l’ennemi, trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État ,commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort, à la dégradation nationale à perpétuité et à la confiscation de ses biens

 

13_Jacques , Léon , Eugène RIBEROL

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Ribérol (Jacques) , âgé de vingt-quatre ans, né le 18 février 1921 à Dax, fils de Jean Léon Gabriel et de Pailhos  (Jeanne-Fanny),ayant demeuré à Dax, étudiant, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)


Complément du blog
Décédé le 22/04/2010 à Gouvieux (Oise) Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

 

14_François ,Jérôme SCHLINGER, dit François

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Schlinger (François) âgé de quarante ans , né le 23 février 1905 à Sartène (Corse) ,ayant demeuré à Bordeaux ,rue Dauphine, bar Cyrnès, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l’État  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)

 

15_Krestan THOMSEN

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Thomsein (Krestir) âgé de quarante-deux ans, né le 19 novembre 1903 à Vienderupt (Danemark), ayant demeuré à Mont-de-Marsan, libraire, a été déclaré et atteint et convaincu du crime d’espionnage commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)


16_Roger COLOMBANI, dit LAVILLE

Journal officiel de la République française 23 novembre 1947 page 11623

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 18 juillet 1945,le nommé Combani (Roger),âgé de trente-trois ans ,né le 2 juin 1912 à Aulnay-sous-Bois ,arrondissement de Pontoise (Seine-et-Oise),fils de Pierre-Toussaint-Dominique et de Oliger (Marie-Antoinette-Thérèse) ,ayant demeuré à Biarritz ,avenue de la Marne, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime d’intelligence avec l’ennemi ,trahison commis en 1944 à Bayonne et Biarritz , et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)

Complément du blog

Roger François Armand Colombani
Marié au Consulat général de France à Barcelone le 21 aout 1935 .Mention marginale inscrite le 8 juin 1972
Source :AD 93 AUL 1E32 - Actes de naissances, 1912.


Un article de Ralph Soupault sur des militants P.P.F de Bayonne-Biarritz

 

17_Robert, Jean LESGOURGUES, dit LAVAL

Membre très actif actif du Parti Populaire Français à Bayonne. Il a appartenu à la division « Brandebourg »
Décédé le 02 12 1914 en Espagne Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

Jeunesfrançais sous l’uniforme de l’armée allemande à Moumour, Barcus,Eaux-Bonnes,(Basses-Pyrénées-1943)

  

18_Jacques, Camille, Aimé, Anne, Maurice, Louis LACOUTURE

Journal officiel de la République française 21 novembre 1947 page 11529

Par arrêt de la cour de justice des Basses-Pyrénées en date du 23 octobre 1945,le nommé Lacouture (Jacques) âgé de vingt-huit ans, né le 8 février 1917 à Paris fils de Georges et de Lafargue (Suzanne),ayant demeuré à Pouyanne (Landes),étudiant en droit, actuellement en fuite, a été déclaré et atteint et convaincu du crime de trahison, atteinte à la sureté extérieure de l’Etat  commis sur le territoire français en 1942,1943,et 1944 et a été condamné par contumace à la peine de mort et à la dégradation nationale à perpétuité ,à la confiscation  des biens (…)

Complément du blog
Décédé le 9/3/ 2005 à Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) Source Fichier des personnes décédées depuis 1970 enregistrées par l’INSEE.

  

Pour aller plus loin

Les Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques 
Cité administrative
Boulevard Tourasse
64000 Pau
archives@le64.fr 

 

Jean Guilbeau et Lucien Dehan ont été fusillés le 2 juin 1953 à Mérignac.Les actes de décès sont en ligne 
sur le site Mérignac portail des Archives:
https://archives.merignac.com/registres-paroissiaux-et-detat-civil/
Décès (5 janvier 1953-31 décembre 1953) cote 4 E 70

Acte N° 101 Vue  51/109 Jean Guilbeau .

Mention marginale : »Rectifié par ordonnance du Tribunal de première instance de Bordeaux en date du neuf mai mil neuf cent cinquante six en ce sens que la mention « alias Derranger Maurice Guy » sera supprimée ainsi que la mention « décédé au camp de Luchey » qui sera remplacée par décédé à Mérignac.

Transcrit le vingt deux mai mil neuf cent cinquante-six.

Acte N° 102 Vue  52/109 Dehan Lucien alias Lucien Henry Yves Legoff

 

Jean Guilbeau

Rivarol du 16 10 1953 (RetroNews)
Message posthume du fusillé Jean Guilbeau au Garde des Sceaux
La maman de Jean Guilbeau à « Rivarol »
L’aumônier à la maman de Jean Guilbeau


Lucien Dehan

Est l’un des cinq collaborateurs objet du livre de René Terrisse

A la botte de l’Occupant

Itinéraire de cinq collaborateurs

Éditions Aubéron,Bordeaux,1998

ISBN 2-908650-82-7

 


Rivarol du 17 07 1953 (RetroNews)
Le dernier compagnon de Lucien Dehan nous parle de lui