09 février 2018

Fernand Elosu,un politique interné en 1940

Au printemps 1940, les autorités civiles et militaires de la IIIe République,décident d'éloigner de Bayonne,Fernand Elosu (1875-1941), accusé d’être un "extrémiste militant". L’internement initialement prévu au Centre de Séjour Surveillé de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime) se fera au camp de Gurs via la prison de Dax.
Le dossier coté 77 W Art 48 conservé par les Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques à Pau dévoilent les ressorts d'un internement pour délit d'opinion,avant le gouvernement de Vichy.

La numérotation des pièces est le fait de l'auteur du blog

Pièce N°1_Bordeaux,le 18 mars 1940
Extrait d'une écoute téléphonique du 11/3/40 Bayonne

Destinataire Appelé Commissariat de Police Bayonne.
Bonjour M.NADEAU.Je vous appelle au sujet de l'affaire ELOSU.Il a demandé un recours en grâce au Procureur de la République.Le Sous-Préfet me demande ce que penserait l'opinion si le recours en grâce était signé.
Venez me voir,nous en reparlerons.
Maintenant il y a trois Espagnols (de la Roseraie) qui n'ont pas de laisser-passer,qui n'ont rien et qui travaillent à la Poudrerie de Blancpignon,et qui arboraient hier une fleur rouge.
Si je les fous entre les mains du Parquet,l'usine va crier,puisqu'ils travaillent pour la Défense.
Venez,nous parlerons de cela.
Le Dr ELOSU est un communiste notoire et militant.

Pièce N°2_Ministère de l'Intérieur
Direction Générale de la Sûreté Nationale
Commissariat spécial de Bayonne
N°945
Bayonne le 24 mars 1940
Le Commissaire spécial TOURRET
à Monsieur le Commissaire Divisionnaire
HENDAYE
Comme suite à la demande de renseignements N°3222 BCR en date du 16 mars 1940 de M.le Général Commandant la 18 e Région,relative à un compte rendu d'écoute de Bayonne du 11 mars 1940 à 14h30,j'ai l'honneur de vous faire connaitre qu'il s'agit d'un entretien téléphonique entre M.NADAUD ,Commissaire Central de Bayonne et moi-même,Commissaire Spécial,détaché à Bayonne.
L'affaire ELOSU,dont il est question,est une affaire de reconstitution de groupement dissous (Les Amis de l'U.R.S.S.) sanctionné le 8 février dernier par le Tribunal Correctionnel de Bayonne qui a prononcé une peine de 6 mois de prison contre le Docteur ELOSU de Bayonne,militant extrémiste.Celui-ci a demandé un recours en grâce.
M.le Sous-Préfet de Bayonne ayant demandé des renseignements à ce sujet à M.NADAUD,Commissaire Central et à moi-même,il était normal de nous consulter.
Je vous ai adressé mon rapport à ce sujet sous le N°826 le 22 mars courant.
Les 3 Espagnols dont il est question dans le compte rendu d'écoute sont les nommés:
CANGA Manuel né à BILBAO le 22 octobre 1915
NOCEDALValentia ,né le 3 novembre 1913 à San-Salvador,
SANCHEZ Gerardo,né le 27 juillet 1917 à Sestas.
Ces 3 réfugiés espagnols travaillent actuellement à la Poudrerie de BLANCPIGNON.
Le 11 mars courant,ils ont fait l'objet d'un examen de situation  dans les services de la Police municipale de Bayonne,cars ils avaient été remarqués ,se promenant en ville avec une fleur rouge à la boutonnière.
Ils n'ont pas été déférés au Parquet,parce qu'il n'a pu être recueilli aucun élément d'inculpation contre eux.
Ces 3 étrangers provenant de camps de concentration sont dépourvus de laissez-passer,car ainsi que tous les réfugiés espagnols travaillant à la Poudrerie nationale de BLANCPIGNON et les usines BREGUET à Anglet,ils vont etre formés en compagnies de travailleurs étrangers,à bref délai.
Le Commissaire Spécial.

N°5.016
5.303
VU et TRANSMIS à Monsieur le Général Commandant
la 18e Région-Etat-major-B-C-R Bordeaux-
suite à sa demande ,en date du 16 mars 1940.N°3.222
Les espagnols sus-visés font l'objet d'une active surveillance de mon service.
Hendaye le 25 mars 1940
Le Commissaire Divisionnaire.



Pièce N°3_Pau,le 8 avril 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Sous-Préfet à Bayonne


En vous accusant réception de votre communication du 27 mars 1940 portant envoi du rapport N°5.016-5.303 de M.le Commissaire Divisionnaire d'Hendaye,en date du 25 mars,j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien,au fur et à mesure que des individus dangereux pour la défense nationale ou l'ordre public et actuellement détenus seront libérés,m'adresser les propositions que vous croiriez devoir formuler en vue de l'application à ces individus de l'une des dispositions prévues par le décret du 18 Novembre 1939.
Je vous serais obligé de me faire connaitre si vous envisagez qu'il y aurait lieu de prendre une mesure semblable à l'encontre du Docteur ELOSU dans le cas où son recours en grâce viendrait à être accepté.
Le Préfet


Pièce N°4_Ministère de l'Intérieur
Direction Générale de la Sûreté Nationale
Commissariat Spécial de BAYONNE
N°1198

Bayonne,le 20 avril 1940
Le Commissaire Spécial TOURRET
à Monsieur le Commissaire Divisionnaire
HENDAYE

Comme suite à vos instructions,j'ai l'honneur de vous faire connaitre qu'à mon avis,il y aurait lieu de prendre une mesure d'éloignement,en application du 18 Novembre 1939,à l'encontre du Docteur ELOSU de Bayonne dans le cas où son recours en grâce viendrait a être accepté.
Ce militant extrémiste a fait l'objet de ma transmission N°826 du 22 mars 1940.
Le Commissaire Spécial.

N)6.205
    7.091
D-Communistes Avril 1935
Dissolution Parti Communiste
--------------------------------------
VU et TRANSMIS à Monsieur le SOUS-PRÉFET de Bayonne,suite à sa demande,en date du 9 avril 1940.
Hendaye le 22 avril 1940.
Le Commissaire Divisionnaire


Pièce N°5_Direction Générale de la Sûreté Nationale
Commissariat spécial d'Hendaye
-------------------------
Communiste 1940
-------------------------
Hendaye le 27 avril 1940
Le Commissaire Divisionnaire à Monsieur le SOUS-PRÉFET BAYONNE

Référence à votre demande,en date du 23 avril 1940,j'ai l'honneur de vous faire connaitre que je partage entièrement l'avis de M.TOURRET,qui a proposé l'éloignement du docteur ELOSU,dans le cas où son recours en grâce viendrait à être accepté.

Le Commissaire Divisionnaire

Pièce N°6_Sous-Préfecture de Bayonne
Bayonne,le 29 avril 1940
SECRET

Le Sous-Préfet de Bayonne
à Monsieur le Préfet (Cabinet du Préfet)
En réponse à votre communication du 8 avril,j'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,les rapports que m'adressent M.le Commissaire Divisionnaire d'Hendaye et M,le Commissaire Spécial à Bayonne tendant à l'éloignement du docteur ELOSU dans le cas où son recours en grâce viendrait à être accepté.
Je ne puis que partager leur avis à son sujet.
Le Sous-Préfet
Pierre Daguerre


Pièce N°7_Pau,le 2 mai 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Sous-Préfet à Bayonne.

Comme suite à mes précédentes communications relatives au même objet et en réponse à votre rapport du 29 avril 1940 dont j'adopte entièrement les conclusions,j'ai l'honneur de vous prier de me faire parvenir,le plus tôt possible,la notice individuelle en triple exemplaire également le concernant afin de me permettre d'adresser à M.le Ministre de l'Intérieur une proposition tendant à l'assignation,le moment venu,au Docteur ELOSU,d'une résidence obligatoire dans une commune du département.
Le Préfet


Pièce N°8_Pau,le 20 mai 1940.
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Sous-Préfet de BAYONNE

J'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,pour renseignements et avis,en communication et avec prière de retour,une lettre anonyme en date du 5 mai 1940 adressée à M.le Ministre de l'Intérieur au sujet des nommées ELOSU et Monxxxxxx et faisant allusion à une certaine activité communiste aux usines Bréguet à Anglet.


Pièce N°9_MINISTÈRE DE L 'INTÉRIEUR
DIRECTION GÉNÉRALE
de la
SÛRETÉ NATIONALE
N°52
Objet:Perquisition opérée en vertu d'un mandat décerné par M.le Préfet des Basses-Pyrénées.
Affaire: ELOSU Fernand né le 25 mai 1875 à Bordeaux,Docteur en médecine

PROCÈS-VERBAL

L'an mil neuf cent quarante le vingt-et-un mai,
Nous,Exxx-Axxxx Pierre Éloi,Commissaire de Police Spéciale pour la durée de la guerre,en résidence à Hendaye,Officier de Police judiciaire ,auxiliaire de Monsieur le Procureur de la République ,agissant en vertu d'un mandat de perquisition décerné par Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées,en date du vingt-et-un mai 1940,contre Monsieur ELOSU,Fernand,docteur en médecine à Bayonne,né le 25 mai 1875 à Bordeaux.
Nous nous sommes rendus au domicile de l’intéressé situé à Bayonne Cours du Comte Cabarrus Villa Ego-Aldé,où en sa présence nous avons effectué des recherches dans toutes les dépendances de son habitation,composée de dix pièces (rez-de-chaussée et premier étage). Mais nous n'avons trouvé aucune pièce,document,correspondance ou tract se rattachant au parti communiste dissous.
Lecture faite et persiste et signe avec nous,

Le Commissaire de police spéciale*
Signé:Exxxxxx

Signé:ELOSU

Fait et clos à Bayonne le Vingt-et-un mai 1940

* Complément du blog Retours vers les Basses-Pyrénées Le Commissaire de Police Spéciale qui a procédé à la perquisition est né à Gurs en  1885


Pièce N°10_28 mai 1940
SECRET
Le Sous-Préfet de Bayonne à Monsieur le Préfet
(Cabinet) PAU
En vous transmettant les Procès-Verbaux des perquisitions effectuées aux domiciles des nommés:
ELOSU Fernand,né le 28 mai 1875 à Bordeaux,docteur en médecine,demeurant à Bayonne,
Pxxxx Gaston, né le 1 er avril 1904 à Bidache,ouvrier imprimeur,demeurant à Bayonne,
Mxxxx Georges,né le 28 juin 1884 à Bayonne,industriel,demeurant à Bayonne.
J'ai l'honneur de vous faire connaitre que j'ai déjà proposé,dans mon rapport du 29 avril 1940,qu'une mesure d'éloignement soit prise,en application du décret du 18 novembre 1939,à l'encontre du Docteur ELOSU dans le cas où son recours en grâce viendrait à être accepté.
(...)
Je propose que l'éloignement des trois individus précités soit effectué sous la forme de l'internement dans un camp.
Le Sous-Préfet
Pierre Daguerre



Pièce N°11_CABINET DU PRÉFET DES BASSES-PYRÉNÉES.

Le Préfet des Basses-Pyrénées,Officier de la Légion d'Honneur,
Vu le décret du 18 novembre 1939 relatif aux mesures à prendre à l'égard des individus dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique,et notamment les articles 1 et 4 dudit décret.
Vu le décret du 29 novembre 1939 et notamment l'article 3 dudit décret.
ARRÊTE
ARTICLE 1er.-M.ELOSU,Fernand,docteur en médecine,demeurant à Bayonne,est astreint à résider dans le centre de séjour surveillé de St Martin-de-Ré,où il sera immédiatement conduit.

ARTICLE 2.-Sous peine des sanctions prévues à l'article 4 du décret du 18 novembre 1939 (emprisonnement de un à cinq ans),M.ELOSU,Fernand,ne pourra en aucun cas quitter,sans autorisation,les lieux fixés pour sa résidence et il devra se conformer à toutes les prescriptions qui lui seront adressées pour l’exécution de cette décision par l'autorité compétente.

ARTICLE 3.-M.ELOSU,Fernand peut,à compter de la notification du présent arrêté,produire par écrit devant la Commission de Vérification toutes observations qu'il jugera utiles sur la mesure dont il est l'objet.

ARTICLE 4.-Le présent arrêté sera adressé au Général Commandant la 18 eme Région,en vue de sa notification et de son exécution immédiate et sera communiqué au Ministre de l'Intérieur.

Pau,le 8 juin 1940.
Le Préfet
A.Chiappe

Pièce N°12_Pau,le 8 juin 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Général Commandant la 18 eme Région à Bordeaux.
SECRET

J'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,deux ampliations de mon arrêté en date de ce jour par lequel,conformément aux dispositions du décret du 18 novembre 1939,j'ai astreint le nommé ELOSU,Fernand,docteur en médecine,demeurant à Bayonne,à résider dans le centre de St-Martin-de-Ré.
Je vous serais reconnaissant de vouloir bien assurer la notification et l’exécution de cet arrêté ou,tout au moins,me déléguer à cet effet.

Le Préfet
Signé:Angelo CHIAPPE

P.S.Mention dactylographiée rayée.Cette mesure ne sera exécutée qu'à l'expiration de la peine de trois mois de prison que l’intéressé accomplit actuellement

Copie transmise,à titre d'information,à Monsieur le Sous-Préfet de Bayonne.

Pièce N°13_Pau,le 8 juin 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Ministre de l'INTÉRIEUR
(Direction Générale de la Sureté Nationale_4 eme Bureau)
SECRET

J'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,un exemplaire de mon arrêté en date de ce jour par lequel,conformément aux dispositions du décret du 18 novembre 1939,j'ai astreint le nommé ELOSU,Fernand,docteur en médecine à Bayonne à résider au centre de séjour surveillé de St-Martin-de-Ré.
Je vous serais reconnaissant de vouloir bien soumettre cet arrêté à la Commission de Vérification.

Le Préfet.



Pièce N°14_GENDARMERIE NATIONALE
18e Légion
Compagnie des Basses-Pyrénées
Section de Bayonne
Brigade de Bayonne
N° de la Brigade :783 du 21/6/1940
Procès-Verbal
constant (sic) la notification d'un arrêté d'internement et la conduite au centre de séjour surveillé de Dax,du nommé ELOSU, Fernand de Bayonne.

CEJOURD'HUI,vingt juin ,mil neuf cent quarante à dix-neuf heures.
Nous soussignés,PxxxxxJean,M.D.L.C. et gendarme Mxxxx,Auguste,gendarme à pied à la résidence de Bayonne,département des (Basses-Pyrénées) revêtues de notre uniforme et conformément aux ordres de nos chefs,agissant en vertu de la note N°D.1430.3374.S/2,de M.le Général Cdt la 18e Région,en date du 14 juin 1940,transmission N°5152/3,compagnie du 16 juin 1940 et N°4155/3 section du 18 courant,concernant la notification au nommé ELOSU,Fernand,né le 28 mai 1875 à Bordeaux,fils naturel de Elosu,Rosa,docteur en médecine,demeurant Hégoaldo,quartier Saint-Léon à Bayonne,d'un arrêté de M.le Préfet des (B.P) à Pau en date du 18 juin 1940,l'astreignant à résider au centre de séjour surveillé de Dax (Landes) nous sommes mis à la recherche et interpellé,il nous a déclaré:
"Je me nomme ELOSU,Fernand,né le 28 mai 1875,à Bordeaux (Gironde) fils de père inconnu et de Rose Elosu,docteur en médecine,Villa Hégoaldo quartier St-Léon à Bayonne.
Il a ajouté:
L’arrêté Préfectoral en date du 8 juin 1940 s'applique bien à moi.Je reconnais avoir reçu notification.Je reconnais également avoir pris connaissance de l'article 3 qui m'autorise à produire par écrit devant la commission de vérification toutes observations que je jugerais utiles.
En conséquence,M Elosu a été conduit au centre de séjour surveillé de Dax,où il a été déposé ce jour à 22 heures.


Quatre expéditions:
1° au Général Cdt la 18e Région à Bordeaux
2° à M.le Préfet des (B.P) à Pau
3° à suivre l’intéressé;
4° aux archives.

Pièce N°15_23 juin 1940 lettre manuscrite
Docteur F.ELOSU
"Hégoaldé"
Cours du CTE de CABARRUS
ST-LEON BAYONNE
DE MIDI A 2 HEURES
Maison d’arrêt de Dax
Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées
Monsieur le Préfet
Conformément aux termes du mandat d’arrêt m'envoyant à la prison de Dax comme dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique,j'ai l'honneur de faire appel auprès de vous contre une décision émanant sans doute de services mal informés.
Je ne puis présenter aucun danger pour la défense nationale pour la simple raison qu’âgé de 65 ans,je ne puis avoir ni de près ni de loin aucun contact avec aucun organisme intéressant la défense nationale.
La sécurité publique n'a rien non plus à craindre d'un homme dont toute la vie est faite d'abnégation,de probité,et de travail.Durant toute mon existence je n'ai fait que prêcher et pratiquer la plus pure humanité sans exercer ni préconiser aucune violence contre les personnes ni contre les choses.Toute mon activité a toujours été inspiré par la doctrine de Tolstoï,ennemi de toute violence,et génératrice au contraire de la fraternité la plus entière,sans limite.
J'ose donc espérer,Monsieur le Préfet,que vous ne voudrez répondre à un partisan de la doctrine de la non violence par une violence qui,en dehors de tout principe doctrinaire,ne peut se défendre par une utilité quelconque,puisque je suis un être complètement inoffensif.D'abord par principe et ensuite par impossibilité physique.
ELOSU
23 juin 1940



Pièce N°16_Pau,le 3 juillet 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Sous-Préfet à BAYONNE
J'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,en communication et avec prière de retour,une lettre en date du 23 juin 1940,par laquelle le Docteur ELOSU,actuellement interné à Dax demande sa libération et fait valoir à cet effet un certain nombre d'arguments.
Je vous serais obligé de vouloir bien me faire connaitre la suite que cette requête vous paraitra susceptible de comporter.


Pièce N°17_Sous-Préfecture de Bayonne
Bayonne,le 5 juillet 1940

Le Sous-Préfet de Bayonne
à Monsieur le Préfet (Cabinet) Pau
En vous retournant la lettre ci-jointe que vous avez bien voulu me communiquer,j'ai l'honneur de vous faire connaitre que je ne vois aucun inconvénient à ce que M.le Docteur ELOSU reçoive satisfaction en raison de son age et de son état de santé.Mais je m'oppose à ce que le docteur ELOSU revienne dans la zone d'occupation.
Le Sous-Préfet
Pierre Daguerre


Pièce N°18_ lettre manuscrite
Docteur F.ELOSU
"Hégoaldé"
Cours du CTE de CABARRUS
ST-LEON BAYONNE
DE MIDI A 2 HEURES
Camp de Gurs, le 16 juillet 1940
à Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées
Monsieur le Préfet,
En résidence surveillé depuis le 20 juin 1940,en vertu des décrets lois des 16 et 29 novembre 1939 et par arrêté préfectoral du 16 juin 1940,j'ai l'honneur de solliciter de votre haute bienveillance et de votre esprit d'équité ma libération et mon retour à mon foyer familial de Bayonne.
Âgé de 65 ans,atteint de rhumatisme chronique déformant,opéré de cataracte en 1935,frappé de cécité monoculaire par décollement de la rétine droite,menacé de cécité totale par choriorétinite progressive,prostatique,trainant une vieille sciatique gauche,je me sens dans l'impossibilité de supporter plus longtemps ma détention actuelle,sans danger pour ma santé défaillante et même pour m vie.Car ici,le régime alimentaire et le traitement indispensables ne peuvent m’être assurés.
Ces infirmités,de contrôle facile,montrent aussi l'erreur d'information qui m'a conduit ici.Comment un homme d'une telle incapacité physique  peut-il constituer un danger pour qui que ce soit pour quoi ce soit?A peine me reste-t-l les forces nécessaires à l'exercice de ma profession ,dont la continuation m'est rendue indispensable par l'insuffisance de mes ressources personnelles.
Et enfin,dangereux,comment pourrais-je l’être,pauvre de mon intégrité physique puisque depuis de très longues années ,j'ai cessé toute activité politique pour me consacrer à une éducation basée surtout sur l'exemple ,et que depuis plus de deux ans,je n'ai plus manifesté d'autre action que professionnelle.
J'en appelle donc de l'autorité préfectorale mal informée à l'autorité préfectorale mieux informée,et je suis prêt à me soumettre à une enquête contradictoire que vous pourriez provoquer.
J'ose donc espérer que vous aurez la bonté d'accéder à une demande que je crois bien fondée,et que vous voudrez bien rendre à sa famille un vieillard innocent prêt à consacrer ses dernières forces au service de la société et de la France.
Veuillez agréer,Monsieur le Préfet,avec mes remerciements émus,l'expression de mes sentiments dévoués.
Docteur Fernand Elosu actuellement au camp de Gurs,Basses-Pyrénées.


Pièce N°19_PAU,le 20 juillet 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Général de Corps d'Armée ALTMAYER,Commandant  
la 18 e Région à Pau.
J'ai l'honneur de vous transmettre,sous ce pli,une ampliation de mon arrêté en date de ce jour aux termes duquel est rapportée la mesure d'internement qui avait été prise en conformité des dispositions du décret du 18 novembre 1939 à l'encontre du docteur Fernand Elosu,médecin à Bayonne,en vertu de mon arrêté du 8 juin dernier.
Cette décision a été prise après avis du Sous-Préfet de Bayonne en raison de l'age et de l'état de santé de l’intéressé.
J'ai ,néanmoins,décidé d'interdire au docteur ELOSU tout séjour dans la zone d'occupation et dans l'arrondissement de Pau.
Je vous serais reconnaissant de vouloir bien faire assurer la notification et l’exécution de l’arrêté ci-joint ou,tout au moins,me déléguer à cet effet.
Le Préfet

Mention manuscrite
P.S L’intéressé devra m'indiquer la résidence qu'il a choisie pour me permettre d'en aviser les autorités locales


Pièce N°20_18 eme RÉGION
ÉTAT-MAJOR
B.C.R
N°35/BCR
PAU le 29 juillet 1940
Le GÉNÉRAL de C.A René ALTMAYER
Commandant la 18e Région
à Monsieur le PRÉFET
des Basses-Pyrénées
PAU
En réponse à votre lettre du 20 juillet ,j'ai l'honneur de vous informer que je ne vois aucun inconvénient ,après consultation du dossier de l’intéressé à ce que soient prise à l'égard du Docteur ELOSU Fernand la mesure de bienveillance que vous avez envisagée.
Sans méconnaitre l'opportunité de rapporter dans certain cas en faveur d'indésirables l’arrêté d'expulsion les concernant,il peut se faire que le B.C.R. régional ait depuis la date où il leur a été signifié des éléments d'appréciation nouveaux qui auraient pu vous échapper.
J'estime donc indispensable la consultation au préalable de cet organe.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me faire connaitre si vous partagez cette manière de voir:rien par ailleurs ne devant s'opposer à ce que l’exécution de votre décision vous revienne de plein droit.


Pièce N°21_Cabinet du Préfet des Basses-Pyrénées

Le Préfet des Basses-Pyrénées,Officier de la Légion d'Honneur,
Vu le décret du 18 novembre 1939 relatif aux mesures à prendre à l'égard des individus dangereux pour la défense nationale et la sécurité publique et,notamment,l'art.1  du dit décret;
Vu l’arrêté du 8 juin 1940 par lequel M.le docteur ELOSU,Fernand,médecin,demeurant à Bayonne,a été astreint à résider dans le centre de séjour surveillé de ST-MARTIN-DE-RÉ
Vu l'avis de M.le Sous-Préfet de Bayonne;
Considérant l'age avancé et l'état de santé du docteur ELOSU,
ARRÊTE:

ARTICLE UNIQUE._Est rapporté la mesure prise à l'encontre de M.le docteur ELOSU domicilié à Bayonne par l’arrêté sus-visé du 8 juin 1940 en application de l'article 1 er du décret du 18 novembre 1939.
Toutefois,le docteur ELOSU devra,jusqu'à nouvel ordre,fixer sa résidence en dehors de la zone d'occupation et de l'arrondissement de Pau.
PAU,le 20 juillet 1940
Le Préfet,
Signé:Angelo CHIAPPE


Pièce N°22_PAU,le 31 juillet 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Général de Corps d'Armée ALTMAYER,
Commandant le 18 e Région,
11,avenue Dufau, PAU.

En réponse à votre dépêche 35 BCR du 29 juillet 1940,j'ai l'honneur de vous faire connaitre que j'en adopte entièrement les conclusions.
La solution que vous envisager concilie,en effet,d'une façon parfaite:
-d'une part,le principe selon lequel,dans l'application des dispositions du décret du 18 novembre 1939,le pouvoir de décision appartient au Préfet,ainsi que le précise le texte même de ce décret et les circulaires secrètes n°12 du 14 décembre 1939 et n°22 du 22 février 1940.
Toutes les décisions qui ont été prises à cet égard l'ont été sur mon initiative et sous mon entière responsabilité.Il est donc nécessaire que les arrêtés rapportant ces décisions soient,le cas échéant,pris sur mon initiative et sous ma responsabilité.
-d'autre part,le souci de ne négliger aucune information de nature à éclairer l'autorité chargée de la décision ,le B.C.R. régional pouvant posséder des éléments d'appréciation me faisant défaut.
En ce qui concerne le cas du Docteur ELOSU,je me permets seulement de vous demander de vouloir bien hâter le plus possible la consultation du B.C.R.,étant donné que mon arrêté du 20 juillet 1940 a été motivé par l'age et l'état de santé de l’intéressé et qu'il s'est déjà écoulé 11 jours depuis cette décision.
Le Préfet,



Pièce N°23_Pau,le 3 Aout 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Commandant du Camp de GURS.
                   en communication à:
Monsieur le Commissaire Spécial de PAU
Monsieur le Commandant de Gendarmerie à Pau
Monsieur le Sous-Préfet à OLORON.

J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien libérer le Docteur ELOSU,actuellement interné au camp de Gurs,en application des dispositions du décret du 18 novembre 1939.
Cette décision a été prise par mes soins en vertu d'un arrêté que j'ai signé,d'accord avec le Général Commandant la 18 ème Région Militaire à Pau.
Le Docteur ELOSU devra fixer sa résidence en dehors de la zone occupée et de l'arrondissement de Pau.
Vous voudrez bien m'indiquer la résidence qu'aura choisie le Docteur ELOSU afin que je puisse le faire soumettre à une surveillance spéciale.
Le Préfet


Pièce N°24_18° RÉGION
CAMP DE GURS
N° 2029/2G
Gurs, le 9 Aout 1940

Le Chef d'Escadron DAVERGNE,Commandant le Centre_mot illisible_des réfugiés espagnols,
à Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées à PAU.

RÉFÉRENCE:Votre lettre en date du 3 aout 1940.

J'ai l'honneur de vous rendre compte que le nommé ELOZU Fernand,né le 28 mai 1875 à BORDEAUX,résidant antérieurement à BAYONNE,Cours du Comte de Cabannus,provenant du Centre de séjour surveillé de DAX où il avait été interné par arrêté Préfectoral de Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées en date du 16 juin 1940,a été libéré le 7 aout 1940.
L’intéressé a fixé sa résidence provisoire à AREN (Basses-Pyrénées)._Ajout manuscrit_Pension Bon Accueil
Pour Ordre le Capitaine-Adjoint

Pièce N°25_Pau,le 13 aout 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à  Monsieur le Sous-Préfet d'OLORON
                     le Commissaire spécial à PAU
                     le Commandant de Gendarmerie à PAU

J'ai l'honneur de vous faire connaitre que le nommé ELOZU,Fernand,Docteur en médecine,né le 28 mai 1875 à Bordeaux,qui résidait antérieurement à BAYONNE et avait été interné conformément aux dispositions du décret du 18 novembre 1939,vient d’être libéré.Il a fixé sa résidence provisoire à AREN,Pension Bon Accueil.L’intéressé devra faire l'objet d'une surveillance discrète mais efficace;dans le cas où il changerait de résidence,il y aurait lieu de m'en informer.
J'ajoute que le susnommé ne peut séjourner ni dans la zone occupée ni dans l'arrondissement de PAU.

Pièce N°26_Mont-de-Marsan,le 17 septembre 1940
Le Préfet des Landes
à Monsieur le Préfet des Basses-Pyrénées

J'ai l'honneur de vous faire connaitre que j'ai autorisé le Docteur Fernand ELOZU,résidant actuellement à Aren (arrondissement d'Oloron),à rejoindre,en raison de son age et de son état de santé,son domicile ,à Bayonne.
Je vous en informe à toutes fins utiles,M.ELOZU devant présenter prochainement une demande de laissez-passer pour revenir chez lui.
Le Préfet
Pierre Daguerre


Pièce N°27_Pau,le 20 septembre 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Commissaire Spécial, à Pau.

J'ai l'honneur de vous faire connaitre que M.le Préfet des Landes autorise M.ELOSU,Fernand,demeurant actuellement à Aren,à rejoindre son domicile à Bayonne,en raison de son age et de son état de santé.
Il demeure cependant bien entendu que M.ELOSU ne pourra quitter Aren qu'au moment où il sera en mesure de franchir la ligne de démarcation,c'est à dire lorsqu'il aura reçu le laissez-passer nécessaire.


Pièce N°28_Pau le 25 octobre 1940
Le Procureur Général près la Cour d'Appel de Pau
à Monsieur le PRÉFET
des Basses-Pyrénées à Pau

Le  Docteur ELOSU,de Bayonne,condamné le 8 février 1940 par le Tribunal de cette ville à 6 mois de prison et 200 frs d'amende pour activité communiste a formé un recours en grâce motivé sur une raison de santé.A la date du 20 avril 1940 la Chancellerie m'invita à faire examiner ELOSU afin de savoir si son état de santé était compatible avec la détention.
Depuis cette date,malgré toutes mes diligences ,je n'ai pu encore faire procéder à cet examen.Ayant appris qu'ELOSU se trouvait en résidence forcée à AREN après avoir été interné au camp de Gurs,je me dispose à commettre trois médecins de Pau lorsque j'ai été informé que cet individu avait quitté AREN pour Mauléon ou Bayonne.
J'ai,en conséquence,l'honneur de vous prier de bien vouloir me faire connaitre si vous avez assigné une nouvelle résidence à ELOSU et laquelle.
Le Procureur Général



Pièce N°29_Pau,le 30 octobre 1940
Le Préfet des Basses-Pyrénées
à Monsieur le Procureur Général près la Cour d'Appel de Pau

En réponse à votre dépêche du 25 octobre 1940,j'ai l'honneur de vous faire connaitre que je ne connais pas l'adresse actuelle du nommé ELOSU, de Bayonne,qui avait été astreint à résider dans un centre de séjour surveillé en vertu d'un arrêté préfectoral du 8 juin 1940 rapporté le 20 juillet 1940.
Il est vraisemblable que l’intéressé a rejoint son domicile à Bayonne.
Je crois devoir vous préciser que la mesure de bienveillance prise à l'égard du Docteur Elosu était motivée par son grand age et par son état de santé.
Le Préfet

Source:
Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
Site de Pau
77 W Article 48/ ELOSU Fernand
Préfectures:Camps d'internements

Autres articles du blog évoquant Fernand Elosu
Jeudi 30 juillet 1914 à Bayonne
1 er mai 1914:meeting au cinéma Saint-Esprit (Bayonne)

Mes remerciements à Xipri Arbelbide et Yannick Renaud de la librairie du Levant qui font partie des quelques bayonnais à s’intéresser à la biographie de Fernand Elosu .

01 février 2018

Contrat entre Liotard Ainé et Paris Pyrénées Publicité

Entre les soussignés
Liotard Ainé 61 avenue Secretan à Paris d'une part
Paris Pyrénées Publicité Société à responsabilité limitée au capital de Fcs 25.000,rue Maison Suisse à Biarritz d'autre part il a été convenu ce qui suit
Monsieur Liotard Ainé concède à Paris Pyrénées publicité la représentation exclusive des enseignes lumineuses pour les départements des LANDES  et des BASSES-PYRENÉES,pour une période d'essai de un an,mais si au bout de cette période Paris Pyrénées Publicité n' a pas atteint un chiffre d'affaires de DOUZE MILLE FRANCS minimum,Monsieur Liotard aura la faculté de reprendre sa liberté d'action.
Paris Pyrénées Publicité s'engage à ne pas représenter d'autres fabricants d'appareils lumineux sans lumière artificielle durant cette période.
La commission sur les affaires traitées au prix du tarif (qui peuvent varier suivant le cours des matières) sera de VINGT-CINQ pour cent.
Le montant de la survente sera entièrement acquis à Paris-Pyrénées-Publicité.
Un règlement sera effectué chaque fin de mois sur les sommes encaissées.
Sauf conventions spéciales les conditions de paiement à appliquer aux clients sont:
1/3 à la commande
1/3 à la réception,
1/3 à 30 jours fin de mois d'expédition.
Paris -Pyrénées devra fournir tous renseignements sur la solvabilité des clients.
Fait à Paris le VINGT-NEUF AOÛT 1929
Collection privée_JLD


Collection privée_JLD
 
Collection privée_JLD

Collection privée_JLD

26 janvier 2018

1912:Souscription ouverte par la ville de Biarritz en vue d'offrir un aéroplane à l'armée

Souscription ouverte par la ville de Biarritz en vue d'offrir un aéroplane à l'armée

1912

POUR LA PATRIE!

Chers Concitoyens,
La France entière,dans un magnifique élan de patriotisme,a affirmé sa volonté de conserver la suprématie des airs qu'elle doit au génie de ses inventeurs et de ses savants,au courage indomptable de ses généreux fils.
Elle veut doter nos forces militaire d'une FORMIDABLE ARMÉE AÉRIENNE.
Les grandes villes comme les petites communes,toutes les Sociétés,tous les groupements et d'innombrables citoyens,unis dans un mème sentiment de fierté nationale,participent à la souscription ouverte dans ce but.Déjà des sommes considérables ont été recueillies.
La Ville de Biarritz,si patriote,tiendra,elle aussi,à s'associer à cet admirable mouvement ,en offrant à la Patrie un aéroplane qui fera glorieusement voguer dans l'espace le nom de notre cité.
La Municipalité fait un pressant appel à la générosité des Biarrots.Elle les convie à venir apporter leur offrande et à contribuer ainsi à augmenter nos moyens de défense nationale.
Un registre de souscriptions est ouvert à la Mairie où tous les dons,si modestes qu'ils soient,seront reçus avec reconnaissance.Chacun,dans la mesure de ses ressources,voudra participer à cet acte de magnifique solidarité qui doit rendre notre pays plus fort et plus respecté.

Tous pour la France,pour la Patrie!


Les Adjoints
Docteur F.GALLARD
Eug.RAULET

Le Maire
P.FORSANS,

Sénateur des Basses-Pyrénées.

La liste des souscripteurs sera publié et leurs noms seront inscrits sur un livre spécial qui sera conservé à la Mairie en souvenir de l'esprit patriotique de notre cité.

Noms des souscripteurs et montant de la souscription

Cahier d'écolier intitulé
Souscription ouverte par la ville de Biarritz en vue d'offrir un aéroplane à l'armée

Les listes de souscription numérotées ne comportant aucun nom ,n'ont pas été reprises dans cette transcription
 
Ville de Biarritz; 500 frcs
Forsans,Maire de Biarritz;100
Roseyro Jean;100
Roseyro Jacques;20
Dumont Germain;100
Gallard;100
Raulet;40
Seitz;10
Larroquette;10
Linguin;20
Sadargues;5
Daliet;5
Lauga;5
Trépier;5
Reboul (Famille) H.de Russie;9
Mesplède H.soldat au 49e;2
Ex.sous officier du 3 e;1
Mirepoix.famille;30
De Lainsecq.C.Municipal;50
Camus;5
De Montbrisson Henri ;100
Suscosse Alfred;1
Lacour Marcel;5
Mendiboure;5
Gouiry A.Publiciste 10
Dumangin Melle 10
Carrère.Ct de la France;5
Police municipale;20
Malric.R.Gambetta;10
Hugens;10
Lafourcade Cyprien;5
Lalanne.8 Rue Simon Etcheverry;5
Le Coniac des Noes;5
Fenouil Louis;5
Piria ,père et fils 5 F chacun;10
Dupont J.B.Peintre ;10
Druilhet.Juge de Paix;5
Gauthier,Vve Bolanos ;5
Garay Léon;20
Lalanne,gendarme en retraite;1
Fatré,retraité;1
Fratré,valet de chambre;1
Sée Albert;25
Blaise,notaire;100
Lewandowski 44 rue Gambetta;30
Bereites;1
Boué;5
Villedary Louis;3
Villedary Emile;3
Lafont Pierre;1
Bergemayou famille;3
Lambert Jean;1
Fantous Arnaud;0.25
Bousset Joseph;1
Pardeilhan Paul:2
Goullier;5
Lalanne;3
Bernadet Jean;2
Fauthoux JBte;0.50
Liste (Hotel du  Palais )N°3 personnel;210
Majiesska;5
Liste Lhormenault N°44 Cie des SapeursPompiers;86,50
Rayon Alphonse ;2
Duthil;5
Lévi Léopold;20
Lévi Jane;2
Laborde Pierre;5
Liste N°60 (Figué);168
Laurence Paul;20
Dillais Lt Colonel;50
Etcheto Michel;1
Liste employés d'Octroi de Biarritz;31
Charles de Riso;10
Hamel Albert;10
Vivié Ferdinand;15
Vivié Lucien;15
Langier;30
Peney Félix;5
De Portalis Charles;100
Dupré Maréchal de Logis de gendarmerie;2
Dupuy brigadier;2
Gendarmes de Biarritz;7
Colson Joseph;10
Sein Jacques;10
Liste N°121 (M.Lacoste);100
Dodin Patissier;5
Béchade;20
Cathalogne Jean;5
Hargous,retraité Anglet;1
Duponts Jean-Marie;1
Tétard Henry;100
Petit;15
Petit B;10
Chrisostome chef cantonnier;2
Charles Stachling (Pour le Ville de Biarritz);100
Lateulère;5
Castillon.Négresse;5
Béhotéguy Capitaine (2 e versement);3
Puchelu Marie;2
Bonnet Louise;1
Patau;5
Liste N°48 (Rt la Boule d'Or);18
Dalbarade JBTE C.M.;10
Enfants de l'Oeuvre St Pierre;10
Ducos Voiturier;3
Me Le Piez;20
Liste N°89 (M.Lourtet);40
Old England;20
Famille Daugas;4
Dupé Charles;1
Bouteiller Ingénieur;5
Darnis;2
Penne Chn Silhouette;1
Athamendy Louise;2
Maria Péducasse;0.50
Gazette Laetititia;3
École Jules Ferry (Liste N°103);65,70
École Maternelle Sévigné;11,35
Mr et Mme Etcheverry;5
Liste de MM.Cardy,Gruet,Mérigot,Haritçalde;321,50
Le Danton;1
Grand;2
Anonyme;2
Anonyme;2
Manauthon JBte;1
DaguerreFamille;1,80
Cabos. au gaz;5
MM.Darnez;7
Liste de Biarritz Chorale;1,50
M.Vignes;2
Decaux;20
Un ancien soldat de l'armée de la Loire:5
Cinq ramasseurs.Leur cagnotte;6.50
Morgan bijoutier;10
Sansorey Jules:1.50
Pennes Jean Pierre Chassin;5
Dupuy Pauline;1.50
Bi.Choutchout Zizi la Brune,Une midinette,la fille du tambour,la générale O.Q.;0.25 chacune;1.25
Dr Lavergne;50

Liste de M.Saillard;226.50
Potel Jean;5
Max et Rosenfeld;20
Gréciet Léon;2
Dubarry;50
Lambert Nice;10
Brousse;1
Dr Sudaka;20
Marquis de Folin;50
Pasquet;1
Labenne B;3
Musique des enfants de Biarritz;20
Estrade JBte;2
Estrade Marthe;1
École Avenue des Pyrénées;24.30
Miremont;30
Restaurant Blanc;1.40
Lartigue Albert 5
Garat.C de Fetes;2
Produit de la commune de Biarritz.Association;150
Mozziconacci;5
Service Hydraulique de Biarritz;200
Lesbats sémaphore;2
Etchecopart famille;100
David Vignerte;10
Filleul chemisier;10
Agouborde;1
Pères dominicains et élèves de l'école Captier de St Sébastien;300
Élèves de l'école Paul Bert;38.70
Larrebat Tudor;20
Lacourreye (Ecole)2.65
Labéguerie Jeanne;1
Alimentation des Pyrénées;5
Matelote;0.28
Cazeaux Yvonne;0.50
Cazeaux Marthe;0.50
Lestarpé Marie;1
Pedebosq;0.25
Gomez;20
Cazalis;20

Montant de la souscription ouverte par la commune d'Anglet;300

Montant de la souscription ouverte par la commune de Bidart;200.40


Produit du festival de la place Ste Eugénie;239,25
Produit de la fête d'Aguilera;1348,15
Produit fete de gala au Casino Municipal;9822
Fête à Ilbarritz;7002.85
Total général;24.916.55

Arrêté le présent registre à la somme de 24916.55 dont le montant a été adressé à M.le Président du Conseil d'Administration du "Matin" le 4 juillet 1912

Source:Annexe de Bayonne des AD 64
E Dépôt Biarritz 2 H art.3

20 janvier 2018

Contrôle à domicile d'un soldat malade

Gendarmerie Nationale 
18 e Légion
Compagnie des Basses-Pyrénées
Arrondissement d'Orthez
Brigade d'Orthez
Du 4 septembre 1916
Procès-verbal constatant 
L'impossibilité de rejoindre son corps du soldat R...... M  du 18 e Régiment d'Infanterie à Pau actuellement en congé chez ses parents à Orthez

 Cejourd'hui quatre septembre mil neuf cent seize à seize heures 30
Nous,soussignés,Ricord Alexandre,gendarme à pied et Darracq Jean Lucien gendarme auxiliaire à la résidence d'Orthez département des Basses-Pyrénées revêtus  de notre uniforme et conformément aux ordres de nos chefs,étant à notre caserne avons été prévenus par Monsieur R......Jean,55 ans pasteur protestant à Orthez que son fils le soldat R......Maurice  secrétaire (...) du 18 e Régiment d'Infanterie à Pau,actuellement en congé de convalescence chez ses parents à Orthez,ne pouvait rejoindre son corps.Ce militaire arrivé  à Orthez le 14 août dernier avec 8 jours de permission à titre de convalescence a obtenu 15 jours de prolongation expirant demain 5 courant pour maladie (appendicite).
Nous nous sommes rendus auprès de ce malade que nous avons trouvé alité,paraissant très affaibli,il nous a déclaré:
"Quoique me levant à peine un instant dans la journée,je ne puis encore quitter la chambre,en raison de mon état de de faiblesse,consécutive à une diète absolue de 12 jours,nécessitée par une crise d'appendicite. 
Il m'est donc impossible de rejoindre mon corps à l’expiration  de mon congé.Voici un certificat médical du médecin traitant."

Monsieur M.....Paul ,voisin du malade déclare:
"Je puis certifier que le fils R.....est toujours malade et garde la chambre;il ne sort par conséquent pas de chez lui"
Signé M.....

Diverses personnes dans le voisinage nous ont confirmé cette déclaration.

En foi de quoi,nous avons rédigé le présent en trois expéditions;la première adressée avec le titre de convalescence et le certificat à Monsieur le Général commandant les 7 e 8 e section à Pau,la seconde à Monsieur le Commandant du 18 e Régiment d'Infanterie à Pau,et le troisième au Commandant de gendarmerie  de l'arrondissement ,conformément à l'article 398 du Décret du 220 mai 1903.

Source:Archive privée aimablement communiquée par Jeanine L.D

16 janvier 2018

Avis de décès de Laffargue Louis

Avis administratif.État civil

LE MAITRE DES REQUÊTES AU CONSEIL D ÉTAT,
PRÉFET DES BASSES-PYRÉNÉES,
OFFICIER DE L'ORDRE ROYAL DE LA LÉGION D HONNEUR

Prévient ses administrés que M.le Consul général et chargé des affaires de France au Vénézuela à la résidence de Caracas,a transmis à M.le Ministre des affaires étrangères,un acte de décès applicable à un nommé Laffargue (Louis),charpentier,né dans les environs de Pau et décédé à Porto-Cabello,le 20 avril 1843.
Le parents de cet individu qui auraient intérêt à avoir cet acte mortuaire,sont avertis qu'il est déposé à la Préfecture,bureau militaire,où l'on pourra le consulter.

Source
Recueil des actes administratifs du département des Basses-Pyrénées.
Année 1844
Page 182.
Collection privée.

Pour aller plus loin
Site internet France diplomatie
État civil et généalogie

Rechercher un acte d’état civil de Français, nés, mariés ou décédés à l’étranger 

Actes de plus de 75 ans pour les pays étrangers
Les recherches sont à effectuer  directement sur place ou par l’intermédiaire d’un généalogiste professionnel .

Ministère des affaires étrangères et du développement international
Centre des archives diplomatiques
3, rue Suzanne Masson
93126 LA COURNEUVE


09 janvier 2018

Une chambre expérimentale de gaz à Biarritz pendant l'occupation allemande

1 er février 1943 à Biarritz.Au hasard des constatations d'un huissier,l'existence d'un local utilisé en chambre expérimentale de gaz.
Le carton E Dépôt Biarritz 4 H art.30 dans lequel se trouve la copie de l'acte, ne comporte pas d'autres archives de nature à nous renseigner précisément sur l'objet de cette expérimentation.
 
L'an mil neuf cent quarante trois et le PREMIER FÉVRIER

A la requête de la Société Fermière des Casinos de Biarritz,société anonyme dont le siège social est à Biarritz,Casino municipal,agissant poursuites et diligences de ces directeurs et administrateurs demeurant au dit siège.
Je,Paul Meyrignac,huissier près le Tribunal Civil de Bayonne,demeurant à Biarritz soussigné.

Je suis transporté Casino Municipal à Biarritz où étant ,Monsieur Bourseau,Directeur de la Société requérante m'a exposé:
Que le Casino Municipal,en dehors des salles de Théâtre et des Ambassadeurs utilisés par les autorités allemandes,suivant les propres indications contenues dans une lettre de M.le Maire de Biarritz,adressée à la Société Fermière le 18 mai 1942,sont toujours utilisés plus spécialement par les services de la Propagande Allemande à Biarritz,est en outre utilisé ,pour le surplus de ces installations,à usage de cantonnement.
Qu'enfin un local du Casino Municipal a été aménagé en salle de douches par les soins de l'entreprise Quedeville de Biarritz,en exécution d'un ordre de service de l'Occupation de Biarritz en date du 4 janvier 1943;
Que la clé de ce local est détenue par l'Unité Allemande qui l'utilise;
Que d'autres locaux attenants à celui ci-dessus ont été aménagés en chambre expérimentale de gaz.
En suite de cet exposé,j'ai aussitôt fait les constatations suivantes:
La salle de jeux qui est l'une des principales de l’Établissement avec celles du Théâtre et des Ambassadeurs,est complètement garnie de 140 lits,montés et garnis et prêts à être utilisés.

SECRÉTARIAT DE LA SALLE DE JEUX.Est entièrement occupé par un important matériel de cantonnement en dépôt.

VESTIAIRE DU PERSONNEL.DÉPENDANCE IMPORTANTE (...) ÉTABLISSEMENT .Est également occupé par un important matériel de cantonnement.

VESTIAIRE DES CLIENTS.Également garni et encombré  (...) matériel de cantonnement.

Dans un local donnant de plein-pied sur le Bd de la Plage,local fermé et qui a été ouvert en ma présence par un soldat Allemand porteur de la clé,j'ai constaté que ce local a été aménagé en salles de douches.
M.Queudeville,entrepreneur d'installation sanitaire à Biarritz,qui a été chargé par le Service de l'occupation de Biarritz de l'aménagement de cette salle,également présent au moment des constatations,déclare avoir procédé ,sur ordre du Service précité,suivant un bon de travaux en date du 4 janvier 1943.
Dans un local attenant,également fermé à clé,cette clé détenue par le Bureau du Service des troupes d'occupation à la Standortkommandantur auprès duquel elle a été recherchée par les soins du requérant,entré dans ce local,j'ai constaté que les fermetures étaient calfeutrées et qu'une atmosphère irrespirable y régnait,et que,très vraisemblablement et récemment encore,ce local devait être utilisé en chambre expérimentale de gaz.
Et des déclarations et constations qui précèdent,j'ai fait et dressé le présent procès-verbal pour servir et valoir ce que de droit.
Coût:Deux cent trois francs 30 centimes.

Signé:Meyrinac
Enregistré à Biarritz le premier février 1943.
Etc.
Le Receveur.Signé:Etchebarne.

Pour copie certifié conforme à l'original.
Signé:illisible.


Source:
Annexe de Bayonne des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques
E Dépôt Biarritz 4 H art.30
Correspondance
Exploitation du Casino Municipal par l'Autorité allemande
Année 1941 à 1943

07 janvier 2018

La Ligue Algérienne de Pelote Basque

Ce 25 juin 1951 à 19 heures au Centre "LA CLARTÉ" Parc Stéphan,entre les Clubs ci-après,régulièrement affiliés à la Fédération Française de Pelote Basque,ou en cours d'affiliation

MARINE SPORTIVE ALGÉROISE
Représentée par M.BOURDETTE dûment mandaté

ASSOCIATION SPORTIVE DE LA MAIRIE D'ALGER
Représentée par le Capitaine HOURCASTAGNE dûment mandaté,

LES PELOTARIS GASCONS
Représentés par M.le Professeur FOURMENT et Monsieur ANSOBORLO dûment mandatés

LES GROUPES LAÏQUES D 'ÉTUDES D'ALGER
Représentés par Messieurs BEGUE et DAGUERRE dûment mandatés

a été fondée:

La LIGUE ALGÉRIENNE DE PELOTE BASQUE

Une Commission provisoire composée de Messieurs
BOURDETTE et ARREGLE pour la M.S.A.
HOURCASTAGNE et BEDEGARAZ pour l'A.S.M.A.
ANSOBORLO et FOURMENT pour les Pelotaris Gascons
BEGUE et DAGUERRE pour les G.L.E.A.
est chargée d'établir les statuts de cette Ligue,de les faire approuver par les Représentants des Clubs,par la Fédération Française de Pelote Basque,de convoquer l'Assemblée Générale chargée d'élire le Bureau définitif;de plus,cette Commission aura les pouvoirs les plus étendus pour traiter avec toutes personnes physiques ou morales  pour le bien de la Ligue ,en particulier,du Sport de la Pelote Basque en général,dans la période allant de ce jour à la prise des pouvoirs par le Bureau élu suivant les Statuts.

Fait à Alger le 25 juin 1951
Lu et approuvé:Le Président de Séance
Mr.le Professeur FOURMENT

Lu et approuvé pour la M.S.A.
Mr. BOURDETTE

Lu et approuvé pour l'A.S.M.A.
Mr.HOURCASTAGNE

Lu et approuvé pour les Pelotaris Gascons:
M.ANSOBORLO

Lu et approuvé pour les G.L.E.A.
M.BEGUE

Ce document a été fait en 8 exemplaires numérotés de 1 à 8.
N°1 Professeur FOURMENT,pour les éminents services qu'il a rendus à la Pelote Basque en ce Pays,en y créant le premier fronton dans les sous-sols de la Mairie d'Alger
N°2 Marine Sportive Algéroise
N°3 Association Sportive Mairie d'Alger
N°4 Pelotaris Gascons.
N°5 G.L.E.A.
N°6-7-8 Archives de la Ligue

Source: Collection privée.

Signalons le site internet des Groupes Laïques d’Études d'Alger

Article du blog:Les archives de la Fédération Française de Pelote basque sont en ligne sur le site e-Archives le 64.fr

14 décembre 2017

Listes nominatives relatives aux convois d'Aulus-les-Bains (Ariège) et d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) sur le département de la Creuse (1942-1943)

A la fin décembre 1942,le gouvernement de Vichy a ordonné le déplacement vers le département de la Creuse des "israélites étrangers" installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans la zone de 30 kms limitrophe de la frontière Pyrénéenne.

Les Archives départementales de la Creuse conservent dans le fonds de la préfecture 976 W _article 104_ deux séries de listes nominatives relatives aux convois d'évacuation de janvier 1943 d'Aulus-les-Bains (Ariège) et des Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées).
  • Des listes établies par les maires des communes d"hébergement" des évacués adressées à la préfecture de la Creuse,1 ere division,2 eme bureau.(Lacunaires)
  • Des listes globales sans indications d'émetteur et de destinataires (Lacunaires)

Listes établies par les mairies adressées à la préfecture de la Creuse_1 ere division 2 eme bureau

Source:AD de la Creuse 976 W Article 104
 
Azerables ,personnes hébergées arrivées le 26 janvier 1943 de Saint-Sébastien et en provenance des Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées).Pas de liste nominative

Liste des israélites étrangers résidant à Bonnat;nom et prénom,date de naissance,lieu de naissance,nationalité,profession


Commune de Le Bourg d'Hem 23 mars 1943,liste nominative ;nom et prénom,date de naissance,lieu de naissance,nationalité


Commune de Chambon Ste Croix 19 février 1943;liste des israélites hébergés dans la commune;nom et prénom,date de naissance,lieu de naissance,nationalité,profession


Commune de Champsanglard;19 janvier 1943;liste des israélites étrangers arrivés à Champsanglard le 13 janvier;nom et prénom,date de naissance,nationalité,titre de séjour


Commune de La Chapelle-Baloue;l26 janvier 1943,liste des étrangers israélites arrivés à la Chapelle-Baloue venant de Naillat;Nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Cartes d'identité et récépissés de demande de cartes d'identité des étrangers israélites ci-après nommés,hébergés à Chéniers,16 février 1943


Commune de Cheniers,liste des israélites hébergés dans la commune de Cheniers depuis le 13 janvier 1943;Nom et prénom,dates et lieux de naissance,nationalité


Commune de Dun-le-Palleteau,24 janvier 1943 ,réfugiés juifs venant des Basses-Pyrénées reçus le 20 janvier 1943;nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité .A noter un enfant né le 31/1/1942 0 Pau


Commune de Fresselines ,le 21 janvier 1943;nom et préno,date et lieu de naissance (lacunes)


Commune de Lafat,21 janvier 1943,liste des étrangers hébergés dans la commune,nom et p,nom et prénom,date et lieu de naissance prénom,date et lieu de naissance,nationalité,


Commune de Linard,19 janvier 1943,liste des étrangers ayant quitté la commune 

Commune de Linard,liste des étrangers juifs arrivés à Linard le 13/01/1943,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité

Commune de Lourdeix-St-Pierre,liste des israélites étrangers hébergés dans la commune,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Commune de Maison-Feyne,liste des étrangers israélites (ou non) arrivés le 20/01/1943,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Commune de Méasnes,état des réfugiés,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Commune de Linard,note sur les besoins médicaux des étrangers réfugiés à Linard,nom et prénom


Commune de Mortroux,22 janvier 1943,liste des israélites étrangers hébergés ,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité,


Commune de Moutier-Malcard,21 janvier 1943,liste des israélites étrangers évacués hors de la région de Toulouse,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité dont 5 français et 1 Belge non juif


Réfugiés israélites arrivés à Naillat et transférés à Maison-Feyne


Réfugiés israélites arrivés à Naillat et transférés à Sagnat à la Chapelle-Baloue,Noth,La Valette près Dun,


Commune de Naillat,20 janvier 1943,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité,date d'entrée en France


Commune de Nouzerolles,24 janvier 1943,liste des réfugiés israélites étrangers hébergés dans la commune,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Commune de Sagnat,22 janvier 1943,nom et prénom,date et lieu de naissance ,nationalité


Commune de Saint-Sébastien,liste des israélites étrangers arrivés le 20 janvier 1943,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité


Commune de Saint-Sulpice-le-Dunois,nom et prénom,date de naissance,nationalité


Commune de Villard,1 février 1943,bordereau d'envoi des cartes d'identité et titres de séjour retirés aux israélites hébergés dans la commune,nom et prénom,date et lieu de naissance,nationalité

 

Aperçus du convoi parti des Eaux-Bonnes -Laruns le 18 janvier 1943 
Pour ce convoi composé de 414 personnes,on dispose de données fragmentaires pour un peu plus de 300 d'entre-elles.Les listes des communes de La Celle Dunoise et Colondannes sont manquantes.

La répartition par année de naissance (données partielles)


Année
de
naissance
Age
calculé
en 1942
Nombre
de
personnes
1854 88 1
1861 81 2
1862 80 1
1863 79 2
1864 78 2
1865 77 2
1866 76 3
1868 74 3
1869 73 3
1870 72 2
1871 71 3
1873 69 4
1874 68 6
1875 67 2
1876 66 9
1877 65 4
1878 64 10
1879 63 6
1880 62 6
1881 61 12
1882 60 2
1883 59 3
1884 58 5
1885 57 3
1886 56 3
1887 55 8
1888 54 4
1889 53 5
1890 52 8
1891 51 6
1892 50 7
1893 49 7
1894 48 12
1895 47 3
1896 46 7
1897 45 13
1898 44 5
1899 43 11
1900 42 6
1901 41 6
1902 40 8
1903 39 5
1904 38 9
1905 37 5
1906 36 3
1907 35 8
1908 34 14
1909 33 2
1910 32 6
1911 31 2
1912 30 3
1913 29 2
1915 27 4
1916 26 1
1917 25 3
1919 23 1
1920 22 1
1921 21 4
1922 20 2
1923 19 2
1924 18 3
1925 17 2
1926 16 4
1927 15 2
1928 14 2
1929 13 2
1930 12 1
1931 11 1
1932 10 1
1936 6 1
1937 5 1
1939 3 1
1942 0 2
Enfant 28
Total 343

Répartition par nationalité (données partielles)

Allemande:103
Polonaise:103
Russe:23
Roumaine:21
Française:16 (enfants nés en France)
Autrichienne 15
Hongroise:13
Apatride/Indéterminée:10
Hellène:6
Tchécoslovaque:6
Belge:5
Turque:3
Italienne:2
Bulgare:1
Total:327



Le maire de la commune de Naillat a pris le soin de préciser dans la liste nominative  adressée à la préfecture la date d'entrée en France.Sur un total de 104 arrivées en France,35 l'ont été en 1940.
Les arrivées des évacués de nationalité allemande s’échelonnent ainsi:
1923,1
1933;14_Année de l'arrivée au pouvoir d'Hitler_
1931;1
1935;2
1937;2
1938;1
1939;3
1940;8
Total 32

Les arrivées en France de ressortissants polonais :
1924;1
1925;3
1926;2
1928;1
1929;1
1930;6
1932:1
1933;3
1935;1
1939;1
1940:3
Total:23

La liste globale se rapportant  au convoi des Eaux-Bonnes -Laruns mentionne 43 congés de GURS et une demande déposée à NAY

La liasse 976 W 104 ne comporte aucune indication sur  :
  • d'éventuelles relations entre le camp du Vernet et le centre d'Aulus-les-Bains situés tous les deux dans le département de l'Ariège
  • les critères de sélection dans la composition des convois d'Aulus-les-Bains et des Eaux-Bonnes
Retour prochain aux Archives départementales des
 Pyrénées-Atlantiques,site de Pau
Les données provenant des AD de la Creuse seront notamment croisées avec les archives du camp de Gurs ,classées en 77 W.
77W 22 _1940-1945_Internés;effectifs;listes nominatives des Polonais;liste nominatives des indésirables français;listes nominatives des internés.
77 W 23 _1940-1945_Transfert des internés;instructions;arrivée à Gurs;rapatriement et autorisation de transit;listes nominatives des internés partis pour d'autres camps ou pour destination inconnue
77 W 26 _1940-1945_Demandes de permissions et d'autorisation de sortie;assignations à résidence surveillée;demandes de laissez-passer et visite aux internés
77 W 27_1940-1945_Demandes de renseignements et d’enquêtes sur les internés.
77 W 30_1940-1945_Libération des internés:certificats et correspondance
77W42 à 63_1911-1961_Dossiers d'internés sous le gouvernement de Vichy (A à Z) 

Articles associés du blog  


 

10 décembre 2017

Evacuation des centres d'Aulus-les-Bains (Ariège) et d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) sur le département de la Creuse (1942-1943)

 Le 18 janvier 1943, 414 "israélites étrangers" escortés par  vingt gendarmes français,sont partis de la gare de Laruns (Basses-Pyrénées) jusqu'à Guéret dans le département de la Creuse.
Des documents relatifs à ce convoi,consultables en salle de lecture à Pau aux Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques sous la cote 87 W Art 42 et 1031 W Art 181,ont fait l'objet d'une présentation dans ce blog le 23 février 2017.
Le moteur de recherche interne au site internet des Archives départementales de la Creuse signale l'existence d'un dossier coté 976 W article 104 intitulé :Évacuation des centres d'Aulus-les-Bains  et d'Eaux-Bonnes 1942-1943.

 

Copie écran du site internet des Archives départementales de la Creuse

Le contenu du dossier 976 W article 104 qui est consultable seulement en salle de lecture à Guéret,est structuré de la façon suivante  (La numérotation est du blog Retours-vers-les-Basses-Pyrénées)
1_Listes nominatives établies par les mairies
2_Listes
3_Arrivées du 13 et 18 janvier 1943 (Aulus-les-Bains_Ariège)
4_Arrivées du 20 janvier 1943 (Eaux-Bonnes_Basses-Pyrénées)
5_Organisation
6_Instructions:
                        correspondance avec les préfets régionaux
                        instructions aux maires
7_Hébergement,ravitaillement,assistance médicale

Bâtiment voyageurs de la gare de Guéret_Cliché Ph Durut

Plan de la première partie :
1_Israélites venant d'Eaux-Bonnes:le compte rendu de Jacques Henry préfet de la Creuse à Pierre Laval
2_Évacuation des israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans la zone de 30 kms limitrophe de la frontière Pyrénéenne et de la Cote Méditerranéenne
3_Projet de réquisition de locaux

4_Instructions du préfet aux maires
5_Demande d'assistance médicale gratuite
6_Une lettre du pasteur Marc Boegner
7_Les Archives départementales de la Creuse


Le prochain billet apportera quelques précisions sur les israélites étrangers :
Listes nominatives relatives aux convois d'Aulus-les-Bains (Ariège) et d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) sur le département de la Creuse (1942-1943)

1_ Israélites venant d'Eaux-Bonnes:le compte rendu de Jacques Henry préfet de la Creuse à Pierre Laval

21 Janvier 1943
LE PRÉFET de la CREUSE
à Monsieur le CHEF du GOUVERNEMENT
MINISTRE SECRÉTAIRE D ÉTAT à l'INT
ÉRIEUR
Direction de la Police du Territoire et des Étrangers
14 e Bureau
VICHY

En communication à :Monsieur le PRÉFET RÉGIONAL à LIMOGES (Cabinet)

Objet:Arrivée en Creuse des Israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans la zone de 30 kms limitrophe de la frontière pyrénéenne et de la cote méditerranéenne.

J'ai l'honneur de vous faire connaître que 414 israélites étrangers venant d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées) sont arrivés à Guéret le 20 janvier courant à 7h30.M.le Secrétaire Général a surveillé de façon parfaite les diverses opérations de débarquement,ravitaillement et réembarquement.
Le service d'ordre était dirigé par le Commandant de Gendarmerie.
Il fut procédé,dès l'arrivée du convoi,à une distribution de boissons chaudes et de ravitaillement.
Les frais en seront assumés par l'Union Générale des Israélites de France qui,sur ma demande,doit mettre à ma disposition les crédits nécessaires.
Les intéressés furent ensuite groupés par communes;la répartition est la suivante:
Colondannes 22
La Celle-Dunoise 24
Dun-le-Palleteau 18
Fresselines 16
Lafat 24
Naillat 150
Sagnat 18
St-Sébastien 30
St-Sulpice-le-Dunois 75
Villard 37
Total 414


Le nombre d'autobus mis à ma disposition par le Service des Ponts et Chaussées n'ayant permis le transfert immédiat dans les diverses communes que de la moitié environ des intéressés,un repas froid fut servi  à ceux qui devaient attendre l'après-midi pour être transportés vers leurs communes assignés.
Le départ du dernier convoi a eu lieu à 15h20.
Chacun des intéressés a été muni à son embarquement du papillon (ci-joint un exemplaire) les invitant à respecter les prescriptions légales en vigueur.
Les Maires avaient pris,sur mon ordre,toutes dispositions en vue de l'hébergement de ces étrangers dans leurs communes.Toutefois,M.le Secrétaire Général de la Préfecture se rendra dans le courant de cette semaine dans les différents centres afin de régler sur place les quelques difficultés qui pourraient  encore subsister.
Dans l'ensemble ,toutes les opérations (réception,ravitaillement,contrôle et transport) se sont déroulés de façon satisfaisante.Je vous signale toutefois que l'une des personnes évacuées souffrait à son débarquement d'une crise cardiaque;transportés aussitôt à l'infirmerie de la gare où des soins lui furent prodigués,elle put quitter Guéret en même temps que sa famille.
J'ajoute que le matériel des Réfugiés a dû être mis à la disposition de ces étrangers en attendant qu'ils puissent se procurer,par leurs propres moyens,le mobilier et les ustensiles de cuisine qui leur sont nécessaires.Le contingent de bons monnaie-matière dont je dispose ne me permettent pas de satisfaire à ces nouveaux besoins,je vous serais obligé de vouloir bien me faire attribuer un contingent supplémentaire de bons afin d'assurer l'installation des 700 personnes arrivées,à ce jour,dans mon département,et récupérer,de ce fait,le matériel qui leur a été prêté.

LE PRÉFET

 
Compte rendu du préfet de la Creuse à Pierre Laval 21 janvier 1943
 

2_Évacuation des israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans la zone de 30 kms limitrophe de la frontière Pyrénéenne et de la Cote Méditerranéenne

Limoges,le 23 décembre 1942
Le Préfet de la Région de Limoges à Monsieur le Préfet de la Creuse (Guéret)

Objet:A/S de l'évacuation des israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans la zone de 30 kms limitrophe de la frontière Pyrénéenne et de la Cote Méditerranéenne

Réf.Ma lettre N°4214/Rg du 11 décembre 1942

Comme suite à ma lettre précitée,j'ai l'honneur de vous faire connaître que les israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans une zone de 30 km limitrophe de la frontière Pyrénéenne et de la Cote Méditerranéenne,et devant être dirigés sur votre département,sont au nombre de 850.
Ce nombre se répartit comme suit:
500 venant des Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées)
350 venant d'Aulus (Ariège)
Cette évacuation doit être terminée d'ici le 29 décembre 1942.Vous voudrez bien prendre d'urgence toutes mesures utiles pour assurer le transport,l'hébergement et le ravitaillement des intéressés.
Je vous serais obligé de bien vouloir me tenir informé des dispositions que vous aurez cru devoir prendre à ce sujet,et éventuellement de toutes difficultés qui pourraient surgir dans l’exécution de ces dispositions.

Le Préfet de la Région de Limoges


PRÉFECTURE RÉGIONALE DE LIMOGES
Lettre Express

MINISTÈRE DE L 'INTÉRIEUR-POLICE NATIONALE-14e BUREAU VICHY à PRÉFETS RÉGIONAUX-. En communication Préfets Frontières Pyrénéenne et Méditerranéenne

N°18.743
Texte

J'ai décidé de procéder à l'évacuation des israélites étrangers installés postérieurement au 1 er janvier 1938 dans une zone de 30 kms limitrophe de la frontière des Pyrénées et de la Cote Méditerranéenne.
Cette opération devra être réalisée dans un délai maximum de trois semaines;elle sera conduite par vos soins et selon les directives suivantes:
Les intéressés devront être placés dans la mesure du possible,dans la portion du département de résidence extérieure à la bande de 30 kms ci-dessus définie.
Ceux des étrangers qui ne pourraient être gardés dans le département seront répartis dans l'ensemble de la Région;le surplus éventuel sera dirigé dans un des départements de correspondance suivant:
                       Ceux de la Région de Toulouse dans la Creuse
                       Ceux de la Région de Montpellier dans la Corrèze
                       Ceux de la Région de Marseille dans le Cantal et la Haute-Loire
                       Ceux de la Région de Nice dans l'Ardèche et la Drôme.

Vous voudrez bien vous mettre en rapport avec les Préfets des lieux de destination qui devront être tenus informés,dès que possible,du nombre des étrangers qu'ils auront à héberger dans leur département.
Les israélites étrangers ainsi évacués seront pourvus de titre de séjour dont la validité sera limitée au lieu de leur nouvelle résidence.
(...)
NOTA_Il vous appartiendra d'examiner si les étrangers ainsi évacués devront être dirigés en groupe et sous escorte sur leur département d'accueil ou s'ils partiront individuellement  munis d'un sauf conduit impératif.Dans la première hypothèse vous voudrez  bien m'aviser, en temps utile,du nombre d'étrangers à transporter ainsi que du lieu de leur destination afin que je puisse obtenir de la S.N.C.F.,les wagons nécessaires.



Communication téléphonique 11h50
le 23 XII 1942
M.Faure,du cabinet de M.le Préfet Régional,signale l’arrivée prochaine en Creuse de 850 étrangers venant de la Région de Toulouse
500 venant d'Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées)
350 venant d'Aubus (Ariège)
et demande que la Préfecture de la Creuse se mette en relation avec les départements intéressés pour obtenir des détails.

Donner le compte rendu à Préfet Régional par Téléphone

1°)Communication téléphonique avec Basses-Pyrénées
500 étrangers sont rassemblés dans un camp pour etre dirigés sur le département de la Creuse en convoi et sous escorte.
La date de départ n'est pas encore fixée aucune instruction n'ayant été donnée par le Préfet Régional de Toulouse.
Un délai de 8 à 10 jours doit être prévu avant le départ.

Communication téléphonique avec Ariège
Aucune instruction n'ayant été donnée à ce département par le Préfet Régional de Toulouse,les étrangers à envoyer en Creuse sont encore dispersés.
Le groupement des intéressés demandera un délai de 15 jours environ


3_Projet de réquisition de locaux


Note pour Monsieur le Préfet
R.Bxxxxxx
9 janvier 1943
A/S des israélites étrangers évacués de la région de Toulouse

Plusieurs maires des cantons de Bonnat et de Dun signalent les difficultés qu'ils rencontrent pour obtenir des propriétaires la cession amiable de locaux vacants nécessaires au logement des israélites étrangers qui vont arriver dans leurs communes.
Ils demandent si,en pareil cas,il leur est possible de procéder à la réquisition de ces locaux.
Doit-on,en conséquence,prendre un arrêté donnant aux maires de ces deux cantons,le droit de réquisition? 

 
NOUS,PRÉFET de la CREUSE
Chevalier de la Légion d'Honneur
Décoré des Croix de Guerre 1918 et 1940,

Vu la loi du 11 juillet 1938 sur l'organisation générale de la Nation en temps de guerre;
Vu le décret portant règlement d'administration publique du 28 novembre 1938;
Vu l’arrêté du 1 er mars 1939,relatif à la réquisition des immeubles,notamment l'article 1;
Vu la lettre express N°18744 de M.le Ministre de l'Intérieur du 6 décembre 1942;
Vu les instructions de M.le Préfet Régional de Limoges,en date du 11 décembre 1942;

ARRÊTONS
Article 1er._M.le Président de la Délégation spéciale de .........est délégué pour procéder à la réquisition de tous immeubles,locaux,pièces sis sur le territoire de sa commune,nécessaire au logement des israélites étrangers évacués hors de la région de Toulouse.

Article 2._Le montant du loyer des immeubles requis sera déterminé,conformément aux tarifs en vigueur,par le propriétaire et le locataire.Il sera à la charge exclusive de l'occupant.

Article 3._M.le Secrétaire Général de la Préfecture est chargé de l’exécution du présent arrêté qui prend effet à dater de ce jour.

Fait à GUÉRET,le 9 Janvier 1943

LE PRÉFET



4_Instructions du préfet aux maires 
Objet:a/s du séjour dans votre commune des israélites étrangers évacués hors de la région de Toulouse

En vous adressant,ci-joint,un exemplaire de la note que j'ai fait remettre à Guéret,le 13 janvier courant,à chacun des israélites étrangers évacués hors de la région de Toulouse,j'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien:
1°-veiller à la stricte application des prescriptions légales qui en ont fait l'objet;
2°-me tenir informé de toute infraction que vous seriez appelé à constater et me signaler d'urgence tout ce qui pourrait prêter à critique dans la tenue et la conduite des intéressés;
3°-faire établir et m'adresser ,le plus tôt possible,la liste des personnes hébergés dans votre commune en indiquant pour chacune d'elle ses nom,prénoms,date et lieu de naissance,nationalité;
4°-retirer à ces étrangers la carte d'identité ou le titre de séjour, qu'ils ont en leur possession et leur délivrer en échange un récépissé dont la validité territoriale sera réduite à votre seule commune;
5°-m'adresser ces cartes,sous pli recommandé,pour permettre l'établissement dans mes services des titres de séjour dont les personnes devront être munies;
6°-apposer sur la carte d'alimentation de chacune d'elles la mention "Juif" ou "Juive".
Cette mention sera portée à la main,à l'encre rouge,en caractère de un centimètre de haut,sur la partie de la carte ou figure  l'identité de l’intéressé.
7°-me faire connaître le nom des personnes dont l'état de santé nécessiterait les soins constants d'un médecin.Au vu des justifications produites par elles leur transfert pourrait être envisagé;
8°-Rappeler aux intéressés
a)qu'à compter du lundi 18 janvier courant ils ne doivent plus quitter votre commune sans être munis d'un sauf-conduit établi par la Brigade de Gendarmerie de Bonnat après avis favorable de votre part;
b)qu'ils ne peuvent changer de résidence sans mon autorisation.Celle-ci sera être demandée par écrit et appuyée d'un certificat d'hébergement revêtu de l'avis favorable du Maire de la commune où ils désirent se rendre.
(...)

 

Répartition des israélites étrangers dans les communes de la Creuse

Convoi arrivé à Guéret le 13 janvier 1943:Aulus-les-Bains (Ariège)216 israélites étrangers
Convoi arrivé à Guéret le 18 janvier 1943 :Châteauneuf-les-Bains (Puy-de-Dôme,Ariège),33 israélites d'origine néerlandaise
Convoi arrivé à Guéret le 20 janvier 1943:Eaux-Bonnes (Basses-Pyrénées),415 israélites étrangers

 

Compte rendu du préfet de la Creuse à Pierre Laval 19 janvier 1943



5_Demande d'assistance médicale gratuite

Union Générale des Israélites de France
22/12/43
Le Directeur Général de l'UGIF
à Monsieur le Préfet de la Creuse
GUÉRET

Je suis saisi par mon délégué pour la Creuse d'une demande de remboursement de frais exposés en janvier et février derniers pour transport,hébergement et ravitaillement d'israélites étrangers en provenance de la région Toulousaine.
En ce qui concerne les frais de transport,j'ai l'honneur de vous informer que,conformément aux instructions de la lettre N°881en date du 24 avril 1943 de Monsieur le Chef du Gouvernement,Ministre de l'Intérieur (Direction des Réfugiés) ces frais seront supportés par l'Union Générale des Israélites de France et réglés aux fournisseurs aussitôt après la prochaine réunion du Conseil d'Administration de cet Établissement qui prendra une décision dans ce sens (cette réunion est prévue pour le 7 janvier 1944).
En ce qui concerne les frais de nourriture et d'hébergement ,qui ne paraissent pas compris dans la lettre ministérielle déjà citée,je vous serais obligé de bien vouloir me faire savoir en vertu de quel texte ou de quelles instructions ils doivent être mis à la charge de l'U.G.I.F._le renseignement que je sollicite devant principalement ,servir de base aux délibérations que prendra notre Conseil d’Administration en vue d'un règlement éventuel de ces frais supplémentaires.
Le Directeur Général


Secrétariat Général
11 mars 1943
A Monsieur le Chef du Gouvernement,Ministre
Secrétaire d’État à l'Intérieur
Direction Générale de la Police Nationale_13 e Bureau_VICHY

Objet:Assistance gratuite pour les juifs hébergés sur ordre dans mon département

L'Union Générale des Israélites de France,vient de demander d'accorder l'assistance médicale gratuite à tous les israélites se trouvant dans le département de la Creuse.
A l'appui de sa demande cette organisation avance:
1°) que les intéressés venant de la région Pyrénéenne,résidant dans la Creuse,sur ordre de l'autorité supérieure

2°) étant entièrement à la charge de l'U.G.I.F.,ils se trouvent sans ressources.

Leur nombre doit s'élever à environ 650.
J'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir me faire connaître votre opinion à ce sujet.
Le Préfet



Ministère de l'Intérieur
Direction Générale de la Police Nationale
Direction de l'Administration de la Police
16 avril 1943

Le Conseiller d’État
Secrétaire Général à la Police
à Monsieur le Préfet de la Creuse (Secrétariat Général)

Objet:Assistance médicale gratuite pour les juifs étrangers hébergés sur ordre dans votre département

Référence:Votre rapport du 11 mars 1943

Par votre rapport précité vous avez bien voulu me consulter sur la demande d'admission collective au bénéfice de l'Assistance Médicale gratuite présentée par l'Union Générale des Israélites de France en faveur d'un groupe de 650 israélites étrangers hébergés dans votre département.
D'accord avec M.le Secrétaire d’État à la Santé et à la Famille,j'ai l'honneur de vous faire connaître qu'une telle mesure qui constituerait une dérogation aux principes de la loi du 15 juillet 1893 ne parait pas susceptible de recevoir une suite favorable.
Toutefois ,les intéressés conservent la faculté de formuler ,individuellement,auprès de la Mairie de la commune de leur résidence actuelle une demande en vue de leur admission à l'assistance médicale gratuite.


6_Une lettre du pasteur Marc Boegner 

Fédération protestante de France
Nîmes,le 15 janvier 1943
10,rue Claude-Brousson

Monsieur le Préfet

Permettez-moi de recommander à votre plus obligeant accueil Mademoiselle Madeleine Barot,directrice de l'Assistance protestante dans les Camps d'hébergés et d'internés.
Mademoiselle Barot ,qui a été jadis à Rome la collaboratrice de M.Jérôme Carcopino,s'est consacrée sans réserve depuis 2 ans 1/2 au soulagement des grandes misères morales et matérielles auxquelles donne lieu l'internement des étrangers protestants.Elle serait heureuse de vous entretenir elle-même de l'établissement sur le territoire de votre département  d'un certain nombre d'hébergés  jusqu'à maintenant en résidence surveillée aux Eaux-Bonnes.Je suis certain que vous voudrez bien apporter le concours de votre Administration à des efforts qui se sont avérés en maints départements singulièrement efficaces et qui peuvent avoir les résultats les plus heureux pour la vie des hébergés envoyés dans la Creuse.
Veuillez agréer,Monsieur le Préfet,l'assurance de ma considération très distinguée.

Pasteur Marc Boegner
Conseiller National
Président de la Fédération Protestante de France

Pour en savoir davantage sur Madeleine Barot

Notice Madeleine Barot 1909-1995_Musée virtuel du protestantisme


7_Les Archives départementales de la Creuse

 

Entrée du bâtiment des AD de la Creuse_ Cliché Ph Durut
30, rue Franklin Roosevelt
BP 164
23 004 GUÉRET CEDEX
Tél. : 05 44 30 26 50
Depuis la gare de Guéret :
Avenue Gambetta sur une vingtaine de mètres,puis à gauche remonter l'avenue Pierre Leroux

Ouverture au Public
Lundi au jeudi, de 8h30 à 17h,vendredi de 8h30 à 16h

L'accueil et les services rendus sont excellents. Les commandes sont à effectuer depuis un poste informatique très facile d'utilisation. Ne pas oublier de valider les commandes.
Attention:
Le total des communications sur une journée est plafonné à 12 documents maximum.
Enfin ,les offres de restauration en  soirée à Guéret sont numériquement très limitées.


Archives départementales de la Creuse, salle des pas perdus.

Réutilisation des données publiques
"Pour répondre aux évolutions juridiques, favoriser le développement de l'économie numérique et s'inscrire dans le mouvement de l'open-data, le Conseil départemental de la Creuse a modifié, lors de la commission permanente du 17 février 2017, le règlement d’utilisation des données publiques et a adopté le principe de gratuité pour toute réutilisation d’images." 


 Règlement (consultez le règlement)

Le Réutilisateur est libre de réutiliser les informations :

  • de les reproduire, les diffuser, les transmettre ;
  • de les adapter, les modifier, les extraire et les transformer ;
  • de les exploiter à titre commercial.

Sous réserve :

  • que la source des informations (sous la forme : Archives départementales de la Creuse, cote), leur date ou la date de leur dernière mise à jour soient mentionnées, sauf dispense expresse de la part du Département de la Creuse.
  • de se conformer aux dispositions de loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés pour toute réutilisation d’informations comportant des données à caractère personnel
  • (...)

Source:
Archives départementales de la Creuse