09 février 2026

Deux exécutions sommaires : Jacques BILLORET ,UNI Andrée née CARRICART

 

Deux exécutions sommaires : 

Jacques BILLORET ,UNI Andrée née CARRICART

Pau , Sauvagnon ,18 et 19 août 1944

Une plaque commémorative apposée sur la façade d’un  immeuble à l’angle des rues de Segure (N°7) et de la Résistance, perpétue le souvenir suivant :

« Contre ce mur s’est écrasé

criblé de balles allemandes

le premier véhicule maquisard

de la libération de PAU.

Hommage de la Résistance

à Jacques BILLORET, fusillé

et à Jacques GUERET, mutilé. »

Les Archives départementales de la Gironde détiennent un dossier du SRPJ intitulé « Exécution sommaire de Billoret Jacques ,le 19 ou 20 aout 1944 à Pau (BP) N°38 ».Des éclaircissement sont apportés sur un accrochage entre militaires allemands et ces deux résistants..De plus, parmi les pièces archivées, se trouve également un rapport concernant Andrée UNI née CARRICART abattue par des inconnus dans une rue de Pau le 18 aout 1944.à Pau. Quel est le lien entre les deux affaires ?  Herbert FALTEN, lieutenant de la Luftwaffe.

Pau,35 rue de Liège ,19 aout 1944

 Claude Laharie dans l’ouvrage Les Basses-Pyrénées dans la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) relate page 575 :

« Ce départ de l’occupant est précédé, le 19 août, par une alerte qui a beaucoup marqué les résistants. En effet, une importante réunion du CDL_ Comité Départementale de Libération a lieu au 25 rue de Liège, siège du domicile d’Honoré Baradat, au moment même où les militaires allemands rassemblent bruyamment leur matériel en vue de leur évacuation. Tous les chefs civils de la Résistance sont présents en vue de prendre les ultimes décisions sur la libération du département. Il y a là Honoré Baradat (avec son épouse) et Ambroise Bordelongue ; Paul Boudoube, chef des FFI ; Jean Baylot, préfet désigné ; Guy Lamassoure, sous-préfet de Bayonne désigné ; René Chassagne, responsable du ravitaillement général des maquis ; le commandant Richard ; chef du service départemental des renseignements d’Alger ; Pierre Fort président des MUR Mouvement Unis de la Résistance_ de la zone basque ; Francis Bayle, Pierre Couret, Joseph Viguerie, etc. Éclate alors sous les fenêtres de la maison une violente fusillade qui glace les participants. Elle durera près de deux heures, à quelques mètres de l’immeuble. On saura par la suite qu’elle résulte d’une initiative de la Compagnie CFP  Peillon, dont personne n’avait été averti, visant le garage Lacampagne où sont entreposés de nombreux véhicules allemands. Le chasseur Jacques Billoret trouve la mort pendant l’opération. (…).


Complément du blog:
Après l’occupation nazie, une section de la rue de Liège a été dénommée avenue de la Résistance :
Honoré Baradat :23 avenue de la Résistance
Garage Lacampagne :31 avenue de la Résistance

  

Jacques BILLORET

Sur le site INTERNET du Maitron patrimonial (2006-2024) une notice biographique signée Audrey Galicy est consacrée à BILLORET Jacques, Henri, Louis 

Né le 6 septembre 1923 à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine), exécuté sommairement le 19 août 1944 à Sauvagnon (Basses-Pyrénées, Pyrénées-Atlantiques) ; sans profession ; résistant du Corps franc Pommiès (CFP), Organisation de Résistance de l’Armée (ORA).

Fils de Henri Billoret, liquidateur de sociétés, et de Renée Simbs, commerçante en parfums, Jacques Billoret, célibataire, vivait avec sa mère, à Pau, 11 bis passage Raymond Planté. Il s’engagea dans le Corps Franc Pommiès et fut incorporé à la Compagnie Peillon du Bataillon Carrère.
« Le 19 août 1944, alors qu’ils rentraient de mission, à bord d’une camionnette gazogène, Jacques Billoret et Jacques Guéret se heurtèrent à un barrage allemand. Les deux jeunes hommes tentèrent de forcer le barrage, mais la camionnette s’écrasa contre un mur. Jacques Guéret, fut blessé et laissé pour mort. Jacques Billoret n’eut pas le temps de fuir. Il fut capturé et abattu d’une balle dans la nuque. Son corps fut enterré et retrouvé dans une fosse à la base aérienne du Pont-Long le 25 août 1944. Il fut inhumé au cimetière de Pau.
Homologué dans le grade de sergent, il fut cité à titre posthume avec attribution de la croix de guerre avec étoile de vermeil : « Courageux et énergique. A consacré toute son activité au service de la Résistance depuis le 6 juin. Blessé le 19 août en ravitaillant le maquis, a été fait prisonnier et lâchement assassiné par les Allemands ».
Il obtint la mention Mort pour la France. Il a été homologué FFI. »

Jacques BILLORET figure sur la liste nominative des membres de la Brigade de Carrère du département des Basses-Pyrénées ORA : Corps Franc Pommiés, Brigade de Carrere, GR 19 P 64/27 vue numérisée 3/26
Jacques BILLORET
Date de naissance :6/9/23
Durée des services homologués :6/6/44 au 19/8/44


Son acte de naissance en ligne sur le site internet des AD 92
1E_NUM_BOC_N1923-1923 1923
N°222 vue 58/83 comporte en mention marginale
Décédé « Mort pour la France à Sauvagnon (Bses.Pyr.) le 19 aout 1944.
Transcrit à Pau (B.P.) Paris le 25 octobre 1958.


Le registre, non numérisé des décès de Pau 1944, contient une transcription de la mairie de Sauvagnon (Basses-Pyrénées)
N°1057
Le dix-neuf août mil neuf cent quarante-quatre dans l’après-midi est décédé à la base aérienne du Pont Long, Billoret Jacques Henri Louis, né le six septembre mil neuf cent vingt trois
(….)
Dressé le dix-sept novembre mil neuf cent quarante quatre
Sur la déclaration apportée par la copie du procès-verbal de reconnaissance du cadavre dressé par le commissaire de Police de sûreté signé Lieutaud, par nous Bertrand Malabat, maire de Sauvagnon (…)
Deux mentions marginales dont
« Mort pour la France »
Décision du secrétariat général des anciens combattants et victimes de guerre en date du 11 octobre 1945.
Mentionné le 15 octobre 1945

 

Jacques GUERET avec un R

Né(e) à (Indéterminé)
Cote Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 274654 _Dossier non consulté .
Source :Mémoire des Hommes
· Accueil
· Conflits et opérations
· Seconde Guerre mondiale
· Titres, homologations et services pour faits de résistance

 

Jacques GUERRET avec deux R

GUERRET Jacques Charles Georges
Né(e) le/en 12/10/1923 à Pantin (93 - Seine-Saint-Denis (ex Seine et Seine-et-Oise), France)
Famille résistance : forces françaises de l’intérieur (FFI)
Cote(s) Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 275475 dossier non consulté
 

Sur la liste nominative des membres de la Brigade de Carrère du département des Basses-Pyrénées ORA : Corps Franc Pommiés, Brigade de Carrere, GR 19 P 64/27 on trouve page 7/26
GUERRET Jacques date de naissance 12/10/23
Durée des services homologués :4/10/44 au 22/8/44


Son acte de naissance est accessible depuis le site internet des AD 93
Pantin
1E055/164-Acte de naissances ,1923
Acte N°503 Vue 130/161
Né le 12/10/1923
Décédé à Dijon le 4 juin 1985

 

3 mai 1947

Déclaration de GUERRET Jacques âgé de 23 ans /Lieutenant C.R.A.P 209 Toulouse

(…)

Devant nous à 80 mètres environ, la voiture Peugeot 202 conduite par 2 camarades du Corps Franc POMMIES éclairait la route_voir appel à contributions. En passant devant le garage LACAMPAGNE situé rue de Liège, la 202 a forcé un barrage allemand qui se composait d’une douzaine de militaires allemands également de la Luftwaffe. Un des occupants, LAUZIER tué par la suite au cours des opérations d’Alsace, a ouvert le feu avec son pistolet. Les militaires allemands ont immédiatement déclenché leur tir sur la 202.LAUZIER et CAZAUX ont été légèrement blessés mais ont pu néanmoins continuer la route et se sauver. J’ai forcé l’allure pour franchir à mon tour le barrage. En passant j’ai remarqué qu’un soldat allemand était étendu sur la route, vraisemblablement blessé grièvement par les coups de feu tirés par LAUZIER. Les allemands ont également tiré sur nous à notre passage. J’ai été blessé aussitôt à la jambe droite, atteint par un obus de canon léger ou de mitrailleuse lourde. J’ai voulu amorcer un virage pour emprunter la rue de Ségure, qui se présentait à ma gauche et nous soustraire ainsi au tir des allemands qui continuaient le feu.

Complément du blog : C.R.A.P 209 Toulouse

Centre de rassemblement administratif du personnel. (Armée de l’Air)

 

Rapport SRPJ Bordeaux, le 9 mai 1947

(…)

Le 19 août 1944, vers 18 heures, un barrage allemand composé de plusieurs militaires de la « Luftwaffe » et placé à hauteur du garage « LACAMPAGNE » rue de liège et interception rue Montpensier à Pau, était « forcé » par une camionnette où avaient pris place deux patriotes :BILLORET Jacques et GUERET Jacques ; ce dernier conduisait le véhicule qui transportait de l’essence et de l’huile destinés au corps francs POMMIES, dont ils faisaient partie. Les allemands déclenchèrent le tir sur la camionnette, qui fut atteinte par plusieurs projectiles de canon léger et de mitrailleuse lourde et alla s’écraser contre le mur d’une maison à l’entrée de la rue de Ségure. BILLORET était assommé et légèrement blessé à la tête, tandis que son camarade GUERET avait sa jambe droite arrachée.

Les militaires allemands se précipitèrent sur le véhicule BILLORET fut immédiatement amené par quatre militaires.

GUERET fut longuement interrogé et brutalisé, sur place par deux officiers et un adjudant, qui ne purent obtenir le moindre renseignement de sa part. Il fut finalement abandonné aux soins du docteur CAULA qui le fit transporter d’urgence dans une clinique de la ville où il fut amputé de la jambe droite mais il eut la vie sauve.

Le 31 août 1944 le cadavre de BILLORET fut découvert dans une fosse du terrain d’aviation de PAU au PONT LONG. Le corps était en état de putréfaction ; au milieu du front on remarquait une perforation par balle.

Les renseignements recueillis par la suite permirent de connaître que l’officier qui commandait le barrage pouvait être le nommé FALTEN Herbert, Ober-Lieutenant, tout d’abord incarcéré à la prison militaire de DIJON, pour être ensuite transféré à la Maison Centrale de Correction de POISSY, où il purge présentement une peine de prison pour atrocités commises

(…)

SCHACHT Winfried né le 2 novembre 1910 à ALMERSBACH (Rhein Plafz) fils de Hans et de Elisabeth KELLER « Sts Ingénieur der Luftwaffe » avec rang de Major, était le chef de la « Werftableilung » à Pau à cette époque

(…) Au garage on a trouvé un français qui avait été fait prisonnier dans le camion. Il était légèrement blessé à la tête. Il estime que la blessure devait être légère, car il était assis sur une table. Il est remonté au camp d’aviation avec la colonne militaire. Il était dans son bureau lorsqu’il a entendu un coup de feu tiré par un soldat près du hangar où étaient déchargées les caisses et le matériel provenant du garage « Lacampagne ».Il a appris par la sentinelle qu’un militaire de la Luftwaffe avait tiré sur le prisonnier français parce qu’il avait cherché à s’enfuir ,à la descente du camion. (…)

 

 Andrée UNI née CARRICART

Pau 29 août 1944

17 e Brigade Régionale de Police Judiciaire

L’Inspecteur de Police de sûreté J.KASTLER

A

Monsieur le COMMISSAIRE DIVISIONNAIRE

Chef de la 17 éme Brigade Régionale de Police de sureté à Pau

 

J’ai l’honneur de vous rendre compte des résultats de l’enquête effectuée en exécution de vos instructions ;avec l’assistance de l’Inspecteur LABARTIE du service, au sujet de l’assassinat de la femme CARRICART Andrée Suzanne, épouse UNI, née le 13 février 1914 à NIORT (Deux Sèvres) de Pierre Benjamin et de Albertine BOISSINOT, mariée le 13.9.1935  à NANCY, à René UNI, deux enfants, gérante d’une villa réquisitionnée par les allemands.

FAITS

Le 18 août 1944, vers 11 heures du matin, à l’angle des rues Bernes Cambot et Léonard Constant, plusieurs coups de feu ont été tirés sur la femme UNI, par un groupe d’individus alors qu’elle sortait de la villa SCHAMROK. La mort est survenue quelques instants après.

ENQUÊTE

D’après les renseignements recueillis et divers documents retrouvés à la villa SHAMROK il résulte que Mme UNI, institutrice révoquée qui avait appartenu au parti communiste, était la maîtresse d’un officier allemand nommé FELTEN. Elle assurait l’entretien de la villa SHAMROK pour le compte des troupes d’occupation. En outre, elle accompagnait en qualité d’interprète _voir appel à contributions_, les officiers allemands chargés du ravitaillement à la campagne. Du témoignage du sieur Bxxx, demeurant à Pau, (…) il ressort que des opérations ont été faites par les allemands contre les forces françaises de l’intérieur, peu après le passage de Mme UNI dans diverses communes de la région voir appel à contributions. Il semble donc que Mme UNI a été exécutée à la suite de son activité.

Nous n’avons pu procéder aux constations d’usage. En effet la police URBAINE a été appelée, la première sur les lieux et, à son arrivée, le corps avait déjà été transporté à l’intérieur de la villa. Nous avons cependant examiné le corps qui porte plusieurs traces de balles au flanc gauche, au bras gauche et au visage. L’autopsie n’a pu être pratiquée, les allemands s’y étant opposé.

Les investigations que nous avions entreprises dans la villa en vue de rechercher un indice quelconque susceptible d’orienter nos recherches n’ont pu se poursuivre en raison de l’opposition des allemands qui, survenus au cours de la perquisition nous ont obligé, mon collègue et moi, sous la menace de leurs armes, à vider les lieux. Ils nous ont également obligés à leur remettre divers papiers que nous avions saisis ainsi qu’un sac rouge, contenant divers objets, appartenant à la victime.

De l’audition des divers témoins, on peut conclure que cette « exécution » a été effectuée par trois personnes venues à bicyclette et qui ont attendu la sortie de Mme UNI. Celle-ci se savait d’ailleurs menacée et devait quitter PAU, le lendemain même, avec son amant, l’officier allemand FELTEN, de la base de LESCAR. Les recherches en vue de découvrir la trace des trois agresseurs sont demeurés vaines.

Les deux enfants de Mme UNI âgées de 5 et 7 ans, ont été confiés à M.FAURE, professeur au lycée de Pau, demeurant à l’École Normale, boulevard Tourasse, qui en assurera la charge jusqu’au moment où la famille pourra être prévenue. Nous avons remis à M.FAURE divers vêtements et objets appartenant à ces enfants, ainsi qu’une somme de cinq mille francs qui avait été déposée par FELTEN pour l’entretien des enfants, chez M.le Maire de LESCAR.

D’après certaines indications le mari de Mme UNI serait actuellement interné administratif à l’Île de Ré.

L’inspecteur de Police de sûreté.


3 mai 1947 déclaration de GUERRET Jacques

Page 26

(…) Au cours de l’interrogatoire à maintes reprises, il a reproché aux maquisards d’avoir tué sa maitresse. Il a cherché à savoir par moi le nom de ceux qui l’avaient abattue. J’étais bien au courant de l’exécution par mes camarades d’une femme que nous considérions comme étant au service des allemands, mais j’ignorais totalement par qui elle avait été exécutée (…)

 

5 mai 1947

Déclaration de M. CARASSUS Hippolyte

(…)

J’ai eu connaissance des rapports qui existaient entre FALTEN et la femme UNI demeurant villa SCHMARK Boulevard Tourasse à PAU (B.P.) apparemment cette femme était la maitresse de cet officier. Lorsqu’elle a été abattue par la résistance, le 18 août 1944, j’ai reçu la visite de FALTEN qui m’a demandé de bien vouloir la laisser admettre au cimetière de LESCAR. Comme je faisais des réserves, la chose n’étant pas régulière du fait que la décédée habitait PAU, FALTEN m’a répondu qu’en réalité Mme UNI faisait partie de leur administration et devait donc être considérée comme sinon résident tout au moins travaillant à demeure dans cette commune.

(…)

 

SRPJ Bordeaux 9 mai 1947

Page 4 extrait

M.Dxxx Armand ,33 ans, (…) a travaillé pour les allemands, comme cuisinier au camp d’aviation du PONT LONG, du 27 décembre 1943 au 19 août 1944.Il a très bien connu le lieutenant FALTEN Herbert, qui avait des contacts journaliers avec lui de par sa qualité d’officier d’administration.

(…)

M.Dxxx précise que, quoique officier d’administration, FALTEN a pris part à des expéditions contre le maquis et formé des barrages notamment lors de l’explosion qui eut lieu dans la gare de LESCAR.Le témoin a connu la liaison de FALTEN avec la femme UNI Andrée abattue par la résistance le 18 août 1944.

(…)

M.CARASSUS Hippolyte,52 ans, horticulteur à LESCAR (B.P.) a connu le lieutenant FALTEN Herbert, qui a logé dans sa commune de janvier ou février 1944 au 20 août 1944.Le témoin remplissait à cette époque les fonctions de Maire à LESCAR. Il ne connaît rien de l’affaire du garage « Lacampagne ». Il a eu connaissance des rapports qui existaient entre FALTEN et la femme UNI. Lorsque sa maîtresse a été abattue par la résistance, FALTEN a demandé au maire de LESCAR de l’admettre au cimetière de sa commune. Avant son départ, le 20 août 1944,FALTEN a remis à M.CARASSUS une somme de 5000 francs, destinée à venir en aide aux deux enfants de la femme UNI.

 

Appel à contributions

Jacques Billoret,Jacques Guerret,Andrée Uni et ses enfants âgés de 5 et 7 ans en 1944 étaient domiciliés à Pau.

Je recherche des renseignements sur:

La compagnie GERVAIS des F.F.I à laquelle Jacques GUERRET a  déclaré appartenir  le 4 septembre 1944

LAUZIER et CAZAUX qui étaient dans la voiture « ouvreuse » Peugeot 202 

Le parcours d’Andrée UNI et de ses enfants entre Nancy  et Pau,de la fin mai 1940 au 18 août 1944

Le niveau de langue en allemand d'Andrée UNI

Les déplacements d'Andrée UNI dans les diverses communes de la région  

Si vous avez des renseignements à partager ,merci de me contacter à l'adresse de messagerie suivante:

philippe.durut arobase gmail point com 

 

Sources 

Archives de la Gironde Salle de  recherches

74 W Article 792 dossier « Exécution sommaire de Billoret Jacques ,le 19 ou 20 aout 1944 à Pau (BP) N°38 »

Service de l’état civil de la ville de Pau

Actes de décès 1944

Sites internet

Le Maitron

Notice biographique Billoret Jacques
https://fusilles-40-44.maitron.fr/billoret-jacques-henri-louis/

Notice biographique Uni René
https://maitron.fr/uni-rene-julien-henri-pseudonyme-a-leli-monier-marcel/


État civil en ligne Archives Hauts de Seine AD 92
https://archives.hauts-de-seine.fr/archive/resultats/etatcivil/n:92?type=etatcivil


État civil en ligne Archives Seine-Saint-Denis AD 93
https://archives.seinesaintdenis.fr/archive/resultats/etatcivil/n:217?type=etatcivil

Mémoire des Hommes

·  Conflits et opérations

·  Seconde Guerre mondiale

·  Forces françaises de l'intérieur (FFI)

Consultation d'un inventaire

Archives collectives des Forces françaises de l'intérieur

Basses-Pyrénées GR 19 P 64

ORA : Corps Franc Pommiés, Brigade de Carrere - 1945-1995 - GR 19 P 64/27

 

Livre

Claude Laharie

Les Basses-Pyrénées dans la Seconde Guerre Mondiale (1939-1945)

ISBN :979-10-7006-00-70

Cairn 2021

 

01 février 2026

25 mai 1944 Biarritz-Bayonne

25 mai 1944

Biarritz-Bayonne

Dans le cadre d’une procédure engagée à l'encontre de Jean Guilbeau ancien agent de l’Abwehr Biarritz  (1943-1944), deux fonctionnaires de police de Bordeaux,anciens résistants, sont interrogés sept ans après.

10 MAI 1951 déposition du témoin QUEFFELEC René 46 ans, inspecteur principal à la 7 e Brigade Régionale de Police Régionale de Police Judiciaire à Bordeaux

« Pendant la guerre, je ne me suis jamais attaché à détecter l’activité de GUILBEAU, que je savais être un des principaux agents du groupe action P.P.F.  de Bayonne, et la région du Sud-Ouest.

Je n’ai eu, qu’en deux circonstances seulement, l’occasion d’avoir affaire à lui ou à son groupe.

La première fois ; au début de mai 1944, j’avais un soir, rendez-vous avec un jeune Inspecteur des Renseignements Généraux de Dax, André BOUILLAR, au bar « Choko » , situé sous les arceaux à Bayonne. BOUILLAR, à cette époque, était déjà en fuite et recherché par les diverses polices allemandes. En allant à ce rendez-vous, vers 22 heures, j’ai rencontré BOUILLAR, près de la cathédrale, ensemble nous sommes descendus jusqu’au « Choko bar ». Comme à notre habitude, nous n’y sommes pas entrés par la porte de la façade, mais par la porte du couloir de l’immeuble contigu au bar, couloir qui, à son extrémité, donnait accès à une petite salle arrière, disposée en cuisine.

Au moment même où je pénétrais dans le couloir, j’ai aperçu trois hommes, dont GUILBEAU, qui nous regardaient. J’en ai averti BOUILLAR et au lieu d’entrer dans l’arrière salle, comme c’était notre intention, nous avons monté l’escalier conduisant aux étages supérieurs. Personne n’étant entré dans l’immeuble derrière nous et nous étant assurés, quelques instants que le groupe n’était plus dans la rue, nous avons rapidement quitté les lieux. Or, quelques minutes plus tard, plusieurs grenades étaient jetées de l’extérieur, dans la salle du bar.

Quant à la seconde circonstance, GIRARD l’a parfaitement relatée dans sa déclaration ; je la confirme en tous points, j’ajoute qu’à cette époque, si le groupe GUILBEAU avait réussi à m’appréhender, mon arrestation aurait eu, en ce qui me concerne, des conséquences graves. Par la suite, moi-même recherché, j’ai quitté la région, et je ne me suis plus occupé du groupe GUILBEAU. »

Lecture faite, persiste et signe.

Compléments du blog: 

En l'état des recherches,l'appartenance de Jean Guilbeau au groupe Action du Parti Populaire Français de Bayonne n'est pas prouvée.En revanche,Colombani et Lesgourgue appartenaient à cette formation politique collaborationniste.

9 juin 1944 ,mandat d’arrêt du juge d’instruction de Bayonne contre André JEANNE-BOUILLAR
Source:Le groupe André Bouillar-Jean Mouchet de Tarnos dans la résistance en Aquitaine
Texte de Jean Serres
Edité en 2003 par l’A.N.A.C.R. et les Amis de la Résistance de Tarnos-Seignanx (Landes)


27 février 1951, déposition  du témoin GIRARD Bernard,40 ans, inspecteur principal à la Brigade de Surveillance du Territoire de Bordeaux.

En fonction à la 7 eme Brigade de Police Judiciaire à Bordeaux, de 1941 à 1944,exerçant principalement dans les départements des Landes et des Basses-Pyrénées j’ai eu connaissance à diverses reprises de l’activité pro-allemande exercée dans ce secteur, par GUILBEAU Jean, alias DERRANGER Guy et son équipe composée en majeure partie de membres du Groupe d’Action P.P.F. de Bayonne.

Mais en particulier, au cours du mois de mai 1944, j’ai eu à m’occuper de l’activité de ces individus dans les circonstances suivantes :

Par un rapport en date du 2 mai 1944, la Brigade de Police Judiciaire de PAU saisissait la Brigade de Police Judiciaire de Bordeaux d’une enquête concernant quatre individus non identifiés, qui, à bord d’une voiture automobile, s’étaient rendus coupables de vol à main armée et d’attentats, commis le 14 avril 1944, sur le territoire des communes de BASCONS et de MAURRIN (département des Landes zone non occupée).

En se présentant pour des maquisards et faisant ainsi de la provocation, ces quatre individus ont dérobé un jambon, les permis de circuler pour automobile déposés à la mairie de BASCONS et une somme de 7000 francs.

Certains indices fournis par la brigade PAU -automobile de marque « SALMSON » ayant une aile arrière endommagée et les lettres NM figurant sur la plaque minéralogique me permirent d’identifier ces quatre individus parce qu’ils s’étaient arrêtés dans un garage de MONT DE MARSAN et parce qu’ils avaient couché dans un hôtel de cette ville.

Ces quatre individus étaient :

GUILBEAU Jean né le 21-2_1917 à PARIS (14°) de Pierre et de DUTEIL Suzanne, se disant Inspecteur de l’Organisation TODT, domicilié à BIARRITZ (…)

COLOMBANI Roger François, né le 2-6-1912 à AULNAY-SOUS-BOIS (Seine et Oise) de Pierre et de Marie OTIGER, décorateur, domicilié à BIARRITZ (…)

LESGOURGUES Robert, né le 7-9-1912 à BAYONNE, de feu Célestin et de Marie DUPUY, représentant, domicilié à BAYONNE (…)

LABEGUERIE Jean-Pierre, né le 6-12-1921 à STE MARIE DE GOSSE (Landes), domicilié à BAYONNE.

La voiture automobile ayant servi à l’expédition était de marque « SALMSON », immatriculé 8753 NM 3, appartenant à Mr BIDEGARAY Jules, cordonnier domicilié à BAYONNE, avenue de la Légion Tchèque.

Muni de ces preuves, je me rendis au Parquet de PAU, compétent pour la portion du département des Landes située en zone non occupée, le juge d’instruction de PAU, cabinet N°1, me décerna une commission rogatoire, en date du 23 mai 1944, contre X….,sous l’inculpation de vol qualifié et détention d’armes et me remit quatre mandats d’amener contre les nommés GUILBEAU, COLOMBANI, LESGOURGUES et LABEGUERIE.

Ayant des perquisitions et saisies à faire et n’ayant pas à l’époque la qualité d’officier de police judiciaire, je rendais compte de mes diligences à mon chef de service qui désigna mon collègue QUEFFELEC René, Inspecteur Principal, officier de police judiciaire, pour continuer l’enquête avec moi.

Le 25 mai 1944, QUEFFELEC et moi nous sommes présentés au domicile de COLOMBANI Roger, (…) à BIARRITZ, afin de procéder à une perquisition et d’exécuter le mandat d’amener délivré à son encontre. COLOMBANI, absent, nous avons été reçus par sa femme, à laquelle nous avons décliné nos qualités en lui exhibant nos cartes professionnelles et nous lui avons donné lecture de la commission rogatoire. Nous avons ensuite procédé à une perquisition en sa présence. La bonne de COLOMBANI s’est absentée et est revenue quelques instants après avec une femme blonde qui s’est montrée très arrogante et que nous avons invitée à se retirer. Nous avons appris par la suite qu’il s’agissait de la femme de LESGOURGUES, co-inculpé.

Peu de temps après, COLOMBANI téléphonait à sa femme pour lui dire qu’il arrivait dans une vingtaine de minutes. Nous avons décidé d’attendre le retour de COLOMBANI et nous sommes installés dans un fauteuil du salon. Après une demi-heure d’attente, quatre individus, dont COLOMBANI et LESGOURGUES ont fait irruption, revolver au point, dans le salon. Nous avons décliné à COLOMBANI nos qualités et lui avons montré la commission rogatoire et le mandat d’amener le concernant. Il a alors déclaré que nous n’avions pas le droit de l’arrêter car il travaillait pour les Allemands. Nous nous sommes mis d’accord pour aller s’expliquer devant le service allemand le plus proche de son domicile.

Nous nous sommes rendus, COLOMBANI, LESGOURGUES ,et les deux autres individus que nous connaissions de vue comme étant des P.P.F. de BAYONNE, à l’annexe de la FELDKOMMANDANTUR de BIARRITZ, cantonnée dans un hôtel situé près du CARLTON. Nous avons été conduits par COLOMBANI près d’un officier allemand qui nous a dit être Inspecteur du Service du Travail. Nous lui avons donné toutes explications et garanties et lui avons précisé qu’en vertu du protocole OBERG, étant en possession de mandats réguliers, nous avions le droit de procéder à l’arrestation de COLOMBANI et de LESGOURGUES. Cet officier allemand a téléphoné à un service et nous avons senti qu’il était disposé à nous laisser effectuer nos opérations, car il a fait un geste d’impuissance à COLOMBANI. C’est alors que ce dernier lui a demandé de téléphoner à Mr SCHROEDER à BORDEAUX que COLOMBANI a présenté comme son chef de service. L’officier allemand, après avoir eu la communication en allemand, nous a déclaré que nous devions nous retirer en laissant COLOMBANI et LESGOURGUES dans son bureau.

A 15 heures, le même jour, nous sommes passés au Commissariat de Police de BAYONNE, où le Commissaire ETIENNE (arrêté à la Libération) nous a dit que la GESTAPO de Bayonne voulait nous voir et qu’il était chargé de nous accompagner (ETIENNE parlait la langue allemande).Le Commissaire ETIENNE nous a conduits, QUEFFELEC et moi, à la villa Mont-Carmel, siège de la GESTAPO de Bayonne. Là, le chef de la gestapo WEINER, par le truchement d’un interprète (WARNER, je crois), nous demanda communication de notre dossier, nous reprocha de vouloir arrêter des agents allemands, alors que nous laissions tranquilles les maquisards et qu’il nous arrêtait. Il précisa que dans le cas présent, nous voulions arrêter quatre agents travaillant pour l’Allemagne, les conduire en zone libre (mandats d’amener à PAU) et les exécuter. Weiner nous fit dire qu’il nous connaissait depuis longtemps (principalement QUEFFELEC) comme des policiers gaullistes.

Enfin, après avoir discuté longuement, et surtout, je crois, parce que Mr ÉTIENNE, avait du faire remarquer à WEINER, que s’il nous gardait, c’est lui qui porterait la responsabilité aux yeux de ses collaborateurs, de nous avoir fait arrêter, WEINER nous laissa libres, mais se refusa à nous remettre notre dossier, contenant toute la procédure, la commission rogatoire et les quatre mandats d’amener.

Mr ÉTIENNE nous ramena en voiture au Commissariat de Police de Bayonne. A peine après avoir quitté ce fonctionnaire, nous montions au service de Sûreté, où deux collègues de ce service, CASTORENE et UHALDEGARRAY nous prévinrent, QUEFFELEC et moi, que les membres du P.P.F.  de BAYONNE avaient pour ordre de nous arrêter et qu’ils gardaient les alentours de notre hôtel à BIARRITZ, le Pont St-Esprit et les gares de Bayonne et Biarritz. Nous sommes restés cachés, d’abord au service des Renseignements Généraux de Bayonne, par l’Inspecteur RENAUD, puis dans un hôtel par l’organisation de résistance BUCKMASTER.Le lendemain, matin, très tôt, par l’intermédiaire de ce réseau de résistance auquel nous appartenions, nous avons réussi à quitter BAYONNE, dans une ambulance et à rejoindre BORDEAUX.

Tous les faits relatés intéressent évidemment beaucoup plus COLOMBANI et LESGOURGUES que GUILBEAU, mais ce dernier n’est pas resté inactif pendant la journée du 25 mai 1944, car il était leur chef et avait été prévenu de notre présence chez COLOMBANI. Sa concubine, la nommée Gasse Renée, épouse PEYREFICHE, a d’ailleurs fait une déposition dans ce sens, lors de son arrestation. Elle a précisé que c’est Madame COLOMBANI qui l’avait prévenu par téléphone. GUILBEAU avait téléphoné à un service allemand (peut être la Gestapo de Bayonne) et était téléphoné àCOLOMBANI après notre départ la Feldkommandantur. C’est à cette occasion également que GUILBEAU aurait fait connaissance du Procureur de la République de BAYONNE, nommé ROUBERTIE, membre du Groupe d’action P.P.F. Mr ROUBERTIE était sans doute en liaison avec la Gestapo lorsque nous étions dans les bureaux de ce service. De plus dans l’esprit de la concubine de GUILBEAU, elle croyait que QUEFFELEC et moi-même avions été arrêtés, ce jour-là par la Gestapo et interrogé par le Procureur ROUBERTIE.

En résumé de l’enquête à laquelle j’avais procédé à MONT DE MARSAN et à BAYONNE, il était indéniable que GUILBEAU, COLOMBANI, LESGOURGUES et LABEGUERIE avaient commis les vols sur les communes de BASCONS et de MAURRIN (Landes z.n.o.).Le garagiste de Mont de Marsan avait formellement reconnu dans les photographies de GUILBEAU et de LESGOURGUES, les occupants de la voiture SALMSON. Le propriétaire de ladite voiture a reconnu avoir fait partie de cette expédition en compagnie de GUILBEAU, LESGOURGUES ,et COLOMBANI. Cette expédition avait pour but de repérer un maquis à ST JULIEN et de reconnaitre un terrain où les alliés faisaient des parachutages.

GUILBEAU a reconnu, lors de son arrestation à STRASBOURG, qu’il était sous les ordres du lieutenant SCHRODER Kurt, Lieutenant du Referat IIIF de l’Abwehrstelle de BORDEAUX, et c’est effectivement au lieutenant que COLOMBANI a demandé de s’opposer à son arrestation à BIARRITZ, le 25 mai 1944.

GUILBEAU avait le pseudonyme de DERRANGER, nom sous lequel le connaissait Mr BIDEGARAY ,Jules, propriétaire de la voiture « SALMSON » ayant servi à l’expédition de BASCONS  et MAURRIN.

Cette déposition ne fait ressortir qu’une bien minime partie de l’activité générale de GUILBEAU, en faveur de l’ennemi, mais il existe aux archives de mon service, un dossier assez complet le concernant, que mon chef, le COMMISSAIRE PRINCIPAL de la Brigade de  la Surveillance à BORDEAUX serait disposé à transmettre à Monsieur le Juge mandant ,si la demande lui en était faite, en cas d’opportunité. »

Lecture faite persiste et signe.


Source :
Archives nationales 5W/27
Dossier N°444/CSE Cour de Justice de Pau-Toulouse
GUILBEAU et autres (liasse 1 à 15)

Complément du blog

« Le sieur Roubertie a d’autre part ,depuis 1942,entretenu avec le P.P.F. et la Milice  des relations si étroites qu'il a été considéré par beaucoup comme membre sinon comme chef de ces partis.Il est représenté notamment dans un rapport de police figurant au dossier comme ayant constitué avec le P.P.F une police dont il était le chef et qui recherchait surtout les membres de la Résistance.Il n'est pas inutile de noter que suivant une expression de Roubertie lui-même ,le P.P.F. était devenu à Bayonne en 1944 une sorte de police auxiliaire allemande.

Roubertie  recevait journellement, à son bureau les Chefs du P.P.F. .Il se rendait parfois au siège de ce parti, ou au bar tenu par l'un d'entre eux (Chxxxx) recevait parfois les membres de ce parti à son domicile particulier, s'exerçait  au tir au revolver au stand du P.P.F,achetait  des grenades allemandes aux membres du P.P.F. qui en détenaient.Il était si intimement mêlé à l’action et aux   responsabilités des chefs du P.P.F. que lorsque ceux-ci le 20 août 1944, décidèrent de gagner l'Espagne à la suite de l'assassinat d'un d'entre eux(1),ils firent prévenir Roubertie pour que celui-ci se joigne à eux.Après avoir réfléchi une nuit,Roubertie refusa,mais parut le regretter huit jours plus tard,au moment de son arrestation. »

(1) Gaston Pialloux abattu par des inconnus le 18 août 1944. 

Source:AD 47 -1738 W 81- Dossier N°837
Extrait publié le 2 septembre 1920 Précisions sur Bayonne sous Vichy et l’occupation : le détour par Agen _Contenu N°1

Par ailleurs,les archives départementales de la Haute-Vienne proposent un fonds numérisé concernant uniquement les demandes de carte d'identité entre septembre 1939 et 1940, conservées sous les cotes 4 M 383 à 427. 

Demande de carte d'identité d’Émile ROUBERTIE 4 M 383-246 

 

Billets du blog

 Lesgourgue Jean Robert né le 17 septembre 1912 à Bayonne.

Son nom figure dans l'ouvrage d'Olvier Pigoreau "Sanglante randonnée.Les français de la division "Brandebourg"et des formations de chasse SS.
Éditeur :Histoire et Collections_ISBN 978-2-35250-266-1 .
La division Brandebourg était une unité militaire  dédiée à la lutte contre les résistants isolés et maquis.Elle était composée de volontaires français,dont plusieurs militants du P.P.F.Ces volontaires ont été entraînés à Moumour puis aux Eaux Bonnes près d'Oloron-Sainte-Marie.
 
 

Un article de Ralph Soupault sur des militants P.P.F de Bayonne-Biarritz  

Quelques liens avec Jean Guilbeau agent de l’Abwehr Biarritz (1943-1944)  

Une affaire méconnue d’épuration extrajudiciaire, le cas de l’inspecteur Paul Dassé  

2 eme partie Une affaire méconnue d’épuration extrajudiciaire, le cas de l’inspecteur Paul Dassé  

22 septembre 1943 arrestation par les Allemands du couple Ybarnégaray  

Contrebandes ,violences,et menaces de mort