07 mai 2016

De nouveaux instruments de recherche sur e-archives.le64.fr

11 nouveaux instruments de recherche sont disponibles sur le site internet des archives départementales des Pyrénées-Atlantiques: e-archives.le64.fr 
Les archives sont consultables en salle de lecture des AD 64 à Pau:

Fonds de la commune d'Abère (canton pays de Morlaàs et du Montanérès)

Fonds de la commune d'Arance (arrondissement de Pau, canton de Lagor) 

Fonds de la commune d'Arette (canton d'Oloron-Sainte-Marie 1)   Métrage linéaire : 5,50 ml


Fonds de la commune d'Arnos (canton d'Artix et Pays de Soubestre) Métrage linéaire : 2,40 ml

Fonds de la commune d'Arthez-de-Béarn (canton d'Artix et Pays de Soubestre) 

Fonds de la commune d'Auriac (canton terres des Luys et côteaux du Vic-Bilh) Métrage linéaire : 2,70 ml
     
Fonds de la commune de Baliracq-Maumusson (canton Terres des Luys et Coteaux du Vic-Bilh)

Fonds de la commune de Montaner (canton du Pays de Morlaàs et du Montanérès)

Fonds de la commune de Montfort (canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel)

Fonds de la commune de Riupeyrous (canton de Pays de Morlaàs et du Montanérès) 

Fonds de la commune de Saint-Gladie-Arrive-Munein (canton d'Orthez et Terres des Gaves et du Sel)

Source:
Site internet des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques,
Rubrique Actualités
Instruments de recherche

 Rappel

Les instruments de recherche des communes de 
Ahetze ,
Bayonne,
Hendaye,
Saint-Pierre-d'Irube,
sont seulement disponibles en version papier en salle de lecture du Pôle de Bayonne et du Pays Basque des AD 64



02 mai 2016

Militaires de l'armée française morts en captivité à Bayonne pendant l'Occupation allemande

Dans le cadre des cérémonies du 71e Anniversaire de la Victoire,dimanche 8 mai 2016,esplanade de Verdun (9h45-11h),une plaque à la mémoire des soldats des troupes coloniales,morts en captivité au Frontstalag 222 du Polo Beyris de Bayonne sera dévoilée. La plupart de ces soldats avait bénéficié de la mention "Mort pour la France".             
Monument aux Morts de Bayonne,esplanade de Verdun
 



















Le Monument aux Morts de Bayonne rend hommage aux morts bayonnais de :               
             1914-1918,
             1939-1945,
             1945-1955 (Corps expéditionnaire en Indochine et Corée)
             1952-1962 (Algérie,Maroc,Tunisie)
             1991 (Guerre du Golf Persique)
Sur les cotés de ce Monument , des plaques à la mémoire  :
            Des volontaires polonais instruits à Bayonne en 1916,
            Des volontaires espagnols de la guerre 1914-1918,
            Des volontaires tchécoslovaques engagés dans l'armée française  (12 octobre 1914)
            Des soldats de l'armée portugaise (1914-1918)
Le cimetière Saint-Léon ne disposant plus d'emplacements pour l'installation des caveaux,il avait été décidé en conseil municipal en 1949 ,de regrouper vers la crypte,une centaine de sépultures militaires disséminée .
(Source:AD 64 Pôle de Bayonne et du Pays Basque _E Dépôt Bayonne 4 W art 20-15.Agrandissement de la crypte au cimetière Saint-Léon)
 
 
Tombes militaires du cimetière Saint-Léon à Bayonne avant le regroupement vers la crypte                                
J&D Éditions  18,rue de Folin Biarritz-Louis Poullenot  Basses-Pyrénées Occupation Libération 1940-1945

 

Quelques témoignages sur l'accompagnement des prisonniers de guerre

au cimetière Saint-Léon à Bayonne 

Source:SHD Caen

" Gueddal est entré à l’hôpital des prisonniers de Bayonne le 4 février 1941(...) Il est décédé le 23 février .Il a été enterré suivant les préceptes du Coran  le 26 février au cimetière de Bayonne ,en présence d'une délégation de prisonniers nord-africains conduite par un médecin capitaine ,des prières ont été dites par un mufti."
Le Médecin-Commandant Farinaud des Troupes coloniales
Dossier  Service Historique de Caen


 
"Le tirailleur Souhouera est entré le 24 _illisible_1941 à l’hôpital des prisonniers de guerre de Bayonne.
(...)Malgré les soins qui lui ont été prodigués son état (...) est allé en s’aggravant et il s'est éteint doucement le 8 mars .
Il a été inhumé le 10 mars en présence d'une délégation de prisonniers conduite par un médecin capitaine."

Le médecin Farinaud des troupes coloniales Médecin chef français de l’hôpital.

Dossier Service Historique de Caen  Cote



Le Tirailleur Koi Koré est entré à l’hôpital des prisonniers de guerre de Bayonne le 8 février 1941.(...). Il s'est éteint doucement le 21 mars après avoir reçu les derniers sacrements .Après une cérémonie célébrée à la cathédrale de Bayonne ,il a été inhumé le 24 mars au cimetière de Bayonne en présence d'une délégation de prisonniers africains conduite par un médecin capitaine."
Le Médecin-Commandant Farinaud
Médecin Chef  français de l’hôpital de prisonniers de Bayonne




"Le tirailleur malgache Sanama est entré à l’hôpital des prisonniers de guerre de Bayonne le 7/4/41 à 20h30 venant du camp de Labenne.
(...) il est mort le 8/4/41 à 15h30.Il a été inhumé au cimetière Saint-Léon à Bayonne en présence d'une délégation d'infirmiers et de prisonniers assisté du secours  du prêtre catholique."

Le médecin Cap Gast
Dossiers Service Historique de Caen Cote AC 21 P 141010 et  Cote AC 21 P 151370




"Le Tirailleur marocain Chergui Ben Naasi est entré à l"hôpital le 21/4/41.(...) Est mort le 22/4/41 à 13 heures.Il a été inhumé à au cimetière Saint-Léon à Bayonne le 24/4/41 à 9h30 selon les rites de sa religion et en présence d'une délégation de la croix-rouge ,d'infirmiers et de prisonniers de guerre."
Le médecin capitaine Gast des T.C.
Dossier Service Historique de Caen Cote



"Le tirailleur Abd Ben Salam est entré à l’hôpital des prisonniers de guerre de Bayonne le 7/4/41.
(...) il est mort le 5/5/41  à 6h15 du matin.Il a été inhumé le 6/5/41 au cimetière Saint-Léon de Bayonne en présence d'une délégation d'infirmiers et de prisonniers de guerre et selon les rites de sa religion
."

Le médecin Gast
Dossier Service Historique de Caen Cote




"Le tirailleur malgache Manofi est entré à l’hôpital de prisonniers de guerre de Bayonne  le 6 mars 1941.
(...) il est mort le 6 mai 1941 .Il a été inhumé au cimetière Saint-Léon le 7 mai 1941 selon les rites de la religion catholique et accompagné par une délégation d'infirmiers et de prisonniers de guerre indigènes."

Le médecin Gast

Dossier Service Historique de Caen Cote



L’hôpital des prisonniers de guerre de Bayonne se trouvait à l'emplacement actuel de la Médiathèque de Bayonne


"Le tirailleur Demba Sara  a succombé en présence du médecin Lieutenant Poinot sans souffrances et sans exprimer ces volontés dernières le 10 aout 1941 à 1h.L'inhumation a eu lieu le 12 aout 1941 à 14h30 au cimetière Saint-Léon à Bayonne ,en présence d'une délégation d'infirmiers et de prisonniers africains ,conduite par un sous Officier indigène"
Dossier Service Historique de Caen




"Le soldat Frahia Ben Abdelkader a été assisté au moment de sa mort_21/8/1941_ par un camarade coreligionnaire .Il a été enterré au cimetière Saint-Léon à Bayonne selon les rites de sa religion et en présence d'une délégation de prisonniers de guerre conduite par le sergent indigène M Bareck"
Médecin-Capitaine Vaubems
Dossier Service Historique de Caen Cote




"Le soldat Kelifa Ben Belaid a été inhumé au cimetière Saint Léon à Bayonne le 8 septembre 1941 en présence d'un détachement d'infirmiers,le médecin capitaine Veunac et le médecin lieutenant CazauXXXX
Une cérémonie religieuse a été faite par un marabout."

Dossier Service Historique de Caen



Cote



"Le soldat Larbi Ben Rahal a été inhumé au cimetière Saint-Léon à Bayonne le 29 décembre 1941 selon les rites de sa religion.
Une délégation de prisonniers de guerre assistait aux obsèques .Étaient également présents les médecins capitaine Veunac et Brune des troupes coloniales."

Dossier Service Historique de Caen Cote



"Le soldat Sadok Ben Ahmed _décédé le 10 12 1941_a été inhumé au cimetière Saint-Léon à Bayonne selon les rites de la religion musulmane et en présence d'une délégation de prisonniers du camp du Polo."
Dossier Service Historique de Caen


Cimetière de Louillot,Anglet depuis février 2014





Archives des victimes des conflits contemporains à Caen 


 Remerciements aux personnels


de l'Etat-civil des villes de  Bayonne et d'Anglet,
de la Médiathèque de Bayonne ,
des sites de Bayonne et de Pau des Archives départementales,
du Service Historique de la Défense à Caen,

Le Collectif pour la Mémoire du Camp de Beyris 

L'histoire oubliée des prisonniers de guerre du Frontstalag 222 de Bayonne a pu être retrouvée grâce au travail mené depuis 2012 par le Collectif pour la Mémoire du Camp de Beyris. Collectif composé de simples citoyens soucieux, notamment, de rendre hommage à ces hommes venus de si loin pour défendre la France qu'ils ne connaissaient pas.

Contact : c_campbeyris@orange.fr
Claire Frossard,
Coordinatrice du Collectif  Mémoire


Pour aller plus loin


Prisonniers de guerre « indigènes » Visages oubliés de la France occupée d'Armelle Mabon
La Découverte


Une saison noire.Les massacres de tirailleurs sénégalais (Mai-juin 1940) de Raffael Scheck. Traduit de l'anglais par Eric Thiébaud. Tallandier, 288 p., 22 €. 

France-Inter
Thiarroye 1944:un massacre camouflé

Elysée.fr
Discours et hommage aux tirailleurs sénégalais au cimetière de Thiaroye à Dakar


30 avril 2016

Le costume Béarnais

 Catalogue de l'exposition sur le thème 
Le costume béarnais
Château de Pau 
1er juillet-31 aout 1975


 

Ce catalogue est  disponible à la bibliothèque du site de Pau des Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques :Bibliothèque historique _ cote BIB U8491_
e-bibliothèque 
Le catalogue intègre pages 44 et 46 une liste de documents d'archives.

La Femme 

La LINGERIE  paysanne béarnaise ,jusqu'à la guerre 1914-18,est rudimentaire.Elle se limite à une chemise et un jupon ou cotillon.
La matière initiale est le lin de la maison tissé,soit en famille,soit par le tisserand local.Le coton intervient dès le 19 e siècle.
Le produit manufacturé demeure fonction des circonstances et surtout du milieu social de celle qui le revêt.Un bon trousseau de mariée devait être "adouzenat",c'est à dire composé d'articles se comptant à la douzaine.
La chemise _camise_d'étoupe,de toile de lin écru ou de lin fin,de ligne très ample,descend jusqu'aux genoux.L'encolure large,est arrondie et,généralement,se lace.Elle est garnie de fronces réparties par devant où se loge la poitrine.La partie inférieure est évasée,renforcée à la base,élargie par un lé car la "telade"_la largeur de la pièce de tissu_ne développant qu'une chaine de 0 m 70 environ et la chemise étant prise dans toute cette largeur,on était obligé de rapporter l'empiècement en forme de triangle sur un seul coté.Les manches,larges,étaient,tantôt arrêtées à mi-avant bras,tantôt fermées par un bouton de fil,de toile ou,plus tard,de nacre.
Le jupon_pelhot ou coutihou de debach_très ample,est retenu à la taille par un cordonnet coulissant dans un rempli.De coton rayé aux couleurs tendres l'été,l'hiver il était de futaine ou de tissu plus rude comme le drouguet à fronces ou plis plats.Le blanc restait de rigueur dans la tenue habillée chez les jeunes filles.
Les couleurs de jupe et jupon s'harmonisaient quand la première se retroussait à hauteur des genoux découvrant ainsi le second.
Si ses moyens le permettaient ,il arrivait dans les temps anciens que la femme portât deux ou trois jupons.


Comme la lingerie,les VÊTEMENTS varient en finesse suivant qu'il s'agit d'un jour ordinaire ou de fête et suivant le rang social.
Le vêtement de tous les jours_de tout die_peut être miséreux dans les milieux modestes.Il comporte plus de recherche et de tenue pour aller au marché voisin.Enfin,le vêtement de fête
ou de cérémonie se situe le plus près possible du costume bourgeois ou aristocratique.
La jupe _coutilhou ou coutilhou de dessus_est froncée à la taille et très évasée dans sa dimension de base où elle peut atteindre plus de trois mètres.
Coloris et dessin varient sur le thème permanent de la rayure.Au départ,c'est à dire jusqu'au 18 e siècle sans doute,la matière est la laine locale cardée,filée à la maison puis tissée le plus souvent par le tisserand du village.Mais les fabriques d'Oloron,de Nay se développent et le commerce a recours aux produits manufacturés de France et d'Espagne.
Le corselet_just,juste et quelquefois perpunt_est un corsage cintré,avantageusement décolleté.Il moule le buste et laisse entrevoir une partie de la chemise et ses manches.(Parfois,celles-ci sont serrées aux poignées par des manchettes.)Il est taillé dans un drap de couleur ,intérieurement doublé de grosse toile apprêtée,liseré d'un galon de couleur opposée et se boutonnant comme un plastron en son milieu en substitution d'un laçage ancien.Des ailerons peuvent donner plus d'aisance aux manches;son rôle est celui du corset ou soutien-gorge actuels.
La jaquette_casabet ou même beste_était confectionnée en imitation du vêtement citadin sur un patron que la couturière gardait immuable.C'était le vêtement habillé de la fin du 19 e siècle jusqu'aux années 1920.Il était ajusté à la taille,boutonné à l'avant en forme de devantier et tailladé en ailerons aux hanches.Des rubans ou passementeries de tonalité opposée bordaient buste et poignets.

La robe-corsage_raübe ou raübete_faisait l'objet de soins particuliers pour les cérémonies ou jours de fête.De laine ou soie dans ce cas,elle était de coton pour les travaux quotidiens.La symétrie dans les plissés du corsage ou de la jaquette et de la jupe nécessitait une technique transmise par la tradition dont on peut admirer encore le bel effet.

La coutume voulait,comme pour les jupes,qu'on découvrit le jupon de dessous en faisant prendre l'agrafe derrière la taille en une queue très étoffée.Cette jupe supérieure ainsi relevée en "arrégus" se drapait sur les hanches et bouillonnait à l'arrière à la mode des anciens costumes de cour contribuant à faire paraitre la taille plus fine.

Parmi les accessoires du vêtement quotidien_de tout die_et mème de la tenue habillée,figurait le tablier_dabantaü_et le châle.

Symbole des devoirs domestiques et protecteur des jupons moins lavables,le tablier est de "drouguet" pour les travaux salissants (y compris les déplacements à dos d’âne dans les vallées) qui sera vite remplacé par le coton,mais de linon ou de soie pour les jours de fête ou les cérémonies.Certaines pièces peuvent être d'une facture si précieuse qu'elles ne sont qu'un ornement.

Produit du 18 e siècle,le châle n'était pas de fabrication locale.Au début du 19 e siècle ,les cachemires venaient de Barèges dans les Hautes-Pyrénées,du Portugal et d'Espagne.A partir du Second Empire,la soierie lyonnaise,voire l'Espagne ,impose ses produits et il n'est pas d'héritière ossaloise digne de ce nom qui ne se drape dans un beau spécimen à franges.

Le folklore a retenu dans le costume béarnais,le BAS sans pied _caousse_se terminant en volant de guêtre_gansole ou boulard_Comme pour l'homme,il est de rude laine de brebis béarnaise au départ.La matière s'affine par l'usage des laines d'importation.Comme il est le le complément quasiment indispensable du sabot dont le frottement détruit le fil au contact ,lorsque la femme portera l'espadrille ou le soulier,elle adoptera le bas complet avec son pied,de laine pour tous les jours,puis de coton blanc et plus tard de soie pour les jours fastes.

Coiffures et Coiffes en Béarn


 
 "Sacot" "Escapule"

 
Mouchoirs de tête "Mouchoer det cap"


La dignité des costumes procède de leur esthétique et on ne saurait la concevoir sans la coiffure,qui nécessité un port de tête et un équilibre du corps qui excluent tout abandon dans l'allure.

Et la béarnaise,jusqu'aux premières décades de ce siècle,n'allait jamais nu-tête,chez elle,ou,à plus forte raison,pour sortir.

Sur ses cheveux ,partagés par une raie médiane,puis tressée en forme de natte lorsqu'elle était très jeune,ramassés ensuite en en chignon sur la nuque,excepté en vallée d'Ossau,où la natte subsistait quel que soit l'age,elle posait une coiffe blanche,la "cohe" qui pouvait être en lin,en coton,très stricte,comme celle de l'Ossaloise,ou bien plus légère,plus riche,encadrant bien le visage,en mousseline,orné de dentelles,de tuyautés,de plissés ,dans les plaines.

Sur cette coiffe,à l'extérieur de l'habitation,se portait la pièce la plus caractéristique du costume féminin des vallées pyrénéennes ,le capulet,tour à tour appelé "escapule","sac de tête" ou "sacot",le terme que nous employons aujourd'hui étant apparu en 1720 seulement.C'est,en fait,un sac,cousu sur deux ou trois cotés seulement,de forme à peu près carrée,généralement en laine,quoiqu'il en ait existé en lin pour les travaux des champs.

Rouge,noir,blanc ou violet,doublé de soie brochée pour les tenues habillées en Ossau,où il a,peut être à cause du climat ,toujours fait partie intégrante de la tenue des femmes,bordé d'un ruban de velours noir dans les plaines et les autres vallées,il se portait avec un large revers,et descendait jusqu'à la taille.Dans ces plaines et ces vallées des gaves et des affluents,plus facilement atteintes par les modes venant de l'extérieur,il a,avant la fin du siècle dernier,été plus spécialement réservé aux offices religieux.

Pour toutes les autres sorties,les femmes du piémont avaient adopté la coiffe;la confection de celle-ci devint alors plus raffinée et,à cause de ses plissés fragiles entourant le visage,de ses tuyautés,elle ne permettait plus toujours le port du capulet.Aussi,pour les cérémonies,les femmes portaient-elles ce dernier sur un serre-tête blanc,le "sarre-cap",plus simple,plus strict.

Pour les deuils des femmes d'âge mûr,le capulet était noir,doublé de noir également,de rouge ou de violet,de longueur variable.Quand il couvrait la totalité de la toilette féminine,il prenait alors le nom de "capichou",réalisé en fin lainage,le mérinos.

Dans la vallée du Gave d'Oloron, la région de Pau et les cantons du Béarn,les femmes ont porté tôt le mouchoir de tête,de couleurs vives.

Le mouchoir,(le "cabilh"),dont le port et l'entretien étaient plus faciles que celui du capulet,était surtout réservées aux travaux des champs,aux sorties courantes telles que les marchés.Il s'agissait alors de mouchoirs en lin ou en coton,très souvent blancs,à carreaux de couleur.Plus tard,à partir de 1850 environ,le port du mouchoir de tête se généralisa,pour les sorties,quelles qu'elles fussent.L'on trouva alors des mouchoirs de laine,des foulards de soie brochée aux coloris chatoyants,que les femmes portaient,pour les protéger,sur les serre-tête auxquels il a été fait allusion,ou,parfois,sur la coiffe.Ces mouchoirs,simplement pliés en biais,pouvaient se nouer d'au moins sept façons différentes,dont certaines étaient particulièrement gracieuses.

Plus tard,à partir de la fin du XIXe siècle,à l'intérieur principalement,on se contenta de porter,sur le chignon,un "cache-chignon",appelé "couhet" ou"coeyfet". Réalisés en tissus légers de coton ou de soie unie,imprimée ou brochée,avec des plissés,des bouillonnés fins,des parties perlées,certains de ces cache-chignon étaient vraiment originaux.

Les coiffes d'enfant avaient la particularité d’être taillées dans des tissus de couleurs vives.En Ossau,par exemple,elles étaient appelées "couhétes" et comportaient trois quartiers de soie damassée pour les filles,cinq pour les garçons.Les garnitures différaient également,selon le sexe de l'enfant.

L'Homme




Comme on peut s'y attendre,le costume de l'homme est moins divers et moins raffiné que celui de la femme.

Sa lingerie ,ne comprend pratiquement que la chemise_camisot_de lin,à plis,sur le plastron quand il s'agit de la chemise des jours de fête.Par-dessus un ou plusieurs gilets.Pour le travail,le gilet porte des manches serrées par un poignet fermé par un bouton.

Le gilet s’arrête à la taille.Il s'y ajuste grâce à une martingale à l'arrière.3 ou 4 poches,dont une spacieuse à l'intérieur,permettent d'avoir sous la main les objets usuels.

La blouse camisole dans le sens général,qui peut être chamarre (à rapprocher du français simarre et du basque chamarra) en Aspe et Barétous quand elle est en laine noire pour tenue de cérémonie,ou chartese quand elle est de coton bleu gris.Cette dernière est plus quotidienne et souvent portée,sans leur être réservée,par les fermiers et métayers.

Dans les deux cas,le vêtement repose sur un empiècement qui prend les deux épaules auquel se rattachent les manches et le corps par des fronces.

La hauteur moyenne est de 60 à 80 cm.Elle est un peu plus courte au sud-ouest,en vallée d'Aspe et Barétous,comme celle du Pays basque.

La largeur du tour du bas n'est pas inférieure à 200 cm.

L'encolure simple peut être galonnée.Elle reste le plus souvent ouverte,retenue par une anse ou un brandebourg à boutons.

Avant que ne se répandent les sous-vêtements isothermes comme les flanelles,les hommes portaient une large ceinture de laine à franges,dans laquelle ils s'enroulaient et qui leur tenait le ventre et les reins au chaud.On retrouve cette pièce de vêtement dans toutes les régions pyrénéennes au nord comme au sud de la chaine.Sa couleur la plus courante est le noir.Viennent ensuite le rouge et le bleu.Pour les jours de fête,les plus fortunés la portaient de soie rouge ou violette,plus rarement bleue.

La culotte parait être en usage en Béarn dès le 17 e siècle.Elle est portée par les personnages des bas-reliefs de Sarrance et de la crèche d'Oloron.

Elle sera remplacée,en imitation du costume citadin,au 19 e siècle,par le pantalon.Celui-ci,s'il présente l'inconvénient de "flotter" dans le bas,offre l'avantage de protéger la jambe des intempéries,des écorchures des broussailles et des rochers ainsi que des piqures des insectes l'été.

Ce faisant,l'importance de la guêtre _caousse_de drap ou de laine tricotée se trouve réduite.Avec la culotte,elle couvrait la jambe jusqu'au-dessous du genou.Elle ne subsistera dans cette dimension que pour accompagner la culotte de cérémonie.Réduite à demeurer au-dessous du mollet,elle emprisonnera le bas du pantalon l’empêchant de flotter et son volant _gansooou,gansole ou boulard _se posera sur le sabot,le soulier ou l'espadrille.

Comme la culotte des jours de liesse sera le drap fin_velours ou étamine_le bas-guêtre assorti de laine tricotée blanche avec des dessins de fantaisie.

En dehors des boutons des pièces de cérémonie faits de fil ou recouverts de tissu,ceux qui tenaient les vêtements d'usage courant pouvaient venir des fabriques béarnaises qui les tiraient des os des animaux.

Béret - "Bounet" - "Berret"




Le béret _du latin birrum_qui se dit pourtant "bounet" en béarnais,est fabriqué et porté dans ce pays depuis plusieurs siècles.Fait à l'origine en tricot de laine de l'endroit (on trouve cette façon encore au début du 19 e siècle entre les mains des bergers) il est de bonne heure objet de travail d'industrie.En raison de la dureté des laines locales ,on leur préfère dans les ateliers les laines d'importation,plus douces et plus souples,traitées dans les filatures spécialisées.

Après une addition d'huile animale (ensimage) pour faciliter le cardage ,le fil sera retordu avant d’être expédié aux usiniers.

C'est ensuite le tricotage.Le béret se présente alors sous la forme d'un large cercle blanchâtre et plat ouvert le long d'un de ses rayons.Cette ouverture est fermée par le remaillage.Jusqu'aux environs de 1940,l'opération était confiée à domicile à des femmes des campagnes des environs d'Oloron et de Nay.Elle se fait aujourd'hui sur des machines.

Le foulonnage resserre le tricot en le feutrant.Puis le béret passe à la teinture.Il y prend les nuances voulues par la clientèle.

Jusqu'au début du siècle,les hommes des vallées _surtout celle d'Ossau_affectionnaient le béret marron,sans doute en souvenir de ceux qu'autrefois on tricotait à la main avec la laine brune du cru.Mais,dès 1875 au plus tard,les fabriques mettaient en circulation au moins autant de bérets de couleur sombre,dits bleu marine que d'articles marron.

Le noir est, depuis lors,la couleur dominante des coiffures d'homme.

Le grattage aère le poil superficiel aplati par les foulons.Puis le tondage ou rasage égalise les poils soulevés.

Aujourd'hui,le garnissage finit la présentation par la pose d'une bande de cuir pour le tour de tête et celle d'une coiffe à l'intérieur en tissu chatoyant orné d'un blason suivant la marque et le fabricant.


Espadrille - "Espartègne"



L'Espadrille _l'espartègne béarnaise_,est l'une des sandales,celle que les Romains connaissent sous le nom de "spartea" chaussure à semelle de corde.Elle comprend toujours cette semelle surmontée d'une empeigne de tissu dite "téle" ou toile qui retient le pied.

Antérieurement au 19 e siècle ,la corde devait etre tressée avec du chanvre,d'où le nom de "cambet" qu'on donne encore au jute qui s'imposa de très bonne heure dans la fabrication.

La même évolution a été suivie par la "toile" où le coton a remplacé le cuir et le lin.

Aux alentours des années 1920,le tressage à la main,long et irrégulier fut remplacé par un tressage mécanique ,plus serré.

Pour la confection de la semelle ,la tresse est disposée sur le moule en deux spirales,les "cœurs" ,qui prennent environ 15 tours de tresse.Le bout extérieur de celle-ci,coupé aux ciseaux,en rentré grâce à la "filière",sorte de cône métallique poussé par un poinçon.La semelle est alors sommairement liée pour faciliter les manipulations.

La toile est taillée en deux pièces:

-le devant suivant le gabarit,pour la partie longue sur le pied;

-le talon,paré par un dégagement léger pour que le tissu s'applique contre le pied et ne baille pas.

Les deux pièces sont assemblées par une triple piqure pour résister aux efforts.

Montage._Jusqu'au début du 20 e siècle,la toile était assemblée par pose et couture après que la semelle ait été cousue séparément.A partir de 1920 environ,une seule et même opération joint et serre la toile contre la semelle tout en cousant cette dernière à l'aiguille-poinçon actionnée d'abord à la main ,puis à la machine.

On arrête le bout de la corde par un nœud.On taille et cire l'autre bout enfilé dans le chas de l'aiguille-poinçon.

La corde ,ainsi menée,va passer de l'extérieur de la semelle,au niveau du milieu de la tresse,vers le centre,jusqu'au croisement des cœurs.

Pour le talon,les points sont faits en oblique_jamais en équerre_ et forment une sorte de feuille de fougère.Ils doivent prendre tous les rangs de tresse au milieu de celle-ci pour éviter les dénivellements et les pertes de force.

Après la couture du talon,le point traverse toute la semelle grâce à un avant-trou fait au poinçon.

Quand on arrive à la pointe de l'espadrille ,on reprend le point en éventail.

Le dernier point sera la clef avec un nœud de retenue à l'endroit du commencement de la couture.

29 avril 2016

Rechercher le sieur Le Coniac

Recherches dans l’intérêt de la famille

Rechercher le sieur Le Coniac Hippolyte,Amateur,René né à Saint-Brieuc,le 27 mars 1823 ébéniste à Paris.
Signalement;taille 166 centimètres;yeux gris-bleus,nez un peu fort;cheveux châtains,moustaches.
On est sans nouvelles de lui depuis 1863.On suppose qu'il est décédé depuis longtemps.
Rechercher sur les registres des décès à l'Etat-civil,et adresser au parquet de Nantes tous renseignements utiles


Fait au parquet de Nantes le 1 er décembre 1884
Le procureur de la république
Charles Giraud

Procureur de la république de Nantes
N°459
Source :E Dépôt Bayonne 2 i art 53 Mandats ou signalements

26 avril 2016

Chien enragé à Ustaritz

Commune d'Ustaritz  

Avis au public 

Chien enragé


Nous soussigné Pierre Duhart maire de la commune d'Ustaritz portons à la connaissance des habitants de la commune, qu'un chien enragé a parcouru vendredi dernier ,vers 7 heures du matin le quartier de Hiribéhère et celui du Bourg où il a été abattu et reconnu par le vétérinaire que cet animal était atteint d'hydrophobie.Dans son parcours ayant mordu plusieurs chiens les propriétaires de ces animaux sont invités à les abattre immédiatement.En conséquence,à partir de ce jour et pendant six semaines les chiens ne pourront circuler dans la commune à moins qu'ils ne soient tenus en laisse et munis d'un collier sur lequel sera gravé le nom du propriétaire.Les chiens trouvés sans collier sur la voie publique et les chiens errants même munis d'un collier seront saisis par la gendarmerie et les gardes champêtres,mis en fourrière et procès-verbal sera dressé contre chacun de leurs propriétaires s'ils sont connus.Ceux qui n'auront pas de collier et les propriétaires inconnus seront abattus sans délai.
Il existe aussi dans la commune des chiens qui sont atteints de la gale et s'ils sont rencontrés sur la voie publique seront abattus par qui que ce soit.Avis à leurs propriétaires.

Fait à Ustaritz,en la Mairie ,le 6 aout 1893



Document original consultable en salle de lecture du Pôle de Bayonne et du Pays Basque
39 avenue Duvergier de Hauranne 64100 Bayonne,sous la cote E Dépôt Ustaritz 2 D art 1

24 avril 2016

Acte de décès de Tartanpion Jean

Le trente et un aout mil neuf cent quarante,cinq heures est décédé en  son domicile rue Peyroloubilh maison Lasserot-Panich, Jean Tartanpion,employé, né à Saubion,Landes,le onze aout mille huit cent soixante seize,fils de Louis Tartanpion et de Jeanne Dassé,son épouse,tous deux décédés,époux de Catherine Elisabeth Nougues.



















64 1R663 - Registre de recrutement militaire Tartampion Jean-Baptiste

Complément généalogique 

Pas de date naissance , mais une date de présentation

Les parents de Jean Tartanpion , Louis Tartanpion et Jeanne Dassé se sont mariés le 21 février 1876 à Tosse dans le département des Landes.
L'acte de mariage indique que "Louis Tartanpion présenté à l'officier de l'état civil de la ville de Dax le vingt huit février mil huit cent cinquante trois ,comme le constate l'extrait des registres de l'état civil ....."

Extrait  des registres de l'état civil de la ville de Dax 
(Archives de la commune de St-Vincent-de-Xaintes ,annexée à cette ville)

Source:Archives départementales des Landes _salle de lecture Mont-de-Marsan_ 4 E 317 Art 11 Registres paroissiaux et de l’état civil provenant du greffe :Tosse
Acte N°2
"L'an mil huit cent cinquante trois et le vingt huit du mois de février à huit 1/4 du soir par devant nous soussigné Bertrand Brosta Maire officier de L’État civil de la commune St-Vincent-de-Xaintes,canton de Dax,département des Landes,est comparu Jeanne Hillibart épouse Destabeau âgée de cinquante cinq ans,ménagère domiciliée de la présente commune maison Bousquet
Laquelle nous a présenté un enfant du sexe masculin âgé d'environ un mois ,qu'elle a dit avoir trouvé ce soir vers sept heures trois quart exposé devant sa dite demeure;il portait une chemise de lin
 (...)
lequel enfant nous avons inscrit sous le prénom de Louis et le nom Tartanpion "
Copie écran_ AD 40_ Dax Saint-Vincent-de-Xaintes Naissances 1853-1860 4 E 88/73.
Sur le site internet des Archives départementales des Landes  Acte en ligne de présentation de Louis Tartanpion enfant trouvé

19 avril 2016

Cahier des charges du service des pompes funèbres à Bayonne

Ville de Bayonne
Service Extérieur des Pompes Funèbres
Cahier des charges voté par le Conseil Municipal dans sa séance du 8 octobre 1926
Document  consultable  au Pôle de Bayonne et du Pays Basque (AD 64)
sous la cote E Dépôt Bayonne 1 i Art 17

Art.1er._La Ville de Bayonne agissant en conformité de la loi du 28 Décembre 1904,concède,pour une période de quinze années à dater du premier Janvier  mil neuf cent vingt,le Service Municipal des Pompes Funèbres tel qu'il est défini par ladite loi,à la Société anonyme des Pompes Funèbres Général ayant son siège social à Paris,66-6_-70,Boulevard Richard Lenoir.
Ce service comprend le droit exclusif:
a) De fournir le matériel et le personnel nécessaires pour le transport des personnes décédées;

1° De la maison mortuaire aux églises,aux temples et de là au cimetière s'il y a cérémonie religieuse;
2° De la maison mortuaire au cimetière ,en cas d'enterrement civil;
3° De la maison mortuaire aux gares,si l'inhumation doit se faire dans une autre Commune.
Pour les arrivées comme pour les départs de corps ,les familles ne pourront utiliser ni la dernière classe d'enfants ,ni la dernière classe d'adultes.
Dans le cas où les familles ne choisiraient pas une classe,elles auront à payer au Concessionnaire une redevance fixée à quarante francs qui comprendra le salaire des autres porteurs pour le chargement et le déchargement du corps.
Le transport des corps des personnes décédées s'effectuera individuellement par corbillard pour les adultes ,par brancard dit "comète" pour les enfants au dessous de cinq ans.
En ce qui concerne les enfants au dessous de cinq ans,il sera loisible aux familles de les faire transporter par corbillard,à l'exception de celui de la dernière classe ,au prix du tarif d'adultes.
Le transport des corps qui traversent la commune en simple transit sont en dehors du monopole.
Le Maire se réserve le droit d'autoriser ,dans certain cas dont il reste juge le transport à bras d'un corps de la maison mortuaire à l'église et au cimetière,sans faire emploi du personnel des Pompes Funèbres.
L'Entrepreneur ,sous la surveillance de l’Administration Municipale,assurera le service qui lui est concédé au prix du tarif et aux conditions stipulées ci-après:
b) De fournir les cercueils nécessaires pour les inhumations et pour les exhumations.
Pour cette dernière fourniture ,les familles auront le droit de s'adresser à un fournisseur de leur choix,patenté à Bayonne,sans que la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales,concessionnaire,puisse réclamer une indemnité quelconque.
C) De fournir les tentures et ornements destinés à la décoration extérieure des maisons mortuaires
d) De fournir les voitures de deuil.

Art.2._ Le Concessionnaire aura en toute propriété et devra tenir en bon état d'entretien dans ses magasins et locaux à Bayonne,le matériel dont l'énumération sommaire suit:
1° Des corbillards à quatre roues,munis de freins (1 au moins pour chaque classe de tarif);
2° Des petits brancards dits "comètes" pour le transport des corps des enfants;
3° Une tapissière fermée pour le transport des tentures et des cercueils;
4° Un fourgon pour le transport des corps à la gare ou hors des limites de la Commune;
5° Des chevaux noirs à tous crins;
6° Un lot complet de harnais;
7° Un service de draperies funèbres pour la tenture des portes et chapelles ardentes,aux maisons mortuaires,ainsi que les chandeliers,écussons,chiffres,etc....,en un mot tout le matériel utile à la pompe des convois.

Art.3._Le Concessionnaire fixera,d'accord avec les familles,l'heure des convois,sous la réserve d'acceptation par le Ministre du Culte,qui devra être sollicité par la famille ou son représentant.
Il sera tenu d'avoir un personnel suffisant pour faire face à tous les besoins et particulièrement aux enterrements simultanés qui pourraient se produire.Toutefois,il ne pourra être tenu d'assurer à la même heure,avec les fournitures prévues au tarif ,le service de plus de deux convois.S'il était fortuitement nécessaire de déroger à ces prescriptions,le Concessionnaire sera autorisé à pourvoir aux besoins du service,à l'aide de fournitures équivalentes à celles que comporte le tarif et devrait s'entendre à ce sujet avec les familles intéressées.

Art.4._En cas d'insuffisance du personnel,le service des Pompes Funèbres sera tenu de procéder sans indemnité ni augmentation des prix du tarif,aux compléments,demandés par l'autorité municipale.

Art.5._La fourniture et l'entretien des costumes de tous les agents de l'entreprise sont à la charge du concessionnaire qui sera tenu de les maintenir constamment en parfait état de propreté et de les remplacer dès que cela sera nécessaire.
La Municipalité pourra ordonner tous les changements aux costumes du personnel au point de vue de la forme.Ces changements seront apportés dans le délai maximum d'un an et ne donneront lieu à aucune indemnité en faveur de l'entrepreneur ,toutefois ces changements,ne pourront être apportés qu'une fois pendant la durée de l'entreprise.

Art.6._L'entrepreneur sera soumis au contrôle de l’Administration Municipale.L'entrepreneur sera tenu,sans indemnité d'augmenter son matériel ou de remplacer les objets signalés comme hors d'usage.Si l'entrepreneur ne se conforme pas aux ordres donnés à ce sujet,il sera passible d'une amende de cinquante francs par jour de retard à partir du quinzième jour de la notification qui lui aura été faite et le Maire pourvoira d'office au remplacement des objets désignés.La dépense qui en résultera sera prélevée sur le cautionnement de l'entrepreneur.

Art.7._En cas d'augmentation de la mortalité par suite d’épidémie ou pour tout autre cause et quelle que soit cette augmentation,le concessionnaire sera tenu de pourvoir à ses frais à tous les besoins du service.

Art.8_L'entrepreneur sera tenu d'avoir au centre de la Ville un Bureau où les familles pourront se procurer tous les renseignements utiles et faire les commandes de convois.Les heures d'ouverture de ce bureau correspondront aux heures d'ouverture du bureau de l'Etat-Civil.
Il sera tenu de communiquer au public des exemplaires du cahier des charges et du tarif ,ainsi qu'une série de dessins ou de photographies représentant les différentes classes,afin de permettre aux familles de juger de l'effet des diverses décorations.

Art.9._L'application des tarifs devra être immédiatement faite sur les imprimés des commandes qui seront établies en double expédition,dont l'une sera remise au Bureau Municipal de la comptabilité,l'autre restera entre les mains du concessionnaire.
Les commandes devront être faites la veille du jour de leur exécution avant midi.
Quand les familles en manifesteront le désir,l'entrepreneur devra fournir un matériel dépourvu d'insignes confessionnels.En outre ,et sans rétribution il sera tenu de faire placer ,sur les corbillards,les emblèmes,couronnes ou autres objets similaires qu'elle qu'en soit la provenance.

Art.10_Le service des inhumations comprend quatre classes payantes pour les adultes et trois classes payantes pour les enfants.
Les tarifs de chaque classe se divisent en deux parties,l'une obligatoire,l'autre facultative;le choix des classes appartient aux familles.Celles-ci,ne peuvent rien retrancher des fournitures obligatoires;elles ne peuvent que faire choix d'une classe à leur convenance en y ajoutant les objets compris dans la partie facultative de la classe choisie.Elles peuvent faire leur choix à leur gré dans les fournitures supplémentaires.

Art.11._Les tarifs du présent traité pourront être révisés tous les ans à la demande de l'une ou l'autre des parties quand la fluctuation des cours le nécessitera.Cette révision s'imposera toutes les fois que les prix qui concourent à l'établissement des frais exploitation subiront une variation en hausse ou en baisse de 20% sur ceux de l'année 1925 qui ont servi de base à la détermination initiale.
La révision devra être demandée avant le premier Octobre de l'année en cours.En cas de modifications des tarifs après commun accord ,ceux-ci entreront en vigueur le premier Janvier de l'année suivante.
Les indices publiés par le Ministère du Travail au Bulletin de la Statistique Générale de la France et du Service d'Observation des Prix,serviront de terme de comparaison.

Art.12_Le concessionnaire sera seul chargé de faire respecter vis-à-vis des tiers les droits qui lui sont conférés,sans pouvoir,en aucun cas,mettre la Ville en cause,ni exercer contre elle aucun recours.Il fera les recouvrements à ses risques et périls;il ne pourra,sous prétexte de retard ou même de défaut de paiement,suspendre le versement à la Ville des sommes qui lui sont dues.
Le paiement des convois pourra être exigé au moment de la commande.

Art.13._Le concessionnaire ne pourra,sous aucun prétexte céder tout ou partie de l'entreprise ni servir de prête-nom à qui que ce soit,sans une autorisation expresse et écrite du Maire et dans le cas où cette cession serait autorisée,il resterait solidairement responsable avec son cessionnaire de l’exécution de toutes les obligations résultant de la concession.

Art.14._Le concessionnaire devra se conformer à tous les règlements administratifs et de police en vigueur ou qui pourront être établis sur la matière sans pouvoir prétendre à aucune indemnité de ce chef.

Art.15._Le concessionnaire est entièrement responsable de la bonne exécution du service qui lui est confié.En cas de réclamations reconnues justifiées entraînant au profit du réclamant le paiement d'une indemnité,celle-ci sera mise à la charge du concessionnaire la Ville ne pouvant être appelée en cause pour quelque raison que ce soit.

Art.16._Les infractions du présent traité donneront lieu à l'application par le Maire d'amendes pouvant varier de 10 à 200 francs,elles ne ne seront prononcées qu'après avoir entendu le représentant de la Société dans ses explications.

Entre les Soussignés:
M.Joseph Garat,Maire de la Ville de Bayonne,agissant en cette qualité et en exécution d'une délibération du Conseil Municipal en date du 8 octobre 1926 approuvée par M.le Préfet le 24 novembre 1926;
D'une part;
Et M.Joseph-Charles-Auguste Husson,Administrateur -délégué de la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales ,au capital de 25.000.000 de Francs,ayant son siège social à Paris,66-68-70 ,Boulevard Richard Lenoir;
Agissant au nom de cette Société en vertu d'une délibération du Conseil d’Administration contenant délégation de pouvoirs et reçue en minute par Me Constantin,notaire à Paris,le 25 Mars 1925;
D'autre part.
Il a été arrêté et convenu ce qui suit:
Art.1 er._M.Joseph Garat,au nom qu'il agit,concède à la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales aux clauses et conditions particulières ci-après et à celles générales d'un cahier des charges adoptés par le Conseil Municipal dans sa séance du 8 Octobre 1926 et approuvé par M.le Préfet le 24 Novembre 926,dont un exemplaire sera annexé au présent traité,le monopole du service extérieur des Pompes Funèbres tel qu'il est défini par l'article 2 de la loi du 28 décembre 1904,mais avec cette restriction qu'en ce qui concerne les cercueils,les familles auront le droit de s'adresser à un fournisseur de leur choix,patenté à Bayonne,sans que la Société Anonymes des Pompes Funèbres Générales concessionnaire puisse réclamer une indemnité quelconque.

Art.2._La durée de la concession sera de quinze années à partir du premier Janvier mil neuf cent vingt-sept.

Art.3._La présente concession est consentie moyennant une redevance annuelle fixe de dix-huit mille francs (18.000) payable par douzième mensuellement et d'avance.Cette redevance constitue un minimum.
Il sera tenu par la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales un compte détaillé de toutes les commandes exécutées avec indication des prix appliqués lesquels seront absolument conformes au tarif inséré dans le cahier des charges ci-annexé.Ce compte devra faire ressortir ,à toute époque de l'année,le montant total des fournitures exécutées soumises à la redevance de 20% dont il question ci-après.Il sera arrêté annuellement au 31 Décembre et la Ville de Bayonne aura droit à une redevance supplémentaire qui sera déterminée par la différence entre le produit d'un pourcentage de 20% sur l'ensemble de toutes les fournitures monopolisées et tarifiées faites au cours de l'année expirée,et la redevance fixe minimum de 18.000 francs dont il est question ci-dessus.
Cette redevance supplémentaire sera versée avant le premier Mars de l'année qui suivra celle de l'exercice qu'elle concernera.

Art.4._Le pourcentage de Vingt pour cent (20%) prévu à l'article précédent ne frappera pas les fournitures concernant les convois funèbres de 4 e classe adultes et de 3 e classe enfants,ces convois en raison des tarifs réduits qui leur sont appliqués,constituant une charge pour le concessionnaire.Il frappera ,en revanche,bien que non monopolisées,les fournitures des cercueils,y compris les enveloppes métalliques,qui seront faites par la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales .
Pour faciliter en fin d'année le contrôle de la comptabilité par les agents de la Ville de Bayonne,le compte prévu à l'article 5 sera divisé en deux parties:
l'une relative aux fournitures et travaux soumis à la redevance de 20%?,l'autre relative aux fournitures et travaux qui en seront exonérés par l'article 4.

Art.5._Pour la garantie des droits réciproques des parties contractantes et des familles intéressées,il sera procédé par le Service de la comptabilité municipale au visa de toutes les commandes qui devront être transcrites par les soins du concessionnaire sur des formules qui seront communiquées au Service du contrôle municipal lequel tiendra un registre de ces commandes.Après chaque service effectué,un double de la facture sera remis au Service du Contrôle Municipal .Les dites commandes et factures devront comporter l'intégralité des sommes soumises à la redevance de vingt pour cent.

Art.6._Société anonyme des Pompes Funèbres Générales mettra gratuitement à la disposition du Parquet de Bayonne,les lundi et jeudi de chaque semaine,de 9 heures à midi et de 14 heures à 18 heures,pour le transport des prisonniers de la maison d’arrêt au Tribunal civil une voiture close de six places au moins attelée de deux chevaux.
Tous les autres jours de la semaine,dimanche et fêtes exceptés,cette même voiture sera mise à la disposition du parquet  de 14 heures à 18 heures afin de conduire les prévenus à l'Instruction et les reconduire à la Maison d’Arrêt.
M.le Juge d'Instruction ou son Greffier auront à faire parvenir au Bureau des Pompes Funèbres,la veille avant 18 heures,pour le lendemain,une note informant qu'il sera fait usage de la voiture.

Art.7._Le concessionnaire mettra gratuitement à la disposition de la Ville sur la réquisition du Maire ou du Commissaire de Police,une voiture d'ambulance pour le transport à domicile ou à l’Hôpital des personnes blessées ou malades sur la voie publique.
Auront droit également au transport gratuit soit de leur domicile à l’Hôpital,soit de l’Hôpital à leur domicile,les blessés ou malades munis d'un certificat du Maire constatant leur état d'indigence.
Toutefois,en cas d'accident,le concessionnaire est autorisé à exercer son recours contre les tiers responsables,si la famille est insolvable.
Les transportés non indigents auront à payer le tarif préfectoral ,ce prix comprenant le transport et la désinfection de la voiture.
Les dispositions contenues dans le présent article ne sont applicables qu'aux blessés et malades dans les limites de la Commune.

Art.8._.........................................................................................

Art.9._Comme garantie de ses engagements ,le concessionnaire versera à la Caisse du Receveur Particulier des Finances,préposé de la Caisse des dépôts et consignations,aussitôt après l'enregistrement des présentes,un cautionnement de Dix mille francs.Ce cautionnement devra être constitué en numéraire ou en valeurs de l’État français ou garanties par lui.Les intérêts en provenant resteront la propriété du concessionnaire.
Le matériel utilisé par la Société pour l'exploitation de son monopole sera affecté concurremment avec le cautionnement,à la garantie de l'entière exécution des clauses et conditions du présent traité et du cahier des charges y annexé et la Ville de Bayonne concédante aura le droit de prendre possession dudit matériel en cas d’inexécution de tout ou partie de ces clauses et conditions.

Art.10._Dans le cas de non paiement,de mauvaise gestion ou de négligences réitérées dans l’exécution du service,le présent contrat pourra être résilié par la Ville ,au frais et risques de l'entrepreneur.

Art.11._Pour l’exécution des présentes le concessionnaire fait élection de domicile,34 ,rue Port-Neuf.

Art.12._Les frais de timbre,d'enregistrement et tous autres quelconques auxquels les présentes donneront ouverture seront à la charge de la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales .

Fait double à Bayonne,le 8 octobre 1926.

P.P.Conseil d’administration:
L' Administrateur délégué.
J.Husson


Le Maire
J.Garat

Vu et approuvé
Pau,le 14 décembre 1926
Pour le Préfet et par délégation
Le Secrétaire Général
Rozard

Ville de Bayonne

Tarifs des convois

Adultes

Hors Classe

CORTÈGE._Corbillard galerie argentée,drap mortuaire et garniture étoilée avec cinq panaches,attelage à deux chevaux avec caparaçons étoilés et galonnés argent,livrée galonnée en argent et aiguillettes,guides argentées,quatre porteurs en costumes de deuil,gants blancs,cravate
Prix de la classe obligatoire 300 fr.

Suppléments facultatifs au cortège
Cordons et glands en argent,l'un  5 fr.
Écussons brodés avec chiffre,l'un 15 fr.

MAISON MORTUAIRE ._Bandeau frangé et galonné argent,ornement argent couronnant la tenture,une paire de rideaux frangés et galonnés argent avec patères et embrasses.Draperie à l'antique avec patère 80

Suppléments facultatifs à la maison mortuaire
Écussons brodés avec chiffres 20 fr.
Palmes argentées,chacune  12 fr.
Charpente pour éviter les dégradations  15 fr.
Prolongement de la façade 40 fr.
Cercueils au choix des familles

PREMIÈRE CLASSE
CORTÈGE._Corbillard à galerie argentée avec 4 panaches,drap mortuaire et garniture galonnée et frangée argent et aiguillettes au cocher,4 porteurs en costumes de deuil,gants blancs et cravate noire.
Prix de la classe obligatoire 180 fr.

Suppléments facultatifs au cortège:
4 cordons à glands argent,l'un 5 fr.
Écussons brodés avec chiffre,chaque 15 fr.

MAISON MORTUAIRE._Bandeau frangé et galonné coton,ornement en coton couronnant la tenture,une paire de rideaux frangés et galonnés coton,patères et embrasses 50 fr.

Suppléments facultatifs à la maison mortuaire
Écussons brodés avec chiffres 20 fr.
Palmes argentées,chacune 12 fr.
Charpente pour éviter les dégradations 15 fr.
Prolongement de la façade 25 fr
Cercueils au choix des familles


DEUXIÈME CLASSE
CORTÈGE._Corbillard à galerie argentée,drap mortuaire et garniture galonnée argent,garnitures et housses des chevaux frangées et galonnées argent,attelage à deux chevaux ,quatre porteurs en costumes de deuil,gants blancs et cravate noire.
Prix de la classe obligatoire 140 fr.

Suppléments facultatifs au cortège:
4 cordons à glands argent,l'un 3 fr.
Écussons brodés avec chiffre,chaque 12 fr.

MAISON MORTUAIRE._Bandeau frangé et galonné en coton,une paire de rideaux frangés et galonnés,coton,patères et embrasses 35 fr.

Suppléments facultatifs à la maison mortuaire:
Écusson avec chiffre 15 fr.
Charpente pour éviter les dégradations 12 fr.
Cercueils au choix des familles

TROISIÈME CLASSE
CORTÈGE._Corbillard sans galerie avec lambrequin et drap mortuaire frangés et galonnés coton,attelage à deux chevaux avec housses frangées et galonnées en coton,4 porteur en costume de deuil
Prix obligatoire de la classe 70 fr.

Suppléments facultatifs au cortège!
4 cordons avec glands en coton,l'un 2 fr.
Écusson avec chiffre,chacun 8 fr.

MAISON MORTUAIRE._Bandeau en drap frangé et galonné coton,2 montants unis formant encadrement 25 fr.

Suppléments facultatifs à la maison mortuaire:
Écusson avec chiffre 10 fr.
Charpente pour éviter les dégradations 8 fr.
Panneaux drap galonné coton,l'un 8 fr.
Cercueils au choix des familles

QUATRIÈME CLASSE (SERVICE ORDINAIRE)
CORTÈGE._Corbillard avec bandeau frangé et galonné coton,4 porteurs en costume de deuil
Prix obligatoire de la classe 40 fr.
Les mèmes classes peuvent se faire avec un corbillard à garnitures blanches au mème tarif

Suppléments facultatifs au cortège
4 cordons avec glands coton,l'un 2 fr.
Bandeau à la maison mortuaire 8 fr.
NOTA._Ce service est exécuté gratuitement ,y compris un cercueil en bois blanc,pour les indigents adultes de la Ville de Bayonne,décédés soit à leur domicile,soit à l’hôpital.


SOCIÉTÉ DE SECOURS MUTUELS
Corbillard de 4 e classe,cocher en tenue,2 chevaux 20 fr.

Suppléments facultatifs au cortège:
Écusson avec chiffre 5 fr.
A la maison,se reporter au tarif de la 4 e classe 5 fr.
Cercueils au choix des familles

ENFANTS
PREMIÈRE CLASSE

CORTÈGE._Brancard dit "comète" avec drap mortuaire et garniture frangée et galonnée argent ,2 porteurs en costume de deuil,gants blancs et cravate noire.
Prix obligatoire de la classe 60 fr.
MAISON MORTUAIRE._Bandeau frangé et galonné en coton,avec deux montants unis blancs 25 fr.
Cercueils au choix des familles

Suppléments facultatifs
Se reporter aux classes d'adultes.

DEUXIÈME CLASSE
CORTÈGE._Brancard dit "comète" avec drap et garniture coton.Deux porteurs en costume de deuil,gants blancs et cravate noire.
Prix obligatoire de la classe 45 fr.
MAISON MORTUAIRE._Bandeau et montants unis blancs 15 fr.

Suppléments facultatifs
Se reporter aux classes d'adultes
Cercueils au choix des familles

TROISIÈME CLASSE
(SERVICE ORDINAIRE)
CORTÈGE._Brancard dit "comète" sans garniture,drap mortuaire,deux porteurs en costume de deuil,gants blancs et cravate noire.
Prix obligatoire de la classe 15 fr.
Cercueils au choix des familles
MAISON MORTUAIRE._Bandeau blanc à la façade 5 fr.


Suppléments facultatifs
Se reporter aux classes d'adultes.
NOTA._Ce service est exécuté gratuitement ,y compris un cercueil en bois blanc,pour les indigents enfants de la Ville de Bayonne,décédés, soit à leur domicile,soit à l’hôpital.

ENFANTS MORT-NÉS
Un porteur 8 fr.

PERSONNEL

Ordonnateur:Maitre de cérémonie,porteur.
L'ordonnateur et le maitre de cérémonie sont facultatifs.
Les porteurs figurent dans toutes les classes.
Des porteurs supplémentaires sont indispensables lorsqu'il est fait emploi d'un cercueil en métal,ou lorsque le poids du corps l'exige.
Les porteurs supplémentaires sont payés chacun 8 fr.
Les porteurs pour la descente d'un corps avant les obsèques dans une chapelle ardente sont payés chacun 3 fr.
Brancard porte-couronnes et deux porteurs 30 fr.
Manteaux de deuil pour homme,chacun 2 fr.

VOITURES FOURGONS POUR TRANSPORT


Fourgon attelé pour aller chercher ou conduire un corps à la gare ou à la limite de la commune 25 fr.
Fourgon attelé pour aller chercher ou conduire un corps dans une autre commune jusqu'à une distance de 40 Km (par kilomètre aller et retour compris ) 4 fr.
Le minimum de la perception pour aller dans une autre commune est fixé à 30 fr.
Le tarif de paiement des porteurs pour le chargement ou la descente d'un corps du fourgon,soit au cimetière,soit en ville est fixé à 8 fr l'un.

CERCUEILS
POUR ADULTES
En pin:
De 7 ans à 15 ans,depuis 50 fr.
De 15 ans et au-dessus,depuis 75 fr.

En chêne
De 7 ans à 15 ans,depuis 130 fr.
De 15 ans et au-dessus,depuis 190 fr.

En zinc
De 7 ans à 15 ans,depuis 180 fr.
De 15 ans et au-dessus,depuis 300 fr.

En plomb
De 7 ans à 15 ans,depuis 400 fr.
De 15 ans et au-dessus,depuis 550 fr.

POUR ENFANTS
En pin:
De la naissance à 1 an,depuis 15 fr.
De 1 an à 3 ans,depuis 25 fr.
De 3 ans à 7 ans,depuis 40 fr.

En chêne .
De la naissance à 1 an,depuis 45 fr.
De 1 an à 3 ans,depuis 65 fr.
De 3 ans à 7 ans,depuis 75 fr

En zinc
De la naissance à 1 an,depuis 70 fr.
De 1 an à 3 ans,depuis 100 fr.
De 3 ans à 7 ans,depuis 120 fr.

En plomb
De la naissance à 1 an,depuis 140 fr.
De 1 an à 3 ans,depuis 195 fr.
De 3 ans à 7 ans,depuis 220 fr.

Pour les fournitures non comprises au présent tarif,il sera traité de gré à gré entre les familles et la Société concessionnaire.
.
Document  consultable  au Pôle de Bayonne et du Pays Basque (AD 64)
sous la cote E Dépôt Bayonne 1 i Art 17
Dossier concession du service des pompes funèbres 1886-1940 
dont 
  • Recueil des arrêtés du Maire de Pau .Année 1869.Service des Pompes funèbres.
  • Compagnie Française et Coloniale des inhumations.Cahier des charges et tarifs pour les entreprises des Pompes Funèbres
Collection particulière _Annuaire officiel des abonnés au téléphone (région de Paris) avril 1939

Pour aller plus loin

En salle de lecture du Pôle de Bayonne et du Pays Basque

E DÉPÔT BIARRITZ 
1 I 43-1889-1976 Arrêtés (1889-1958) ; traités de concessions (1914-1976) ; tarifs et rapports.
1 I44-1889-1947 Affaires diverses (1889-1890) ; tarifs et révisions (1902-1909, 1920-1924) ; nouvelle concession avec tarif et cahier des charges (1926-1935) ; correspondance (1920-1930, 1943-1947).
En salle de lecture du site de Pau des Archives départementales  
Justice
Tribunaux de commerce
Tribunal de commerce de Pau
Sociétés
6 U 3/191  _Société des Pompes funèbres générales (1899-1934)_
 
Justices de Paix
Justice de Paix du canton de Pau-Ouest
4 U 30/80  __S.A. des Pompes Funèbres Générales (1933-1934_

En ligne  
Fonds de l’hôpital de Bayonne 
Relations avec les pompes funèbres  H DÉPÔT BAYONNE L 33 _1920-1935 _14 vues 
dont 

Base de données de la Légion d'Honneur - Leonore-

M.Joseph-Charles-Auguste Husson,Administrateur -délégué de la Société anonyme des Pompes Funèbres Générales ,66-68-70 ,Boulevard Richard Lenoir;Paris

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